Coopération scientifique avec les organisations internationales

Découvrez comment le gouvernement du Canada s'efforce de promouvoir les intérêts du secteur de l'agriculture canadien par des initiatives parrainées par diverses organisations internationales.

APEC (Coopération économique Asie-Pacifique)

Le Canada est un pays membre de l'APEC (en anglais seulement), forum non soumis à un traité qui comprend 12 pays membres en Asie ou en bordure de l'Océan Pacifique qui représentent environ 40 % de la population mondiale et 55 % du produit intérieur brut (PIB) mondial. Les pays membres de l'APEC coopèrent sur les plans économique et technique dans une optique de croissance durable et de développement équitable dans la région de l'Asie-Pacifique afin de réduire les écarts économiques qui existent entre eux et d'améliorer le bien-être économique et social global.

Agriculture et Agroalimentaire Canada joue un rôle actif dans le Groupe de travail pour la coopération technique en agriculture (en anglais seulement) qui vise l'amélioration de l'agriculture et du commerce par la diffusion de connaissances et de technologies dans les domaines de l'agriculture, de la biotechnologie et de la gestion des ressources biogénétiques et animales. Ces dernières années, les dirigeants de l'APEC ont chargé le groupe de travail des responsabilités suivantes :

Le Partenariat stratégique pour la sécurité alimentaire (en anglais seulement) vise la diffusion d'information et de solutions afin de réduire le gaspillage, d'améliorer les résultats et de mobiliser l'industrie en vue de promouvoir la sécurité alimentaire dans les pays membres de l'APEC. Des chercheurs d'Agriculture et Agroalimentaire Canada spécialisés en réduction des pertes après récolte et en gaspillage alimentaire font profiter les autres membres de l'APEC de leur expertise.

CABI (Centre pour l'agriculture et les sciences biologiques internationales)

CABI (en anglais seulement) est un organisme scientifique à but non lucratif qui se spécialise dans la publication, la recherche et la communication scientifique. Il compte 48 pays membres.

Grâce à ses 11 centres de recherche implantés partout dans le monde, ce centre répond aux défis relatifs à la sécurité alimentaire en augmentant le rendement des cultures, en protégeant l'environnement et en améliorant l'accès aux connaissances scientifiques en matière d'environnement et d'agriculture. Ses recherches portent actuellement sur la gestion et le rendement des cultures ainsi que sur la gestion des maladies, la gestion des espèces envahissantes et la gestion des connaissances.

CGIAR (Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale)

Le CGIAR (en anglais seulement) est un consortium mondial de recherche qui rassemble des organismes dédiés à la recherche visant à bâtir un avenir où règne la sécurité alimentaire. Par ses recherches, le CGIAR entend réduire la pauvreté des populations rurales, accroître la sécurité alimentaire, améliorer la santé humaine et la nutrition et assurer une gestion plus durable des ressources naturelles. Ses recherches sont menées dans 15 centres et organismes partenaires dans le monde, lesquels mènent des programmes de recherche multidisciplinaires.

Les centres de recherche d'Agriculture et d'Agroalimentaire Canada collaborent avec des centres et des programmes de recherche du CGIAR dont le :

Centre international d'amélioration du maïs et du blé

En raison de la nécessité d'augmenter la production durable de blé et de maïs dans le monde, le CIMMYT travaille de concert avec des instituts de recherche agricole nationaux, des organismes non gouvernementaux ou locaux, des organismes du secteur des semences, des réseaux de recherche régionaux, d'autres centres du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI), des entreprises et des établissements de recherche avancée. Agriculture et Agroalimentaire Canada intervient dans les domaines suivants :

Centre international de recherches agricoles dans les régions sèches

La mission d'ICARDA vise l'amélioration de la productivité, des revenus et des moyens de subsistance des ménages dépourvus de ressources dans les régions sèches et semi-arides.

Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) est intervenu dans les domaines suivants :

En outre, le Canada et ICARDA ont travaillé ensemble à l'élaboration d'une stratégie mondiale visant la conservation des ressources génétiques de diverses cultures de légumineuses.

