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Spatial pattern of ammonia sorption by soil and vegetation downwind of a beef feedlot

Hao, X., Benke, M.B., Chang, C., Janzen, H.H., Clayton, G.W., et Hill, B.R. (2009). « Spatial pattern of ammonia sorption by soil and vegetation downwind of a beef feedlot. », Agriculture, Ecosystems and Environment, 132(1-2), p. 39-47. doi : 10.1016/j.agee.2009.02.007  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Depuis quelques dizaines d’années, les émissions de NH3 liées à la production animale ont beaucoup augmenté à l’échelle mondiale, et elles semblent nuire à la végétation, particulièrement à proximité des installations d’élevage intensif. Nous avons étudié l’effet du dépôt de NH3 sur le sol et sur deux espèces fourragères, l’agropyre à crête (Agropyron cristatum (L.) Gaertn.) et la phléole des prés (Phleum pratense L.), durant trois années, près d’un grand parc d’engraissement du sud de l’Alberta, au Canada. Le taux de dépôt de NH3 était élevé (104 kg N ha-1 an-1) en bordure du parc et diminuait de 53 % à une distance de 700 m dans la direction du vent. La plus grande partie du NH3 déposé s’accumulait dans la couche superficielle du sol (0-5 cm) et y provoquait une augmentation des concentrations de NH4+, de NO3- et d’azote total (NT). Nous avons également observé une augmentation significative des concentrations de NO3- et de NT dans la végétation et les racines jusqu’à une distance de 20 m dans la direction du vent à partir du parc d’engraissement. La biomasse foliaire et racinaire d’agropyre était plus élevée à 20, 50 et 100 m dans cette direction qu’aux points situés à une plus grande distance du parc. Aux diverses distances dans la direction du vent (mais non immédiatement en bordure du parc), la biomasse foliaire et racinaire d’agropyre présentait une relation positive avec le dépôt de NH3, tandis que la biomasse de phléole ne présentait pas une telle relation. Chez les deux espèces, la croissance des racines était significativement réduite en bordure du parc. De même, chez les deux espèces, les feuilles ont subi des dommages plus graves en bordure du parc qu’à toute autre distance dans la direction du vent. Notre étude indique que la plupart des dommages causés aux plantes sont survenus en bordure du parc d’engraissement et que le dépôt de NH3 atmosphérique pourrait même être bénéfique à une plus grande distance dans la direction du vent. Cependant, dans les recommandations de fertilisation, il faudrait tenir compte du dépôt de N à proximité des parcs, afin de réduire les coûts en engrais et de prévenir un rejet excessif d’azote dans l’environnement.

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