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Canada : perspectives des principales grandes cultures, 2020-04-22

Canada : perspectives des principales grandes cultures (Version PDF, 551 Ko)

Données historiques

Le présent document est une mise à jour du rapport d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) publié en mars sur les perspectives des grandes cultures de la campagne agricole 2019-2020. Il présente un premier aperçu des perspectives de la prochaine campagne agricole 2020 2021. Ce rapport contient des informations récentes issues de la conférence sur les perspectives de l’agriculture et du rapport WASDE (estimations de l’offre et de la demande mondiales de produits agricoles) préparées par le département de l’Agriculture des États-Unis (USDA).

En 2019-2020, les stocks globaux de fin de campagne devraient s’élever à 14,7 millions de tonnes (Mt), volume semblable à la moyenne décennale, mais de 4 % inférieur à l’an dernier. La baisse des stocks de fin de campagne est liée à la baisse de production et de l’offre de céréales et d’oléagineux (C-O) et à l’augmentation des exportations de légumineuses et de cultures spéciales (L et CS). Les exportations de l’ensemble des productions de grandes cultures devraient diminuer d’environ 7 % par rapport à l’an dernier, car les exportations réduites de blé, de maïs et d’oléagineux font plus que compenser les exportations accrues de pois et de lentilles. En général, les prix mondiaux des céréales devraient continuer de subir des pressions à la baisse en raison de l’abondance des offres mondiales de céréales. Les perspectives pour les marchés canadiens et mondiaux sont que les marchés des grains devraient continuer d’être lourdement touchés par l’incertitude liée à la COVID-10 qui règne au pays et à l’étranger. Les impacts devraient aussi continuer de se faire sentir durant la prochaine année.

En 2020-2021, les considérations relatives à la rotation des cultures, les conditions d’humidité, les stocks de fin de campagne de 2019-2020, les prix attendus, les coûts des intrants et les occasions de livraison devraient jouer des rôles majeurs dans les décisions réelles d’ensemencement au printemps en ce qui concerne l’importance des cultures et la combinaison des cultures. Toutefois, d’après les conditions de marché actuelles et les tendances historiques, la superficie consacrée à l’ensemencement de grandes cultures au Canada devrait augmenter légèrement par rapport à 2019-2020. La superficie ensemencée en blé et en céréales secondaires devrait augmenter légèrement, alors que la superficie ensemencée en oléagineux devrait diminuer. En général, les rendements moyens devraient être plus élevés qu’en 2019-2020, car les conditions d’humidité excessives dans certaines régions avaient réduit les rendements l’an dernier. La production de grains et d’oléagineux (G&O) et de légumineuses et de cultures spéciales (L et CS) devrait augmenter modestement de sorte que la production globale des grandes cultures devrait s’accroître de 2 % pour s’établir à 95,3 Mt. Dans l’ensemble, l’abondance des offres mondiales de produits issus des grandes cultures, en supposant des conditions de croissance normales, devrait exercer des pressions à la baisse sur les prix mondiaux des grains, mais les prix au Canada continueront d’être soutenus par la faiblesse relative du dollar canadien. Le rapport sur les perspectives d’AAC pour le mois de mai intégrera les résultats du rapport du 7 mai de Statistique Canada sur les intentions d’ensemencement.

Total des céréales et oléagineux : le 22 avril 2020
2018-2019 2019-2020[p] 2020-2021[p]
Superficie ensemencée (kha) 27 820 27 568 27 731
Superficie récoltée (kha) 26 861 26 094 26 469
Rendement (t/ha) 3,22 3,30 3,32
Production (kt) 86 584 85 997 87 949
Importations (kt) 4 199 2 072 2 602
Offre totale (kt) 105 363 101 991 104 131
Exportations (kt) 46 840 43 160 45 590
Utilisation intérieure totale (kt) 44 601 45 251 43 966
Stocks de fin de campagne (kt) 13 922 13 580 14 575
  • kha : milliers d'hectares
  • t/ha : tonnes par hectare
  • kt : milliers de tonnes métriques
  • p : prévisions d’AAC
  • Source : Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)
Total des légumineuses et cultures spéciales : le 22 avril 2020
2018-2019 2019-2020[p] 2020-2021[p]
Superficie ensemencée (kha) 3 652 3 892 3 856
Superficie récoltée (kha) 3 576 3 783 3 774
Rendement (t/ha) 1,88 1,93 1,96
Production (kt) 6 714 7 317 7 380
Importations (kt) 293 322 278
Offre totale (kt) 8 734 8 949 8 733
Exportations (kt) 6 097 6 475 6 076
Utilisation intérieure totale (kt) 1 327 1 399 1 452
Stocks de fin de campagne (kt) 1 310 1 075 1 205
  • kha : milliers d'hectares
  • t/ha : tonnes par hectare
  • kt : milliers de tonnes métriques
  • p : prévisions d’AAC
  • Source : Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)
Ensemble des principales grandes cultures : le 22 avril 2020
2018-2019 2019-2020[p] 2020-2021[p]
Superficie ensemencée (kha) 31 472 31 460 31 587
Superficie récoltée (kha) 30 437 29 877 30 243
Rendement (t/ha) 3,07 3,12 3,15
Production (kt) 93 298 93 314 95 329
Importations (kt) 4 492 2 394 2 880
Offre totale (kt) 114 097 110 939 112 864
Exportations (kt) 52 937 49 635 51 666
Utilisation intérieure totale (kt) 45 928 46 649 45 418
Stocks de fin de campagne (kt) 15 232 14 655 15 780
  • kha : milliers d'hectares
  • t/ha : tonnes par hectare
  • kt : milliers de tonnes métriques
  • p : prévisions d’AAC
  • Source : Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)

Blé

Blé dur

En 2019-2020, la production canadienne de blé dur a diminué de 13 % par rapport à 2018-2019 pour s’établir à 4,98 millions de tonnes (Mt). Environ 3 % de la superficie en blé dur n’avait pas encore été récoltée au début de l’hiver, d’après les rapports provinciaux sur les récoltes. Le blé dur qui sera récolté durant l’hiver et le printemps devrait être de qualité inférieure, et il se peut qu’une partie de ce blé encore au champ ne soit pas récoltée.

L’offre globale a diminué de 5 %, car la production plus faible a été partiellement compensée par l’augmentation des stocks de report. Les exportations devraient augmenter de 6 % pour atteindre 4,8 Mt en raison de la demande plus forte provoquée par la diminution de la production mondiale. Les stocks de fin de campagne devraient diminuer de moitié par rapport à 2018-2019 pour s’établir à 0,9 Mt, soit un niveau de 37 % inférieur à la moyenne des cinq dernières années (1,43 Mt).

Selon le Conseil international des céréales (CIC), la production mondiale de blé dur a diminué de 3,1 Mt par rapport à 2018-2019 pour s’établir à 33,9 Mt, alors que l’offre a diminué de 2,3 Mt pour atteindre 43,6 Mt. L’utilisation devrait diminuer de 0,1 Mt pour totaliser 36,1 Mt. Les stocks de fin de campagne devraient baisser de 2,1 Mt pour totaliser 7,6 Mt, et atteindre ainsi leur niveau le plus bas depuis la campagne de 2012-2013. Aux États-Unis, la production de blé dur a diminué de 0,66 Mt par rapport à 2018-2019 pour atteindre 1,46 Mt, selon l’USDA (département de l’Agriculture des États-Unis).

Le prix moyen à la production du blé dur canadien devrait augmenter par rapport à celui de 2018-2019, en raison de la baisse des offres mondiale, canadienne et américaine.

En 2020-2021, la superficie ensemencée en blé dur au Canada devrait augmenter de 15 % par rapport à 2019-2020 en raison des prix relativement bons et du bas niveau des stocks de fin de campagne en 2019-2020. La production devrait augmenter de 19 % pour s’établir à 5,9 Mt en raison de l’augmentation de la superficie ensemencée et des rendements tendanciels plus élevés. L’offre devrait demeurer relativement stable, car la production plus élevée est contrebalancée par des stocks de report plus bas. Les exportations devraient augmenter de 2 % pour s’établir à 4,9 Mt en raison d’une demande mondiale plus forte. Les stocks de fin de campagne devraient demeurer stables à 0,9 Mt.

La production mondiale de blé dur devrait augmenter de 1,9 Mt par rapport à 2019-2020 pour atteindre 35,8 Mt, selon le CIC. L’offre devrait diminuer de 0,3 Mt et s’établir à 43,3 Mt en raison des stocks de report réduits. L’utilisation devrait augmenter de 0,2 Mt pour atteindre 36,3 Mt, tandis que les stocks de fin de campagne devraient diminuer de 0,4 Mt pour s’établir à 7,1 Mt. La production de blé dur aux États-Unis devrait augmenter de 0,1 Mt pour totaliser 1,56 Mt.

Le prix moyen à la production du blé dur canadien devrait chuter par rapport à celui de 2019-2020 en raison de la production plus élevée à l’échelle mondiale et canadienne.

Blé (sauf le blé dur)

En 2019-2020, la production de blé canadien a augmenté de 3,5 % par rapport à 2018-2019 pour se fixer à 27,4 Mt. Environ 7 % de la superficie de blé de printemps dans l’Ouest canadien n’était pas encore récolté au début de l’hiver, selon les rapports provinciaux sur les récoltes. Le blé de printemps récolté à l’hiver et au printemps devrait être de qualité inférieure, et une bonne partie du blé encore au champ pourrait ne pas être récoltée.

Voici la production estimée par classe de blé ainsi que la production de 2018-2019 entre parenthèses :
blé d’automne (force roux, tendre rouge et tendre blanc) 1,7 Mt (2,51 Mt); blé roux de printemps de l’Ouest canadien (CWRS), blé de force de première qualité, 22,17 Mt (20,03 Mt); blé de printemps Canada Prairie (CPS) 1,49 Mt (1,59 Mt); blé de force roux de printemps du Nord canadien (CNHR) 0,74 Mt (1,06 Mt); blé tendre blanc de printemps de l’Ouest canadien (CWSWS) 0,54 Mt (0,48 Mt); autres blés de printemps de l’Ouest canadien 0,27 Mt (0,39 Mt); blé de printemps de l’Est canadien, principalement du blé de force roux de printemps (CERS), 0,46 Mt (0,39 Mt).

L’offre globale a reculé légèrement, car les stocks de report plus bas ont plus que contrebalancé l’augmentation de production. Les exportations devraient diminuer de 9 % pour s’établir à 18 Mt en raison de la plus forte concurrence exercée par les autres exportateurs par suite de la production mondiale plus élevée. Les stocks de fin de campagne devraient augmenter de 18 % et totaliser 5 Mt, mais ils ne sont que 1 % plus élevés que la moyenne des cinq dernières années (4,96 Mt). Les prévisions d’exportation ont été révisées à la baisse (réduction de 0,2 Mt) comparativement au rapport de mars et elles prennent en compte le rythme des exportations des huit premiers mois de la campagne agricole. Les estimations relatives aux volumes de grains déclassés en grains de provende et aux taux de déchets et d’impuretés sont anormalement élevées par suite du blé qui n’avait pas encore été récolté au début de l’hiver.

Selon l’USDA, la production mondiale de tous les types de blé (y compris le blé dur) a augmenté de 33 Mt pour s’établir à 764 Mt, alors que l’offre a augmenté de 28 Mt pour atteindre 1 043 Mt. L’utilisation globale devrait augmenter de 13 Mt pour atteindre 750 Mt. Les stocks mondiaux de fin de campagne de tous les types de blé devraient augmenter de 15 Mt pour s’établir à 293 Mt. Néanmoins, si on fait abstraction des stocks de blé chinois qui sont rarement exportés, les stocks mondiaux devraient augmenter de 4 Mt pour atteindre 142 Mt. 

