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Profil des consommateurs – Mexique

Juillet 2019

Sommaire

Le territoire du Mexique, pays bordé à l'est par l'océan Atlantique et à l'ouest par l'Océan Pacifique, est très diversifié et est délimité par des frontières avec les États-Unis, le Guatemala et le Belize. En 2018, la population du Mexique se chiffrait à environ 124,7 millions d'habitants. Par ailleurs, elle a affiché un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 1,0 % au cours de la période de 2005 à 2030.

En 2018, environ 80 % de la population habitait en milieu urbain. Bien que l'économie du pays se porte bien, environ 49,5 % de la population totale vivrait sous le seuil national de pauvreté. De manière générale, 12,3 % des Mexicains vivent avec moins de 3,10 de dollars américains ($ US) par jour.

Le taux de chômage s'est établi à 3,3 % en 2018. Selon les prévisions, il augmentera légèrement pour atteindre 4,4 % d'ici 2030. Le produit intérieur brut (PIB) s'est élevé à 1,2 milliard de dollars américains (G$ US) et a crû à un rythme soutenu, soit à un TCAC quinquennal de 7,7 % depuis 2014.

Le Mexique est le treizième importateur de produits agroalimentaires en importance dans le monde. En 2018, les importations représentaient environ 40 % de la consommation totale (27,3 G$ US). Les céréales, les oléagineux et la viande occupent une place de premier plan. Le Mexique a conclu 13 accords de libre échange avec 52 pays.

Les dépenses de consommation par habitant sont appelées à croître à un TCAC de 5,4 % de 2019 à 2023. Elles devraient représenter 65,9 % du PIB en 2019. En 2018, les dépenses de consommation totales se chiffraient à 6 461 $ US par habitant. Dans l'ensemble, 20,7 % de ces dépenses étaient consacrées aux aliments, et 4,5 %, aux boissons alcoolisées et non alcoolisées. On observe une croissance soutenue des dépenses de consommation.

Au Mexique, le taux d'embonpoint et d'obésité enregistré au sein du groupe des 15 à 74 ans compte parmi les plus élevés du monde (~72,5 %). En réponse à cette situation, on constate une hausse de la demande de produits de santé et de mieux-être. Le nombre de Mexicains atteints de diabète est élevé (~15,8 %), et les problèmes de santé poussent les consommateurs mexicains à se tourner de plus en plus vers la mise en forme et une meilleure alimentation, ce qui se traduit par des choix alimentaires plus sains. Le gouvernement mexicain a mis en œuvre des mesures visant à s'attaquer au problème grandissant que constitue l'obésité et à favoriser des habitudes alimentaires saines. Par exemple, il impose une taxe de vente de 8 % sur les produits alimentaires non essentiels à teneur calorique élevée.

Principaux indicateurs démographiques

En 2018, le Mexique comptait environ 124,7 millions d'habitants. Du point de vue démographique, le pays affiche un taux de croissance annuel composé (TCAC) de 1,0 % de 2005 à 2030. En fait, le Mexique se classe au 14e rang à l'échelle mondiale de par sa superficie totale, et au 11e rang de par sa population. En 2018, un peu plus des trois quarts des Mexicains (80 %) vivaient en milieu urbain, tandis que près du quart de la population (20 %) vivait en milieu rural. Selon les prévisions, la population augmentera d'environ 12,7 millions d'habitants d'ici 2030.

En 2018, la classe moyenne représentait approximativement 39 % de la population mexicaine. Au Mexique, environ 49,5 % de la population vit sous le seuil national de pauvreté. Il s'agit d'une hausse à un TCAC de 0,5 % depuis 2005. Selon le seuil de pauvreté établi à l'échelle internationale, on estime que 9,8 % des Mexicains vivent avec moins de 3,10 $ US par jour, et 2,5 %, avec moins de 1,90 $ US par jour. Le pourcentage de personnes en milieu urbain qui vivent sous le seuil national de pauvreté s'établit à 48,0 % et est légèrement en hausse, tandis que les conditions de vie en milieu rural s'améliorent quelque peu, parallèlement au déplacement grandissant de la population vers les villes.

Population urbaine et population rurale au Mexique, de 2005 à 2030 (en milliers), données historiques et prévisions
Catégorie 2005 2010 2015 2020 2025 2030 TCAC* (%), de 2005 à 2030
Population urbaine 81 763,0 88 916,1 95 888,9 102 376,3 108 390,4 113 891,2 1,3
Population rurale 25 388,0 25 339,5 25 116,9 24 715,4 24 193,6 23 590,1 −0,3
Population totale : 107 151,0 114 255,6 121 005,8 127 091,7 132 584,0 137 481,3 1,0
Population urbaine (%) 76,3 77,8 79,2 80,6 81,8 82,8 0,3
Population rurale (%) 23,7 22,2 20,8 19,4 18,2 17,2 −1,3
Population vivant sous le seuil national de pauvreté[1] (%) 47,0 52,0 52,2 0,5
Population urbaine (%) 41,0 48,0 49,9 1,6
Population rurale (%) 66,2 66,1 60,7 −1,7

Source : Euromonitor International, 2018

*TCAC : Taux de croissance annuel composé

1 : données historiques disponibles uniquement pour la période de 2005 à 2018

En 2018, on comptait presque autant d'hommes que de femmes au sein de la population, soit un ratio hommes : femmes d'environ 0,97:1,02, ce qui signifie que les femmes étaient légèrement plus nombreuses (63,9 millions) que les hommes (60,9 millions). L'âge médian au Mexique était de 27,2 ans chez les hommes et de 29,5 ans chez les femmes. On prévoit que l'âge médian de la population totale passera à 32,1 ans d'ici 2030, hausse parallèle à la croissance prévue de la population se traduisant par un TCAC de 1,1 % au cours de la période de 2005 à 2030.

