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Des cultures adaptées aux défis de l’avenir : un objectif national

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Avec les changements climatiques qui deviennent un enjeu prépondérant partout dans le monde, bon nombre de personnes sont préoccupées par les conséquences de ces derniers sur l’agriculture et, par extension, sur l’approvisionnement alimentaire. Les producteurs et productrices agricoles sont à la merci de Dame nature, et les précipitations irrégulières et les vagues de chaleur peuvent favoriser ou ravager les cultures d’un océan à l’autre.

En étudiant comment les végétaux réagissent aux stress environnementaux, des phytophysiologistes de partout au Canada aident à faire en sorte que les agriculteurs puissent produire des cultures fructueuses année après année. Les chercheurs analysent les caractères physiologiques des végétaux et leur réaction face aux stress, puis, en étroite collaboration avec des phytogénéticiens, ils mettent au point des variétés de végétaux qui offrent un meilleur rendement dans des conditions climatiques extrêmes.

Des provinces de l’Atlantique à la Colombie-Britannique en passant par les Prairies, les phytophysiologistes d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) travaillent ensemble pour évaluer les variétés de végétaux qui s’avéreront productives malgré la vaste gamme de stress environnementaux qui prévaudront dans l’avenir.

La physiologie végétale dans les Prairies

En Saskatchewan, les chercheurs d’AAC Raju Soolanayakanahally et Jatinder Sangha s’intéressent depuis des années aux cultures des Prairies et à leur réaction à divers stress. En collaboration avec des phytogénéticiens, ils s’emploient à cerner les caractères physiologiques qui permettent d’accroître le rendement des cultures et de se préparer aux effets des changements climatiques dans cette région.

Les recherches du phytophysiologiste Raju Soolanayakanahally portent principalement sur le canola et les conséquences de la sécheresse et du stress thermique sur cette culture. La combinaison de ces deux stress peut mener à une baisse du rendement agricole, engendrant ainsi des coûts considérables en argent et en ressources pour les producteurs. L’identification des lignées de canola qui utilisent le plus efficacement l’eau et l’azote constitue donc une étape cruciale pour l’amélioration des récoltes soumises à des conditions de stress. « Nous analysons un grand nombre de lignées de canola dans le but de déterminer lesquelles donneront les cultures les plus résilientes aux stress, indique M. Soolanayakanahally. Les cultures résilientes permettent aux producteurs canadiens d’économiser de l’argent et des ressources, contribuant ainsi à leur succès, même avec l’avènement des changements climatiques. »

Installé dans le sud de la Saskatchewan, Jatinder Sangha se concentre quant à lui sur le blé, une culture courante dans les prairies semi-arides. « Nous tentons de créer de meilleures variétés pour les producteurs, affirme M. Sangha. L’amélioration de la résilience, du rendement et de la qualité des cultures et l’accroissement des profits sont des sphères qui suscitent l’enthousiasme des producteurs. » En plus de participer à la mise au point de variétés de végétaux résistantes aux maladies, M. Sangha s’emploie à trouver des moyens d’améliorer le dépistage du désoxynivalénol, une toxine associée à la fusariose de l’épi, une maladie du blé qui nuit à la croissance des cultures. En travaillant de pair avec des phytogénéticiens spécialistes du blé, des phytopathologistes, des généticiens, des biochimistes et même des ingénieurs d’AAC, ces experts stimulent l’innovation au service de la population canadienne.

Pousser au travers de la glace

Julia Wheeler, une chercheuse d’AAC établie à Terre-Neuve-et-Labrador, travaille en partenariat avec les populations des communautés nordiques en vue d’accroître la sécurité alimentaire. De nombreux producteurs du Nord du Canada devant composer avec des défis uniques (p. ex. période de croissance raccourcie, températures moyennes plus froides et chaînes d’approvisionnement limitées), leurs possibilités en matière de production alimentaire sont plus restreintes qu’ailleurs au pays. En tant qu’écophysiologiste, Mme Wheeler collabore avec différentes communautés pour les aider à surmonter ces défis et à trouver des solutions dont ces dernières seront les maîtres d’œuvre. « Parce que chaque communauté est unique, il est important de consulter les gens pour déterminer quelles sont leurs priorités en matière de production alimentaire. L’élaboration conjointe de projets entre les communautés nordiques et AAC est un processus continu », précise Mme Wheeler.

Afin de surmonter les défis inhérents à l’agriculture nordique, des variétés de végétaux résistantes au froid sont analysées, de même que diverses technologies visant à prolonger la saison de culture. En collaborant avec les membres et les producteurs des communautés qui se penchent sur ces questions depuis longtemps déjà, AAC peut définir des priorités communes et aider à combattre l’insécurité alimentaire dans les communautés nordiques.

C’est en cultivant que l’on devient cultivateur!

À l’autre bout du pays, en Colombie-Britannique, la chercheuse Hao Xu, Ph. D., cherche à en apprendre davantage sur les stress que subissent les pommiers et les cerisiers sauvages au fil des saisons de croissance. Avec les effets imprévus des changements climatiques sur la santé des végétaux et la production de fruits, Mme Xu vise à mettre au point des pratiques d’atténuation du stress chez les végétaux. En utilisant les bons porte-greffes, en gérant la conduite architecturale et en ajustant le ratio feuilles-fruits, les phytophysiologistes peuvent contribuer à accroître la résilience des cultures. « Il est essentiel de trouver la source des stress subis par les cultures, affirme Mme Xu. Une fois que nous en connaîtrons les causes, nous pourrons perfectionner nos pratiques horticoles afin de maintenir le rendement et d’améliorer la qualité des fruits. »

La phytophysiologie n’est pas une science indépendante; les chercheurs d’AAC travaillent en constante collaboration afin d’établir les pratiques exemplaires et d’observer les résultats de leurs recherches sur le terrain. « Travailler avec des scientifiques issus de divers horizons agricoles et agroalimentaires nous donne la chance de formuler des prédictions plus précises et des recommandations plus complètes », conclut Mme Xu.

Principales découvertes (avantages)