Bioversity International

Bioversity International (en anglais seulement) présente des preuves scientifiques, des pratiques de gestion et des solutions stratégiques misant sur l'utilisation et la protection de la biodiversité agricole et forestière en vue d'assurer la durabilité de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans le monde.

Le Canada a tiré profit des recherches scientifiques de ce centre de calibre mondial sur des sujets qui concernent la biodiversité agricole, notamment :

Convention sur la diversité biologique

La Convention sur la diversité biologique et ses 189 États membres ont pour objectif la conservation de toutes les formes de vie sur Terre et l'utilisation durable de leurs caractéristiques biologiques. La Convention est associée à l'agriculture de plusieurs façons et ouvre la voie à une collaboration pour préserver la biodiversité agricole et faciliter son utilisation durable.

La Convention a établi plusieurs programmes dont un qui cible la biodiversité agricole ainsi qu'un organisme subsidiaire qui fournit des conseils scientifiques, techniques et technologiques.

Agriculture et Agroalimentaire Canada agit de concert avec Environnement Canada, ministère responsable de ce dossier pour le gouvernement du Canada.

FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture)

Depuis la création de la FAO en 1945, le Canada a collaboré avec cette agence internationale pour remédier aux problèmes de la faim, de l'insécurité alimentaire et de la malnutrition dans le monde. Les responsables d'Agriculture et Agroalimentaire Canada aident à coordonner la collaboration scientifique qui concerne les travaux exécutés dans le cadre des divers programmes et par les comités et instances de gouvernance de l'Organisation.

Commission des ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture

La Commission des ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture a été établie en 1983 pour traiter des enjeux relatifs aux ressources phytogénétiques. En 1995, son mandat a été élargi pour couvrir tous les éléments de la biodiversité en matière d'alimentation et d'agriculture. Comme elle regroupe 175 pays, c'est la plus grande commission au sein de l'Organisation des Nations Unies.

La Division de l'engagement international d'Agriculture et Agroalimentaire Canada préside un comité interministériel sur les enjeux relatifs aux ressources génétiques pour les aliments et l'agriculture, mène des délégations canadiennes participant aux travaux de la Commission et représente le Canada à l'occasion des rencontres des groupes de travail technique intergouvernementaux de la Commission.

Depuis sa création, la Commission a supervisé les évaluations globales de l'état des ressources génétiques végétales, animales et forestières mondiales pour les aliments et l'agriculture et a négocié d'importants instruments internationaux dont le Traité international sur les ressources phytogénétiques destinées à l'alimentation et à l'agriculture.

Au printemps 2013, le canadien Brad Fraleigh a présidé la quatorzième session de la Commission dans les quartiers généraux de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, à Rome. Les rencontres ont servi à mettre à jour les normes relatives à la banque de gènes des cultures mondiales devenues désuètes, à préparer un rapport inédit sur l'état de la biodiversité mondiale de l'alimentation et de l'agriculture et à élaborer des indicateurs pour surveiller la mise en œuvre des plans d'action mondiaux.

Traité international sur les ressources phytogénétiques destinées à l'alimentation et à l'agriculture

Le Traité a été adopté durant la conférence de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture en 2001. Il est entré en vigueur en 2004. Le Canada l'a ratifié en 2002. L'objectif de ce traité est de promouvoir la conservation et l'utilisation durable des ressources phytogénétiques destinées à l'alimentation et à l'agriculture à l'échelle mondiale ainsi que de faciliter l'accès aux échantillons et de favoriser le partage des bénéfices de leur utilisation de manière juste et équitable.

Les travaux prévus dans le cadre du traité incluent la mise en œuvre d'un système d'accès multilatéral aux ressources phytogénétiques et de partage des bénéfices. Son entente standard de transfert de matériel (ESTM) facilite le transfert mondial du matériel génétique entre les chercheurs et les phytogénéticiens.

La participation du Canada à ce traité permet aux experts canadiens des récoltes de bénéficier d'un meilleur accès aux ressources phytogénétiques (c'est-à-dire semences, boutures et parties de plantes qui contiennent des gènes) pour cultiver de nouvelles variétés novatrices à l'intention des producteurs canadiens. Le Canada y participe dans le contexte du programme Ressources phytogénétiques du Canada d'Agriculture et Agroalimentaire Canada.