D'après les prévisions, le groupe des 0 à 14 ans continuera de s'amenuiser à un taux de −0,2 %, de 2005 à 2030. En même temps, le groupe des 15 à 64 ans affichera une croissance parallèlement à la croissance prévue de la population de 1,0 %. Quant au groupe des 65 ans et plus, il enregistrera le taux de croissance le plus élevé, soit 3,4 %.

Population mexicaine selon le groupe d'âge, de 2005 à 2030 (en milliers), données historiques et prévisions
Catégorie 2005 2010 2015 2020 2025 2030 TCAC* (%), de 2005 à 2030
Hommes 52 449,8 55 801,9 59 046,8 61 898,1 64 440,9 66 697,1 1,0
Femmes 54 701,2 58 453,6 61 959,0 65 193,5 68 143,2 70 784,2 1,1
De 0 à 14 ans 34 283,4 34 122,0 33 687,9 33 299,2 32 956,6 32 664,6 −0,2
De 15 à 64 ans 66 852,4 73 133,7 79 141,2 84 090,9 88 004,5 90 926,4 1,2
65 ans et plus 6 015,2 6 999,9 8 176,6 9 701,5 11 622,9 13 890,4 3,4
Âge médian de la population 24,5 26,0 27,5 29,0 30,6 32,1 1,1
Population totale 107 151,0 114 255,6 121 005,8 127 091,6 132 584,1 137 481,3 1,0

Source : Euromonitor International, 2018

*TCAC : Taux de croissance annuel composé

Statistiques de l'état civil du Mexique

Au Mexique, le taux de fécondité était de 2,2 enfants par femme, soit 17,9 naissances par 1 000 habitants en 2018. Le taux de fécondité au Mexique se replie à un TCAC de −0,7 %, de 2005 à 2030. Le nombre de naissances chutera à 15,8 par 1 000 habitants et le taux de fécondité passera à 2,1 enfants par femme d'ici 2030.

Tendances démographiques au Mexique, de 2005 à 2030, données historiques et prévisions
Catégorie 2005 2010 2015 2020 2025 2030 TCAC* (%), de 2005 à 2030
Âge moyen de la mère à la naissance de l'enfant 27,0 26,7 26,5 26,5 26,7 26,9 0,0
Taux de natalité[1] 21,5 19,7 18,5 17,5 16,6 15,8 −1,2
Taux de fécondité par femme 2,5 2,3 2,2 2,1 2,1 2,1 −0,7
Naissances vivantes (en milliers) 2 302,1 2 251,7 2 241,4 2 227,4 2 202,2 2 167,7 −0,2
Taux de mortalité infantile[1] 13,7 12,3 11,2 9,6 8,4 7,4 −2,4
Taux de mortalité[1] 5,2 5,6 5,7 6,0 6,3 6,7 1,0
Migration nette (en milliers) −477,3 −182,5 −267,3 −316,2 −323,1 −326,7 −1,5
Taux net de la migration[1] −4,5 −1,6 −2,2 −2,5 −2,4 −2,4 −2,5
Réfugiés et demandeurs d'asile[2] 3 390,0 1 567,0 4 273,0 15,9
Variation naturelle (en milliers) 1 741,3 1 611,2 1 549,0 1 469,5 1 365,3 1 242,5 −1,3
Taux de variation naturelle[1] 16,3 14,1 12,8 11,6 10,3 9,0 −2,3

Source : Euromonitor International, données tirées de statistiques nationales/de l'ONU

*TCAC : Taux de croissance annuel composé

1 : Les taux de natalité, de mortalité infantile et de mortalité, de même que le taux de variation naturelle et le taux net de la migration correspondent au nombre par 1 000 habitants, tandis que le taux de fécondité renvoie au nombre d'enfants par femme. L'âge de la mère à la naissance de l'enfant correspond à l'âge moyen des femmes en années.

2 : Données de 2005 à 2018

Structure des ménages au Mexique

Selon les prévisions, le nombre de ménages constitués de couples sans enfants (4 243 500) dépassera le nombre de familles monoparentales (4 226 500) d'ici 2030, parallèlement à l'accroissement démographique au Mexique. Les couples avec enfants continueront de former le groupe majoritaire, devant les couples mixtes ou familles recomposées avec enfants et les familles élargies. Les ménages d'une personne, dont le TCAC s'établit à 3,4 % au cours de la période de 2005 à 2030, sont de plus en plus nombreux. De manière générale, on observe une baisse du nombre de ménages comptant deux enfants ou plus au cours de la période visée. D'ici 2030, les tendances les plus populaires seront les ménages sans enfants (41,4 %) et les ménages comptant un enfant (35,1 %).

