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Alfalfa cut at sundown and harvested as baleage increases bacterial protein synthesis in late-lactation dairy cows

Brito, A.F., Tremblay, G.F., Lapierre, H., Bertrand, A., Castonguay, Y., Bélanger, G., Michaud, R., Benchaar, C., Ouellet, D.R., et Berthiaume, R.R. (2009). « Alfalfa cut at sundown and harvested as baleage increases bacterial protein synthesis in late-lactation dairy cows. », Journal of Dairy Science (JDS), 92(3), p. 1092-1107. doi : 10.3168/jds.2008-1469  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Il a été démontré que la luzerne (Medicago sativa L.) fauchée au coucher du soleil a une teneur plus élevée en glucides non structuraux totaux (GNT) que celle fauchée au lever du soleil. Dans une expérience suivant un plan en carré latin avec permutation (périodes de 24 jours), nous avons utilisé huit vaches Holstein pourvues d’une canule ruminale et faisant partie d’une étude sur la lactation pour étudier les effets du moment de la coupe sur la digestibilité de la luzerne et sur le flux de nutriments omasal. La luzerne, fauchée au coucher du soleil ou au lever du soleil, a été fanée au champ, puis bottelée (530 ± 15,0 g de matière sèche/kg de matière à l’état frais). Durant une période de collecte de données et de prélèvements d’échantillons de 10 jours, la différence de teneur en GNT entre la luzerne fauchée le soir et celle fauchée le matin de chaque paire de bottes données aux vaches allait de -10 à 50 g/kg de matière sèche. Une fois par jour, une paire de bottes de luzerne, sans concentré, était donnée aux vaches, et celles ci pouvaient manger à volonté. Durant les trois jours où nous avons prélevé des échantillons du contenu omasal, la consommation et le flux omosal de matière organique (consommation : +0,8 kg/j; flux : +0,42 kg/j) ont été généralement plus élevés lorsque les vaches ont reçu de la luzerne fauchée le soir, mais aucune différence n’a été mise en évidence au point de vue de la digestion ruminale et postruminale de matière organique. De même, la digestion ruminale et postruminale apparente d’azote n’a pas différé avec le moment de la coupe de la luzerne. Toutefois, nous avons constaté que la proportion d’azote véritablement digérée dans le rumen, par rapport à la quantité d’azote absorbée, était supérieure dans une mesure significative chez les vaches qui ont reçu de la luzerne fauchée le soir (79 %) par comparaison à celles qui ont reçu de la luzerne fauchée le matin (74 %), ce qui pourrait signifier que la prolongation du fanage de la luzerne fauchée au coucher du soleil a entraîné une augmentation de la protéolyse du fourrage. L’apport de protéines dégradables dans le rumen n’a pas changé (2 716 g/j) lorsque nous avons examiné les moyennes pour l’ensemble des traitements, mais le flux omosal d’azote non bactérien non NH3 a baissé dans une mesure significative (-29 g/j) avec la luzerne fauchée le soir. Le flux omosal d’azote bactérien non NH3 total a augmenté (+21 g/j) dans une mesure significative chez les vaches recevant la luzerne fauchée le soir, peut être parce que la flore bactérienne de ces vaches a assimilé beaucoup plus de NH3 que celle des vaches recevant la luzerne fauchée le matin. Par conséquent, il semble qu’un surcroît d’énergie fermentescible sous forme de GNT permette à la flore microbienne d’assimiler davantage d’azote de NH3 et de le convertir en protéines microbiennes. La consommation accrue de matière organique pourrait aussi expliquer l’augmentation de la synthèse protéique bactérienne observée chez les vaches recevant la luzerne fauchée le soir. Par ailleurs, aucune différence n’a été constatée entre la luzerne fauchée le soir et la luzerne fauchée le matin au point de vue de l’efficience de la synthèse protéique bactérienne, exprimée en fonction de la matière organique fermentée ou en grammes d’azote bactérien non NH3 par gramme d’azote dégradable dans le rumen. Par contre, l’efficience bactérienne, exprimée en grammes d’azote bactérien non NH3 par gramme d’azote absorbé, a augmenté dans une mesure significative chez les vaches recevant la luzerne fauchée le soir. Aucune différence significative n’a été mise en évidence entre les traitements au point de vue du flux omasal d’acides aminés totaux provenant du digesta omasal véritable, ce qui permet de supposer que le fait de faucher la luzerne le jour est sans avantage pour ce qui est des acides aminés totaux passant dans la portion inférieure du tube digestif. L’augmentation de l’absorption d’énergie et de la teneur de la luzerne en GNT par la coupe au coucher du soleil plutôt qu’au lever du soleil s’est traduite par une augmentation de la synthèse protéique et de l’absorption de NH3 par les bactéries ruminales, ce qui dénote l’amélioration de l’assimilation de l’azote.

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