Partenariat mondial sur les sols

Le Partenariat mondial sur les sols est une initiative à laquelle a souscrit l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture en 2012. Elle a pour but d'améliorer la gouvernance des ressources du sol au niveau mondial, afin de garantir la santé et la productivité des sols dans une optique de sécurité alimentaire. Les gouvernements, les organismes internationaux et régionaux, les instituts et autres intervenants sont libres d'y adhérer.

Ses objectifs visent à :

Il a mis sur pied un Groupe technique intergouvernemental sur les sols dont le rôle est de fournir des conseils scientifiques et techniques sur les questions pédologiques d'intérêt mondial au Partenariat. Le Canada y est actuellement représenté par le professeur Daniel Pennock, de l'Université de la Saskatchewan, qui a été sélectionné par la Société canadienne de la science du sol avec l'accord du gouvernement du Canada. En 2014, à l'occasion de la deuxième session du Groupe d'experts tenue à Rome dans les quartiers généraux de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, le professeur Pennock a été invité à actualiser la vision et les principes directeurs de la Charte mondiale des sols pour qu'elle reflète mieux les connaissances et les enjeux scientifiques courants comme la pollution des sols et l'adaptation aux changements climatiques et leurs mesures d'atténuation. La nouvelle Charte inclura également de nouvelles actions prioritaires.

Le Canada s'attend à bénéficier, grâce au Partenariat, de l'importance accordée aux enjeux liés au sol et à la santé du sol à l'échelle internationale. Les activités canadiennes visant à renforcer les données scientifiques à la base des activités et des méthodes pour assurer la surveillance et affronter les changements climatiques et la dégradation des sols en tireraient profit.

Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques

L'Organe subsidiaire chargé de fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (SBSTA) (en anglais seulement) fournit une tribune à 195 pays souhaitant résoudre des problèmes scientifiques et technologiques d'intérêt mutuel, y compris des problèmes d'adaptation, d'atténuation, de productivité et de résilience du secteur agricole face aux conditions climatiques extrêmes. AAC est membre de l'Organe subsidiaire. Sa participation vise à favoriser la coopération dans la recherche et le développement sur le plan international, assurer l'équité des règles et des normes s'appliquant à toutes les grandes économies et veiller à ce que les règles convenues contribuent au secteur de l'agriculture canadienne.

L'Organe subsidiaire traite de questions scientifiques et techniques reliées à l'agriculture et au changement climatique et propose des mécanismes qui ont une dimension nationale et mondiale.

Le Canada est un acteur clé qui fait la promotion d'activités scientifiques et techniques exhaustives sur l'agriculture en vertu de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Il continue également à souligner les succès, dans d'autres tribunes, des stratégies d'atténuation et d'adaptation pour le secteur agricole et à faire progresser ce dossier.

Initiatives des États membres du Groupe des Vingt

Réunion des scientifiques agricoles en chef

Les réunions des scientifiques agricoles en chef du Groupe des Vingt (G20) visent à promouvoir la collaboration dans le milieu de la recherche et du développement agroalimentaires, à établir les priorités de la recherche agricole et à coordonner les initiatives actuelles et à venir. Ces rencontres sont l'occasion d'étudier diverses initiatives du G20 et d'offrir des conseils à ses dirigeants relativement aux problèmes reliés à l'agriculture, à la sécurité alimentaire et à l'alimentation.

Une réunion a eu lieu en juin 2014 à Brisbane, en Australie. Le Canada était représenté par le sous-ministre adjoint de la Direction générale des sciences et de la technologie d'Agriculture et Agroalimentaire Canada. Un communiqué a été publié qui souligne les progrès réalisés relativement aux initiatives actuelles du G20 et à des initiatives du secteur agricole.