Nombre de ménages mexicains selon le type, de 2005 à 2030 (en milliers), données historiques et prévisions
Type 2005 2010 2015 2020 2025 2030 TCAC* (%), de 2005 à 2030
Couple avec enfant(s) 12 467,0 12 942,9 13 921,5 14 981,4 15 896,1 16 606,5 1,2
Autres[1] 6 693,7 7 740,4 9 005,4 10 081,0 10 910,1 11 511,2 2,2
Famille monoparentale 2 441,8 2 831,3 3 300,7 3 698,6 4 004,7 4 226,5 2,2
Couple sans enfants 2 206,4 2 607,7 3 111,7 3 563,2 3 937,4 4 243,5 2,7
Ménage d'une personne 1 928,5 2 518,2 3 004,7 3 556,4 4 054,6 4 487,1 3,4

Source : Euromonitor International, 2018

*TCAC : Taux de croissance annuel composé

1 : Couples avec enfants et familles élargies

Nombre d'enfants par ménage au Mexique, de 2005 à 2030 (en milliers), données historiques et prévisions
Type 2005 2010 2015 2020 2025 2030 TCAC* (%), de 2005 à 2030
Ménages sans enfants (%) 30,2 33,9 36,3 38,3 39,8 41,4 1,3
Ménages avec 1 enfant (%) 28,6 29,3 31,2 32,8 34,3 35,1 0,8
Ménages avec 2 enfants (%) 18,8 18,2 17,4 16,5 15,6 14,7 −1,0
Ménages avec 3 enfants (%) 11,0 9,9 8,7 7,6 6,6 5,8 −2,5
Ménages avec 4 enfants ou plus (%) 11,4 8,7 6,4 4,8 3,7 3,0 −5,2

Source : Euromonitor International, 2018

*TCAC : Taux de croissance annuel composé

Indicateurs économiques et contexte commercial

Bien que l'économie mexicaine ait connu une croissance plus lente que celle des autres grands pays d'Amérique latine pendant plus de dix ans, elle s'est améliorée de façon modérée au cours des dernières années. En 2018, l'économie du Mexique se portait bien : en effet, la croissance du PIB réel s'est établie à 2,1 %. Toutefois, on prévoit que ce taux se repliera légèrement pour atteindre 1,9 % en 2019. Le PIB se chiffrait à 1,2 billion $ US en 2018. Ce bon rendement économique est principalement attribuable au secteur des services et aux hausses considérables des exportations. Des gains modérés au chapitre de la consommation privée alimentent également la contribution grandissante des dépenses de consommation.

Le taux de chômage augmente lentement à un TCAC de 0,9 % (de 2005 à 2030). En 2018, 3,3 % de la population active était au chômage. Selon les prévisions, le taux de chômage se hissera à 4,4 % d'ici 2030. Le revenu brut moyen des Mexicains âgés de 15 à 65 ans et plus se chiffrait à 11 439,20 $ US, soit l'équivalent de 220 191,20 pesos mexicains. Dans l'ensemble, 77,4 % des Mexicains de ce groupe d'âge ont fait leurs études primaires et secondaires. Au total, 94,5 % de la population mexicaine sait lire et écrire (Central Intelligence Agency). Le secteur de l'agriculture emploie 12,7 % de la main-d'œuvre, le secteur de la fabrication, 16,6 %, et le secteur du tourisme, plus de 13 %. Malgré la hausse de 10,4 % du salaire minimum à la fin de 2017 et une deuxième augmentation le portant à 102,68 pesos mexicains par jour ou 7,12 $ CA par jour (à compter du 1er janvier 2019), 12,3 % de la population vivait encore sous le seuil de pauvreté établi à l'échelle internationale, soit moins de 3,10 $ par jour, en 2018, du fait que près de six Mexicains sur dix travaillent dans le cadre d'ententes informelles et ne sont pas admissibles au salaire quotidien minimum en vigueur.

Données économiques mexicaines, $ US, de 2005 à 2030, données historiques et prévisions
Catégorie 2005 2010 2015 2020 2025 2030 TCAC* (%), de 2005 à 2030
PIB[1] en millions 496,8 694,4 963,8 1 390,0 1 892,5 2 559,3 6,8
PIB par habitant 4 636,3 6 077,6 7 964,6 10 936,8 14 274,3 18 615,6 5,7
PIB mesuré en fonction de la PPA[2], par habitant 14 243,3 15 807,1 18 816,2 21 707,2 26 012,2 31 545,4 3,2
PIB réel (croissance en %) 2,3 5,1 3,3 2,1 2,8 2,6 0,5
Coefficient déflateur du PIB (2010 = 100) 77,0 100,0 120,0 155,1 185,2 219,4 4,3
Taux de chômage (% de la population active) 3,5 5,3 4,4 4,1 4,2 4,4 0,9
Hommes (%) 3,3 5,3 4,3 3,9 4,1 4,2 1,0
Femmes (%) 3,8 5,2 4,5 4,3 4,5 4,6 0,8
Jeunes[3] (% âgés de 15 à 24 ans) 6,1 9,0 8,0 0,2
Population vivant sous le seuil national de pauvreté[3] (%) 47,0 52,0 52,2 0,5

