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Le marché des viandes en Espagne : Guide à l’intention des entreprises canadiennes

Le présent guide fournit un aperçu du marché des viandes en Espagne, avec un accent porté sur les viandes de bœuf, de veau et de porc. Il offre des renseignements pratiques aux exploitants d’abattoirs et aux exportateurs de viande canadiens afin de leur permettre de juger si le marché espagnol convient à leurs objectifs d’affaires.

L’information fournie dans ce document tombe à point, étant donné l’entrée en vigueur en septembre 2017 de l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (AECG), qui représente une occasion sans précédent pour l’industrie canadienne des viandes. En effet, l’AECG élimine les droits d’importation de l’Union européenne (UE) sur 50 000 tonnes de bœuf et de veau, 80 549 tonnes de porc et3 000 tonnes de bison canadiens.

Remarque sur la recherche

La présente recherche est une commande de l’ambassade du Canada en Espagne et de ses délégués commerciaux, qui l’ont également supervisée. Un sondage a été réalisé entre décembre 2018 et janvier 2019, lequel se fonde sur des données émanant de diverses sources publiques et privées, de rencontres personnelles avec des intervenants, d’un questionnaire en ligne adressé aux principaux grossistes de viande espagnols et de différents contrôles menés chez des détaillants de viande.

À moins d’avis contraire, les données, statistiques et tendances relatives au marché espagnol des viandes proviennent du ministère espagnol de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (Ministerio de Agricultura, Pesca y Alimentación).

Le gouvernement du Canada a préparé ce rapport en se basant sur des sources d’information primaires et secondaires. Même s’il n’a ménagé aucun effort pour présenter des données exactes, Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) n’assume aucune responsabilité à l’égard de toute décision qui pourrait être prise sur la foi des renseignements présentés ci-après.

Recommandations

À l’intention des exportateurs de bœuf canadiens

La vente de bœuf canadien en Espagne s’effectue généralement par l’entremise des principaux grossistes du pays. Il est peu probable que les détaillants ou les entreprises de service alimentaire achètent de gros volumes. En ce qui concerne le bœuf en provenance des États-Unis ou d’autres pays comme l’Australie, les détaillants et les restaurateurs préfèrent s’approvisionner auprès de ces grossistes, qui sont leurs fournisseurs habituels.

La plupart des grossistes espagnols n’ont pas la capacité nécessaire pour acheter le chargement de conteneurs entiers de toutes les découpes de la carcasse. Si les exploitants d’abattoirs canadiens doivent vendre les animaux dans leur proportion naturelle (toutes les découpes), et que les importateurs espagnols ne sont pas disposés à les acheter ainsi, il leur est possible de communiquer avec n’importe lequel de ces importateurs de viande européens d’envergure :

Les exportateurs canadiens qui s’intéressent au marché espagnol devraient envisager de se rendre en Espagne pour y rencontrer les principaux acteurs du milieu, recueillir directement l’information requise et offrir des détails sur leurs produits. La présence aux salons commerciaux espagnols est également recommandée, notamment ceux-ci :

Il est peu probable que les transformateurs de viande se procurent du bœuf canadien d’animaux nourris aux grains, puisqu’il s’agit d’un produit trop dispendieux pour être transformé.

À l’intention des exportateurs de porc canadiens

La vente de produits de porc canadiens en Espagne peut s’avérer difficile. L’Espagne est un grand producteur porcin et les prix y sont plutôt concurrentiels. Les consommateurs espagnols ont l’habitude des produits faits de porc Ibérico de haute qualité et ne démontreront probablement que peu d’intérêt pour les produits d’autres origines, à moins que les prix soient très compétitifs.

Les exportateurs de porc canadiens devront créer des produits à valeur ajoutée ou vendre directement à l’industrie de la transformation. En ce moment, dans l’état actuel de la production et des prix, les occasions d’introduire le porc canadien sur le marché espagnol semblent limitées.

En ce qui concerne les produits de porc, les entreprises canadiennes peuvent communiquer avec ces principaux transformateurs :

Analyse sommaire du marché des viandes en Espagne

Analyse détaillée des forces, des faiblesses, des possibilités et des menaces

Les forces

Les faiblesses

Les possibilités

Les menaces

L’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (AECG)

En raison de la réduction ou de l'élimination des barrières tarifaires qu'il offre sur l'exportation canadienne en destination de l'Espagne ou de l'UE dans son ensemble, l'AECG diversifie les possibilités. Il établit des contingents tarifaires (CT) pour les produits carnés canadiens, ce qui signifie que ces derniers peuvent entrer dans l'UE en franchise de droits jusqu'à concurrence des volumes suivants :

Pour en apprendre plus sur l'AECG et son incidence sur vos exportations, consultez l'AECG pour les exportateurs de produits agroalimentaires.

Les grossistes espagnols et la disponibilité des viandes canadiennes en Espagne

En date de janvier 2019, l’offre de produits carnés canadiens en Espagne était quasi inexistante. Le bœuf et le porc canadiens sont toutefois offerts dans d’autres marchés européens, notamment au Royaume-Uni, en Allemagne et en Suède, où ils sont distribués par l’intermédiaire de quelques entreprises qui s’approvisionnent auprès d’abattoirs canadiens.

Les partenaires commerciaux du Canada à l’international exigent fréquemment que les exportateurs ou d’autres intervenants de la chaîne de distribution figurent dans un registre ou sur une liste, un document qui est tenu soit par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) ou par l’autorité compétente à l’étranger. Au Canada, seul un petit nombre d’établissements de transformation de la viande agréés par le gouvernement fédéral détiennent une licence d’exportation vers l’UE. Ceux-ci s’approvisionnent auprès de diverses sources et d’éleveurs qui se conforment à des programmes d’élevage du bétail sans ajout d’hormones. Les ressources qui suivent proposent des renseignements utiles aux exportateurs de viande canadiens :

On trouve 56 principaux grossistes de viande en Espagne, dont la plupart sont situés dans les marchés de gros de Madrid et de Barcelone. Certains d'entre eux offrent de la viande de bovins nourris aux grains de qualité supérieure en provenance des États-Unis, de l'Australie, de l'Uruguay ou de l'Argentine. Dans certains cas, comme dans celui de l'Argentine, de l'Uruguay et du Brésil, les grossistes font affaire directement avec les abattoirs. Ce n'est toutefois pas le cas pour le bœuf américain et australien, pour lequel ils s'approvisionnent plutôt auprès d'importateurs majeurs situés dans d'autres pays de l'UE, principalement aux Pays-Bas, en Italie, en Allemagne ou à Monaco.

Voici une sélection des acheteurs espagnols qui, parmi les 56 grossistes principaux, offrent le plus de potentiel pour les exportateurs canadiens :

L’industrie des viandes en Espagne

Portrait de l’industrie

Selon l’Association nationale des industries de la viande d’Espagne, l’industrie des viandes occupe le quatrième rang des secteurs industriels d’importance au pays, derrière celles de l’automobile, du pétrole ainsi que de la production et de la distribution d’électricité, en plus de composer 2,1 % du produit intérieur brut (PIB) total du pays.