Initiative de recherche internationale pour l'amélioration du blé

L'Initiative de recherche internationale pour l'amélioration du blé, aussi appelée Initiative sur le blé (en anglais seulement), a été créée dans la foulée du Plan d'action sur la volatilité des prix alimentaires et sur l'agriculture adopté après la réunion des ministres de l'Agriculture du G20 qui a eu lieu en juin 2011 à Paris, en France. Ce consortium international, qui regroupe entre autres des instituts publics et des entreprises privées, coordonne les programmes de recherche sur le blé à l'échelle internationale dans le but d'accroître les gains économiques, d'éviter le chevauchement des activités de recherche et d'apporter une valeur ajoutée aux initiatives privées et publiques nationales ou internationales en cours.

La charte qui définit l'objectif, la portée et l'organisation de l'Initiative sur le blé a été préparée par Agriculture et Agroalimentaire Canada. Elle a été approuvée par tous les membres à Paris en mai 2013.

L'initiative sur le blé est en voie de devenir le principal véhicule international qui permettra aux pays d'accéder à toute l'information sur la recherche sur le blé et d'améliorer les cultivars disponibles pour les producteurs.

Un réseau international sur le rendement du blé (Wheat Yield Network), a été lancé en mars 2014 dans le cadre de cette initiative. Son but et de stimuler la recherche, d'accroître les résultats des programmes en cours et de mettre à la disposition des agriculteurs les découvertes scientifiques. AAC est également membre de ce réseau qui cadre avec la vision, la politique et les activités scientifiques de l'Initiative sur le blé à l'échelle mondiale.

Initiative de surveillance agricole mondiale

Conformément au Plan d'action sur la volatilité des prix alimentaires et sur l'agriculture, les pays du G20 se sont engagés à améliorer les données et la transparence du marché de façon à accroître l'efficacité des marchés internationaux des denrées agricoles.

À cette fin, une initiative de surveillance agricole mondiale, connue sous le nom de GEOGLAM (en anglais seulement), a été lancée en 2011 par le Groupe sur l'observation de la terre. GEOGLAM coordonne les systèmes d'observation et de surveillance par satellite dans différentes régions du monde pour fournir des évaluations obtenues par consensus sur l'état de la production des cultures mondiales en temps quasi réel. Cette initiative compte six volets dont un volet de Recherche et de développement co-présidé par Agriculture et Agroalimentaire Canada.

Le Canada préside également le projet conjoint de surveillance de l'agriculture depuis l'espace (JECAM) qui surveille 30 sites dans le monde. Ian Jarvis mène le projet pour le compte d'Agriculture et Agroalimentatire Canada. L'un des grands objectifs de ce projet conjoint est de coordonner et de lier les activités de surveillance des recherches agricoles menées dans le monde pour faire converger les approches et élaborer des systèmes de surveillance qui prennent en charge le réseau mondial pour l'agriculture GEOGLAM.

Alliance mondiale de recherche sur les gaz à effet de serre en agriculture

Créée en décembre 2009, l'Alliance mondiale de recherche sur les gaz à effet de serre en agriculture (en anglais seulement) est le fruit d'une collaboration internationale visant à réduire les gaz à effet de serre tout en augmentant la productivité et la résilience des systèmes de production agricole.

En 2012-2013, le Canada a présidé le conseil de l'Alliance alors qu'il progressait sur de nombreux plans en favorisant la communication entre les groupes de recherche, en établissant de nouveaux réseaux et en sollicitant la participation de nouveaux organismes à titre de partenaires de l'Alliance.

Parmi les groupes de recherche figure une équipe d'experts intersectoriels des mesures et des inventaires coprésidée par Brian McConkey, du Centre de recherche sur l'agriculture des prairies semi-arides d'AAC de Swift Current, en Saskatchewan, et par les Pays-Bas. Cette équipe préconise et appuie l'emploi de méthodes uniformes de mesure et d'évaluation des émissions de gaz à effet de serre.

OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques)

L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) compte 34 des pays les plus avancés au monde sur le plan économique. Sa mission consiste à promouvoir des politiques qui permettront d'améliorer le bien-être économique et social à l'échelle mondiale. L'OCDE fournit une tribune où les gouvernements peuvent collaborer, transmettre leur expérience et chercher des solutions aux problèmes économiques, sociaux et environnementaux communs.