La production de tous les types de blé aux États-Unis devrait augmenter de 1 Mt par rapport à 2018-2019 pour s’établir à 52,3 Mt, selon l’USDA. L’offre est inférieure de 0,4 Mt et totalise 84,5 Mt. Selon les prévisions, l’utilisation intérieure et les exportations devraient chacune s’accroître de 1,3 Mt. Les stocks de fin de campagne devraient baisser de 3 Mt pour s’établir à 26,4 Mt.

Les prix moyens à la production du blé canadien pour la présente campagne agricole devraient baisser par rapport à 2018-2019 en raison de l’offre mondiale plus élevée.

En 2020-2021, la superficie ensemencée de blé au Canada devrait avoisiner celle de 2019-2020, car l’augmentation de 17 % de la superficie ensemencée de blé d’automne devrait être compensée par une baisse de 1 % de la superficie ensemencée de blé de printemps. La production devrait augmenter de 2 % pour atteindre 28 Mt. La production de blé d’automne devrait augmenter de 60 % pour totaliser 2,7 Mt en raison de la plus grande superficie ensemencée, ceci en supposant un retour à un taux d’abandon normal. La production de blé de printemps devrait diminuer de 1 % pour atteindre 25,3 Mt.

L’offre devrait augmenter de 4 % en raison des stocks de report plus élevés. On s’attend à ce que les exportations augmentent de 6 %. Les stocks de fin de campagne devraient augmenter de 20 % pour atteindre 6 Mt.

La production mondiale de tous les types de blé devrait grimper de 1 Mt par rapport à 2019-2020 pour s’établir à 765 Mt, tandis que l’offre devrait augmenter de 15 Mt pour totaliser 1 058 Mt en raison des stocks de report plus élevés. L’utilisation globale devrait augmenter de 13 Mt pour atteindre 763 Mt. Les stocks de fin de campagne devraient augmenter de 2 Mt pour s’établir à 295 Mt. En faisant abstraction de la Chine, les stocks de fin de campagne devraient baisser de 2 Mt pour s’établir à 140 Mt.

La production de tous les types de blé aux États-Unis devrait chuter de 2,3 Mt par rapport à 2019-2020 pour totaliser 50 Mt. Les importations devraient augmenter de 0,9 Mt. L’offre de tous les types de blé devrait baisser de 4,3 Mt pour se fixer à 80,2 Mt. Les exportations et l’utilisation intérieure devraient demeurer stables. Les stocks de fin de campagne devraient diminuer de 4,4 Mt pour totaliser 22 Mt.

Les prix moyens à la production du blé canadien de la présente campagne agricole devraient être supérieurs à ceux de 2019-2020, car l’offre de blé américain et les stocks de fin de campagne sont plus bas.

Blé dur [a] : le 22 avril 2020
2018-2019 2019-2020[p] 2020-2021[p]
Superficie ensemencée (kha) 2 503 1 980 2 280
Superficie récoltée (kha) 2 456 1 902 2 235
Rendement (t/ha) 2,34 2,62 2,64
Production (kt) 5 745 4 977 5 900
Importations (kt) [b] 24 90 40
Offre totale (kt) 7 245 6 859 6 840
Exportations (kt) [c] 4 526 4 800 4 900
Alimentation et utilisation industrielle (kt) [d] 204 210 210
Provendes, déchets et criblures (kt) 532 730 611
Utilisation intérieure totale (kt) 927 1 159 1 040
Stocks de fin de campagne (kt) 1 792 900 900
Prix moyen ($/t) 235 255-275 240-270
  • [a] La campagne agricole s'étend d'août à juillet sauf pour le maïs et le soja (septembre à août).
  • [b] Ne comprend pas les importations de produits dérivés.
  • [c] Comprend les exportations de produits du blé, du blé dur, de l'orge, de l'avoine et du seigle. Ne comprend pas les exportations de produits d'oléagineux.
  • [d] Les informations sur l'utilisation du soja à des fins industrielles et de l'alimentation humaine sont fondées sur les données provenant de la Canadian
  • Oilseed Processors Association. Les données sur le lin ne sont pas reflétées dans le total en raison de leur nature confidentielle.
  • [e] Utilisation intérieure est égal à Alimentation humaine et utilisation industrielle plus Provendes, déchets et criblures plus Semences
  • [g] Prix moyens de la campagne agricole : Blé (n°1 roux de printemps de l'Ouest canadien (CWRS), 13 5 % de protéines) et le blé dur (CWAD n°1, la protéine de 13 %), les deux prix correspondent aux prix moyens en espèces des producteurs de la Saskatchewan; orge (fourragère n°1 comptant à la ICE Futures Canada, en entrepôt à Lethbridge); maïs (EC n°2 comptant en entrepôt à Chatham); avoine (US lourde n°2 prochaine échéance au CBOT); seigle (OC n°1, en entrepôt à Saskatoon); canola (Can n°1 comptant à la ICE Futures Canada,
  • kha : milliers d'hectares
  • t/ha : tonnes par hectare
  • kt : milliers de tonnes métriques
  • $/t : dollars par tonne
  • p : prévisions d’AAC, exception faites de celles de Statistiques Canada sur la superficie, le rendement et la production pour 2019-2020
  • Source : Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)

Blé (à l'exception du blé dur)

En 2019-2020, la production de blé canadien a augmenté de 3,5 % par rapport à 2018-2019 pour se fixer à 27,4 Mt. Environ 7 % de la superficie de blé de printemps dans l’Ouest canadien n’était pas encore récolté au début de l’hiver, selon les rapports provinciaux sur les récoltes. Le blé de printemps récolté à l’hiver et au printemps devrait être de qualité inférieure, et une bonne partie du blé encore au champ pourrait ne pas être récoltée.

Voici la production estimée par classe de blé ainsi que la production de 2018-2019 entre parenthèses :
blé d’automne (force roux, tendre rouge et tendre blanc) 1,7 Mt (2,51 Mt); blé roux de printemps de l’Ouest canadien (CWRS), blé de force de première qualité, 22,17 Mt (20,03 Mt); blé de printemps Canada Prairie (CPS) 1,49 Mt (1,59 Mt); blé de force roux de printemps du Nord canadien (CNHR) 0,74 Mt (1,06 Mt); blé tendre blanc de printemps de l’Ouest canadien (CWSWS) 0,54 Mt (0,48 Mt); autres blés de printemps de l’Ouest canadien 0,27 Mt (0,39 Mt); blé de printemps de l’Est canadien, principalement du blé de force roux de printemps (CERS), 0,46 Mt (0,39 Mt).

L’offre globale a reculé légèrement, car les stocks de report plus bas ont plus que contrebalancé l’augmentation de production. Les exportations devraient diminuer de 9 % pour s’établir à 18 Mt en raison de la plus forte concurrence exercée par les autres exportateurs par suite de la production mondiale plus élevée. Les stocks de fin de campagne devraient augmenter de 18 % et totaliser 5 Mt, mais ils ne sont que 1 % plus élevés que la moyenne des cinq dernières années (4,96 Mt). Les prévisions d’exportation ont été révisées à la baisse (réduction de 0,2 Mt) comparativement au rapport de mars et elles prennent en compte le rythme des exportations des huit premiers mois de la campagne agricole. Les estimations relatives aux volumes de grains déclassés en grains de provende et aux taux de déchets et d’impuretés sont anormalement élevées par suite du blé qui n’avait pas encore été récolté au début de l’hiver.

Selon l’USDA, la production mondiale de tous les types de blé (y compris le blé dur) a augmenté de 33 Mt pour s’établir à 764 Mt, alors que l’offre a augmenté de 28 Mt pour atteindre 1 043 Mt. L’utilisation globale devrait augmenter de 13 Mt pour atteindre 750 Mt. Les stocks mondiaux de fin de campagne de tous les types de blé devraient augmenter de 15 Mt pour s’établir à 293 Mt. Néanmoins, si on fait abstraction des stocks de blé chinois qui sont rarement exportés, les stocks mondiaux devraient augmenter de 4 Mt pour atteindre 142 Mt. 

La production de tous les types de blé aux États-Unis devrait augmenter de 1 Mt par rapport à 2018-2019 pour s’établir à 52,3 Mt, selon l’USDA. L’offre est inférieure de 0,4 Mt et totalise 84,5 Mt. Selon les prévisions, l’utilisation intérieure et les exportations devraient chacune s’accroître de 1,3 Mt. Les stocks de fin de campagne devraient baisser de 3 Mt pour s’établir à 26,4 Mt.

Les prix moyens à la production du blé canadien pour la présente campagne agricole devraient baisser par rapport à 2018-2019 en raison de l’offre mondiale plus élevée.

En 2020-2021, la superficie ensemencée de blé au Canada devrait avoisiner celle de 2019-2020, car l’augmentation de 17 % de la superficie ensemencée de blé d’automne devrait être compensée par une baisse de 1 % de la superficie ensemencée de blé de printemps. La production devrait augmenter de 2 % pour atteindre 28 Mt. La production de blé d’automne devrait augmenter de 60 % pour totaliser 2,7 Mt en raison de la plus grande superficie ensemencée, ceci en supposant un retour à un taux d’abandon normal. La production de blé de printemps devrait diminuer de 1 % pour atteindre 25,3 Mt.

L’offre devrait augmenter de 4 % en raison des stocks de report plus élevés. On s’attend à ce que les exportations augmentent de 6 %. Les stocks de fin de campagne devraient augmenter de 20 % pour atteindre 6 Mt.

La production mondiale de tous les types de blé devrait grimper de 1 Mt par rapport à 2019-2020 pour s’établir à 765 Mt, tandis que l’offre devrait augmenter de 15 Mt pour totaliser 1 058 Mt en raison des stocks de report plus élevés. L’utilisation globale devrait augmenter de 13 Mt pour atteindre 763 Mt. Les stocks de fin de campagne devraient augmenter de 2 Mt pour s’établir à 295 Mt. En faisant abstraction de la Chine, les stocks de fin de campagne devraient baisser de 2 Mt pour s’établir à 140 Mt.

La production de tous les types de blé aux États-Unis devrait chuter de 2,3 Mt par rapport à 2019-2020 pour totaliser 50 Mt. Les importations devraient augmenter de 0,9 Mt. L’offre de tous les types de blé devrait baisser de 4,3 Mt pour se fixer à 80,2 Mt. Les exportations et l’utilisation intérieure devraient demeurer stables. Les stocks de fin de campagne devraient diminuer de 4,4 Mt pour totaliser 22 Mt.

Les prix moyens à la production du blé canadien de la présente campagne agricole devraient être supérieurs à ceux de 2019-2020, car l’offre de blé américain et les stocks de fin de campagne sont plus bas.