Les filières industrielles du secteur comprennent les abattoirs, les installations de découpe et les usines de transformation, et regroupent environ 3 000 entreprises réparties sur tout le territoire, particulièrement en région rurale. Le secteur compte en outre 584 abattoirs, 2 276 installations de découpe et 4 948 usines de transformation.

Bien que le secteur soit principalement peuplé de petites et moyennes entreprises, les groupes d’entreprises d’envergure, dont certains chefs de file européens, ont réussi à se développer et à se consolider au fil du temps. La production combinée de l’ensemble de ces joueurs fait de l’industrie des viandes la plus vaste de l’ensemble du secteur de l’alimentation et des boissons en Espagne, et de loin. Sa valeur s’élève à 24 milliards d’euros, ce qui correspondait en 2017 à 22,3 % de l’ensemble du secteur alimentaire espagnol.

En 2017, l’industrie espagnole des viandes a exporté plus de 2,3 millions de tonnes de viande, d’abats et de produits transformés de tous genres, avec une balance commerciale éminemment positive de 477 %. La valeur des exportations s’élevait à 5,5 milliards d’euros et celle des importations à 1,1 milliard.

Évolution de la production de viande (en tonnes)
Secteur 2013 2014 2015 2016 2017
Porc 3 431 219 3 620 222 3 854 658 4 181 091 4 298 892
Volaille 1 342 578 1 436 689 1 446 990 1 526 631 1 528 845
Bœuf et veau 580 840 578 600 626 104 637 013 643 861
Ovins/mouton 118 261 114 220 115 864 117 054 115 114
Lapin 63 289 63 790 63 461 59 589 57 258
Cheval 11 668 11 529 12 940 13 088 11 034
Chèvre 8 940 8 622 9 120 9 904 10 713

Le secteur du bœuf et du veau

En 2017, ce secteur représentait 9,7 % de la production de viande en Espagne et constituait la troisième catégorie en importance, derrière le porc et la volaille. En comparaison avec d’autres pays européens, les élevages bovins espagnols occupent, sur le plan du volume, le cinquième rang de l’UE, derrière la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie. L’Espagne est également le 14e exportateur de bœuf et de veau dans le monde.

En 2017, le cheptel bovin en Espagne comptait 6 254 495 têtes, soit 1,2 % de plus que l’année précédente. Cette année-là, 2 391 003 bovins ont été abattus, pour un total de 643 861 tonnes. Le prix moyen d’une carcasse de génisse s’élevait alors à 38,09 euros le kilo.

La production bovine espagnole par rapport à celle de l’ensemble de l’UE
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Année Production
2008 8,1 %
2009 7,7 %
2010 7,9 %
2011 7,9 %
2012 7,8 %
2013 8,0 %
2014 7,9 %
2015 8,3 %
2016 8,2 %
2017 8,3 %

Source : Eurostat

Valeur de la production bovine espagnole (en millions d’euros)
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Année Valeur de la production
2008 2 196,2
2009 2 269,0
2010 2 325,1
2011 2 495,0
2012 2 642,7
2013 2 700,5
2014 2 718,0
2015 2 865,0
2016 3 101,8
2017 3 283,3

Le secteur du porc

Selon l’Association nationale des industries de la viande d’Espagne, la production de porc est le volet central de l’industrie, représentant plus de 64 % de toute la viande produite. Occupant 3,75 % de la production mondiale de viande de porc, l’Espagne est le quatrième producteur de la planète, derrière la Chine, les États-Unis et l’Allemagne. Elle est le deuxième producteur de viande de l’UE, avec 18,4 % de la production.

Ces dernières années, le secteur porcin espagnol a profité d’une expansion et d’une croissance continue, pour atteindre en 2017 une valeur de 15 milliards d’euros. Ces retombées proviennent en grande partie d’une augmentation des ventes à l’étranger, qui ont atteint les 5 milliards en 2017, alors qu’elles étaient de 2,4 milliards en 2008. En outre, quelque 49,6 millions de porcs ont été abattus en Espagne au cours de l’année 2017, produisant ainsi 4,2 millions de tonnes de viande.

Avec une balance commerciale hautement positive, l’Espagne a par ailleurs diversifié son réseau d’exportation pour y inclure des pays tiers (hors de l’UE), tout particulièrement la Chine, qui est maintenant la première destination du porc espagnol.

La production porcine espagnole par rapport à celle de l’ensemble de l’UE
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Année Production
2008 15,3 %
2009 14,7 %
2010 15,1 %
2011 15,3 %
2012 15,6 %
2013 15,5 %
2014 16,2 %
2015 16,7 %
2016 17,7 %
2017 18,4 %

Le secteur des viandes transformées

L’Espagne produit 1,4 milliard de tonnes de viandes transformées chaque année, ce qui en fait le quatrième producteur de l’UE, derrière l’Allemagne, l’Italie et la France. Le pays dispose également d’une des plus riches traditions en ce qui concerne la production et la consommation d’une panoplie de jambons et de viandes préparées (charcuteries). Sa production de viande est diversifiée et s’étend sur tout le territoire, en plus de s’inscrire dans les patrimoines culturel et gastronomique du pays, dont les produits carnés transformés sont renommés partout sur la planète.

Les catégories de produits les plus importantes sur le plan de la valeur sont le jambon salé et l’épaule de porc, y compris l’Ibérico. Les produits de prédilection des consommateurs espagnols sont les jambons salés, Serrano et Ibérico, qui constituent d’ailleurs les produits phares de la production de viande espagnole. Les deux derniers représentent plus de 30 % de la valeur des produits distribués par les circuits spécialisés et en libre-service.

Sur le plan du volume, les viandes cuites occupent la plus vaste portion de la production, la dinde cuite en tête, suivie par les jambons cuits, les saucisses et le chorizo. Cette situation résulte en majeure partie de la croissance spectaculaire de la demande de dinde cuite au cours des dernières années.

Survol de la consommation alimentaire en Espagne

Après la crise financière qui a affligé l’économie espagnole au début des années 2000, les dépenses des ménages en matière d’alimentation ont effectué une légère remontée, puis se sont stabilisées pour constituer 57 à 58 % du PIB. La Banque nationale d’Espagne (Banco de España) estime que les dépenses des ménages pour les biens et les services ont le vent dans les voiles depuis la deuxième moitié de 2013 et qu’elles sont l’un des principaux moteurs de la récente reprise économique du pays. En dépit de cette reprise, les dépenses en alimentation se maintenaient toutefois, à la fin de 2017, à environ 6 % de moins qu’avant la crise.

