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Responses in mammary and splanchnic metabolism to altered lysine supply in dairy cows

Lapierre, H., Doepel, L., Milne, E., et Lobley, G.E. (2009). « Responses in mammary and splanchnic metabolism to altered lysine supply in dairy cows. », Animal, 3(3), p. 360-371. doi : 10.1017/S1751731108003571  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Dans la glande mammaire, la lysine est habituellement absorbée en excès relativement au rendement en protéines du lait, permettant ainsi l’utilisation de lysine (Lys) dans la synthèse d’acides aminés (AA) non essentiels. On ne sait pas vraiment si cette utilisation de la lysine est obligatoire pour la synthèse d’AA ou si la lysine peut être utilisée de manière plus efficace dans des conditions limitantes. Six vaches laitières munies de canules multiples ont reçu un régime alimentaire de base faible en protéines ainsi qu’une infusion abomasale d’AA (560 g/jour) avec ou sans Lys (50,3 g/jour), dans le cadre d’un schéma expérimental en chassé croisé comportant des périodes de sept jours. Le jour 7, toutes les vaches ont reçu une infusion jugulaire (7,5 heures) de [2-15N] lysine. Six échantillons de sang ont été prélevés à intervalles de 45 minutes des vaisseaux suivants : artère, veine porte, vaisseaux hépatiques et vaisseaux de la glande mammaire. Les vaches ont été traites après six et sept heures. Après sept heures, on a également prélevé la caséine du lait ainsi que le plasma artériel et des vaisseaux de la glande mammaire. Ces échantillons ont été analysés à l’égard de l’enrichissement en AA. La concentration en protéines du lait et le rendement en caséine ont eu tendance (P < 0,10) à diminuer avec la disparition de Lys, et la quantité de Lys dans les protéines du lait a diminué (P < 0,05). L’addition de Lys au mélange d’AA a augmenté l’absorption portale nette de Lys proportionnellement à la quantité infusée, ce qui laisse supposer une oxydation limitée de cet apport supplémentaire par l’intestin. Le traitement n’a pas eu d’effet sur le flux hépatique net de Lys et, par conséquent, l’élimination splanchnique nette de Lys correspondait étroitement aux quantités absorbées. Pour les deux traitements, cependant, l’apport post hépatique était supérieur à l’absorption mammaire, laquelle dépassait la quantité observée dans le lait. Néanmoins, bien que l’épuisement en Lys ait diminué l’absorption mammaire d’un facteur de 10,1 mmol/h, la quantité de Lys dans les protéines du lait n’a été réduite que de 3,9 mmol/h. Sur une base nette, rien n’indiquait l’absorption accrue d’autres AA durant l’épuisement en Lys. Le rapport entre l’absorption mammaire et la quantité de Lys dans le lait a diminué de 1,37 à 1,12, mais révélait toujours un excès avec l’épuisement en Lys. La quantité totale de 15N dans les protéines du lait n’a pas varié avec le traitement, mais sa distribution dans les AA était différente. Dans des conditions simulant une alimentation normale (infusion de Lys), 83 % du 15N était présent sous forme de Lys, 6,8 % sous forme de Glx, 2,4 % sous forme d’Asx, 2,1 % sous forme de Ser et 1,0 % sous forme d’Ala. Avec l’épuisement de la Lys, il y avait encore des transferts de N de la Lys à d’autres AA dans la glande mammaire, mais les taux étaient de beaucoup inférieurs. Ces résultats donnent à penser que le catabolisme de la Lys dans la glande mammaire est en partie, du moins, obligatoire ou encore qu’il ne peut être complètement empêché, même avec un faible apport en Lys. Un tel catabolisme fournit de l’azote pour soutenir la synthèse d’acides aminés non essentiels.

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