Source : Euromonitor International, 2018

*TCAC : Taux de croissance annuel composé

1 : Produit intérieur brut

2 : Parité de pouvoir d'achat

3 : données disponibles pour la période de 2005 à 2018

Revenu brut moyen et niveau de scolarité au Mexique, données historiques et prévisions,prix courants fixes en $ US, de 2005 à 2030 (milliers)
Type de données statistiques 2005 2010 2015 2020 2025 2030 TCAC* (%), de 2005 à 2030
Revenu brut moyen selon l'âge (de 15 à 65 ans et plus), en $ US 5 566,5 7 419,5 9 616,0 12 775,2 16 641,3 21 669,9 5,6
Revenu brut moyen selon l'âge [(de 15 à 65 ans et plus), en pesos mexicains] 107 149,3 142 817,6 185 097,7 245 907,7 320 327,6 417 121,9 5,6
Population de 15 ans et plus selon le niveau de scolarité 72 867,6 80 133,6 87 317,9 93 792,5 99 627,5 104 816,8 1,5
Population de 15 ans et plus selon le niveau de scolarité [études primaires] 29 230,2 28 708,2 28 468,0 27 955,3 27 367,7 26 689,1 −0,4
Population de 15 ans et plus selon le niveau de scolarité [études secondaires] 27 221,6 33 249,9 39 106,4 44 727,3 50 012,4 54 949,4 2,8
Population de 15 ans et plus selon le niveau de scolarité [études supérieures] 9 178,6 11 527,0 13 660,7 15 615,3 17 343,6 18 859,0 2,9
Population de 15 ans et plus selon le niveau de scolarité [aucune scolarité] 6 844,7 6 238,3 5 708,3 5 132,7 4 562,0 3 996,1 −2,1
Population de 15 ans et plus selon le niveau de scolarité [autre ou niveau inconnu] 392,5 410,2 374,5 361,9 341,8 323,2 −0,8

Source : Euromonitor International, 2018

*TCAC : Taux de croissance annuel composé

Préférences et dépenses en matière d'aliments et de boissons

Le Mexique est le deuxième marché de consommation en importance de l'Amérique latine (derrière le Brésil). En 2018, les dépenses de consommation totales par habitant s'élevaient à 6 461 $ US : 20,7 % de ces dépenses étaient consacrées aux aliments, et 4,5 %, aux boissons alcoolisées et non alcoolisées. À titre de comparaison, le revenu disponible par habitant se chiffrait à 7 260,00 $ US.

Les dépenses de consommation par habitant sont appelées à croître à un TCAC de 5,4 % de 2019 à 2023 et devraient représenter 65,9 % du PIB en 2019. Au cours de la période de 2019 à 2030, ce seront les dépenses consacrées au transport ainsi qu'aux biens et services divers qui afficheront les hausses les plus notables.

Au Mexique, la valeur au détail des ventes d'aliments emballés poursuit sa croissance soutenue. En effet, elle correspondait à environ 51,6 milliards $ US en 2018 et devrait atteindre 69,7 milliards $ US d'ici 2023, ce qui représente un TCAC de 6,1 % au cours de la période de 2019 à 2023. Les aliments de base, les produits laitiers et les collations comme le pain et les céréales, les fruits et légumes, le lait, le fromage et les œufs, la viande, les produits de confiserie et les collations salées sont les produits qui se retrouvent le plus souvent dans le panier des consommateurs mexicains.

La croissance de la catégorie des aliments emballés est de plus en plus alimentée par les ventes du secteur des produits de santé et de mieux-être en raison des taux élevés d'obésité qui poussent les consommateurs mexicains à s'informer davantage et à s'intéresser à leur santé digestive et à son rôle déterminant dans la fonction immunitaire. Cependant, la hausse des taux d'inflation et la faiblesse du peso auront vraisemblablement pour effet de réduire la demande de produits de consommation au détail, y compris les vêtements et souliers ainsi que les aliments et autres biens de consommation durables. L'augmentation du prix des produits importés aura une incidence négative sur le pouvoir d'achat des Mexicains et pourrait entraîner un léger ralentissement de la croissance au chapitre des ventes au détailNote de bas de page 1.

Malgré la taxe de vente de 8 % imposée dernièrement par le gouvernement sur les produits alimentaires non essentiels à forte teneur calorique (≥275 calories par portion de 100 grammes) visant à contribuer à sensibiliser la population à une alimentation saine, on observe une augmentation du volume des ventes de boissons sucrées, comme les boissons gazeuses, en particulier les produits à base de cola. Les ventes d'eau embouteillée ont crû de 12,5 %, et l'accroissement de la demande de boissons pour sportifs et de boissons énergisantes a donné lieu à une forte croissance des ventes de ces produits, soit de 28 % de 2013 à 2017. Du point de vue des boissons santé, le thé gagne en popularité, mais pas assez pour détrôner le café qui demeure la boisson chaude la plus populaire auprès des Mexicains, plus particulièrement le café instantané qui plaît de par sa commodité et son faible prix par rapport au café frais. Contrairement à la place qui lui est réservée dans bon nombre d'autres pays, le café n'est pas un incontournable du petit-déjeuner au Mexique. Les Mexicains préfèrent en boire au dîner ou au souper et le considèrent davantage comme un prétexte pour passer du temps entre amis et relaxer. La plupart des cafés n'ouvrent pas leurs portes avant la fin de la matinée et restent ouverts tard en soirée.