Blé (sauf le blé dur) [a] : le 22 avril 2020
2018-2019 2019-2020[p] 2020-2021[p]
Superficie ensemencée (kha) 7 570 8 145 8 150
Superficie récoltée (kha) 7 425 7 754 7 920
Rendement (t/ha) 3,56 3,53 3,54
Production (kt) 26 456 27 371 28 000
Importations (kt) [b] 95 120 100
Offre totale (kt) 31 807 31 738 33 100
Exportations (kt) [c] 19 762 18 000 19 000
Alimentation et utilisation industrielle (kt) [d] 3 294 3 350 3 380
Provendes, déchets et criblures (kt) 3 669 4 553 3 883
Utilisation intérieure totale (kt) [e] 7 797 8 738 8 100
Stocks de fin de campagne (kt) 4 247 5 000 6 000
Prix moyen ($/t) [g] 245 215-235 220-250
  • [a] La campagne agricole s'étend d'août à juillet sauf pour le maïs et le soja (septembre à août).
  • [b] Ne comprend pas les importations de produits dérivés.
  • [c] Comprend les exportations de produits du blé, du blé dur, de l'orge, de l'avoine et du seigle. Ne comprend pas les exportations de produits d'oléagineux.
  • [d] Les informations sur l'utilisation du soja à des fins industrielles et de l'alimentation humaine sont fondées sur les données provenant de la Canadian Oilseed Processors Association. Les données sur le lin ne sont pas reflétées dans le total en raison de leur nature confidentielle
  • [e] Utilisation intérieure est égal à Alimentation humaine et utilisation industrielle plus Provendes, déchets et criblures plus Semences
  • [g] Prix moyens de la campagne agricole : blé roux de printemps de l'Ouest canadien (RPOC) n°1 (13 5 % de protéine) et blé dur ambré de l'Ouest canadien (DAOC) n°1 (13 %) , les deux sont en moyenne les prix au comptant de la Saskatchewan et de producteurs ne sont pas comparables à la CCB rendements du prix final au producteur pour les années précédentes;
  • kha : milliers d'hectares
  • t/ha : tonnes par hectare
  • kt : milliers de tonnes métriques
  • $/t : dollars par tonne
  • p : prévisions d’AAC, exception faites de celles de Statistiques Canada sur la superficie, le rendement et la production pour 2019-2020
  • Source : Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)
Tous blés [a] : le 22 avril 2020
2018-2019 2019-2020[p] 2020-2021[p]
Superficie ensemencée (kha) 10 073 10 125 10 430
Superficie récoltée (kha) 9 881 9 656 10 155
Rendement (t/ha) 3,26 3,35 3,34
Production (kt) 32 201 32 348 33 900
Importations (kt) [b] 119 210 140
Offre totale (kt) 39 052 38 598 39 940
Exportations (kt) [c] 24 288 22 800 23 900
Alimentation et utilisation industrielle (kt) [d] 3 498 3 560 3 590
Provendes, déchets et criblures (kt) 4 201 5 283 4 494
Utilisation intérieure totale (kt) [e] 8 724 9 898 9 140
Stocks de fin de campagne (kt) 6 040 5 900 6 900
  • [a] La campagne agricole s'étend d'août à juillet sauf pour le maïs et le soja (septembre à août).
  • [b] Ne comprend pas les importations de produits dérivés.
  • [c] Comprend les exportations de produits du blé, du blé dur, de l'orge, de l'avoine et du seigle. Ne comprend pas les exportations de produits d'oléagineux.
  • [d] Les informations sur l'utilisation du soja à des fins industrielles et de l'alimentation humaine sont fondées sur les données provenant de la Canadian Oilseed Processors Association. Les données sur le lin ne sont pas reflétées dans le total en raison de leur nature confidentielle.
  • [e] Utilisation intérieure est égal à Alimentation humaine et utilisation industrielle plus Provendes, déchets et criblures plus Semences
  • kha : milliers d'hectares
  • t/ha : tonnes par hectare
  • kt : milliers de tonnes métriques
  • $/t : dollars par tonne
  • p : prévisions d’AAC, exception faites de celles de Statistiques Canada sur la superficie, le rendement et la production pour 2019-2020
  • Source : Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)

Céréales secondaires

Orge

En 2019-2020, l’offre globale d’orge a augmenté de 17 % par rapport à 2018-2019 en raison d’une production plus élevée, malgré les stocks de report qui étaient historiquement bas. L’utilisation intérieure devrait augmenter considérablement, surtout à cause des utilisations plus élevées à des fins fourragères et industrielles. Les exportations globales devraient diminuer en raison des plus faibles exportations de grains, malgré les exportations accrues de malt. Les stocks de fin de campagne devraient augmenter considérablement par rapport à l’an dernier, surtout à cause de l’augmentation majeure de l’offre.

Dans les Prairies, les prix moyens de l’orge durant la présente campagne agricole ont reculé par rapport à l’an dernier, mais ils demeurent forts. Pour l’ensemble de la campagne agricole, le prix moyen de l’orge fourragère aux parcs d’engraissement de Lethbridge devrait être de 14 % inférieur à celui de 2018-2019 en raison des offres canadiennes, américaines et mondiales qui sont plus élevées.

La Chine est devenue le principal débouché des exportations canadiennes d’orge depuis 2014-2015, absorbant plus de la moitié des volumes exportés. Jusqu’en février de la campagne agricole 2019-2020, les exportations vers la Chine ont augmenté de 3 %. Les États-Unis sont le deuxième débouché des exportations canadiennes d’orge et de malt; les exportations d’orge et de malt aux États-Unis ont augmenté respectivement de 25 % et de 9 %. Le Japon est un autre acheteur majeur d’orge canadienne, mais il devrait diminuer ses achats d’orge de 9 %, malgré l’augmentation prévue de 9 % de ses importations de malt.

La production et l’offre d’orge à l’échelle mondiale ont augmenté en 2019-2020 à leur plus haut niveau depuis les deux dernières décennies. La production d’orge a augmenté dans les grands pays exportateurs, y compris au sein de l’Union européenne, en Russie, en Ukraine et en Australie. Le commerce mondial devrait être plus actif. Les importations devraient augmenter, avec en tête l’Arabie saoudite, la Chine et le Maroc, suivis par le Japon et les États-Unis, autres acheteurs importants. L’utilisation globale devrait augmenter. Les stocks de fin de campagne mondiaux devraient augmenter comparativement à ceux de 2018-2019.

En 2020-2021, la superficie ensemencée d’orge au Canada devrait diminuer en raison de l’augmentation marquée des stocks de report et de la baisse attendue des prix. Les prix de l’orge en 2019-2020 ont diminué par rapport à l’an passé, mais ils demeurent bons comparativement aux dernières années, ce qui limitera la réduction de la superficie ensemencée en orge. La production devrait diminuer de 8 % par rapport à l’an dernier en supposant un rendement et un taux de récolte comme ceux de la moyenne des cinq dernières années (de 2015-2016 à 2019-2020). L’offre devrait être semblable à celle de 2019-2020. L’utilisation intérieure, les exportations et les stocks de fin de campagne devraient avoisiner les niveaux de 2019-2020.

Le prix moyen de l’orge fourragère devrait diminuer par rapport à 2019-2020 en raison du bon niveau de l’offre au pays et des offres accrues chez les principaux concurrents.

La superficie ensemencée aux États-Unis devrait augmenter de 7 % pour s’établir à 2,92 millions d’acres, la superficie la plus élevée depuis 2017, selon le rapport de l’USDA sur les intentions d’ensemencement publié en mars. Les offres aux États-Unis devraient augmenter en supposant des stocks de report et une production plus élevés.

La production d’orge en Australie, grande exportatrice d’orge, devrait augmenter de 3 %, selon le ministère de l’Agriculture de l’Australie. On s’attend à une chute des importations en provenance de la Chine.

Orge [a] : le 22 avril 2020
2018-2019 2019-2020[p] 2020-2021[p]
Superficie ensemencée (kha) 2 628 2 996 2 900
Superficie récoltée (kha) 2 395 2 728 2 580
Rendement (t/ha) 3,50 3,81 3,69
Production (kt) 8 380 10 383 9 520
Importations (kt) [b] 43 40 40
Offre totale (kt) 9 667 11 285 11 260
Exportations (kt) [c] 3 068 3 000 3 000
Alimentation et utilisation industrielle (kt) [d] 104 116 116
Provendes, déchets et criblures (kt) 5 375 6 219 6 213
Utilisation intérieure totale (kt) [e] 5 737 6 585 6 560
Stocks de fin de campagne (kt) 863 1 700 1 700
Prix moyen ($/t) [g] 260 210-240 200-230
  • [a] La campagne agricole s'étend d'août à juillet sauf pour le maïs et le soja (septembre à août).
  • [b] Ne comprend pas les importations de produits dérivés
  • [c] Comprend les exportations de produits du blé, du blé dur, de l'orge, de l'avoine et du seigle. Ne comprend pas les exportations de produits d'oléagineux.
  • [d] Les informations sur l'utilisation du soja à des fins industrielles et de l'alimentation humaine sont fondées sur les données provenant de la Canadian Oilseed Processors Association. Les données sur le lin ne sont pas reflétées dans le total en raison de leur nature confidentielle.
  • [e] Utilisation intérieure est égal à Alimentation humaine et utilisation industrielle plus Provendes, déchets et criblures plus Semences
  • [g] Prix moyens de la campagne agricole : orge (fourragère n°1 comptant à la ICE Futures Canada, en entrepôt à Lethbridge);
  • kha : milliers d'hectares
  • t/ha : tonnes par hectare
  • kt : milliers de tonnes métriques
  • $/t : dollars par tonne
  • p : prévisions d’AAC, exception faites de celles de Statistiques Canada sur la superficie, le rendement et la production pour 2019-2020
  • Source : Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)

Maïs

En 2019-2020, l’offre globale de maïs au Canada a diminué de 12 % en raison des stocks de report, de la production et des importations qui ont tous été plus bas.

Les importations de maïs au Canada sur l’ensemble de la campagne agricole devraient diminuer considérablement en raison du recul marqué des importations dans l’Ouest canadien. Les importations de maïs dans l’Ouest canadien sur la période de septembre 2019 à février 2020 (sept. – février) ont chuté de 60 % pour se fixer à 412 milliers de tonnes (kt). Toutefois, les importations dans l’Est du Canada ont grimpé de 93 % pour totaliser 445 kt pendant la même période.

Les exportations canadiennes de maïs (de sept. à février) ont chuté de 83 % pour totaliser seulement 150 kt, car les exportations vers les pays membres de l’UE ont fortement diminué. Les exportations durant la seconde moitié de la campagne agricole devraient augmenter si les tendances des dernières années se maintiennent. Les exportations au cours de l’ensemble de la campagne agricole devraient fléchir de 51 % pour s’établir à 800 kt.

L’utilisation intérieure globale devrait chuter en grande partie à cause de la réduction des utilisations à des fins industrielles et fourragères. Les stocks de fin de campagne devraient diminuer, principalement en raison des offres réduites.

Le prix moyen du maïs en 2019-2020 ne devrait être que légèrement supérieur au niveau de l’an dernier, car le prix plus bas du maïs américain est compensé par la faiblesse du dollar canadien, et aussi parce qu’il est soutenu par une importante réduction de l’offre de maïs canadien.

Aux États-Unis, l’utilisation de maïs pour la production d’éthanol a chuté fortement par rapport à l’an dernier en raison de la fermeture d’usines d’éthanol en lien avec la baisse sans précédent de la production d’éthanol et de la consommation d’essence automobile et de l'effondrement majeur des cours du pétrole.

Selon l’USDA, le prix moyen du maïs américain à la ferme devrait se situer à 3,60 $US/boisseau, contre des projections de 3,80 $US/boisseau dans le rapport de mars et 3,61 $US/boisseau l’an dernier. La production de maïs dans d’autres grands pays exportateurs, notamment au Brésil, en Argentine, en Russie et en Ukraine, demeure abondante, ce qui continuera à exercer des pressions à la baisse sur les cours du maïs.

En 2020-2021, la superficie ensemencée en maïs au Canada ne devrait diminuer que légèrement par rapport à 2019-2020, car les prix du maïs demeurent bons. La production devrait augmenter en raison des rendements plus élevés. Les importations devraient grimper compte tenu de l’augmentation prévue de la demande intérieure, des offres abondantes de maïs et des prix du maïs qui sont relativement bas aux États-Unis. L’offre devrait donc augmenter de 4 %. Selon les projections, l’utilisation intérieure devrait augmenter de 2 % en raison d’une utilisation accrue à des fins industrielles et d’une utilisation stable à des fins fourragères. Compte tenu des offres intérieures plus abondantes et de la force de la demande mondiale soutenue, on prévoit une augmentation des exportations. Les stocks de fin de campagne devraient s’accroître en raison de l’offre plus élevée.

