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Méthodes à risque réduit pour la lutte contre les charançons des racines des petits fruits

Code de projet : PRR03-350

Chef de projet

Kenna MacKenzie - Agriculture et Agroalimentaire Canada

Objectif

Examiner les possibilités de recourir à l'utilisation de méthodes de rechange afin de gérer le charançon des racines des cultures de fraises

Sommaire des résultats

Contexte

Les charançons des racines sont d’importants ravageurs d’un grand nombre de cultures, y compris du fraisier – une culture dont la valeur à la ferme en Ontario a été évaluée à plus de 22 millions de dollars en 2009. Bien que les adultes se nourrissent du feuillage et y forment souvent des encoches caractéristiques, les dommages économiques sont attribuables aux effets des larves qui s’attaquent aux racines. Les plants fortement endommagés flétrissent et peuvent mourir, ce qui a pour effet de réduire la densité des fraisières et peut donc réduire les rendements.

Dans le cadre d’un projet national pluriannuel visant à élaborer des stratégies de lutte antiparasitaire à risque réduit contre les charançons des racines des petits fruits au Canada, des travaux ont été entrepris en vue d’identifier les charançons des racines qui sont actifs dans les champs de l’Ontario et de la Nouvelle-Écosse et d’évaluer les composantes possibles d’un programme de lutte antiparasitaire intégrée (LAI).

Stratégies

Surveillance : La surveillance des populations de charançons a été réalisée de la mi-mai à la mi-septembre des années 2004 à 2006, au moyen de pièges à fosse avec barrières de 1 m. ou de barrières d’isolement de 10 m.

Barrières d’isolement : La protection relative des cultures en première année de production a été évaluée en 2005 au moyen de barrières de type « Vernon » (bandes de plastique noir extrudé de 3 m. de longueur, reliées entre elles et conçues pour capturer les charançons) ou de barrières faites de feuilles de plastique (feuilles de plastique de 30 cm. de largeur fixées sur un support, don’t une extrémité a été enfouie dans le sol à une profondeur de 5 à 10 cm.). Le nombre cumulatif de charançons des racines adultes capturés dans les seaux placés à l’extrémité des barrières a été enregistré.

Insecticides foliaires : L’efficacité de l’application après récolte d’insecticides foliaires a été évaluée en 2008. À cette fin, les traitements ont été répétés quatre fois en blocs aléatoires complets, le 14 juillet. L’efficacité relative a été mesurée à partir du nombre de charançons adultes capturés 2 et 10 jours après l’application, ainsi que du nombre d’encoches dans le feuillage 14 jours après l’application.

Résultats

Surveillance : Douze espèces de charançons des racines ont été recueillies, le charançon noir de la vigne représentant plus de 80 % des spécimens capturés, contre environ 5 % pour le charançon de la racine du fraisier. Les auteurs ont conclu que le charançon noir de la vigne est l’espèce qui cause le plus de dommages économiques dans les fraisières de l’Ontario.

Barrières d’isolement : Le nombre de charançons noirs de la vigne capturés autour des barrières de feuilles de plastique a été nettement supérieur au nombre capturé avec les barrières Vernon, lesquelles ont eu tendance à se déformer et à se soulever du sol sous l’effet de la chaleur du soleil.

Insecticides foliaires : Deux jours après l’application, le nombre de charançons noirs de la vigne dans les parcelles traitées au thiaméthoxame, au cyazypyr, à la métaflumizone ou à la bifenthrine était nettement inférieur au nombre observé dans les parcelles non traitées.

Dans l’ensemble, voici les mesures qui ont été jugées importantes pour assurer une stratégie efficace de LAI contre le charançon de la racine du fraisier : utilisation de cultivars tolérants; rotation et isolement des nouvelles plantations des parcelles infestées; utilisation de barrières de feuilles de plastique pour protéger les nouvelles plantations; lutte antiparasitaire par l’application en temps opportun d’insecticides

ou de nématodes entomopathogènes; et destruction en temps opportun des parcelles infestées afin de réduire au minimum la migration des charançons adultes.

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