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« Faire du foin » avec les cultures fourragères

08 janvier 2019

Bien que souvent négligée, la culture fourragère est la troisième culture la plus rentable pour les agriculteurs canadiens, avec une valeur de plus de 5 milliards de dollars par année. Les scientifiques d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) effectuent des recherches à ce sujet dans le but d’aider les agriculteurs de tout le pays à en tirer davantage parti.

Par définition, le fourrage est un aliment pour les animaux, soit une combinaison de plantes, d’arbustes et d’herbes qui contiennent les nutriments dont les animaux ont besoin pour rester en santé et favoriser leur croissance.

Mais le fourrage peut être bien plus que de la nourriture, explique Kathleen Glover, agronome des fourrages à AAC. Le fourrage joue également un rôle dans la productivité des animaux, la rentabilité des exploitations agricoles et la durabilité environnementale. « Sa valeur n’a pas toujours été évidente dans le passé », dit-elle. « Les discussions portent maintenant sur la façon de maximiser son utilisation et d’améliorer sa qualité ».

Avantages pour l’environnement et la santé des animaux

Les fourrages réduisent l’érosion des sols et ils améliorent la qualité des sols et de la matière organique. Ils sont considérés comme importants pour la rotation des cultures dans de nombreuses fermes. Ils absorbent également le dioxyde de carbone tout au long de leur croissance, ce qui favorise une diminution nette des gaz à effet de serre. En outre, les légumineuses dans les fourrages aident à fixer l’azote (un engrais disponible gratuitement) dans le sol.

Afin d’accroître la composante légumineuse des mélanges de fourrage, Kathleen Glover met au point un programme de recherche à la Nappan Research Farm, en Nouvelle-Écosse. Un autre chercheur travaillant à la Nappan Research Farm, Yousef Papadopoulos, a mis au point une nouvelle variété de luzerne, adaptée aux divers environnements des latitudes nordiques, qui offre une meilleure qualité et une meilleure croissance, et qui résiste aux inondations et à la sécheresse.

Pendant ce temps, au Centre de recherche et de développement de Swift Current, en Saskatchewan, Alan Iwaasa évalue la qualité nutritive des fourrages des prairies indigènes et cultivés pour les ruminants, ainsi que le niveau de production, le comportement et l’empreinte environnementale des pâturages. Un autre scientifique d’AAC de ce même Centre, Mike Schellenberg, s’emploie à fournir aux producteurs de bœuf des plantes fourragères vivaces qui peuvent prospérer dans les conditions climatiques extrêmes des Prairies. L’ansérine laineuse — un arbuste qui possède une grande valeur nutritive, une résistance à la sécheresse et la capacité de contrôler l’érosion des sols - fait partie des plantes considérées dans son projet.

Un jour ou l’autre, les scientifiques d’AAC espèrent pouvoir transformer leurs découvertes en connaissances pratiques que les agriculteurs pourront utiliser pour tirer le meilleur parti de leurs fourrages.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur la recherche d’AAC, veuillez consulter le site Web Réalisations scientifiques en agriculture.

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