Les Mexicains aiment boire des boissons alcoolisées tant à la maison qu'à l'extérieur du foyer. Du point de vue du volume, la bière arrive en tête de classement des boissons alcoolisées. Les bières artisanales raffinées et les bières provenant de producteurs indépendants ont de plus en plus la cote auprès des jeunes consommateurs. On constate une croissance considérable au chapitre des vins importés et régionaux, bien que le volume des ventes de ces produits demeure inférieur à celui de la bière. La consommation de spiritueux, constituée à hauteur de 38,2 % de tequila et de mescal, a progressé de 15,3 % de 2014 à 2018 et représentait un volume hors débitsNote de bas de page 2 d'environ 1,3 litre par habitant sur 3,2 litres (âge légal) en 2018. La culture des cocktails gagne en popularité auprès des jeunes consommateurs des régions urbaines, et la demande de tequila artisanale ou de qualité supérieure produite en petites quantités et vieillie pendant de longues périodes est en hausse.

Au nombre des principaux détaillants nationaux du Mexique figurent les suivants : Walmart de México (Bodega Aurrera, Superama, Sam's club, Medimart), Organización Soriana (Super City, Mercado Soriana, Soriana Express, Soriano Hiper, Soriano Súper, Mega Soriano, City Club), Grupo Comercial Chedraui (Súper Chedraui, Chedraui, Chedraui Selecto), Costco (géré par San Diego) et Grupo La Comer (City Market, Fresko, Sumesa). Parmi les grands détaillants régionaux se trouvent notamment H-E-B ou Mi Tenda del Ahorro (Hill Country Fare, EconoMax, Season's Select & Central Market Organics), S-Mart (Valu Time, Food Club), Casa Ley (Ley Express/Mayoreo, Super Ley), Alsuper (My Brand, Mimarca), Arteli (Arteli Express/Mȧs, Akȧ SuperBodegas) et des marques de distributeur (Los Asados, Girasol, La Granja) - [webinaire : Doing Business with Mexico - Faire des affaires avec le Mexique, 2019].

Dépenses annuelles par habitant consacrées aux aliments et aux boissons au Mexique, données historiques et prévisions, prix courants fixes en $ US, de 2014 à 2023
Dépenses de consommation 2014 2018 TCAC* (%), de 2014 à 2018 2019 2023 TCAC* (%), de 2019 à 2023
Dépenses de consommation totales 5 032,8 6 461,0 6,4 6 843,4 8 433,1 5,4
Aliments 1 045,8 1 340,3 6,4 1419,0 1 742,7 5,3
Viande 266,8 344,6 6,6 364,8 448,1 5,3
Pain et céréales 253,7 313,3 5,4 331,3 407,2 5,3
Lait, fromage et œufs 189,4 224,1 4,3 236,6 288,7 5,1
Légumes 143,7 193,8 7,8 205,6 253,2 5,3
Fruits 73,9 98,5 7,4 104,6 128,4 5,3
Sucre et produits de confiserie 30,7 49,2 12,5 52,2 64,4 5,4
Autres aliments 32,4 47,8 10,2 50,7 62,5 5,4
Poisson et fruits de mer 32,9 45,3 8,3 48,1 59,2 5,3
Huiles et graisses 22,2 23,7 1,6 25,0 30,9 5,4
Boissons non alcoolisées 147,7 172,4 3,9 182,3 224,2 5,3
Eaux minérales, boissons gazeuses, jus de fruits et de légumes 135,5 157,9 3,9 166,9 205,4 5,3
Café, thé, boissons à base de cacao 12,2 14,5 4,4 15,4 18,8 5,1
Boissons alcoolisées 94,2 120,4 6,3 127,1 155,3 5,1
Bière 68,4 87,9 6,5 92,7 113,6 5,2
Spiritueux 21,5 26,6 5,5 28,1 34,1 5,0
Vin 4,3 5,9 8,2 6,2 7,6 5,2

Source : Euromonitor International, 2018

*TCAC : Taux de croissance annuel composé

Occasions et tendances en matière de consommation

Croissance soutenue des dépenses de consommation

Les dépenses de consommation ont crû de façon soutenue au cours des cinq dernières années, et ce, malgré la confiance chancelante des consommateurs qui doivent composer avec les répercussions récentes des circonstances politiques et économiques nationales et internationales. Le pourcentage de membres de la classe moyenne est en hausse et s'établit à environ 39 % de la population totale. Toutefois, on constate encore une grande inégalité des revenus tant en milieu urbain que rural. En effet, les emplois mal rémunérés sont légion. Bon nombre de Mexicains travaillent en vertu de contrats informels (qui ne respectent pas les normes en matière de salaire minimum), et près de la moitié des consommateurs mexicains peinent à répondre à leurs besoins quotidiens. En fait, selon les données de l'OCDE, les habitants qui font partie des ménages du quintile supérieur gagnent dix fois plus que ceux des ménages du quintile inférieur.

Le Mexique est le neuvième importateur de produits agroalimentaires en importance dans le monde. En 2018, les importations représentaient environ 40 % de la consommation totale (28,7 G$ US). Les céréales, les oléagineux et la viande occupent une place très importante au Mexique. À l'heure actuelle, les graines de l'alpiste des Canaries, l'avoine usinée, les produits du canola, les produits de l'érable, les graines de moutarde ainsi que les gaufres et gaufrettes constituent les principaux produits exportés par le Canada au Mexique.