Le prix moyen du maïs au Canada devrait baisser vu les baisses prévues du prix du maïs aux États-Unis en 2020-2021.

Dans son rapport sur les intentions d’ensemencement en 2020, l’USDA chiffre la superficie ensemencée de maïs aux États-Unis à 97 millions d’acres, en hausse de 8 % par rapport à 2019 (89,7 millions d’acres), et cette superficie projetée sera la plus grande depuis 2012. Compte tenu des prévisions de plus grande superficie récoltée et de meilleurs rendements, la production de maïs américain pourrait augmenter de 16 %, et l’offre pourrait grimper de 12 %. Les stocks de fin de campagne devraient augmenter fortement en dépit de la hausse de l’utilisation globale attendue. Le prix du maïs américain en 2020-2021 devrait être nettement plus bas que le prix moyen de 2019-2020.

Le Conseil international des céréales (CIC) a indiqué que la récolte mondiale de maïs devrait atteindre un niveau record en 2020-2021, et les approvisionnements des grands pays exportateurs mondiaux continuent d’être abondants. D’après les prévisions préliminaires, la consommation mondiale devrait augmenter de 2 % par rapport à 2019-2020 et atteindre un nouveau sommet. Malgré une accumulation aux États-Unis, les stocks mondiaux devraient descendre à leur plus bas niveau des huit dernières années, sous l’effet des prélèvements majeurs en Chine. Le commerce devrait croître pour une douzième année consécutive, et atteindre un niveau inégalé.

Maïs [a] : le 22 avril 2020
2018-2019 2019-2020[p] 2020-2021[p]
Superficie ensemencée (kha) 1 468 1 496 1 460
Superficie récoltée (kha) 1 431 1 451 1 420
Rendement (t/ha) 9,70 9,24 9,75
Production (kt) 13 885 13 404 13 850
Importations (kt) [b] 2 739 1 300 1 800
Offre totale (kt) 19 040 16 687 17 450
Exportations (kt) [c] 1 617 800 1 200
Alimentation et utilisation industrielle (kt) [d] 5 786 5 100 5 300
Provendes, déchets et criblures (kt) 9 638 8 971 9 034
Utilisation intérieure totale (kt) [e] 15 440 14 087 14 350
Stocks de fin de campagne (kt) 1 983 1 800 1 900
Prix moyen ($/t) [g] 194 185-215 180-210
  • [a] La campagne agricole s'étend d'août à juillet sauf pour le maïs et le soja (septembre à août).
  • [b] Ne comprend pas les importations de produits dérivés
  • [c] Comprend les exportations de produits du blé, du blé dur, de l'orge, de l'avoine et du seigle. Ne comprend pas les exportations de produits d'oléagineux.
  • [d] Les informations sur l'utilisation du soja à des fins industrielles et de l'alimentation humaine sont fondées sur les données provenant de la Canadian Oilseed Processors Association. Les données sur le lin ne sont pas reflétées dans le total en raison de leur nature confidentielle.
  • [e] Utilisation intérieure est égal à Alimentation humaine et utilisation industrielle plus Provendes, déchets et criblures plus Semences
  • [g] Prix moyens de la campagne agricole : maïs (EC n°2 comptant en entrepôt à Chatham).
  • kha : milliers d'hectares
  • t/ha : tonnes par hectare
  • kt : milliers de tonnes métriques
  • $/t : dollars par tonne
  • p : prévisions d’AAC. Pour 2018-2019, AAC prévoit des importations et des provisions, mais celles-ci seront disponibles auprès de Statistique Canada le 4 octobre 2018. Pour 2019-2020[p], la superficie, le rendement et la production sont tirés de l'enquête de Statistique Canada. AAC prévoit des importations et des provisions.
  • Source : Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)

Avoine

En 2019-2020, l’offre globale d’avoine au Canada a augmenté de 8 % en raison de la production accrue et en dépit du fait que les stocks de report étaient beaucoup plus bas. L’utilisation intérieure devrait augmenter de 5 % à cause de l’accroissement de l’offre. Les exportations, y compris les grains et les produits de grains, devraient augmenter de 5 % en raison de l’offre accrue et de la vigueur des exportations. Les stocks de fin de campagne devraient augmenter considérablement en raison de l’offre accrue, mais ils seront encore bas.

Dans la présente campagne agricole jusqu’ici, les prix moyens au comptant de l’avoine au Canada et les prix à terme à la Chicago Board of Trade (CBOT) sont forts. Pour l’ensemble de la campagne agricole, le prix à terme de l’avoine à la CBOT devrait être de 2 % plus élevé que l’an dernier.

L’offre d’avoine aux États-Unis, premier importateur d’avoine canadienne, a augmenté légèrement par rapport à l’an dernier, car les importations plus élevées ont plus que compensé la production réduite et les stocks de report plus bas. L’utilisation globale devrait augmenter de 3 % en raison de l’utilisation fourragère plus élevée. Les stocks de fin de campagne devraient diminuer de 2 %. On prévoit que le prix de l’avoine américaine en 2019-2020 augmentera de 11 % pour s’établir à 2,95 $US/boisseau.

La production d’avoine en 2019-2020 dans les grands pays exportateurs, dont l’UE et l’Australie, a augmenté. Selon les projections, la consommation mondiale chutera, alors que les stocks globaux de fin de campagne devraient augmenter.

En 2020-2021, la superficie ensemencée d’avoine au Canada devrait augmenter d’environ 9 %, principalement en raison des prix intéressants et du bas niveau des stocks de report. Il s’agira du plus haut niveau depuis 2009. La production devrait augmenter de 5 % en raison de la plus grande superficie récoltée qui fera plus que compenser les rendements inférieurs. L’offre devrait augmenter de 8 % en raison de l’accroissement des stocks de report et de la production. L’utilisation intérieure devrait augmenter en raison des approvisionnements plus abondants. Les exportations devraient demeurer inchangées en raison des approvisionnements records attendus dans les grands pays exportateurs, ainsi qu’aux États-Unis. Les stocks de fin de campagne devraient augmenter en raison de l’offre accrue.

Le prix moyen de l’avoine en 2020-2021 devrait être plus bas qu’en 2019-2020 en raison de l’offre accrue au Canada, aux États-Unis et à l’échelle mondiale et de la baisse prévue des prix du maïs aux États-Unis.

La superficie ensemencée d’avoine aux États-Unis devrait augmenter et avoisiner 3 millions d’acres, soit la superficie la plus élevée depuis 2016. La production d’avoine en Australie, grand exportateur de cette céréale, devrait augmenter de 31 %, selon le ministère de l’Agriculture de l’Australie.

D’après les prévisions du CIC, l’offre mondiale d’avoine en 2020-2021 continuera de croître en raison des niveaux plus élevés des stocks de report et de production. L’utilisation globale augmentera de 4 %. Les stocks de fin de campagne devraient augmenter de 30 % et plus de la moitié de cette augmentation sera enregistrée dans les grands exportateurs mondiaux.

Avoine [a] : le 22 avril 2020
2018-2019 2019-2020[p] 2020-2021[p]
Superficie ensemencée (kha) 1 235 1 459 1 590
Superficie récoltée (kha) 1 005 1 160 1 250
Rendement (t/ha) 3,42 3,58 3,50
Production (kt) 3 436 4 157 4 380
Importations (kt) [b] 10 10 10
Offre totale (kt) 4 225 4 564 4 940
Exportations (kt) [c] 2 475 2 600 2 600
Alimentation et utilisation industrielle (kt) [d] 186 190 190
Provendes, déchets et criblures (kt) 1 046 1 091 1 139
Utilisation intérieure totale (kt) [e] 1 353 1 414 1 440
Stocks de fin de campagne (kt) 397 550 900
Prix moyen ($/t) [g] 254 245-275 200-230
  • [a] La campagne agricole s'étend d'août à juillet sauf pour le maïs et le soja (septembre à août).
  • [b] Ne comprend pas les importations de produits dérivés.
  • [c] Comprend les exportations de produits du blé, du blé dur, de l'orge, de l'avoine et du seigle. Ne comprend pas les exportations de produits d'oléagineux.
  • [d] Les informations sur l'utilisation du soja à des fins industrielles et de l'alimentation humaine sont fondées sur les données provenant de la Canadian Oilseed Processors Association. Les données sur le lin ne sont pas reflétées dans le total en raison de leur nature confidentielle.
  • [e] Utilisation intérieure est égal à Alimentation humaine et utilisation industrielle plus Provendes, déchets et criblures plus Semences
  • [g] Prix moyens de la campagne agricole : avoine (États-Unis lourde n°2 prochaine échéance au Chicago Board of Trade (CBoT)
  • kha : milliers d'hectares
  • t/ha : tonnes par hectare
  • kt : milliers de tonnes métriques
  • $/t : dollars par tonne
  • p : prévisions d’AAC, exception faites de celles de Statistiques Canada sur la superficie, le rendement et la production pour 2019-2020
  • Source : Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)

Seigle

En 2019-2020, l’offre globale de seigle a augmenté de seulement 6 % par rapport à 2018-2019, car la majeure partie de l’accroissement de la production a été compensée par une baisse importante des stocks de report. L’utilisation intérieure devrait diminuer légèrement, car la chute de l’utilisation fourragère sera seulement compensée partiellement par une augmentation de l’utilisation des semences. Les exportations devraient augmenter de 9 % en raison de l’offre accrue et du rythme soutenu attendu des exportations pour le reste de la campagne agricole. Les stocks de fin de campagne devraient augmenter en raison de l’offre accrue.

Les prix moyens du seigle dans la présente campagne agricole jusqu’ici aux silos élévateurs de la Saskatchewan et du Manitoba sont respectivement de 12 % et de 21 % plus bas que l’an dernier, bien qu’ils demeurent forts. Pour l’ensemble de la campagne agricole, le prix du seigle devrait diminuer de 11 % par rapport à 2018-2019 pour s’établir à une moyenne de 210 $/t.

Les États-Unis sont le principal débouché d’exportation du seigle canadien, et ils ont absorbé plus de 99 % des exportations livrées dans la campagne agricole actuelle. L’offre de seigle aux États-Unis en 2019-2020 a augmenté de 23 %, alors que la consommation devrait croître de 9 %. La dépréciation du dollar canadien de 6 % face au dollar américain depuis un an devrait stimuler les importations américaines de seigle canadien.

En 2020-2021, la superficie ensemencée en seigle d’hiver au Canada a augmenté de 32 % par rapport à 2019-2020, en raison des prix relativement bons et de la vigueur des exportations. La production devrait augmenter de presque 30 % pour atteindre 429 kt à la lumière du rendement moyen des cinq dernières années et du taux de récolte. L’offre devrait augmenter d’environ 29 % à 495 kt. Les exportations, l’utilisation intérieure et les stocks de fin de campagne devraient augmenter en raison des approvisionnements plus abondants.

Le prix du seigle devrait diminuer par rapport à 2019-2020 en raison de l’offre plus élevée au Canada et dans le monde.

Au niveau mondial, le CIC prévoit que l’offre mondiale de seigle en 2020-2021 grimpera de 5 % en raison de l’augmentation des stocks de report et d’une légère diminution de la production, ce qui, combiné à une tendance à la hausse de l’utilisation globale, se traduira par une augmentation appréciable des stocks de fin de campagne.

