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Des micro-suppléments peuvent faire une différence pour la croissance des porcelets

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Dans les fermes porcines canadiennes, les truies reproductrices sont plus fécondes qu'avant. La plupart donnent naissance à un plus grand nombre de porcelets par portée. Cependant, le producteur constate que l'écart de poids entre les porcelets d'une même portée est plus grand et que les plus chétifs ne sont pas assez robustes pour survivre.

De plus larges portées entraînent-elles chez les porcelets des carences en nutriments qui pourraient être évitées? Jacques Matte, chercheur au Centre de recherche et de développement d'Agriculture et Agroalimentaire Canada à Sherbrooke s'est penché sur la question. Il a dirigé une équipe dans le cadre de la grappe porcine canadienne qui a testé si l'ajout de suppléments à l'alimentation des porcelets et des truies pouvait permettre de réduire les problèmes de santé et de croissance des porcelets.

La recherche a porté sur le cuivre et les vitamines A et D parce qu'ils sont très importants pour la santé des porcelets et des truies. Ces micro-nutriments supportent le système immunitaire, le système digestif (dont les bactéries bénéfiques du microbiote) et les fonctions antioxydantes de leur métabolisme. Ils pourraient être déficients pour les porcs élevés à l'intérieur.

Pour les porcelets

Les essais ont permis de conclure que les meilleures façons d'augmenter la présence de cuivre et de vitamines A et D chez les porcelets pendant la lactation est de leur donner des suppléments par voie orale et de les exposer à un rayonnement artificiel particulier.

« Le rayonnement UVB répété pendant la lactation apparaît comme le seul traitement permettant une augmentation graduelle et continue de la vitamin D dans le sang des porcelets, qui double par rapport à celle des porcelets témoins au sevrage à l'âge de 21 jours. »

- Jacques Matte, chercheur scientifique, Agriculture et Agroalimentaire Canada

Cette amélioration de la quantité de cuivre et de vitamines A et D des porcelets prend fin avec le sevrage et l'arrêt de la supplémentation. Pendant et après le sevrage, le colostrum bovin est le meilleur supplément à donner aux porcelets de poids léger pour améliorer leur croissance et la qualité de leur microbiote.

Pour les truies

Pour créer des effets à plus long terme sur la santé et la croissance des porcelets, Jacques Matte et son équipe ont exploré une autre façon de transmettre aux porcelets des suppléments en les donnant aux truies en fin de gestation et pendant la lactation.

Le fait de leur donner des suppléments de cuivre et de vitamines A et D a permis d'augmenter le poids des porcelets naissants et de réduire l'écart de poids entre ceux d'une même portée. Au moment du sevrage, la composition de leur microbiote s'est améliorée. Avec un gain de poids et une immunité renforcée grâce à plus de bactéries bénéfiques composant le microbiote, la résistance aux maladies et le potentiel de croissance des porcelets ont été rehaussés.

Les travaux de recherches se poursuivent pour déterminer quelles quantités optimales de micro-nutriments donner aux truies et aux porcelets. Puisque ces pratiques de supplémentation ont déjà été testées à l'échelle commerciale, celles facilement applicables pourront être adoptées à court terme en production porcine.

Principales découvertes (avantages)

Photographies

Close-up of Research Scientist Jacques Matte
Jacques Matte, Ph. D., directeur du projet de recherche sur les micro-suppléments pour porcelets
Close-up of a piglet about to receive its vitamin micro-supplements
Un porcelet du Centre de recherche et de développement de Sherbrooke s'apprête à recevoir ses micro-suppléments

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