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Le partenaire dont dépendent les producteurs canadiens pour protéger leurs cultures

Votre subsistance dépend d'obtenir de la meilleure qualité et du meilleur rendement de vos cultures.

Pourtant, la santé de vos cultures fait l'objet de menaces croissantes liées aux ravageurs, attribuables aux changements climatiques et à l'augmentation rapide des déplacements et des échanges commerciaux internationaux.

Vous n'êtes pas seul à faire face à ces défis.

L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture estime que chaque année les phytoravageurs causent jusqu'à 40 % de pertes de cultures vivrières.

Voilà pourquoi l'Organisation des Nations Unies (ONU) a proclamé 2020 l'Année internationale de la santé des végétaux. En soulignant l'importance de la santé des végétaux, l'ONU plaide en faveur d'une meilleure protection des plantes contre les phytoravageurs.

C'est ici qu'entre en jeu le Centre de la lutte antiparasitaire (CLA) d'Agriculture et Agroalimentaire Canada, en vous aidant à maintenir votre exploitation agricole productive et profitable.

Exemple concret : La gestion durable des mauvaises herbes dans les cultures maraîchères

Les producteurs de légumes canadiens ont souvent recours à des herbicides pour lutter contre les mauvaises herbes. Mais compte tenu du nombre restreint de produits disponibles, certains producteurs n'ont d'autre choix que d'utiliser un seul et même herbicide pour lutter contre les mauvaises herbes.

Par conséquent, la résistance des mauvaises herbes est devenue un problème important. De plus, la propagation rapide des mauvaises herbes résistantes aux herbicides dans le champ où elles se trouvent ou dans les champs voisins peut entraîner la destruction de vos cultures et la perte de rentabilité.

En 2015, dans le cadre de la Stratégie à risques réduit pour la gestion intégrée des mauvaises herbes dans les cultures maraîchères dirigée par le CLA, les intervenants ont déterminé que la résistance aux herbicides et la détection précoce des mauvaises herbes résistantes constituaient des enjeux prioritaires. Dans le cadre de cette stratégie, le CLA a accordé son soutien à un projet visant l'élaboration de méthodes d'analyse génétique rapides, capables de détecter la résistance des mauvaises herbes aux herbicides en moins d'une semaine.

Ces nouvelles méthodes changeront la donne pour les cultivateurs.

Le processus traditionnel d'identification d'une résistance chez les mauvaises herbes prend au moins six mois, et les résultats obtenus ne peuvent être utilisés qu'au cours de la saison de croissance suivante. Mais dans le cadre de ce projet, des chercheurs ont mis au point seize analyses génétiques leur permettant de détecter beaucoup plus rapidement la résistance aux herbicides de mauvaises herbes particulières.

Grâce à ces nouveaux protocoles d'analyse, le Laboratoire d'expertise et de diagnostic en phytoprotection du Québec offre déjà des services d'analyse aux producteurs. Les résultats leur sont communiqués dans les dix jours suivant la réception des échantillons.

Ce nouvel outil permet aux producteurs d'appuyer leur choix d'herbicide à utiliser sur des données scientifiques probantes, et d'assurer la gestion des mauvaises herbes résistantes en cours de saison de croissance, réduisant du même coup le risque de propagation de celles-ci.

Mais les producteurs ont encore besoin de plus d'options d'herbicides avec différents modes d'action dans leur boîte à outils. Ainsi, un important volet des travaux du CLA a mené à l'homologation d'au moins 9 herbicides pour lutter contre les mauvaises herbes étiquetées sur plusieurs cultures maraîchères. Ces produits permettent aux producteurs d'accéder à différents modes d'action disponible à utiliser dans les cultures où la résistance des mauvaises herbes à certains herbicides a été identifiée.

Les travaux du CLA ne se sont pourtant pas arrêtés là.

Le CLA a également appuyé des projets visant à élaborer des approches non conventionnelles contre les mauvaises herbes, telles que l'élimination des mauvaises herbes à l'aide de cultures de couverture. Les producteurs de l'Est du Canada ont maintenant accès à un nouvel outil en ligne qui leur permet de déterminer la culture de couverture répondant le mieux aux besoins de leur exploitation agricole. Le CLA appuie également les technologies qui réduisent l'utilisation d'herbicide, telles que l'application en bande.

Avant l'appel lancé par l'ONU à protéger les cultures

Ce ne sont là que quelques exemples du soutien offert par le CLA afin d'améliorer la protection des cultures.

Le CLA collabore avec des producteurs depuis son lancement en 2003, et ses travaux ont mené à l'homologation de plus de 1 400 nouveaux usages de pesticides. Les efforts déployés par le CLA ont aussi permis de mettre au point des outils et des pratiques de lutte antiparasitaire durable.

Alors que l'ONU lance son appel à tous à jouer un rôle dans la protection des végétaux contre un fléau de menaces, il est rassurant de savoir que le CLA soutient les producteurs canadiens dans leur combat contre toute une gamme de ravageurs.

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