Évolution de la consommation alimentaire des ménages (en % du PIB)
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Année Proportion du PIB
2000 59,7 %
2001 59,2 %
2002 58,5 %
2003 57,6 %
2004 57,9 %
2005 57,7 %
2006 57,3 %
2007 57,0 %
2008 57,7 %
2009 56,1 %
2010 57, 2 %
2011 57,8 %
2012 58,8 %
2013 58,4 %
2014 58,7 %
2015 58,0 %
2016 57,6 %
2017 57,7 %

Sources : Banque mondiale, Banco de España

Les dépenses alimentaires des ménages

En 2017, les Espagnols ont consommé environ 751,4 kilos d’aliments et de boissons. La consommation globale du pays s’élevait alors à 102 584,72 millions d’euros, ce qui représente des dépenses moyennes de 2 525,71 euros par personne par année de même qu’une augmentation de 3,6 % des dépenses alimentaires comparativement à 2015.

Les habitudes de consommation alimentaire des Espagnols en 2017
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Catégorie Proportion des ventes
Aliments 80,4 %
Boissons froides 13,3 %
Boissons chaudes 6,3 %
Évolution des dépenses alimentaires (en millions d’euros)
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Année Dépenses
2009 102 498
2010 103 830
2011 101 991
2012 100 678
2013 101 250
2014 98 052
2015 99 037
2016 100 002
2017 102 584

Les tendances émergentes dans la consommation alimentaire

Selon Kantar WorldPanel, les dépenses d'épicerie des ménages ont progressé de 1,3 % en 2017, une augmentation propulsée par la hausse de la demande (+1 % de croissance du marché sur le plan du volume), même si l'évolution du prix moyen des produits achetés s'est maintenue autour de +0,3 %. Ces chiffres indiquent que chaque ménage espagnol a consacré en moyenne 4 190 euros par an à l'achat d'aliments et de produits de soins personnels et d'entretien, une hausse de 1 % par rapport à 2016.

La demande croissante de produits plus sains constituait, en 2017, l'un des principaux catalyseurs du marché. Dans le cas des ménages :

La valeur des ventes de produits périssables frais a enregistré une hausse de 0,9 % au cours des douze derniers mois. Ces produits continuent d'être la principale source de revenus des détaillants modernes, provoquant une croissance du secteur de l'ordre de 3,9 %. Parmi ces produits, les plus demandés sont étroitement reliés à la santé et aux « superaliments », notamment les avocats (+25,7 %), le saumon (+13,4 %), le chou (+12,3 %), la morue (+11,3 %), les bananes (+5,8 %) et les œufs (+4,3 %).

Cette tendance vers des choix santé s'observe également dans le secteur des aliments emballés, dont la valeur s'est accrue de 2,2 %. Les produits ayant connu le plus grand essor dans ce secteur sont ceux qui sont les plus associés à un régime équilibré : les pois chiches (+13,3 %), les lentilles (13,0 %) et les noix (11,6 %). Il s'est agi d'une année d'exception pour les produits biologiques également, avec une croissance de 14 % pour les produits emballés portant une mention biologique/écologique, qui sont maintenant consommés par 4 ménages sur 10.

La consommation de viande en Espagne

De l’avis du ministère espagnol de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (Ministerio de Agricultura, Pesca y Alimentación), la valeur de la consommation de viande en Espagne a été plutôt stable au cours des cinq dernières années, occupant en moyenne 14,3 % de l’ensemble de la consommation alimentaire. Malgré la condition économique difficile du pays, on n’observe aucune variation majeure dans la consommation alimentaire en général. C’est donc dire que les dépenses alimentaires n’ont pas été durement touchées.

Évolution de la consommation de viande (en millions d’euros)
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Année Consommation de viande
2013 14572,97
2014 14632,42
2015 14038,18
2016 14243,84
2017 15167,6
Aperçu des viandes les plus populaires en 2017
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Catégorie Proportion de consommation
Volaille fraîche 27 %
Viandes transformées 24 %
Porc frais 21 %
Autres viandes 13 %
Bœuf et veau frais 11 %
Ovins/mouton frais 3 %

La consommation de viande fraîche

Si l’on se penche sur la quantité de viande fraîche consommée en Espagne, on remarque que toutes les catégories, à l’exception des abats, ont connu une baisse marquée au cours des dernières années. La consommation par habitant a chuté d’environ 7 % dans les cinq dernières années. Les consommateurs espagnols sont particulièrement sensibles aux prix, ce qui pourrait constituer une explication. Même la consommation de volaille (de poulet en particulier), qui constitue pourtant la viande de premier choix des Espagnols, a connu un déclin abrupt ces dix dernières années. La consommation de porc, habituellement élevée au pays, souffre d’une baisse elle aussi, en plus d’être la plus fluctuante. L’image de l’industrie pourrait être en cause, puisque des préoccupations ont récemment été soulevées au sujet de ses méthodes de production, de son empreinte, du bien-être des animaux ainsi que de la composition nutritionnelle des produits transformés.

Évolution de la consommation de viande fraîche (en milliers de kg)
Category 2013 2014 2015 2016 2017
Volaille fraîche 653,6 635,2 614,9 608,7 592,3
Viandes transformées 572,0 534,8 523,5 516,5 521,7
Porc frais 484,2 481,5 485,8 468,6 466,4
Autres viandes 312,1 292,0 283,7 288,0 285,7
Bœuf et veau frais 280,6 263,8 253,9 246,4 236,5
Ovins/mouton frais 86,9 79,9 75,1 72,3 68,1

La consommation de porc, de bœuf et de veau frais et transformés

La consommation espagnole de porc atteint près du double de celle de bœuf. En raison de la crise financière qui a touché les ménages espagnols, la consommation de ces produits a baissé de façon notable jusqu’en 2012. Une légère remontée a été observée depuis pour les deux types de viande, même si la consommation est restée faible en 2017.

Évolution de la consommation de porc (kg/habitant)
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Année Consommation
2008 55,3
2009 50,6
2010 53,0
2011 52,7
2012 49,7
2013 50,8
2014 52,7
2015 53,5
2016 54,2
2017 52,5

La consommation moyenne de porc par habitant est à nouveau en déclin, malgré une reprise au cours des années passées. Les professionnels de l’industrie espagnole des viandes prévoient que la baisse observée s’étendra sur les années à venir en raison des nouvelles tendances de consommation alimentaire et d’une réduction généralisée de l’apport en protéines d’origine animale.

Évolution de la consommation de porc frais et transformé (en tonnes)
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Année Porc frais Porc transformé
2008 519 962 511 546
2009 517 761 558 478
2010 512 837 561 386
2011 493 487 560 439
2012 491 808 573 289
2013 492 748 575 631
2014 479 003 535 435
2015 485 768 523 543
2016 468 637 516 478
2017 466 429 523 617

Les données montrent une légère baisse de la consommation de porc frais et une remontée évidente des produits de porcs transformés. Cet écart entre le porc frais et le porc transformé est plutôt marqué et illustre la préférence des consommateurs pour les saucisses et jambons salés, mais aussi pour les repas de porc prêts à manger, les saucisses et le jambon cuits ainsi que les formats pratiques.