Au nombre des autres débouchés dans le secteur du commerce de détail figurent les produits de santé et de mieux-être (plus particulièrement les produits biologiques, les produits à teneur réduite en matières grasses ou en sucre, les produits à forte teneur en fibres et les produits sans allergènes ou sans gluten), les aliments emballés prêts à manger ou prêts à cuisiner (mélanges à base de quinoa, repas surgelés et mets à base de pâtes) ainsi que les superaliments santé et produits de spécialité de qualité supérieure qui se distinguent des autres (supergraminées, collations salées santé et produits de boulangerie emballés prêts à cuire - pain frais, gâteaux et pâtisseries de spécialité). L'introduction de marques de distributeur au sein des hypermarchés et des supermarchés mexicains suscite notamment un grand intérêt. Les fabricants alimentaires mexicains prévoient également une hausse de la demande de superaliments et de céréales ayant une grande valeur nutritionnelle et affichant des étiquettes « simples » (moins d'ingrédients), notamment des produits arborant les certifications « sans OGM » ou « produit durable ».

Selon un article tiré du site foodnetwork.com, « la cuisine mexicaine ne se limite certainement pas qu'aux tacos et aux burritos. Elle est tout aussi diversifiée que la plupart des cuisines des autres pays…Les régions côtières se tournent beaucoup vers les fruits de mer, tandis que les régions du Nord mettent le bœuf à l'honneur et ne gaspillent aucune partie de l'animal » [traduction]. La papaye, la mangue, les piments habanero et le yucca comptent parmi les saveurs tropicales souvent mises en valeur. Les Mexicains se spécialisent également dans la préparation de diverses sauces de type « mole ». Pour ce qui est de la restauration (hôtels, restaurants et services alimentaires en établissement), il existe des débouchés pour les produits de spécialité de qualité supérieure, y compris le pain surgelé, les pâtisseries et gâteaux, le bœuf ainsi que le poisson et les fruits de première qualité.

Traditionnellement, le repas principal de la journée est celui du midi, qui se déroule généralement plus tard en après-midi. Les Mexicains commencent leur journée avec un petit-déjeuner léger et la terminent en fin de soirée par un souper léger vers 20 h ou 21 h. De plus en plus de consommateurs vont au restaurant et mangent des repas plus copieux en général. Les Mexicains adorent grignoter et acheter de la cuisine de rue. Résultat : ils consomment plus d'aliments malsains, hautement caloriques et à forte teneur en sucre. Toutefois, d'après les résultats d'un sondage réalisé en 2017 par le Culinary Visions Panel (en anglais seulement), 61 % des travailleurs mexicains seraient prêts à faire des sacrifices sur le plan du goût en optant pour des collations santé. En revanche, seuls 25 % des travailleurs américains seraient prêts à sacrifier le goût au profit d'options santé.

Les consommateurs sont de plus en plus informés au sujet des aliments et des boissons

Les consommateurs se renseignent au sujet des ingrédients et des procédés de production qui entrent dans la fabrication de produits raffinés aux multiples bienfaits, en particulier les produits de santé et de mieux-être qui contiennent des ingrédients fonctionnels ajoutés ou qui reposent sur des procédés uniformisés plus sains. Par ailleurs, les consommateurs sont de plus en plus enclins à modifier leurs habitudes d'achat en augmentant leur budget de consommation afin de se procurer des produits de meilleure qualité. Néanmoins, bien qu'ils soient prêts à augmenter leurs dépenses, ils font des choix plus rationnels au moment de faire des achats, ce qui complique la tâche des grands joueurs existants ou émergents de l'industrie qui veulent différencier leurs produits « perçus » comme étant de plus grande valeur en instaurant des pratiques exemplaires en matière d'étiquetage simple ainsi que des stratégies de promotionNote de bas de page 3.

Selon le Service des délégués commerciaux du Canada au Mexique, il existe des débouchés sur les marchés des ingrédients alimentaires semi-transformés et à valeur ajoutée comme les oléagineux, le blé, l'orge, les graines de lin, l'avoine, les graines de tournesol et les graines de moutarde. Compte tenu de l'intérêt grandissant pour les produits de santé et de mieux-être, il y a également des occasions d'introduire des épaississeurs, des édulcorants et des arômes plus sains tout en assurant la rentabilité. Le sous-secteur des ingrédients qui entrent dans la fabrication des aliments pour animaux est également considéré comme un débouché pour les exportateurs canadiens puisque le Mexique est fortement tributaire des importations de ces ingrédients (environ 60 %), par exemple, le tourteau de canola, l'orge fourragère, le blé, le maïs, l'avoine et les pois. Le marché spécialisé des aliments, gâteries et jouets de première qualité pour animaux de compagnie suscite également un vif intérêt chez les détaillants et importateurs mexicains et présente donc d'autres débouchés.

Croissance des produits de santé et de mieux-être

Dans l'ensemble, les produits de santé et de mieux-être ont affiché une croissance soutenue à un TCAC de 6,8 % de 2014 à 2018, et plus particulièrement les produits dits « sans… » dont la valeur des ventes au détail a presque doublé au cours de cette période. La catégorie des aliments fonctionnels/enrichis et plus particulièrement celle des aliments biologiques sont les deux seules qui, selon les prévisions, progresseront à un taux supérieur au cours de la période de prévision de 2019 à 2023, devant les catégories des aliments meilleurs pour la santé, des aliments naturellement sains et des aliments dits « sans… » qui sont également appelés à croître, mais moins rapidement. Le TCAC global prévu est fixé à 6,9 % pour le secteur des aliments de santé et de mieux-être.