Seigle [a] : le 22 avril 2020
2018-2019 2019-2020[p] 2020-2021[p]
Superficie ensemencée (kha) 136 175 231
Superficie récoltée (kha) 79 103 147
Rendement (t/ha) 2,99 3,25 2,92
Production (kt) 236 333 429
Importations (kt) [b] 2 2 2
Offre totale (kt) 363 384 495
Exportations (kt) [c] 146 160 190
Alimentation et utilisation industrielle (kt) [d] 19 19 39
Provendes  déchets et criblures (kt) 134 119 166
Utilisation intérieure totale (kt) [e] 167 159 220
Stocks de fin de campagne (kt) 49 65 85
Prix moyen ($/t) [g] 236 195-225 170-200
  • [a] La campagne agricole s'étend d'août à juillet sauf pour le maïs et le soja (septembre à août).
  • [b] Ne comprend pas les importations de produits dérivés.
  • [c] Comprend les exportations de produits du blé, du blé dur, de l'orge, de l'avoine et du seigle. Ne comprend pas les exportations de produits d'oléagineux.
  • [d] Les informations sur l'utilisation du soja à des fins industrielles et de l'alimentation humaine sont fondées sur les données provenant de la Canadian Oilseed Processors Association. Les données sur le lin ne sont pas reflétées dans le total en raison de leur nature confidentielle.
  • [e] Utilisation intérieure est égal à Alimentation humaine et utilisation industrielle plus Provendes, déchets et criblures plus Semences
  • [g] Prix moyens de la campagne agricole : Seigle (OC n°1 en entrepôt à Saskatoon)
  • kha : milliers d'hectares
  • t/ha : tonnes par hectare
  • kt : milliers de tonnes métriques
  • $/t : dollars par tonne
  • p : prévisions d’AAC, exception faites de celles de Statistiques Canada sur la superficie, le rendement et la production pour 2019-2020
  • Source : Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)
Céréales mélangées [a] : le 22 avril 2020
2018-2019 2019-2020[p] 2020-2021[p]
Superficie ensemencée (kha) 144 145 140
Superficie récoltée (kha) 69 68 60
Rendement (t/ha) 2,82 2,84 2,83
Production (kt) 195 192 170
Importations (kt) [b] 0 0 0
Offre totale (kt) 195 192 170
Exportations (kt) [c] 0 0 0
Alimentation et utilisation industrielle (kt) [d] 0 0 0
Provendes, déchets et criblures (kt) 195 192 170
Utilisation intérieure totale (kt) [e] 195 192 170
Stocks de fin de campagne (kt) 0 0 0
  • [a] La campagne agricole s'étend d'août à juillet sauf pour le maïs et le soja (septembre à août).
  • [b] Ne comprend pas les importations de produits dérivés.
  • [c] Comprend les exportations de produits du blé, du blé dur, de l'orge, de l'avoine et du seigle. Ne comprend pas les exportations de produits d'oléagineux.
  • [d] Les informations sur l'utilisation du soja à des fins industrielles et de l'alimentation humaine sont fondées sur les données provenant de la Canadian Oilseed Processors Association. Les données sur le lin ne sont pas reflétées dans le total en raison de leur nature confidentielle.
  • [e] Utilisation intérieure est égal à Alimentation humaine et utilisation industrielle plus Provendes, déchets et criblures plus Semences
  • kha : milliers d'hectares
  • t/ha : tonnes par hectare
  • kt : milliers de tonnes métriques
  • p : prévisions d’AAC, exception faites de celles de Statistiques Canada sur la superficie, le rendement et la production pour 2019-2020
  • Source : Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)
Total des céréales secondaires : le 22 avril 2020
2018-2019 2019-2020[p] 2020-2021[p]
Superficie ensemencée (kha) 5 610 6 270 6 321
Superficie récoltée (kha) 4 979 5 509 5 457
Rendement (t/ha) 5,25 5,17 5,19
Production (kt) 26 132 28 469 28 349
Importations (kt) [b] 2 794 1 352 1 852
Offre totale (kt) 33 490 33 112 34 316
Exportations (kt) [c] 7 305 6 560 6 990
Alimentation et utilisation industrielle (kt) [d] 6 095 5 425 5 645
Provendes, déchets et criblures (kt) 16 387 16 592 16 723
Utilisation intérieure totale (kt) [e] 22 892 22 437 22 741
Stocks de fin de campagne (kt) 3 292 4 115 4 585
  • [b] Ne comprend pas les importations de produits dérivés.
  • [c] Comprend les exportations de produits du blé, du blé dur, de l'orge, de l'avoine et du seigle. Ne comprend pas les exportations de produits d'oléagineux.
  • [d] Les informations sur l'utilisation du soja à des fins industrielles et de l'alimentation humaine sont fondées sur les données provenant de la Canadian Oilseed Processors Association. Les données sur le lin ne sont pas reflétées dans le total en raison de leur nature confidentielle.
  • [e] Utilisation intérieure est égal à Alimentation humaine et utilisation industrielle plus Provendes, déchets et criblures plus Semences
  • kha : milliers d'hectares
  • t/ha : tonnes par hectare
  • kt : milliers de tonnes métriques
  • p : prévisions d’AAC, exception faites de celles de Statistiques Canada sur la superficie, le rendement et la production pour 2019-2020
  • Source : Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)

Oléagineux

Canola

En 2019-2020, les réserves de canola ont diminué légèrement pour atteindre 22,6 millions de tonnes (Mt), car les stocks de report élevés ont été contrebalancés par une faible production. Avec l’arrivée du printemps en vue dans l’Ouest canadien, il reste du canola à récolter à la suite de l’automne tardif et humide connu la saison dernière. Des rapports anecdotiques indiqueraient une détérioration de la qualité des récoltes et des rendements causée par des dommages de rongeurs et par l’alternance de gel et de dégel. En raison de la pandémie de COVID-19, la Commission canadienne des grains a suspendu sa recherche sur les effets de la récolte tardive du canola qui n’a pu être récolté avant, car elle concentre désormais ses efforts sur des fonctions essentielles.

Les activités de transformation du canola au pays devraient traiter un volume record de 9,8 Mt, contre 9,3 Mt en 2018-2019. Le rythme de trituration jusqu’ici, selon les données rapportées par Statistique Canada, est supérieur à l’an dernier. À ce moment-ci, on ne prévoit pas que la consommation de graines de canola et de produits de canola sera touchée par la pandémie de COVID-19.

Les exportations de canola devraient diminuer pour atteindre 9,1 Mt, contre 9,14 Mt en 2018-2019. On note une accélération du rythme des exportations en mars après la levée des barrages qui avaient été installés au milieu de l’hiver et la baisse marquée des expéditions de pétrole brut, ce qui augmente du coup la capacité de transport ferroviaire des grains. Les expéditions vers l’Union européenne sont en nette hausse comparativement à l’an dernier soutenues par une demande stable et la baisse des réserves des 28 pays membres de l’UE qui ont été touchés par une sécheresse l’été dernier. Les exportations en Asie se font au deux tiers du rythme de l’an dernier, car la baisse marquée des expéditions en Chine est en partie compensée par l’augmentation des expéditions dans d’autres pays sensibles aux prix. Une entente de principe entre la Chine et le Canada pour la résolution d’enjeux relatifs au commerce du canola, dont le taux d’impuretés, devrait permettre de soutenir le rythme actuel des expéditions vers ce pays. Les expéditions dans l’hémisphère occidental accusent un retard de 26 % par rapport à l’an dernier.

Les stocks de fin de campagne devraient chuter à 3,2 Mt, contre 3,8 Mt en 2018-2019. Selon les estimations, les prix du canola baisseront et se situeront entre 465 et 495 $/t, contre 497 $/t l’an dernier.

En 2020-2021, la superficie ensemencée au Canada devrait diminuer de 2 % pour s’établir à 8,3 millions d’hectares (Mha), car les producteurs vont réduire les superficies ensemencées en oléagineux et semer plus d’autres cultures. La superficie récoltée devrait atteindre 8,2 Mha tandis que les rendements sont projetés à 2,25 tonnes par hectare (t/ha), augmentation marginale par rapport au 2,24 t/ha de 2019-2020. La production devrait chuter légèrement à 18,5 Mt, contre 18,6 Mt l’an dernier. L’offre globale devrait chuter à 21,8 Mt en raison des stocks de report plus bas et de la production moindre.

Les exportations devraient augmenter de 4 % pour atteindre 9,5 Mt en raison d’une croissance lente et soutenue de la consommation mondiale d’huile végétale et d’oléagineux à haute teneur en huile. La trituration au pays devrait diminuer légèrement pour traiter un volume de 9,3 Mt, sous la concurrence livrée par les approvisionnements mondiaux abondants d’huile de soya et d’huile de palme. Les stocks de fin de campagne devraient se contracter légèrement à 2,7 Mt, donnant un ratio stocks-utilisation de 14 % qui soutiendra une modeste hausse des prix du canola qui se situeront entre 480 et 520 $/t.

Canola [a] : le 22 avril 2020
2018-2019 2019-2020[p] 2020-2021[p]
Superficie ensemencée 9 232 8 481 8 300
Superficie récoltée 9 120 8 319 8 215
Rendement (t/ha) 2,23 2,24 2,25
Production (kt) 20 343 18 649 18 500
Importations (kt) [b] 146 100 100
Offre totale (kt) 22 995 22 580 21 800
Exportations (kt) [c] 9 141 9 100 9 500
Alimentation et utilisation industrielle (kt) [d] 9 295 9 750 9 250
Provendes, déchets et criblures (kt) 666 479 299
Utilisation intérieure totale (kt) [e] 10 023 10 280 9 600
Stocks de fin de campagne (kt) 3 831 3 200 2 700
Prix moyen ($/t) [g] 497 465-495 480-520
  • [a] La campagne agricole s'étend d'août à juillet sauf pour le maïs et le soja (septembre à août).
  • [b] Ne comprend pas les importations de produits dérivés.
  • [c] Comprend les exportations de produits du blé, du blé dur, de l'orge, de l'avoine et du seigle. Ne comprend pas les exportations de produits d'oléagineux.
  • [d] Les informations sur l'utilisation du soja à des fins industrielles et de l'alimentation humaine sont fondées sur les données provenant de la Canadian Oilseed Processors Association. Les données sur le lin ne sont pas reflétées dans le total en raison de leur nature confidentielle.
  • [e] Utilisation intérieure est égal à Alimentation humaine et utilisation industrielle plus Provendes, déchets et criblures plus Semences
  • [g] Prix moyens de la campagne agricole : canola (Can n°1 comptant à la ICE Futures Canada en entrepôt à Vancouver)
  • kha : milliers d'hectares
  • t/ha : tonnes par hectare
  • kt : milliers de tonnes métriques
  • $/t : dollars par tonne
  • p : prévisions d’AAC, exception faites de celles de Statistiques Canada sur la superficie, le rendement et la production pour 2019-2020
  • Source : Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)

Graine de lin

En 2019-2020, les stocks sont estimés à 0,56 Mt contre 0,63 Mt l’an dernier, en raison d’une production moindre et de stocks de report plus bas. Les exportations devraient baisser à 0,40 Mt compte tenu d’une demande mondiale stable et des ventes bien ordonnées des producteurs. L’utilisation intérieure totale devrait chuter à 0,09 Mt compte tenu de l’utilisation réduite en alimentation animale et des taux de résidus et d’impuretés plus bas. Les stocks de fin de campagne devraient baisser marginalement à 0,07 Mt, tandis que les prix des graines de lin devraient augmenter légèrement pour se situer entre 485 et 515 $/t, contre 496 $/t en 2018-2019.

