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Accroître le rendement des cultures avec l'aide de nos voisins naturels

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Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) cherche à montrer que les zones non cultivées, comme les zones arborées, les lignes de clôture, les fossés et d'autres zones à la limite des champs, peuvent procurer des avantages économiques nets aux cultures qu'elles bordent en accroissant leur rendement.

Une équipe dirigée par Mme Fardausi (Shathi) Akhter (Ph. D.) à la Ferme expérimentale d'Indian Farm étudie les bienfaits écologiques qu'apportent les zones non cultivées aux Prairies dans de multiples disciplines y compris l'agroécologie, l'entomologie (insectes), l'ornithologie (oiseaux), la microbiologie des sols, l'agroforesterie, l'économie, la géomatique et l'agrométéorologie (conditions météorologiques et climatiques).

« Ce projet est unique en son genre étant donné son ampleur : nous étudions simultanément de nombreux services écosystémiques. Nos travaux viendront renforcer notre capacité de déterminer où et comment intégrer ces habitats de façon optimale aux systèmes agricoles. »

- Shathi Akhter (Ph. D.), chercheuse scientifique en agroécosystèmes, Agriculture et Agroalimentaire Canada

Comment ces zones profitent-elles aux cultures? Une partie de l'hypothèse concerne les insectes. Les zones en bordure des champs attirent des pollinisateurs qui viennent de loin, en plus de donner aux pollinisateurs indigènes et aux ennemis naturels des ravageurs des cultures – des abeilles sauvages aux oiseaux, en passant par les carabidés Poecilus cupreus – un endroit où vivre et s'alimenter.

Un autre des bienfaits des zones en bordure des champs consiste à modifier le microclimat des zones avoisinantes, à capturer le gaz carbonique atmosphérique, à améliorer la qualité de l'air et de l'eau, à accroître la biodiversité du milieu agricole et à offrir un habitat aux oiseaux migratoires.

Même si les bienfaits de ces zones sont manifestes, ce projet de recherche exhaustif vise également à déterminer les effets négatifs des zones en bordure des champs. Par exemple, est-ce que les mauvaises herbes qui y poussent envahissent les cultures? Ces zones extraient-elles des éléments nutritifs essentiels du sol? Tel n'est pas le cas selon les données initiales, mais, au terme du projet, l'équipe sera en mesure de rendre définitivement compte de ses conclusions dans un rapport d'analyse économique et environnementale.

Un agronome du Conseil canadien du Canada, Gregory Sekulic, signale que la superficie cultivée du Canada reste stable, mais qu'environ 15 % des fonds de terre continuent de connaître des pertes d'habitats. Il estime qu'on devrait attacher plus d'importance aux services écosystémiques.

« L'idée que ces zones sont problématiques relève d'une perception culturelle », affirme-t-il. « Les agriculteurs passent régulièrement près de concessions pétrolières et ils s'en réjouissent parce que ces concessions sont payantes pour eux; nous avons donc besoin de chiffrer la valeur des "facteurs de production sans valeur marchande" comme les zones en bordure des champs et les étangs pour que les agriculteurs puissent en connaître la valeur monétaire. »

Mme Akhter et son équipe travaillent à regrouper des données recueillies sur trois ans dans des champs de canola près d'Indian Head pour établir le lien entre les services écosystémiques offerts par les zones en bordure des champs et le rendement des cultures. Mme Akhter espère étendre son projet à d'autres cultures dans l'avenir, afin de pouvoir recueillir des données pendant de nombreuses années consécutives sur le même site, où sont cultivés par rotation du canola, du blé et des pois.

Principales découvertes et avantages

Galerie de photos

Gobelet jaune rempli d'un liquide clair dans lequel flottent plusieurs insectes morts.
Des gobelets de collecte sont placés à une distance mesurée des zones en bordure des champs et recueillis chaque semaine pour déterminer le nombre et le type d'insectes utiles qu'ils renferment.
Sillon de route non entretenu, bordé de cultures des deux côtés, ainsi que d'arbres à la gauche.
Les réserves routières bordées d'arbres et de plantes indigènes constituent une zone naturelle en bordure des champs.
Deux scientifiques examinant des insectes épinglés dans un laboratoire.
Mme Akhter (à droite) et la biologiste Laura Poppy discutent des nombreux insectes utiles recueillis dans le cadre de leur étude.

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