Le Mexique est un important producteur de fruits et de légumes biologiques destinés à l'exportation. Or, la demande et la confiance des consommateurs au pays à l'égard des produits biologiques pour ce qui est de saisir leurs bienfaits généraux demeurent faibles du fait que ces produits sont plus chers et moins accessibles que les autres. Les ventes ont presque doublé pour atteindre 86,2 millions $ US (TCAC quinquennal de 12,2 % d'ici 2023) sous l'effet de la hausse de la demande chez les jeunes de la classe moyenne ainsi qu'au sein de l'importante population vieillissante, deux groupes soucieux de leur santé.

Au cours des dernières années, de plus en plus de détaillants traditionnels et modernes ont pris de l'expansion pour cibler un vaste éventail de marques existantes et émergentes dans le secteur des produits de santé et de mieux-être pour ainsi accroître la durabilité de même que la part de la valeur des boissons et des aliments enrichis ainsi que des produits à faible teneur calorique ou à faible teneur en matières grasses et les produits meilleurs pour la santé. Parallèlement, les produits biologiques et naturellement sains sont vendus principalement dans les hypermarchés, les supermarchés et les détaillants spécialisés. Ces produits se taillent tranquillement une place au sein des canaux de distribution traditionnels. L'urbanisation et la croissance de la jeune classe moyenne prospère ont contribué à l'expansion du secteur des produits de santé et de mieux-être au Mexique.

Selon une analyse réalisée dernièrement par l'UNICEF, le Mexique se classe au premier rang mondial au chapitre de l'obésité infantile et au deuxième rang mondial au chapitre de l'obésité chez les adultes. La plupart des jeunes consommateurs de la classe moyenne réagissent à ces taux alarmants ainsi qu'à d'autres problèmes de santé. Malgré l'évolution des régimes alimentaires qui a donné lieu à une consommation accrue de collations malsaines et de repas copieux ainsi qu'à un mode de vie sédentaire, de nombreux consommateurs cherchent à améliorer ou à maintenir leur condition physique et croient fermement aux bienfaits allégués des produits de santé et de mieux-être, par exemple le rôle de la santé digestive dans le microbiome intestinal. Les données du sondage révèlent que les Mexicains souhaitent dans une plus grande mesure accroître la demande de suppléments et de produits alimentaires sains qui offrent, par exemple, les bienfaits des prébiotiques, et qu'ils sont prêts à le faire.

Bien que les Mexicains bénéficient d'une couverture universelle des soins de santé, les services qu'ils reçoivent sont offerts par un système complexe de soins de santé publics (dont la qualité doit être améliorée) et privés. Seulement 7,2 % de la population peut compter sur une assurance privée en matière de soins de santé, et les coûts des services de soins de santé s'inscrivent en grande partie dans les dépenses personnelles. Cette situation explique vraisemblablement l'accroissement de la demande de produits de santé et de mieux-êtreNote de bas de page 4. De plus, des études menées à Mexico font ressortir la menace grandissante que présentent les troubles cardiaques qui seraient causés par la pollution atmosphérique, laquelle est attribuable aux fortes concentrations de particules dans l'air. La déforestation effrénée de même que l'épuisement et la contamination des ressources en eau n'aident pas non plus à atténuer les problèmes de santé découlant des enjeux environnementaux aux quatre coins du MexiqueNote de bas de page 5.

Secteur mexicain des produits de santé et de mieux-être selon la répartition des catégories - valeur des ventes au détail en $ US courants fixes, 2018
La description de cette image suit.
Description de l'image ci-dessus
  • Aliments fonctionnels/enrichis : 9 562,5 M$ US (58.7 %)
  • Produits meilleurs pour la santé : 3 310,0 M$ US (20.3 %)
  • Produits naturellement sains : 2 371,2 M$ US (14.6 %)
  • Produits dits « sans… »  997,4 M$ US (6.1 %)
  • Produits biologiques : 47,9 M$ US (0.3 %)

Source : Euromonitor International, 2019

Marché mexicain des produits de santé et de mieux-être - données historiques et prévisions, valeur des ventes au détail en millions $ US
Catégories selon le type 2014 2018 TCAC* (%), de 2014 à 2018 2019 2023 TCAC* (%), de 2019 à 2023
Produits de santé et de mieux-être 12 517,3 16 289,0 6,8 17 472,6 22 793,5 6,9
Aliments fonctionnels/enrichis 7 666,8 9 562,5 5,7 10 191,9 12 866,4 6,0
Produits meilleurs pour la santé 2 535,1 3 310,0 6,9 3 519,9 4 500,7 6,3
Produits naturellement sains 1 713,8 2 371,2 8,5 2 573,3 3 536,0 8,3
Produits dits « sans… » 566,6 997,4 15,2 1 133,1 1 804,2 12,3
Produits biologiques 35,0 47,9 8,2 54,3 86,2 12,2