En 2020-2021, la superficie ensemencée en lin au Canada devrait augmenter légèrement pour s’établir à 0,45 Mha, soutenue par des prix plus élevés. La production devrait augmenter de 34 % pour atteindre 0,65 Mt, en supposant un taux d’abandon stable de la superficie récoltée et des rendements équivalents aux rendements moyens historiques des cinq dernières années. L’offre devrait augmenter de 30 % pour atteindre 0,73 Mt en raison de l'augmentation de la production et des stocks de report.

Les exportations devraient augmenter de 25 % par rapport à 2019-2020 pour s’établir à 0,50 Mt en raison de la consommation mondiale qui sera soit stable, soit plus forte. L’utilisation intérieure totale devrait augmenter à 0,11 Mt, compte tenu de l’utilisation accrue en alimentation animale et des taux plus élevés de résidus et d’impuretés. Les stocks de fin de campagne devraient s’établir à 0,12 Mt tandis que les prix devraient également se situer entre 490 et 530 $/t en 2020-2021.

Graine de lin [a] : le 22 avril 2020
2018-2019 2019-2020[p] 2020-2021[p]
Superficie ensemencée (kha) 347 379 450
Superficie récoltée (kha) 342 339 421
Rendement (t/ha) 1,44 1,43 1,54
Production (kt) 492 486 650
Importations (kt) [b] 9 10 10
Offre totale (kt) 628 556 725
Exportations (kt) [c] 466 400 500
Alimentation et utilisation industrielle (kt) [d] 0 0 0
Provendes, déchets et criblures (kt) 85 71 90
Utilisation intérieure totale (kt) [e] 102 91 110
Stocks de fin de campagne (kt) 60 65 115
Prix moyen ($/t) [g] 496 495-525 490-530
  • [a] La campagne agricole s'étend d'août à juillet sauf pour le maïs et le soja (septembre à août).
  • [b] Ne comprend pas les importations de produits dérivés
  • [c] Comprend les exportations de produits du blé, du blé dur, de l'orge, de l'avoine et du seigle. Ne comprend pas les exportations de produits d'oléagineux.
  • [d] Les informations sur l'utilisation du soja à des fins industrielles et de l'alimentation humaine sont fondées sur les données provenant de la Canadian Oilseed Processors Association. Les données sur le lin ne sont pas reflétées dans le total en raison de leur nature confidentielle.
  • [e] Utilisation intérieure est égal à Alimentation humaine et utilisation industrielle plus Provendes, déchets et criblures plus Semences
  • [g] Prix moyens de la campagne agricole : lin (Ouest canadien n°1 comptant à la ICE Futures Canada en entrepôt à Saskatoon)
  • kha : milliers d'hectares
  • t/ha : tonnes par hectare
  • kt : milliers de tonnes métriques
  • $/t : dollars par tonne
  • s/o : sans objet
  • p : prévisions d’AAC, exception faites de celles de Statistiques Canada sur la superficie, le rendement et la production pour 2019-2020
  • Source : Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)

Soja

En 2019-2020, les approvisionnements ont baissé à 7,1 Mt, contre 9,2 Mt l’an dernier en raison d’une production et d’exportations nettement réduites. Au 26 mars, les États-Unis avaient expédié 37 300 tonnes de soja au Canada depuis le 1er septembre, contre 618 200 tonnes sur la même période l’an dernier. Les exportations canadiennes devraient reculer à 4,4 Mt, contre 5,6 Mt l’an dernier en raison des approvisionnements intérieurs plus bas. La trituration du soja canadien devrait reculer de 13 % et totaliser 1,8 Mt, car certains transformateurs se sont tournés vers la trituration du canola. Les stocks de fin de campagne sont estimés à 0,3 Mt, tandis que les prix du soya devraient augmenter légèrement pour se situer entre 405 et 435 $/t, contre 406 $/t en 2018-2019.

Les facteurs à surveiller sont :

En 2020-2021, la superficie ensemencée au Canada devrait diminuer légèrement et atteindre 2,23 Mha, en raison des prix stables et des préoccupations concernant les conditions de croissance. La production devrait se situer à 6,6 Mt, contre 6,0 Mt en 2019-2020 et 7,4 Mt en 2018-2019, en supposant que les rendements seront équivalents aux rendements moyens des cinq dernières années.

L’offre globale devrait augmenter légèrement à 7,4 Mt, car la production et les importations plus élevées font plus que compenser la baisse des stocks de report. Les exportations dans divers pays devraient atteindre 4,7 Mt. La transformation au pays devrait augmenter légèrement pour traiter un volume de 1,9 Mt, car les établissements de trituration reprennent un rythme de transformation normal. Les stocks de fin de campagne devraient s’élever à 0,28 Mt, contre 0,30 Mt en 2019-2020 et 0,70 Mt en 2018-2019.

Les prix du soja devraient augmenter légèrement pour se situer entre 410 et 450 $/t soutenus par les prix plus forts aux États-Unis.

Le 31 mars, l’USDA a publié son rapport sur les intentions d’ensemencement pour 2020-2021 qui est basé sur un sondage mené auprès de 80 000 producteurs. Le rapport indique que la superficie ensemencée de soja aux États-Unis sera la troisième plus grande superficie jamais enregistrée (83,5 millions d’acres), soit une augmentation de 7,4 millions d’acres par rapport à l’an dernier. Cette superficie est légèrement inférieure aux estimations de 85 millions d’acres de l’USDA qui avaient été annoncées lors du Forum sur les perspectives agricoles de février dernier.

Si ces estimations sont avérées, la superficie de soja devrait augmenter ou être stable dans 22 des 29 États qui ont été sondés. D’après le sondage sur les superficies ensemencées, la production de soja devrait augmenter de 16 %, en supposant des rendements qui suivent les tendances et les taux d’abandon normaux des superficies cultivées. Les approvisionnements devraient augmenter de 2 %, car la chute marquée des stocks de report viendra modérer l’accroissement de production.

Dans la prochaine campagne agricole, la trituration du soja aux États-Unis devrait demeurer stable à 2,11 milliards de boisseaux alors que les exportations devraient augmenter à 2,02 milliards de boisseaux, contre 1,83 milliard de boisseaux l’an dernier. Selon AAC, les stocks de fin de campagne devraient terminer la campagne agricole à 0,30 milliard de boisseaux, en baisse de 30 % par rapport aux stocks de fin de campagne estimés de 2019-2020 qui avaient été chiffrés à 0,43 milliard de boisseaux. Compte tenu des stocks de fin de campagne plus bas, les prix du soja américain devraient augmenter de 0,15 $US par boisseau pour s’établir à 8,85 $US le boisseau en 2020-2021.

Soja : le 22 avril 2020
2018-2019 2019-2020[p] 2020-2021[p]
Superficie ensemencée (kha) 2 558 2 313 2 230
Superficie récoltée (kha) 2 540 2 271 2 221
Rendement (t/ha) 2,92 2,66 2,95
Production (kt) 7 417 6 045 6 550
Importations (kt) [b] 1 131 400 500
Offre totale (kt) 9 199 7 145 7 350
Exportations (kt) [c] 5 640 4 300 4 700
Alimentation et utilisation industrielle (kt) [d] 2 058 1 800 1 900
Provendes, déchets et criblures (kt) 563 495 275
Utilisation intérieure totale (kt) [e] 2 859 2 545 2 375
Stocks de fin de campagne (kt) 700 300 275
Prix moyen ($/t) [g] 406 405-435 410-450
  • [a] La campagne agricole s'étend d'août à juillet sauf pour le maïs et le soja (septembre à août).
  • [b] Ne comprend pas les importations de produits dérivés
  • [c] Comprend les exportations de produits du blé, du blé dur, de l'orge, de l'avoine et du seigle. Ne comprend pas les exportations de produits d'oléagineux.
  • [d] Les informations sur l'utilisation du soja à des fins industrielles et de l'alimentation humaine sont fondées sur les données provenant de la Canadian Oilseed Processors Association. Les données sur le lin ne sont pas reflétées dans le total en raison de leur nature confidentielle.
  • [e] Utilisation intérieure est égal à Alimentation humaine et utilisation industrielle plus Provendes, déchets et criblures plus Semences
  • [g] Prix moyens de la campagne agricole : soja (n°2 en entrepôt à Chatham)
  • kha : milliers d'hectares
  • t/ha : tonnes par hectare
  • kt : milliers de tonnes métriques
  • $/t : dollars par tonne
  • p : prévisions d’AAC. Pour 2018-2019, AAC prévoit des importations et des provisions, mais celles-ci seront disponibles auprès de Statistique Canada le 4 octobre 2018. Pour 2019-2020[p], la superficie, le rendement et la production sont tirés de l'enquête de Statistique Canada. AAC prévoit des importations et des provisions.
  • Source : Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)
Total des oléagineux : le 22 avril 2020
2018-2019 2019-2020[p] 2020-2021[p]
Superficie ensemencée (kha) 12 137 11 172 10 980
Superficie récoltée (kha) 12 001 10 929 10 857
Rendement (t/ha) 2,35 2,30 2,37
Production (kt) 28 252 25 180 25 700
Importations (kt) [b] 1 286 510 610
Offre totale (kt) 32 821 30 281 29 875
Exportations (kt) [c] 15 247 13 800 14 700
Alimentation et utilisation industrielle (kt) [d] 11 354 11 550 11 150
Provendes, déchets et criblures (kt) 1 314 1 045 664
Utilisation intérieure totale (kt) [e] 12 984 12 916 12 085
Stocks de fin de campagne (kt) 4 591 3 565 3 090
  • [b] Ne comprend pas les importations de produits dérivés
  • [c] Comprend les exportations de produits du blé, du blé dur, de l'orge, de l'avoine et du seigle. Ne comprend pas les exportations de produits d'oléagineux.
  • [d] Les informations sur l'utilisation du soja à des fins industrielles et de l'alimentation humaine sont fondées sur les données provenant de la Canadian Oilseed Processors Association. Les données sur le lin ne sont pas reflétées dans le total en raison de leur nature confidentielle.
  • [e] Utilisation intérieure est égal à Alimentation humaine et utilisation industrielle plus Provendes, déchets et criblures plus Semences
  • kha : milliers d'hectares
  • t/ha : tonnes per hectare
  • kt : milliers de tonnes métriques
  • $/t : dollars par tonne
  • p : prévisions d’AAC, exception faites de celles de Statistiques Canada sur la superficie, le rendement et la production pour 2019-2020
  • Source : Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)
Total des céréales et oléagineux : le 22 avril 2020
2018-2019 2019-2020[p] 2020-2021[p]
Superficie ensemencée (kha) 27 820 27 568 27 731
Superficie récoltée (kha) 26 861 26 094 26 469
Rendement (t/ha) 3,22 3,30 3,32
Production (kt) 86 584 85 997 87 949
Importations (kt) [b] 4 199 2 072 2 602
Offre totale (kt) 105 363 101 991 104 131
Exportations (kt) [c] 46 840 43 160 45 590
Utilisation intérieure totale (kt) [e] 44 601 45 251 43 966
Stocks de fin de campagne (kt) 13 922 13 580 14 575
  • [b] Ne comprend pas les importations de produits dérivés
  • [c] Comprend les exportations de produits du blé, du blé dur, de l'orge, de l'avoine et du seigle. Ne comprend pas les exportations de produits d'oléagineux.
  • [d] Les informations sur l'utilisation du soja à des fins industrielles et de l'alimentation humaine sont fondées sur les données provenant de la Canadian Oilseed Processors Association. Les données sur le lin ne sont pas reflétées dans le total en raison de leur nature confidentielle.
  • [e] Utilisation intérieure est égal à Alimentation humaine et utilisation industrielle plus Provendes, déchets et criblures plus Semences
  • kha : milliers d'hectares
  • t/ha : tonnes par hectare
  • kt : milliers de tonnes métriques
  • $/t : dollars par tonne
  • p : prévisions d’AAC, exception faites de celles de Statistiques Canada sur la superficie, le rendement et la production pour 2019-2020
  • Source : Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)

Légumineuses et cultures spéciales

Pois secs

En 2019-2019, les exportations de pois secs devraient atteindre 3,6 millions de tonnes (Mt). La Chine, le Bangladesh et l’Inde sont les trois principaux acheteurs de pois canadiens. Les stocks de fin de campagne devraient augmenter, malgré une plus forte demande d’exportation, du fait de l’offre accrue. Le prix moyen devrait chuter par rapport à 2018-2019, surtout à cause des prix plus bas des pois verts et des pois fourragers.