Évolution de la consommation de bœuf et de veau (kg/habitant)
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Année Consommation
2008 13,40
2009 13,20
2010 13,20
2011 12,50
2012 12,10
2013 11,90
2014 12,00
2015 12,30
2016 12,70
2017 12,70

De la même façon que celle du porc, la consommation de bœuf et de veau suit une tendance à la baisse.

Change in Spanish meat prices and consumption from 2010-2017
Produit Variation du prix (%) Variation de la consommation par habitant (%)
Porc 0 % −4 %
Autres viandes transformées 0 % 18 %
Autres viandes 1 % 2 %
Viandes transformées/charcuterie 5 % −5 %
Bœuf 7 % −21 %
Volaille 10 % −2 %
Abats 11 % 33 %
Caprins/ovins 19 % −37 %

Comme l’indique le tableau ci-dessus, le prix du porc s’est maintenu entre 2010 et 2017, ce qui signifie que la baisse de la consommation n’est pas directement reliée à la stabilité du prix. Le prix du bœuf a quant à lui augmenté de 7 %, même si la baisse de la consommation par habitant a dépassé les 20 %. Les raisons d’un tel déclin semblent variées et ne sont pas nécessairement reliées au prix.

Les tendances émergentes en matière de consommation de viande

La consommation globale de viande en Espagne, comme dans plusieurs pays développés, diminue graduellement. Les experts expliquent ce phénomène de plusieurs façons, notamment :

De l’avis d’Euromonitor International, la viande rouge se bute à des défis supplémentaires, car elle est associée à des taux de cholestérol élevés ainsi qu’aux maladies coronariennes. Cela dit, les consommateurs ne rejettent pas entièrement la viande; ils adoptent une philosophie qui consiste à « en manger moins, mais à le faire mieux ». Ils optent donc pour des produits carnés « sains » et « naturels ». Une telle attitude devrait favoriser un rebond de la valeur des ventes de viande fraîche à mesure que les consommateurs se tournent vers des options moins transformées et plus éthiques, tels les produits biologiques ou provenant d’élevages en liberté. Les consommateurs délaissent de plus en plus la viande au profit d’options d’origine végétale. La viande de premier choix devient ainsi plus abordable pour les consommateurs du fait qu’ils l’achètent simplement en moins grande quantité.

Selon la firme Ipsos Global Advisor, la viande figure toujours parmi les choix alimentaires de plus de 90 % des Espagnols, parmi lesquels 75 % se considèrent comme omnivores. Près de 16 % des habitants se désignent comme flexitariens, c’est-à-dire que la majorité de leur alimentation est d’origine végétale, un choix auquel s’ajoutent des produits carnés ou d’origine animale à l’occasion.

L’apparition de ces nouvelles habitudes chez les consommateurs espagnols a une incidence réelle sur la consommation de viande. Entre autres, les plus jeunes recherchent de nouveaux formats, des options plus saines et des produits plus durables. L’industrie se concentre donc à créer de nouveaux produits qui suivent ces tendances, comme les produits faibles en sel, pauvres en cholestérol, plus durables, biologiques, sans additif, réduits en sucre, et ainsi de suite. Toutes les sources indiquent que la consommation de viande chutera encore davantage au cours des années à venir, du fait de l’essor croissant des nouveaux régimes flexitariens, végétariens, piscivégétariens et végétaliens chez les jeunes consommateurs.

La consommation de viande en Espagne et au Canada en 2017 (kg/habitant)
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Description de l'image ci-dessus
Canada Espagne
Bœuf 25,1 12,7
Porc 21,4 52,5

Sources : Statistique Canada, Ministerio de Agricultura, Pesca y Alimentación

Distribution

Cette section offre des renseignements de premier ordre sur la distribution de viande en Espagne.

Analyse de la distribution de viande en 2017 (% des tonnes vendues)
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Remarque : Les hypermarchés sont des magasins dont la superficie dépasse 2 500 m2.

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Réseau de distribution Proportion des ventes de viande en 2017
Supermarchés 54 %
Boucheries et magasins traditionnels 21 %
Hypermarchés 13 %
Détaillants à marge réduite 12 %
En ligne 1 %
Évolution de la distribution de viande (en tonnes vendues)
Réseau de distribution 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Supermarchés 1 050 000 1 040 000 1 031 000 1 029 000 984 000 986 000 978 000 1 032 000
Boucheries et magasins traditionnels 553 000 551 000 540 000 510 000 460 000 425 000 424 000 395 000
Hypermarchés 269 000 262 000 279 000 273 000 274 000 261 000 250 000 243 000
Détaillants à marge réduite 169 000 181 000 199 000 198 000 199 000 210 000 221 000 222 000
En ligne ND ND ND 8 000 10 200 10 200 13 000 14 100

Remarque : ND signifie « non disponible ».

Variation de la distribution de viande entre 2016 et 2017 (en tonnes vendues)
Réseau de distribution Proportion des ventes de viande en 2017 Évolution par rapport à 2016
Supermarchés 54 % 5,5 %
Boucheries et magasins traditionnels 21 % −6,8 %
Hypermarchés 13 % −2,8 %
Détaillants à marge réduite 12 % 0,5 %
En ligne 1 % 8,5 %
Prix moyen de la viande fraîche selon le réseau de distribution en 2017 (€/kg)
La description de cette image suit.

Remarque : La hausse des prix entre 2016 et 2017 se situe autour de 3 % pour tous les réseaux de distribution.

Description de l'image ci-dessus
Réseau de distribution Prix moyen
Boucheries et magasins traditionnels 7,45
En ligne 6,87
Hypermarchés 6,85
Supermarchés 6,16
Détaillants à marge réduite 5,76
Autres 6,78
Moyenne nationale 6,55

Annexe 1 : Exemples de prix et de formats dans l’industrie des viandes en Espagne, par détaillant

Cette annexe fournit les prix en vigueur et les formats de viande offerts chez divers détaillants espagnols en date de décembre 2018.

Alcampo

Produit Race Découpe Format Poids (g Prix (€/kg)
Bœuf (animal adulte) Pointe de surlonge Filet 550 8,85
Bœuf (animal adulte) Extérieur de ronde (plat) Filet 430 13,35
Bœuf (animal adulte) Faux-filet roulé Filet 500 16,95
Bœuf (animal adulte) Angus noir Aloyau Filet 800 25,95
Bœuf (animal adulte) Hereford Aloyau Filet 500 25,95
Bœuf (génisse, 12-24 mois) Faux-filet roulé Filet 450 16,95
Bœuf (génisse, 12-24 mois) Filet Médaillon 320 35,95
Bœuf (génisse, 12-24 mois) Sierra de Guadarrama
(indication géographique protégée)
Filet Médaillon 250 36,95
Bœuf (génisse, 12-24 mois) Intérieur (haut) de ronde Filet 500 13,95
Bœuf (génisse, 12-24 mois) Ternera Gallega
(indication géographique protégée)
Intérieur (haut) de ronde Filet 550 24,95
Veau Ternera Gallega
(indication géographique protégée)
Extérieur (bas) de ronde Filet 500 18,95
Veau Palette roulée Filet 450 7,35
Veau Faux-filet roulé Filet 320 24,95
Veau Jarret Filet 300 16,95
Veau Sierra de Guadarrama
(indication géographique protégée)
Filet Médaillon 250 36,95
Veau Ternera Gallega
(indication géographique protégée)
Intérieur (haut) de ronde Filet 500 18,95
Veau Intérieur (haut) de ronde Filet 280 22,45
Veau Haut de surlonge Filet 280 22,45