Source : Euromonitor International, 2019

*TCAC : Taux de croissance annuel composé

Débouchés pour le Canada

Le 8 mars 2018, le Canada a signé l'Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP) avec 10 pays, à savoir le Mexique, l'Australie, Brunéi, le Chili, le Japon, la Malaisie, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour et le Vietnam. Le PTPGP constitue une étape importante pour ce qui est de resserrer les liens en matière de commerce et d'investissement entre le Canada et le Mexique. Les producteurs canadiens pourraient enregistrer des gains notables en augmentant leur part de marché au sein d'économies comme celles du Mexique. Aux termes du PTPGP, certains produits canadiens qui ne bénéficient pas d'un accès préférentiel en vertu de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) peuvent être exportés au Mexique en franchise de droits ou profiter d'un taux de droit préférentiel selon des contingents tarifaires permanents propres au pays établis par le Mexique. Au nombre des produits figurent, par exemple, le lait en poudre, le lait concentré et le lait entier condensé, le beurre, le fromage et les préparations à base de produits laitiers. Pour obtenir de plus amples renseignements sur les réductions tarifaires particulières au Mexique en vertu de cet accord, consultez la liste Tarifaire du Mexique (HS2012) (PDF, en espagnol seulement). Pour connaître les retombées du PTPGP pour le secteur canadien de l'agriculture et de l'agroalimentaire, consultez la page Le PTPGP et les exportateurs de produits agroalimentaires.

Le 20 novembre 2018, le Canada, les États-Unis et le Mexique ont signé le nouvel Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM), qui n'a toutefois pas encore été ratifié. SI l'ACEUM entre en vigueur, l'ALENA/ACEUM et le PTPGP coexisteront en tant qu'accords de libre-échange (ALE). De ce fait, les exportateurs canadiens pourront choisir l'ALE qui offre le meilleur traitement préférentiel pour leurs produits, y compris les règles d'origine et les mesures tarifaires pertinentes. Pour en savoir plus sur les retombées de l'ACEUM pour le secteur canadien de l'agriculture et de l'agroalimentaire, consultez la page Faire des affaires aux États-Unis et au Mexique.

Grâce à l'Accord de PTPGP, à l'ACEUM ainsi qu'aux accords de libre-échange conclus avec les pays de l'Union européenne (AECG) et avec la Corée du Sud (ALECC), le Canada deviendra le seul pays du G7 à profiter d'un libre accès aux marchés des Amériques, de l'Europe et de la région de l'Asie-Pacifique. Toutes les provinces et tous les territoires du Canada pourront profiter des retombées de ces ALE.

Conclusion

Le Mexique cherche à diversifier ses sources courantes d'approvisionnement et d'importation, ce qui donne l'occasion aux exportateurs canadiens de positionner favorablement leurs marques canadiennes d'aliments et de boissons. Dans le secteur du commerce de détail, les produits de santé et de mieux-être, les aliments emballés pratiques et prêts à manger ou prêts à cuisiner, les produits de marque de distributeur ainsi que les superaliments santé distinctifs et les produits de spécialité prêts à cuire de qualité supérieure constituent des débouchés. En ce qui concerne le secteur de la restauration (hôtels, restaurants et services alimentaires en établissement), les Canadiens pourront également tailler une place à leurs produits de spécialité de qualité auprès de la classe moyenne florissante, des restaurants haut de gamme ainsi que des hôtels haut de gamme et des petits hôtels de type « boutique » où les services sont offerts à la carte (« plan européen ») dans les grandes villes et les régions touristiques.

Pour voir leurs efforts couronnés de succès, les exportateurs canadiens doivent miser sur des prix concurrentiels au moment de présenter des produits de spécialité et de qualité supérieure ainsi que lorsqu'il s'agit de veiller à ce que leurs produits de première qualité se démarquent au sein de marchés spécialisés comme celui des aliments, des gâteries et des jouets pour animaux de compagnie. Il est important de comprendre que la main-d'œuvre est bon marché au Mexique et qu'il est essentiel d'introduire des produits de grande qualité pour combler l'écart. Il faut toutefois s'assurer de maintenir un faible coût pour faire concurrence à l'offre locale. Pour établir et développer des relations de confiance avec les partenaires de la région, il faut susciter la demande auprès des chefs, des consommateurs et des détaillants. Pour ce faire, il pourrait s'avérer utile de rencontrer un bon partenaire régional qui aiderait à importer de petites quantités de produits au départ tout en misant sur le prix et la qualité.

Pour plus de renseignements

Les délégués commerciaux internationaux peuvent fournir à l'industrie canadienne une expertise de terrain concernant le potentiel des marchés, les conditions actuelles et les contrats d'affaires locaux, et sont une excellente ressource pour obtenir des conseils à l'exportation.

Pour obtenir d'autres renseignements sur ce marché et d'autres marchés, consultez la liste complète des analyses des marchés mondiaux à la page Renseignements sur les marchés internationaux de l'agroalimentaire, par région.

Ressources

Profil des consommateurs – Mexique
Rapport d'analyse mondiale

Préparé par : Erin-Ann Chauvin, analyste de marché

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par le ministre de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire (2019).

Photos
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Agriculture et Agroalimentaire Canada fournit le présent document ainsi que d'autres services de production de rapports gratuitement à ses clients des industries agricole et alimentaire.

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