Les exportations mensuelles de pois secs ont été supérieures à la moyenne quinquennale depuis octobre, ce qui s’explique surtout par l’augmentation des exportations en Chine. Le gouvernement indien prévoit que la production hivernale de légumineuses à grains en Inde sera de 15 Mt, soit une hausse de près de 10 % par rapport à l’an dernier. Si ce niveau de production se concrétise, ce serait la deuxième plus grosse récolte hivernale historique. Malgré cela, la demande d’exportation de pois secs canadiens de l’Inde devrait demeurer ferme tout le reste de la campagne agricole.

En mars, le prix à la ferme des pois jaunes en Saskatchewan a augmenté de 10 $/t alors que celui des pois verts a baissé de 10 $/t. Le prix des pois verts se négociait avec une prime de 130 $/t sur le prix des pois jaunes en mars. Pour l’ensemble de la campagne agricole, le prix des pois secs verts devrait conserver une prime de 130 $/t sur le prix des pois jaunes, à l’instar de 2018-2019.

En 2020-2021, la superficie ensemencée devrait demeurer inchangée par rapport à l’an dernier (1,75 Mha), en raison des revenus intéressants par rapport à d’autres cultures et d’une demande d’exportation supérieure à la moyenne. Toutefois, en raison des rendements supérieurs attendus, la production devrait augmenter à 4,3 Mt et l’offre globale devrait augmenter légèrement à 4,7 Mt. Les exportations devraient baisser à 3,3 Mt et les stocks de fin de campagne augmenter. Le prix moyen devrait demeurer inchangé par rapport à 2019-2020 en raison d’une offre mondiale stable.

Selon le rapport de l’USDA de mars sur les intentions d’ensemencement, la superficie ensemencée de pois secs aux États-Unis en 2020-2021 devrait avoisiner 0,97 million d’acres, soit 12 % de moins qu’en 2019-2020. Cela est surtout dû à la superficie réduite prévue au Dakota du Nord.
Pois secs [a] : le 22 avril 2020
2018-2019 2019-2020[p] 2020-2021[p]
Superficie ensemencée (kha) 1 463 1 753 1 755
Superficie récoltée (kha) 1 431 1 711 1 720
Rendement (t/ha) 2,50 2,48 2,50
Production (kt) 3 581 4 237 4 300
Importations (kt) [b] 62 70 60
Offre totale (kt) 4 291 4 619 4 685
Exportations (kt) (b) 3 268 3 600 3 300
Utilisation intérieure totale (kt) (c) 711 694 860
Stocks de fin de campagne (kt) 312 325 525
Ratio stocks-utilisation 8 8 13
Prix moyen (d) 270 245-275 245-275
  • [a] Campagne agricole d'août à juillet. Comprend les légumineuses (pois sec, lentille, haricot sec, pois chiche) et les cultures spéciales (graine de moutarde, graine à canaris et graine de tournesol).
  • [b] Les produits sont exclus.
  • [c] Comprend l'alimentation humaine et animale, les semences, les déchets et les criblures. L'utilisation intérieure totale est calculée sur une base résiduelle.
  • [d] Prix au producteur franco à bord (FAB) : usine Moyenne - tous types grades et marchés confondus.
  • kha : milliers d'hectares
  • t/ha : tonnes par hectare
  • kt : milliers de tonnes métriques
  • $/t : dollars par tonne
  • p : prévision d'AAC, sauf la superficie, le rendement et la production pour 2019-2020[p] et avant 2019-2020[p], ainsi que les importations, les exportations, les besoins en semences et les stocks de fin de campagne avant 2019-2020[p], qui proviennent de Statistique Canada.
  • Source : Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)

Lentilles

En 2019-2020, les exportations de lentilles canadiennes (d’août à février) ont totalisé près de 1,3 Mt, niveau plus élevé que la même période en 2018-2019. Les exportations de la campagne agricole devraient se situer à 2,1 Mt et la Turquie, les Émirats arabes unis et l’Inde sont actuellement les principaux débouchés d’exportation. Les stocks de fin de campagne devraient reculer en raison de la hausse de la demande d’exportation. Le prix moyen global devrait augmenter en raison des stocks de fin de campagne plus bas.

Durant le mois de mars, le prix à la ferme des grosses lentilles vertes en Saskatchewan n’a pas changé, tandis que celui des lentilles rouges a augmenté de 55 $/t. Le prix moyen des grosses lentilles vertes devrait conserver une prime de 110 $/t sur le prix des lentilles rouges, contre une prime de 85 $/t sur le prix des lentilles rouges en 2018-2019.

En 2020-2021, la superficie ensemencée au Canada devrait rester inchangée à 1,53 Mha en raison des perspectives de revenus plus élevés par rapport à d’autres cultures. Avec des rendements plus élevés, la production devrait augmenter légèrement à 2,2 Mt, même si l’offre devrait reculer à 2,6 Mt en raison des stocks de report réduits. Les exportations devraient être plus faibles à 2,0 Mt. Les stocks de fin de campagne devraient diminuer, et soutenir ainsi les prix. Les prix moyens de toutes les catégories devraient augmenter par rapport à ceux de 2019-2020.

Selon le rapport de mars de l’USDA sur les intentions d’ensemencement, la superficie ensemencée de lentilles aux États-Unis devrait diminuer légèrement par rapport à l’an dernier et s’établir à 0,47 million d’acres. La superficie ensemencée devrait chuter au Dakota du Nord, mais augmenter au Montana.

Lentilles [a] : le 22 avril 2020
2018-2019 2019-2020[p] 2020-2021[p]
Superficie ensemencée (kha) 1 525 1 530 1 530
Superficie récoltée (kha) 1 499 1 489 1 500
Rendement (t/ha) 1,40 1,46 1,47
Production (kt) 2 092 2 167 2 200
Importations (kt) [b] 51 80 50
Offre totale (kt) 3 016 2 878 2 600
Exportations (kt) (b) 2 032 2 100 2 000
Utilisation intérieure totale (kt) (c) 353 428 325
Stocks de fin de campagne (kt) 631 350 275
Ratio stocks-utilisation 26 14 12
Prix moyen (d) 390 410-440 440-470
  • [a] Campagne agricole d'août à juillet. Comprend les légumineuses (pois sec  lentille, haricot sec, pois chiche) et les cultures spéciales (graine de moutarde, graine à canaris et graine de tournesol).
  • [b] Les produits sont exclus.
  • [c] Comprend l'alimentation humaine et animale, les semences, les déchets et les criblures. L'utilisation intérieure totale est calculée sur une base résiduelle.
  • [d] Prix au producteur franco à bord (FAB) : usine Moyenne - tous types grades et marchés confondus.
  • kha : milliers d'hectares
  • t/ha : tonnes par hectare
  • kt : milliers de tonnes métriques
  • $/t : dollars par tonne
  • p : prévision d'AAC, sauf la superficie, le rendement et la production pour 2019-2020[p] et avant 2019-2020[p], ainsi que les importations, les exportations, les besoins en semences et les stocks de fin de campagne avant 2019-2020[p], qui proviennent de Statistique Canada.
  • Source : Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)

Haricots secs

En 2019-2020, malgré la hausse de l’offre intérieure, les exportations devraient reculer à 345 000 tonnes (kt). Les États-Unis et l’Union européenne demeurent les deux principaux débouchés d’exportation des haricots secs canadiens, et des volumes moins importants sont exportés en Angola, au Mexique et au Japon. Les stocks de fin de campagne devraient augmenter. Le prix moyen des haricots secs canadiens devrait augmenter en raison des problèmes de qualité de la récolte tardive. Par conséquent, l’offre de haricots d’une qualité convenable pour la mise en conserve est plus basse que prévu en Amérique du Nord. À ce jour (août-mars), le prix des haricots ronds blancs est de 10 % plus élevé, celui des haricots pinto, de 20 % plus élevé, mais celui des haricots noirs est de 5 % plus bas que les prix de 2018-2019.

En 2020-2021, la superficie ensemencée devrait reculer par rapport à celle de 2019-2020 pour s’établir à 150 000 hectares (kha) en raison des perspectives de revenus moins intéressantes que celles d’autres options de cultures. La production devrait augmenter légèrement pour atteindre 330 kt en raison d’un retour à des rendements qui suivent les tendances. L’offre devrait augmenter en raison des stocks de report plus élevés. Les exportations, pour leur part, devraient être légèrement plus élevées en raison de la demande stable des États-Unis et de l’UE. On prévoit que les stocks de fin de campagne seront nettement plus élevés. Le prix moyen des haricots secs devrait être plus bas que l’an dernier.

Le rapport de l’USDA de mars sur les intentions d’ensemencement révèle que la superficie prévue d’ensemencement de haricots secs aux États-Unis (à l’exclusion des pois chiches) devrait augmenter et avoisiner 1,4 million d’acres, surtout en raison de l’augmentation de la superficie ensemencée au Dakota du Nord.

Haricots secs [a] : le 22 avril 2020
2018-2019 2019-2020[p] 2020-2021[p]
Superficie ensemencée (kha) 143 160 150
Superficie récoltée (kha) 137 150 145
Rendement (t/ha) 2,49 2,11 2,28
Production (kt) 341 317 330
Importations (kt) [b] 98 85 85
Offre totale (kt) 464 481 510
Exportations (kt) (b) 348 345 350
Utilisation intérieure totale (kt) (c) 37 41 40
Stocks de fin de campagne (kt) 80 95 120
Ratio stocks-utilisation 21 25 31
Prix moyen (d) 815 900-930 790-820
  • [a] Campagne agricole d'août à juillet. Comprend les légumineuses (pois sec, lentille, haricot sec, pois chiche) et les cultures spéciales (graine de moutarde, graine à canaris et graine de tournesol).
  • [b] Les produits sont exclus.
  • [c] Comprend l'alimentation humaine et animale, les semences, les déchets et les criblures. L'utilisation intérieure totale est calculée sur une base résiduelle.
  • [d] Prix au producteur franco à bord (FAB) : usine Moyenne - tous types grades et marchés confondus.
  • kha : milliers d'hectares
  • t/ha : tonnes par hectare
  • kt : milliers de tonnes métriques
  • $/t : dollars par tonne
  • p : prévisions d’AAC, exception faites de celles de Statistiques Canada sur la superficie, le rendement et la production pour 2019-2020
  • Source : Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)

Pois chiches

En 2019-2020, la chute de la demande pakistanaise a entraîné une révision à la baisse des prévisions d’exportation de pois chiches canadiens. Le Pakistan, les États-Unis et l’Union européenne sont les principaux débouchés d’exportation de pois chiches canadiens. Par conséquent, les stocks de fin de campagne devraient augmenter de manière marquée. Le prix moyen devrait rester inchangé comparativement à l’an dernier malgré la demande d’exportation plus faible et des stocks excédentaires en Amérique du Nord.