Exemples de produits de porc distribués par Alcampo

Ibérico – Filet d’épaule (18,95 €/kg)
Duroc – Flanc (6,95 €/kg)
Duroc – Longe entière (12,95 €/kg)
Duroc (11,95 €/kg)
Ibérico – Filet entier (16,95 €/kg)
Filet de bloc d’épaule (10,95 €/kg)
Quart de longe (5,55 €/kg)
Joue (9,95 €/kg)
Côtes (3,95 €/kg)

Carrefour

Produit Race Découpe Format Poids (g) Prix (€/kg)
Bœuf (génisse, 12-24 mois) Noix de ronde Filet 500 10,90
Bœuf (génisse, 12-24 mois) Noix de ronde Filet 450 16,90
Bœuf (génisse, 12-24 mois) Longe Entière 1 100 13,90
Bœuf (génisse, 12-24 mois) Angus noir d'Irlande Longe Entière 1 000 33,90
Bœuf (génisse, 12-24 mois) éco/bio Longe Médaillon 400 38,90
Bœuf (génisse, 12-24 mois) Faux-filet roulé Filet 600 13,80
Bœuf (génisse, 12-24 mois) éco/bio Faux-filet roulé Médaillon 270 19,99
Bœuf (génisse, 12-24 mois) Angus d'Espagne Faux-filet roulé Filet 500 34,98
Bœuf (génisse, 12-24 mois) Wagyu d'Espagne Faux-filet roulé Filet 330 113,64
Bœuf (génisse, 12-24 mois) Jarret Entier 500 7,90
Bœuf (génisse, 12-24 mois) Surlonge Partie 450 9,50
Bœuf (génisse, 12-24 mois) Queue Partie 500 9,20
Bœuf (génisse, 12-24 mois) Filet Médaillon 500 25,90
Bœuf (génisse, 12-24 mois) Argentine Filet Entier 1 100 34,90
Bœuf (génisse, 12-24 mois) Wagyu d'Espagne Filet Filet 150 103,33
Bœuf (génisse, 12-24 mois) Intérieur (haut) de ronde Filet 500 14,90
Bœuf (génisse, 12-24 mois) Partie du haut de surlonge Entière 1 000 8,80
Veau Sierra de Guadarrama
(indication géographique protégée)
Longe Filet 500 16,90
Veau Longe Filet 500 21,50
Veau Faux-filet roulé Filet 500 21,50
Veau Sierra de Guadarrama (indication géographique protégée) Bout de côtes Partie 500 7,90

Exemples de produits de porc distribués par Carrefour

Filet (7,85 €/kg)
Longe marinée (6,20 €/kg)
Quart de longe (6,65 €/kg)
Partie de longe (4,99 €/kg)
Partie de côtes (5,62 €/kg)
Quart de longe Ibérico marinée (16,00 €/kg)
Côtes levées (3,95 €/kg)
Longe entière marinée (6,50 €/kg)
Filet de flanc (7,58 €/kg)

El Corte Inglés

Produit Race Découpe Format Poids (g) Prix (€/kg)
Bœuf (animal adulte) Faux-filet roulé Filet 300 39,90
Bœuf (animal adulte) Faux-filet roulé Filet 300 39,90
Bœuf (génisse, 12-24 mois) Palette roulée Filet 600 9,90
Bœuf (génisse, 12-24 mois) Pointe de surlonge Médaillon 250 19,95
Bœuf (génisse, 12-24 mois) Angus noir d'Espagne Pointe de surlonge Filet 250 20,95
Bœuf (génisse, 12-24 mois) Longe Filet 400 22,95
Bœuf (génisse, 12-24 mois) Filet Médaillon 400 39,90
Bœuf (génisse, 12-24 mois) Haut de surlonge Partie 230 28,26
Veau Noix de palette roulée Filet 400 15,95
Veau Noix de ronde Entière 750 20,21
Veau éco/bio Noix de ronde Filet 600 21,95
Veau Filet Médaillon 350 46,95

Exemples de produits carnés distribués par El Corte Inglés

Argentine – Haut de surlonge (23,95 €/kg)
Argentine – Faux-filet (32,95 €/kg)
Angus – Hampe (15,95 €/kg)
Angus – Palette roulée (18,95 €/kg)
Veau de Galice – Jarret (14,95 €/kg)
Veau – Quart de longe (13,03 €/kg)
Animal âgé et castré – Filet (49,90 €/kg)
Animal âgé et castré – Noix de palette roulée (43,90 €/kg)
Wagyu – Filet (119,67 €/kg)
Ibérico – Filet entier (12,75 €/kg)
Ibérico – Quart de longe (20,95 €/kg)
Ibérico – Filet de palette mariné (23,95 €/kg)
BIO/ÉCO – Quart de longe (19,95 €/kg)
BIO/ÉCO – Quart de longe mariné (21,25 €/kg)
Filet entier mariné (9,25 €/kg)
Duroc – Filet (10,50 €/kg)
Duroc – Côtes (6,95 €/kg)
Côtelettes de filet (6,70 €/kg)

Sanchez Romero

Produit Race Découpe Format Poids (g) Prix (€/kg)
Bœuf (animal adulte) Contre-filet Partie 300 39,95
Bœuf (animal adulte) Aloyau Partie 1 000 35,00
Bœuf (animal adulte) Filet Partie 150 48,50
Bœuf (génisse, 12-24 mois) Argentine Faux-filet roulé (sans le gras) Partie 150 36,95
Bœuf (génisse, 12-24 mois) Angus noir des États-Unis Faux-filet roulé (sans le gras) Partie 150 76,00
Bœuf (génisse, 12-24 mois) Wagyu d'Espagne Faux-filet roulé (sans le gras) Partie 150 147,00
Bœuf (génisse, 12-24 mois) Argentine Contre-filet Partie 150 36,95
Veau Palette roulée Filet 150 14,95
Veau Palette roulée Filet 150 22,95
Veau Noix de ronde Entière 1 200 18,95
Veau Noix de ronde Entière 1 200 28,95
Veau Pointe de surlonge Filet 150 18,95
Veau Extérieur de ronde (plat) Filet 150 15,95
Veau Filet Partie 150 51,95
Veau Intérieur (haut) de ronde Filet 150 21,90
Veau Intérieur (haut) de ronde Filet 150 28,95
Veau Haut de surlonge Filet 150 28,95