Programme de recherche en collaboration

Le programme de recherche en collaboration (en anglais seulement) été fondé en 1979. Son objectif est de favoriser la coopération entre les membres et de promouvoir le réseautage parmi les chercheurs du milieu de l'agriculture et des sciences connexes dans les pays de l'OCDE. Ce programme cible trois thèmes :

  1. les enjeux reliés aux ressources naturelles,
  2. la durabilité dans la pratique et
  3. la chaîne alimentaire.

Il réalise ses objectifs en effectuant deux types d'activités :

Entre 2008 et 2014, le programme de recherche en collaboration a parrainé neuf conférences au Canada et 37 bourses (décernées à des Canadiens ou à des résidents canadiens qui travaillent dans d'autres pays ou à des expatriés d'autres pays qui collaborent à des projets au Canada).

PROCINORTE

PROCINORTE (en anglais seulement) est un programme de recherche et de technologie coopératif pour les pays de l'Amérique du Nord (Canada, États-Unis et Mexique). Il vise à promouvoir la coopération dans le secteur de la recherche et des technologies dans la région nord du continent américain par des échanges et des partenariats afin d'assurer la durabilité et la concurrence du développement agricole. Le leadership de ce programme est assuré par l'Institut interaméricain pour la coopération en agriculture (en anglais seulement) qui agit à titre de secrétariat.

PROCINORTE a été créé en 1998. Le Comité directeur est formé des membres suivants :

Les initiatives communes aux trois pays sont gérées par des groupes de travail. Elles sont liées aux ressources génétiques, à la santé végétale, à la santé animale et aux fruits de vergers.

Équipe spéciale sur les ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture (Norgen)

Norgen a été créé en 1999 dans l'intention de constituer un centre névralgique pour les programmes axés sur les ressources génétiques agricoles et pour faciliter l'échange d'information sous l'égide de PROCINORTE.

Groupe de travail sur la santé végétale

Ce groupe de travail traite des agents pathogènes phytoenvahissants, des insectes nuisibles et des mauvaises herbes ainsi que de leurs répercussions importantes sur l'agronomie et l'environnement des trois pays.

L'accent a été mis sur la punaise marbrée, espèce envahissante qui cause de graves pertes pour les fruits de vergers, les petits fruits, les légumes, les cultures brutes et les vignobles. En 2011, la punaise marbrée a causé 37 millions de dollars de pertes chez les pomiculteurs des États-Unis seulement. Elle devient de plus en plus préoccupante pour le Canada. Les spécialistes travaillent conjointement et échangent leurs connaissances pour mieux comprendre l'épidémiologie et le comportement de cet insecte.

Groupe de travail sur la santé animale

Le Groupe de travail sur la santé animale surveille les crises reliées aux maladies animales qui constituent des domaines de préoccupation pour le commerce agricole dans les pays du Nord. Par une collaboration et une formation exhaustives (par exemple l'utilisation des procédures d'immunohistochimie et d'histopathologie et des techniques de coloration immuno-histochimique pour l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) classique et atypique, 16 chercheurs et organismes de réglementation de la région du nord sont devenus des experts en ESB.

Dans le but de mieux maîtriser les éclosions de virus, comme l'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) due au virus de sous-type H7N3 survenues en Mexique, les scientifiques ont décidé de poursuivre l'approfondissement de leurs connaissances de l'épidémiologie de cette maladie par des consultations, des études et des ateliers.

Groupe de travail sur les fruits de verge

Ce groupe de travail a été créé en 2000 pour améliorer la collaboration de recherche parmi les trois pays et traiter des enjeux relatifs à la production des fruits et des technologies de traitement après récolte. Ses activités ciblent les problèmes de qualité des aliments qui ont une incidence sur le commerce trilatéral. Une analyse dans le proche infrarouge (NiR) a été créée pour déterminer la maturité physiologique des avocats.

Depuis février 2014, le chercheur scientifique canadien Peter M. Toivonen, expert en entreposage des fruits et en physiologie après récolte, est en voie d'élaborer une technologie qui surveillera la qualité et la maturité des fruits de vergers en régions tempérées.

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