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La caméline : potentiel multi-saisons

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La caméline (Camelina sativa) est une ancienne culture oléagineuse européenne qui a le potentiel d’être une culture multi-saisons au Canada. Des chercheurs d’AAC aident à accroître les débouchés de cette culture, ce qui est une excellente nouvelle pour les agriculteurs.

La caméline présente de grandes possibilités pour l’agriculture canadienne, car elle nécessite moins d’eau que le canola, connaît une maturation précoce et peut pousser dans les climats frais et secs. Les graines de caméline ont une forte teneur en protéines et l’huile de caméline est riche en acides gras oméga-3 et en vitamin E. Ainsi, le tourteau de caméline est un ingrédient alimentaire de qualité supérieure pour la volaille et l’huile de caméline est un important complément pour l’alimentation humaine, un additif alimentaire pour les animaux de compagnie comme les chevaux et les chiens et un ingrédient alimentaire pour le poisson. La caméline présente aussi un potentiel pour la fabrication d’emballages en bioplastique.

Potentiel sur l’étagère

La caméline est cultivée depuis des milliers d’années en Europe et en Asie, et a été amenée au Canada en 1863. À plusieurs reprises, elle a été considérée comme étant une culture commerciale, mais ce n’est qu’en 1999 qu’elle s’est fermement enracinée dans l’esprit des chercheurs du Centre de recherche et de développement (CRD) de Saskatoon.

C’est à cette époque que Richard Gugel, de la banque de gènes Ressources phytogénétiques du Canada au CRD de Saskatoon, régénérait la collection de semences de caméline dans des essais au champ. Il a constaté son uniformité, sa maturité précoce, l’absence de maladies et de problèmes parasitaires et sa performance agronomique relativement bonne dans son ensemble. Kevin Falk (Ph. D.), aujourd’hui à la retraite, qui avait mis au point des variétés de canola de type polonais et de la moutarde éthiopienne (carinata), a accepté de travailler sur la caméline avec M. Gugel. À la suite de quelques essais au champ visant à évaluer les qualités agronomiques de cette plante et la qualité de ses semences, ils obtiennent les fondements d’un programme de sélection. De premiers résultats prometteurs permettent à M. Falk d’obtenir le soutien de l’industrie nécessaire à la poursuite des recherches sur la caméline.

Recherches sur la caméline

Aujourd’hui, des chercheurs d’AAC continuent de développer la caméline en tant que culture du paysage agricole canadien.

Christina Eynck (Ph. D.), du CRD de Saskatoon, dirige le programme de développement et de sélection de la caméline d’AAC. Comme la caméline est une culture à faibles intrants, son potentiel pour la rotation des cultures et en tant que culture commerciale commence à se réaliser.

« Notre équipe travaille sans cesse à l’amélioration des variétés de caméline et des pratiques culturales de cette plante. Il faut non seulement moins de temps et de ressources pour produire de la caméline que d’autres cultures conventionnelles, mais on peut aussi utiliser les variétés d’hiver mises au point pour la rotation des cultures en hiver. »

- Christina Eynck (Ph. D.), chercheuse au Centre de recherche et de développement de Saskatoon

Grâce à sa résistance naturelle aux maladies et aux organismes nuisibles, ainsi qu’à sa tolérance à la sécheresse et aux basses températures, la caméline peut pousser là où d’autres cultures ne poussent pas. Christina Eynck étudie des variétés d’hiver pour la rotation des cultures entre les céréales d’hiver.   La caméline serait le seul oléagineux d’hiver à être cultivé dans les Prairies canadiennes.

Les cultures d’hiver servent de cultures commerciales pour les producteurs et protègent la couche arable de l’érosion par le vent et l’eau, ce qui permet au sol de garder une teneur élevée en éléments nutritifs toute l’année. La caméline cultivée en hiver est aussi l’une des premières plantes à fleurir, ce qui représente une source de nourriture inestimable pour les pollinisateurs au printemps. L’intégration de variétés de caméline d’hiver dans la rotation des cultures des agriculteurs canadiens peut être un ajout payant dans les champs.

D’autres chercheurs d’AAC ont aussi étudié cette culture. Dwayne Hegedus (Ph. D.) et Isobel Parkin (Ph. D.) ont collaboré avec l’Université Dalhousie et l’Université Memorial à un projet portant sur l’utilisation de protéines et d’huile de tourteau de caméline dans l’alimentation des poissons d’élevage. Finalement, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a approuvé le remplacement à 100 % de l’huile de poisson par l’huile de caméline dans l’alimentation des poissons, ce qui a ouvert un autre débouché pour cette culture.

Les recherches sur la caméline se poursuivent, le but étant de cultiver celle-ci toute l’année au profit des agriculteurs et de l’environnement.

Découvertes et avantages clés

Galerie de photos

Plants de caméline à mi-floraison.
Plants de caméline à mi-floraison.
Andains de caméline cultivée dans un sol sablonneux dans le Centre-Ouest de la Saskatchewan.
Andains de caméline cultivée dans un sol sablonneux dans le Centre-Ouest de la Saskatchewan.
La caméline, qui produit autant de nectar que le canola, est une source intéressante de nourriture pour les pollinisateurs. La caméline d’hiver est l’une des premières plantes à fleurir au printemps et est l’une des premières sources de nourriture pour les insectes, comme les abeilles.
La caméline, qui produit autant de nectar que le canola, est une source intéressante de nourriture pour les pollinisateurs. La caméline d’hiver est l’une des premières plantes à fleurir au printemps et est l’une des premières sources de nourriture pour les insectes, comme les abeilles.

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