Exemples de produits carnés distribués par Sanchez Romero

Wagyu – Faux-filet roulé (147 €/kg)
Angus (É. U.) – Faux-filet (76 €/kg)
Filet de veau (51,95 €/kg)
Argentine – Contre-filet (36,95 €/kg)
Animal âgé – Faux-filet avec l’os (35 €/kg)
Ibérico – Quart de longe mariné (35,95 €/kg)
Ibérico – Filet entier (28,95 €/kg)
Côtes marinées (10,95 €/kg)
Duroc – Côtelettes de filet (9,95 €/kg)
Portions de flanc de porc salé (10,95 €/kg)
Pointe de surlonge de porc marinée (6,70 €/kg)

Autres détaillants

Détaillant Produit Race Découpe Format Poids (g) Prix (€/kg)
ALIMERKA Veau éco/bio Faux-filet roulé Filet 250 13,95
ALIMERKA Veau des Asturies Faux-filet roulé Filet 500 14,99
BONPREU Bœuf (génisse, 12-24 mois) Angus noir Faux-filet roulé Filet 300 33,30
BONPREU Veau Intérieur (haut) de ronde Filet 150 20,83
BONPREU Veau Filet Entier 1 200 41,99
CAPRABO Veau Faux-filet roulé Filet 400 19,99
CAPRABO Veau Filet Médaillon 350 32,50
CAPRABO Veau Ternera Gallega
(indication géographique protégée)
Aloyau Filet 400 18,95
CAPRABO Veau Ternera Gallega
(indication géographique protégée)
Filet Médaillon 400 36,95
CONDIS Veau des Asturies Faux-filet roulé Filet 500 16,96
CONSUM Bœuf (génisse, 12-24 mois) Faux-filet roulé Filet 300 15,95
CONSUM Bœuf (génisse, 12-24 mois) Filet Partie 250 34,50
DIA Bœuf (génisse, 12-24 mois) Faux-filet roulé Filet 500 14,99
DIA Bœuf (génisse, 12-24 mois) Haut de surlonge Partie 230 20,22
EROSKI Bœuf (animal adulte) Faux-filet roulé Filet 800 15,95
EROSKI Bœuf (animal adulte) Filet Filet 300 37,80
EROSKI Bœuf (génisse, 12-24 mois) Pointe de surlonge Filet 350 11,86
EROSKI Bœuf (génisse, 12-24 mois) Faux-filet roulé Filet 970 12,40
EROSKI Bœuf (génisse, 12-24 mois) Faux-filet roulé Filet 500 24,96
EROSKI Veau Intérieur de hampe Filet 500 5,90
EROSKI Veau Bout de côtes Partie 500 6,90
EROSKI Veau Queue Partie 500 9,46
EROSKI Veau Queue Partie 700 9,96
EROSKI Veau Noix de ronde Filet 500 14,26
EROSKI Veau Intérieur (haut) de ronde Filet 500 14,90
EROSKI Veau Pointe de surlonge Filet 500 15,46
EROSKI Veau Filet Partie 400 37,95
EROSKI Veau Ternera Gallega
(indication géographique protégée)
Haut de surlonge Filet 370 16,95
EROSKI Veau Ternera Gallega
(indication géographique protégée)
Aloyau Partie 300 18,97
EROSKI Veau Ternera Gallega
(indication géographique protégée)
Faux-filet roulé Filet 400 23,45
EROSKI Veau éco/bio Longe Filet 600 19,95
MERCADONA Bœuf (génisse, 12-24 mois) Bout de côtes Partie 250 5,40
MERCADONA Bœuf (génisse, 12-24 mois) Faux-filet roulé Filet 500 16,90
MERCADONA Bœuf (génisse, 12-24 mois) Filet Entier 1 000 25,90
MERCADONA Bœuf (génisse, 12-24 mois) Angus d'Espagne Faux-filet roulé Partie 500 33,00
MERCADONA Veau Faux-filet roulé Filet 500 21,50

Annexe 2 : Sondage auprès des grossistes espagnols

En décembre 2018, l’ambassade du Canada en Espagne a mandaté la firme FM Consulting pour sonder les grossistes espagnols. Le sondage concernait principalement le bœuf, et a été distribué à 55 grossistes, desquels 12 ont fourni des réponses, soit un taux de participation de 22 %.

Question 1 : Votre entreprise achète-t-elle actuellement du bœuf canadien ou l’a-t-elle fait par le passé?

Question 2 : D’où provient le bœuf que vous achetez actuellement?

Origine Taux de réponse
États-Unis 81,8 %
Autres pays d'Europe 72,7 %
Local (mon propre pays) 54,5 %
Uruguay 54,5 %
Argentine 36,4 %
Australie 36,4 %
Brésil 36,4 %
Nouvelle-Zélande 27,3 %
Autre 18,2 %
Namibie 9,1 %

Question 3 : Quelle est votre impression générale du Canada?

Impression Taux de réponse
Excellente 18,2 %
Très bonne 63,6 %
Bonne 18,2 %
Mauvaise 0,0 %
Médiocre 0,0 %

Question 4 : Qu’est-ce qui vous vient en tête lorsque vous pensez au bœuf canadien?

Caractéristique Taux de réponse
Il a bon goût. 54,5 %
L'emballage et l'image de marque sont intéressants. 45,5 %
Il a une bonne texture. 45,5 %
Je n'ai pas d'opinion sur le sujet. 36,4 %
Les bovins sont en bonne santé. 36,4 %
Le persillage est convenable. 36,4 %
Il se distingue nettement des autres. 27,3 %
Les normes de qualité sont élevées. 27,3 %
La durée de conservation est suffisante. 27,3 %
Son positionnement sur le marché est supérieur à celui de l'Australie. 18,2 %
Son prix est convenable. 18,2 %
Le classement est clair et adéquat. 18,2 %
Les méthodes d'élevage sont éthiques. 9,1 %
Il offre un bon rendement. 9,1 %
Son positionnement sur le marché est supérieur à celui des États‑Unis. 0,0 %
L'approvisionnement est constant. 0,0 %

Question 5 : Comment qualifieriez-vous le bœuf canadien comparativement à celui que vous importez actuellement?

Question 6 : Souhaiteriez-vous que vos fournisseurs actuels vous offrent du bœuf canadien?

Question 7 : Si c’était possible, seriez-vous apte et disposé à vous approvisionner directement auprès d’un exportateur canadien?

Réponse Taux de réponse
Oui, je pourrais me procurer des chargements de conteneurs entiers (FCL, pour Full Container Load). 63,6 %
Non, je n'achète pas plus de cinq tonnes par mois. 18,2 %
Pas du tout. 9,1 %
Oui, si on n'insiste pas pour que j'achète des FCL ni toutes les découpes de l'animal. 9,1 %
Non, je n'achète pas plus de dix tonnes par mois. 0,0 %

Question 8 : Sur quels sujets aimeriez-vous obtenir des renseignements?