En 2020-2021, la superficie ensemencée devrait diminuer de manière marquée par rapport à 2019-2020 en raison des stocks de report plus élevés et des perspectives de revenus inférieurs à celles d’autres options de cultures. C’est ainsi que la production devrait reculer à 200 kt. L’offre devrait diminuer par rapport à l’an dernier malgré les stocks de report encombrants. Les exportations devraient augmenter tandis que les stocks de fin de campagne devraient rester semblables à ceux de l’an dernier. Le prix moyen devrait demeurer semblable en raison de l’augmentation attendue de l’offre mondiale.

Selon l’USDA, la superficie ensemencée de pois chiches devrait reculer pour s’établir à 0,3 million d’acres, en baisse de 30 % par rapport à 2019-2020. Cela s’explique dans une large mesure par une forte baisse de la superficie ensemencée au Montana, dans l’État de Washington et en Idaho.

Pois chiches [a] : le 22 avril 2020
2018-2019 2019-2020[p] 2020-2021[p]
Superficie ensemencée (kha) 179 159 120
Superficie récoltée (kha) 176 156 117
Rendement (t/ha) 1,77 1,61 1,71
Production (kt) 311 252 200
Importations (kt) [b] 51 53 50
Offre totale (kt) 376 405 385
Exportations (kt) (b) 147 127 135
Utilisation intérieure totale (kt) (c) 129 143 135
Stocks de fin de campagne (kt) 100 135 115
Ratio stocks-utilisation 36 50 43
Prix moyen (d) 480 465-495 455-485
  • [a] Campagne agricole d'août à juillet. Comprend les légumineuses (pois sec, lentille, haricot sec, pois chiche) et les cultures spéciales (graine de moutarde, graine à canaris et graine de tournesol).
  • [b] Les produits sont exclus.
  • [c] Comprend l'alimentation humaine et animale, les semences, les déchets et les criblures. L'utilisation intérieure totale est calculée sur une base résiduelle.
  • [d] Prix au producteur franco à bord (FAB) : usine Moyenne - tous types grades et marchés confondus.
  • kha : milliers d'hectares
  •  t/ha : tonnes par hectare
  • kt : milliers de tonnes métriques
  • $/t : dollars par tonne
  • p : prévisions d’AAC, exception faites de celles de Statistiques Canada sur la superficie, le rendement et la production pour 2019-2020
  • Source : Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)

Graines de moutarde

En 2019-2020, les exportations devraient être plus faibles que l’an dernier à 115 kt. Toutefois, les stocks de fin de campagne devraient être nettement plus bas en raison de l’offre réduite. Les États-Unis et l’Union européenne sont les principaux débouchés d’exportation des graines de moutarde canadiennes. Le prix moyen devrait être plus élevé qu’en 2018-2019 en raison de l’offre réduite et de la diminution attendue des stocks de fin de campagne.

En 2020-2021, la superficie ensemencée devrait être supérieure à l’an dernier en raison des bonnes perspectives de revenus comparativement à d’autres cultures. La production devrait grimper à 145 kt du fait des rendements plus élevés. L’offre devrait être semblable à l’an dernier en raison de la production accrue et des stocks de report plus bas. Les exportations devraient augmenter à 120 kt et les stocks de fin de campagne devraient continuer de baisser. Le prix moyen devrait être plus bas qu’en 2019-2020, malgré l’offre réduite et les stocks de fin de campagne plus bas.

Graines de moutarde [a] : le 22 avril 2020
2018-2019 2019-2020[p] 2020-2021[p]
Superficie ensemencée (kha) 204 161 165
Superficie récoltée (kha) 197 155 160
Rendement (t/ha) 0,88 0,87 0,91
Production (kt) 174 135 145
Importations (kt) [b] 8 9 9
Offre totale (kt) 235 216 214
Exportations (kt) (b) 121 115 120
Utilisation intérieure totale (kt) (c) 42 41 44
Stocks de fin de campagne (kt) 73 60 50
Ratio stocks-utilisation 45 38 30
Prix moyen (d) 690 700-730 680-710
  • [a] Campagne agricole d'août à juillet. Comprend les légumineuses (pois sec, lentille, haricot sec, pois chiche) et les cultures spéciales (graine de moutarde, graine à canaris et graine de tournesol).
  • [b] Les produits sont exclus.
  • [c] Comprend l'alimentation humaine et animale, les semences, les déchets et les criblures. L'utilisation intérieure totale est calculée sur une base résiduelle.
  • [d] Prix au producteur franco à bord (FAB) : usine Moyenne - tous types grades et marchés confondus.
  • kha : milliers d'hectares
  • t/ha : tonnes par hectare
  • kt : milliers de tonnes métriques
  • $/t : dollars par tonne
  • p : prévisions d’AAC, exception faites de celles de Statistiques Canada sur la superficie, le rendement et la production pour 2019-2020
  • Source : Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)

Graines à canaris

En 2019-2020, les exportations devraient être plus élevées que l’an dernier. L’offre devrait être à la baisse par rapport à 2018-2019, ce qui causera une chute marquée des stocks de fin de campagne. Le prix moyen devrait augmenter de manière marquée par rapport au niveau de 2018-2019.

En 2020-2021, la superficie ensemencée devrait augmenter en raison des perspectives de revenus intéressantes par rapport à d’autres cultures. Toutefois, la production devrait diminuer en raison des rendements plus bas qu’en 2019-2020. L’offre devrait diminuer légèrement à 145 kt. Les exportations devraient se contracter par suite de l’offre réduite, et les stocks de fin de campagne devraient demeurer bas. Le prix moyen devrait être inférieur à celui de 2019-2020.

Graines à canaris [a] : le 22 avril 2020
2018-2019 2019-2020[p] 2020-2021[p]
Superficie ensemencée (kha) 109 99 105
Superficie récoltée (kha) 109 94 102
Rendement (t/ha) 1,45 1,56 1,42
Production (kt) 158 148 145
Importations (kt) [b] 0 0 0
Offre totale (kt) 174 158 145
Exportations (kt) (b) 156 158 145
Utilisation intérieure totale (kt) (c) 7 0 0
Stocks de fin de campagne (kt) 11 0 0
Ratio stocks-utilisation 7 0 0
Prix moyen (d) 505 620-650 560-590
  • [a] Campagne agricole d'août à juillet. Comprend les légumineuses (pois sec, lentille, haricot sec, pois chiche) et les cultures spéciales (graine de moutarde, graine à canaris et graine de tournesol).
  • [b] Les produits sont exclus.
  • [c] Comprend l'alimentation humaine et animale, les semences, les déchets et les criblures. L'utilisation intérieure totale est calculée sur une base résiduelle.
  • [d] Prix au producteur franco à bord (FAB) : usine Moyenne - tous types grades et marchés confondus.
  • kha : milliers d'hectares
  • t/ha : tonnes par hectare
  • kt : milliers de tonnes métriques
  • $/t : dollars par tonne
  • p : prévisions d’AAC, exception faites de celles de Statistiques Canada sur la superficie, le rendement et la production pour 2019-2020
  • Source : Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)

Graines de tournesol

En 2019-2020, les exportations devraient être plus élevées qu’en 2018-2019, et les stocks de fin de campagne devraient être légèrement plus bas que l’an dernier. Les États-Unis demeurent le principal débouché d’exportation des graines de tournesol canadiennes. Le prix moyen devrait augmenter par rapport à celui de 2018-2019 à cause des prix plus élevés du tournesol oléagineux. Les prix des graines de tournesol pour la confiserie ont été soutenus par l’offre nord-américaine réduite tandis que les prix des graines de tournesol oléagineux ont été plus forts en raison des prix plus élevés de l’huile de soja aux États-Unis.

En 2020-2021, la superficie ensemencée devrait être semblable à celle de 2019-2020 en raison des bonnes perspectives de revenus. La production devrait chuter à 60 kt, en supposant un retour à des rendements moyens. L’offre devrait augmenter à 194 kt, mais les exportations devraient diminuer. Les stocks de fin de campagne devraient eux aussi augmenter en raison de l’offre plus élevée. Le prix moyen devrait diminuer par rapport à 2019-2020, en raison du prix plus bas des graines de tournesol pour la confiserie aux États-Unis et au Canada, mais du prix semblable du tournesol oléagineux.

Selon les estimations de l’USDA, les intentions d’ensemencement de tournesol aux États-Unis en 2020-2021 portent la superficie à 1,56 million d’acres, soit une hausse de 15 % par rapport à 2019-2020. Cela s’explique dans une large mesure par la forte hausse prévue de la superficie ensemencée au Dakota du Sud. La superficie ensemencée avec des variétés de tournesol oléagineux devrait augmenter à 1,35 million d’acres, tandis que la superficie ensemencée avec des variétés de tournesol pour la confiserie devrait augmenter de manière marquée pour s’établir à 0,2 million d’acres.

Graines de tournesol [a] : le 22 avril 2020
2018-2019 2019-2020[p] 2020-2021[p]
Superficie ensemencée (kha) 29 31 31
Superficie récoltée (kha) 27 29 30
Rendement (t/ha) 2,13 2,18 2,00
Production (kt) 57 63 60
Importations (kt) [b] 24 25 24
Offre totale (kt) 179 191 194
Exportations (kt) (b) 26 30 26
Utilisation intérieure totale (kt) (c) 49 51 48
Stocks de fin de campagne (kt) 104 110 120
Ratio stocks-utilisation 138 135 162
Prix moyen (d) 585 590-620 575-605
  • [a] Campagne agricole d'août à juillet. Comprend les légumineuses (pois sec, lentille, haricot sec, pois chiche) et les cultures spéciales (graine de moutarde, graine à canaris et graine de tournesol).
  • [b] Les produits sont exclus.
  • [c] Comprend l'alimentation humaine et animale, les semences, les déchets et les criblures. L'utilisation intérieure totale est calculée sur une base résiduelle.
  • [d] Prix au producteur franco à bord (FAB) : usine Moyenne - tous types grades et marchés confondus.
  • kha : milliers d'hectares
  • t/ha : tonnes par hectare
  • kt : milliers de tonnes métriques
  • $/t : dollars par tonne
  • p : prévisions d’AAC, exception faites de celles de Statistiques Canada sur la superficie, le rendement et la production pour 2019-2020
  • Source : Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)
Total des légumineuses et cultures spéciales [a] : le 22 avril 2020
2018-2019 2019-2020[p] 2020-2021[p]
Superficie ensemencée (kha) 3 652 3 892 3 856
Superficie récoltée (kha) 3 576 3 783 3 774
Rendement (t/ha) 1,88 1,93 1,96
Production (kt) 6 714 7 317 7 380
Importations (kt) [b] 293 322 278
Offre totale (kt) 8 734 8 949 8 733
Exportations (kt) (b) 6 097 6 475 6 076
Utilisation intérieure totale (kt) (c) 1 327 1 399 1 452
Stocks de fin de campagne (kt) 1 310 1 075 1 205
  • [a] Campagne agricole d'août à juillet. Comprend les légumineuses (pois sec, lentille, haricot sec, pois chiche) et les cultures spéciales (graine de moutarde, graine à canaris et graine de tournesol).
  • [b] Les produits sont exclus.
  • [c] Comprend l'alimentation humaine et animale, les semences, les déchets et les criblures. L'utilisation intérieure totale est calculée sur une base résiduelle.
  • [d] Prix au producteur franco à bord (FAB) : usine Moyenne - tous types grades et marchés confondus.
  • kha : milliers d'hectares
  • t/ha : tonnes par hectare
  • kt : milliers de tonnes métriques
  • $/t : dollars par tonne
  • p : prévision d'AAC et Statistique Canada.
  • Source : Statistique Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)

Données historiques

On peut obtenir des données historiques sur les principales grandes cultures sous forme de tableur électronique en adressant un courriel à aafc.bulletin.aac@canada.ca. Veuillez préciser les cultures, les campagnes agricoles et le format de fichier préféré.

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