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Production de légumes dans le Nord : AAC, le gouvernement du Yukon et des agriculteurs dans le Nord du Canada mènent ensemble des recherches sur la production alimentaire

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Dans le Nord du Canada, on n’a pas besoin de traverser une pandémie mondiale pour s’intéresser à la sécurité alimentaire. En effet, les habitants du Nord se sont toujours efforcés d’adapter et de développer leurs propres systèmes alimentaires durables, même s’ils doivent relever des défis uniques comme les courtes saisons de croissance et les longues chaînes d’approvisionnement facilement perturbées.

Le gouvernement du Canada travaille avec des partenaires, y compris les gouvernements territoriaux, pour répondre aux besoins uniques des habitants du Nord au moyen de divers programmes comme Nutrition Nord Canada et le Fonds des infrastructures alimentaires locales, qui versent jusqu’à 75 millions de dollars pour aider les Canadiens vulnérables à avoir accès à des aliments sûrs et nutritifs. De plus, un groupe de 10 chercheurs d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) de partout au Canada collaborent avec des chercheurs du gouvernement du Yukon à Whitehorse et un agriculteur local établi à Happy Valley‑Goose Bay, au Labrador, pour trouver des moyens d’accroître la production agricole dans les collectivités nordiques. Ils ont récemment lancé un projet sur trois ans pour étudier comment les technologies de prolongation de la saison de climat tempéré, comme le bioplastique et les tunnels bas, peuvent accroître la production de légumes et aider à améliorer la sécurité alimentaire dans les collectivités nordiques.

« Les concepts de bioplastique ou de plasticulture, qui font partie d’un ensemble de technologies de prolongation de la saison de croissance, ne sont pas nouveaux pour les agriculteurs. Toutefois, leur utilisation dans les climats nordiques, comme le Yukon et Terre‑Neuve‑et‑Labrador, n’a pas été étudiée à grande échelle », fait remarquer Julia Wheeler, écophysiologiste des plantes de climat froid à AAC.

« Ce que nous espérons découvrir, c’est qu’en utilisant le bioplastique et d’autres technologies de prolongation de la saison de croissance, les agriculteurs du Nord canadien puissent prolonger la saison de croissance et améliorer le rendement, la durée de conservation et la qualité nutritive de leurs légumes. »

‑ Julia Wheeler, Ph. D., écophysiologiste des plantes de climat froid, Agriculture et Agroalimentaire Canada

Mme Wheeler et son équipe installent des minitunnels réutilisables d’un demi‑mètre de hauteur, qu’elle appelle des « serres miniatures », sur chaque rang de légumes. Ils sont conçus pour réchauffer la température de l’air autour des végétaux afin de favoriser leur croissance. L’équipe étudie également divers types de paillis bioplastiques biodégradables. Ces très minces couches de bioplastique sont posées directement sur le sol au début de la saison et retiennent la chaleur dans le sol, ce qui favorise une croissance plus précoce. Le paillis bioplastique se décompose ensuite dans le sol au fil du temps. Les paillis bioplastiques se substituent aux plastiques agricoles non dégradables qui doivent être éliminés en vrac, et peuvent fournir une occasion de réduire la charge de plastique dans l’environnement. Mme Wheeler souhaite observer comment ces bioplastiques se décomposent dans le sol dans les climats nordiques, car ils n’ont pas été mis à l’essai à grande échelle dans cet environnement.

Les chercheurs utilisent également ces produits pour voir leur incidence sur le rendement et la qualité des cultures locales courantes comme les pommes de terre, les carottes et les rutabagas ainsi que les haricots verts, qui sont des cultures de climat tempéré qui représentent un scénario d’essai plus innovant pour la région.

Les chercheurs du gouvernement du Yukon Randy Lamb et Brad Martin, à Whitehorse, et le producteur Des Sellars, de Nature’s Best Farm à Happy Valley‑Goose Bay, T.‑N.‑L., collaborent pour mettre leur expertise au service de cette recherche.

Les chercheurs d’AAC Ed Gregorich, Ph. D. et David Overy, Ph. D. (Ottawa, Ont.) ainsi que Mme Wheeler et MM. Lamb et Martin étudient également comment les tunnels bas et les paillis bioplastiques influent sur la santé et la qualité du sol lorsqu’ils sont utilisés à des températures plus froides. Plus précisément, ils examinent comment les variations de la lumière du soleil – plus abondante au Yukon qu’à Terre‑Neuve‑et‑Labrador – influent sur les matériaux constitutifs du sol et si les résidus potentiels du paillis biodégradable restent présents dans le sol au fil du temps. De son côté, Shawna MacKinnon, Ph. D. (Kentville, N.‑É.), phytochimiste d’AAC, mesure les éléments nutritifs dans les cultures récoltées afin de déterminer si différentes méthodes de production ont une incidence sur la qualité nutritionnelle.

Peggy Dixon, Ph. D. (St. John’s, T.‑N.‑L.), entomologiste d’AAC et Tobias Laengle, Ph. D. (St. John’s, T.‑N.‑L.), Centre de la lutte antiparasitaire d’AAC, mènent des consultations sur les stratégies d’identification et de gestion des organismes nuisibles. Pour leur part, Linda Jewell, Ph. D. (St. John’s, T.‑N.‑L.) et Rick Peters, Ph. D. (Charlottetown, Î.‑P.‑É.), pathologistes d’AAC, surveillent les nouvelles menaces de maladies pour les légumes dans les climats et les paysages nordiques pendant la saison de croissance ou après la récolte, périodes durant lesquelles les maladies et les meurtrissures peuvent entraîner la dégradation des aliments lors de leur entreposage.

« Il ne se fait pas beaucoup de recherche sur les organismes nuisibles et les maladies agricoles dans les climats nordiques. Grâce à ces nouvelles méthodes agricoles, nous aurons la possibilité de déterminer quels organismes nuisibles ou maladies affectent les cultures et d’offrir des moyens de les contrôler », indique Mme Jewell.

L’équipe de recherche prévoit continuer de travailler avec les collectivités nordiques, même après la fin de ce projet en 2022. Les membres partageront l’expertise de leurs recherches et tiendront des discussions pour élaborer conjointement de nouvelles études avec les collectivités nordiques afin de bâtir un avenir florissant pour les agriculteurs.

« Toute avance technologique que nous pouvons offrir à ces agriculteurs contribue à mettre davantage d’aliments de provenance locale dans les assiettes des membres des collectivités du Nord canadien », affirme Mme Wheeler.

Principales découvertes et principaux avantages

Galerie de photos

 Deux chercheuses photographiées devant leur camion dans un champ agricole. 
Julia Wheeler, Ph. D., et Dena Wiseman, technicienne d’AAC, effectuent des recherches dans le Nord du Canada.
 Un chercheur inscrivant des données sur un bloc‑notes au milieu d’un champ utilisé pour la recherche agricole où sont installés des tunnels bas et du paillis bioplastique. 
Vue d’un champ du site de la ferme montrant les combinaisons de paillis plastique biodégradable et les tunnels bas déployés sur des pousses de haricots verts.

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