Sujet Taux de réponse
Le transport 90,9 %
Les races bovines 81,8 %
Le persillage 81,8 %
Le système de classement et l'étiquetage 72,7 %
Les caractéristiques distinctives du bœuf canadien 63,6 %
La taille et les caractéristiques de l'industrie bovine canadienne 54,5 %
Les programmes d'élevage du bétail sans ajout d'hormones 54,5 %
Les procédures d'abattage 45,5 %
Les inspections 45,5 %
Les exploitations vache-veau 36,4 %
L'alimentation et les parcs d'engraissement 36,4 %

Question 9 : Quelles découpes de bœuf seriez-vous intéressé à importer du Canada, le cas échéant?

Découpe Taux de réponse
Longe ou surlonge 90,9 %
Côtes 45,5 %
Bloc d'épaule 36,4 %
Cuisse ou ronde 36,4 %
Parures ou abats 18,2 %
Pointe de poitrine ou jarret 9,1 %
Bavette 9,1 %

Question 10 : Quel est, selon vous, le mode de cuisson de prédilection des consommateurs qui achètent votre bœuf?

Mode de cuisson Taux de réponse
Grillé 100,0 %
Rôti au four 36,4 %
Sauté 36,4 %
Braisé 18,2 %
Mijoté 18,2 %
Mariné 9,1 %

Question 11 : Quelle est, pour vous, la période la plus propice aux ventes de bœuf, s’il y a lieu?

Période Taux de réponse
Toute l'année 72,7 %
Le printemps/Pâques 18,2 %
L'été 18,2 %
La période de Noël 18,2 %
L'automne 9,1 %

Question 12 : Quelle serait, à votre avis, la meilleure façon de commencer à promouvoir le bœuf canadien en Europe?

Option Taux de réponse
Inviter des missions commerciales au Canada pour y rencontrer les exportateurs. 72,7 %
Offrir des conférences aux grossistes. 54,5 %
Offrir des conférences aux détaillants, aux libres-services et aux traiteurs. 36,4 %
Offrir des conférences aux transformateurs. 18,2 %
Offrir des conférences aux chefs cuisiniers. 18,2 %
Que les exportateurs canadiens réalisent des missions commerciales en Europe. 18,2 %
Offrir des conférences aux journalistes. 9,1 %
Utiliser les médias sociaux. 9,1 %

Annexe 3 : Tendances et données macroéconomiques

Remarque : Les renseignements donnés dans la présente annexe proviennent de statistiques recueillies par Euromonitor International et par l’Institut de la statistique d’Espagne (Instituto Nacional de Estadística).

Portrait économique général

Entre 2008 et 2013, l’économie espagnole s’est contractée de façon draconienne, une situation qui a forcé le gouvernement à hausser les taxes, à geler les salaires dans la fonction publique et à limiter les dépenses associées à divers services. Les graves déséquilibres internes et externes qui s’étaient accumulés au cours du boum précédent ont miné la consommation et l’investissement privés. Des millions d’emplois ont disparus et les banques ont été aux prises avec un lot de créances irrécouvrables.

L’année 2014 a été marquée par un retour à la croissance économique. Ce renversement de situation a été propulsé par la création d’emplois, une souplesse accrue des conditions de financement, une augmentation de la confiance et une baisse du prix du pétrole. Les réformes du marché de l’emploi, la refonte du système bancaire et le déficit réduit ont également été des éléments catalyseurs de cette remontée déterminante.

La reprise de l’économie espagnole a commencé à s’accélérer en 2015 et s’est maintenue en 2016 et en 2017. Le PIB du pays était de 1,24 billion de dollars en 2016, et son PIB par habitant en 2017 atteignait 39 087 $. À titre comparatif, pour la même année, le PIB par habitant du Canada était de 46 510 $ et celui de l’UE, de 42 509 $.

En 2018, du fait que les dépenses de consommation se sont accrues, notamment en raison de l’augmentation des dépenses publiques, d’une hausse des salaires réels plus élevée que prévu et d’une croissance du taux d’emploi, l’économie espagnole a continué à prendre de la vigueur.

Avec les demandes interne autant qu’externe contribuant à l’économie, un schéma de croissance mieux équilibré est apparu au cours des dernières années. La hausse du taux d’emploi s’est soldée en une croissance du revenu des ménages et de leur consommation. Les investissements commerciaux, étant soutenus par la confiance et les marges de profit accrues, ont eux aussi augmenté.

Les prévisions indiquent qu’en 2019, l’économie espagnole perdra de son élan. Le PIB réel devrait augmenter de 2,3 %, après une hausse de 2,5 % l’année précédente. La consommation finale privée (réelle) a crû de 2,6 % en 2018, tandis que la hausse prévue en 2019 n’est que de 1,9 % étant donné la création d’emploi plus modérée. De plus, les bénéfices découlant de la récente amélioration des conditions financières s’estomperont graduellement. La croissance du PIB réel s’essoufflera d’ici 2020, plongeant à 1,9 %. Le ralentissement économique se maintiendra par la suite, avec une croissance oscillant autour de 1,2 % par année d’ici 2026.

Dans une perspective régionale, les activités de la Catalogne, au nord-est du pays, composent près de 20 % du PIB. Plusieurs entreprises catalanes ont mis en plan les investissements et les décisions d’embauche. Des milliers d’emplois ont disparu dans la région et certaines entreprises font migrer leur siège social vers d’autres coins du pays. Les autorités espagnoles estiment que la crise a amputé la croissance d’un demi-point de pourcentage en 2018.

Environnement commercial

En 2016, la valeur des exportations espagnoles, tous secteurs confondus, s’élevait à 270 milliards de dollars, faisant du pays le 15e exportateur à l’échelle mondiale. Ses exportations sont acheminées en priorité vers la France, l’Allemagne, le Portugal, le Royaume-Uni et l’Italie. Au cours des cinq dernières années, la valeur des exportations a diminué suivant un taux de variation annualisé de 0,9 %, passant de 286 milliards de dollars en 2001 à 270 milliards en 2016.

Tous secteurs confondus, l’Espagne a importé pour 300 milliards de dollars en 2016, se positionnant ainsi au 15e rang des importateurs mondiaux. Les produits qu’elle importe proviennent surtout de l’Allemagne, de la France, de la Chine, de l’Italie et des États-Unis. Au cours des cinq dernières années, la valeur des importations espagnoles a diminué suivant un taux de variation annualisé de 3,3 %, passant de 352 milliards de dollars en 2001 à 300 milliards en 2016.

Tendances démographiques

La population de l’Espagne est passée de 45,6 millions d’habitants en 2008 à 46,5 millions en 2018. Les prévisions sont à la baisse, avec une population prévue de 45,9 millions de personnes d’ici 2028. Si la tendance démographique se maintient, le pays perdra un million d’habitants au cours des 15 prochaines années, et 5,6 millions d’ici les 50 années à venir.

La proportion de la population âgée de plus de 65 ans est actuellement de 18,2 % et, selon les estimations, elle devrait passer à 24,9 % en 2029, avant d’atteindre 38,7 % en 2064. En 2015, le nombre de décès excédait celui des naissances. La réduction de la population résidante est principalement causée par l’augmentation graduelle de la mortalité ainsi que par la dénatalité, un phénomène qui sera particulièrement criant à partir de 2040.

Évolution du nombre d’habitants de l’Espagne
Année Population (en millions)
2000 40,470
2001 40,666
2002 41,035
2003 41,828
2004 42,548
2005 43,296
2006 44,010
2007 44,785
2008 45,669
2009 46,239
2010 46,487
2011 46,667
2012 46,818
2013 46,728
2014 46,512
2015 46,450
2016 46,440
2017 46,528

D’ici 2030, l’Espagne occupera le quatrième rang des pays où l’âge médian est le plus élevé. Entre 2017 et 2030, la chute des naissances et la hausse croissante des décès feront en sorte que l’évolution naturelle aura un solde négatif de plus en plus important. La portion des gens âgés de plus de 50 ans augmentera rapidement, de près de 29 %.

Même si l’on s’attend à un solde migratoire net positif pour la période 2017-2030, la situation ne suffira pas à endiguer le déclin de la population. La population urbaine devrait quant à elle croître de 1,7 % au cours de la même période.

Évolution de la population de l’Espagne par groupes d’âge
La description de cette image suit.
Description de l'image ci-dessus
Donnée 2018 2028 (prévision)
Population totale 46,5 millions 45,9 millions
Population âgée entre 0 et 14 ans 15 % 12 %
Population âgée entre 15 et 64 ans 66 % 64 %
Population de 65 ans et plus 19 % 24 %

Les ménages de l’Espagne

Depuis 2010, le nombre de ménages espagnols dépasse les 18 millions. Au cours de la dernière décennie, la taille de ces derniers s’est réduite de façon constante, avec une moyenne passant de 2,50 personnes par ménage en 2016 à 2,49 en 2017. Le ménage type est composé de deux personnes, et 55 % comptent une à deux personnes.

Ménages formés d’une seule personne

Cette catégorie a connu la plus forte croissance, ce qui explique un changement dans les habitudes de consommation, les formats privilégiés et les réseaux de distribution. En 2017, on comptait 4 687 400 ménages formés d’une personne, ce qui représente une hausse de 1,1 % par rapport à 2016. Si l’on fait la distinction entre les genres, le taux de ménages composés de femmes seules a augmenté de 1,0 %, tandis que celui des ménages formés d’un homme seul a crû de 1,1 %.

Les ménages formés d'une personne de moins de 65 ans se déclinent de la façon suivante :

Les ménages formés d'une personne de 65 ans ou plus se déclinent de la façon suivante :

Ménages formés d'un couple

En 2017, le nombre de ménages formés d'un couple était à son apogée, atteignant 10,3 millions. Les ménages formés d'un couple se déclinent de la façon suivante : 

Si l'on inclut les types de ménages où l'on retrouve d'autres membres en plus du couple, leur nombre s'élevait à 10,9 millions en 2017. Si l'on inclut également les ménages où vit plus d'un couple, on atteint 11,3 millions de couples.

Sommaire de la composition des ménages

Évolution du nombre de ménages
Année Nombre (en millions)
2000 13,931
2002 14,498
2003 14,956
2004 15,387
2005 15,828
2006 16,256
2007 16,709
2008 17,204
2009 17,585
2010 18,083
2011 18,407
2012 18,300
2013 18,407
2014 18,456
2015 18,556
2016 18,666
2017 18,807
Composition des ménages en 2017
La description de cette image suit.
Description de l'image ci-dessus
Composition des ménages Proportion en 2017
Une personne 25,4 %
Deux personnes 30,4 %
Trois personnes 20,9 %
Quatre personnes 17,6 %
Cinq personnes ou plus 5,7 %

Revenus et dépenses de l’Espagne

En 2018, le taux d’épargne de l’Espagne représentait 7,8 % de son revenu disponible et cette proportion devrait se maintenir en 2019. Les dépenses de consommation par habitant s’élevaient à 15 517 euros en 2018, un montant qui devrait croître de 2,0 % en 2019. La consommation globale des ménages devrait augmenter à un rythme annuel moyen de 1,3 %, soit une croissance cumulative de 14,9 % entre 2019 et 2030. Selon les prévisions, cette consommation devrait représenter 59,7 % du PIB national en 2019.

Le revenu disponible par habitant totalisait 16 029 euros en 2018, et devrait augmenter de 1,9 % en 2019. Le revenu disponible total devrait s’accroître à un taux annuel moyen de 1,2 %, soit une croissance cumulative de 13,8 % entre 2019 et 2030.

Sommaire des indicateurs économiques
Indicateur 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Inflation (%) 2,4 1,4 − 0,2 −0,5 −0,2 2,0
Taux de change (par $ US) 0,8 0,8 0,8 0,9 0,9 0,9
Taux d'intérêt débiteur 2,9 2,3 2,1 1,7 4,3 4,0
PIB (% de croissance réelle) −2,9 −1,7 1,4 3,6 3,2 3,0
PIB (en millions, devise locale) 1 039 758,0 1 025 693,0 1 037 820,0 1 081 165,0 1 118 743,0 1 166 319,0
PIB (en millions, $ US) 1 335 976,5 1 361 848,6 1 376 910,8 1 199 084,2 1 237 499,5 1 314 461,4
Taux de natalité (‰) 9,7 9,1 9,2 9,0 8,8 8,3
Taux de mortalité (‰) 8,6 8,4 8,5 9,1 8,8 9,3
Nombre de ménages (en milliers) 18 300,9 18 407,8 18 456,9 18 556,0 18 666,2 18 807,7
Exportations (en millions, $ US) 286 225,4 313 592,9 321 959,3 282 330,0 287 212,7 316 594,3
Importations (en millions, $ US) 325 844,0 334 048,9 351 264,5 304 314,6 303 641,8 348 761,9
Population urbaine (en milliers) 36 939,9 36 974,9 36 909,2 36 963,7 37 059,8 37 233,1
Population urbaine (%) 78,9 79,1 79,4 79,6 79,8 80,0
Population âgée de 0 à 14 ans (%) 15,1 15,2 15,2 15,2 15,1 15,1
Population âgée de 15 à 64 ans (%) 67,5 67,1 66,7 66,3 66,2 66,0
Population âgée de 65 ans et plus (%) 17,4 17,7 18,1 18,5 18,7 19,0
Population masculine (%) 49,3 49,3 49,2 49,1 49,1 49,1
Population féminine (%) 50,7 50,7 50,8 50,9 50,9 50,9
Espérance de vie des hommes (en nb d'années) 79,5 80,2 80,4 80,1 80,5 80,7
Espérance de vie des femmes (en nb d'années) 85,5 86,1 86,2 85,7 86,3 86,4
Taux de mortalité infantile (nombre de morts pour 1 000 naissances vivantes) 3,1 2,7 2,9 2,7 2,8 2,7
Taux d'alphabétisation des adultes (%) 97,9 98,1 98,1 98,1 98,3 98,3
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