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Lutte contre la mouche du chou et recherche internationale sur le sujet : Rapport de la situation et développement de stratégies de lutte intégrée au Canada

Code de projet : PRR06-690

Chef de projet

Peggy Dixon Agriculture et Agroalimentaire Canada

Objectif

Réaliser une recherche dans la littérature pour recueillir des données sur les méthodes de lutte intégrée qu'utilisent les pays où sévit la mouche du chou (MC) et les pays où cette dernière est présente mais ne nuit pas aux cultures

Sommaire des résultats

Les mouches de racine (espèce Delia [Diptera : Anthomyiidae]) sont des ravageurs responsable de graves problèmes pour les agriculteurs du monde entier. Le dégât a cause de l'alimentation du ravageur sur les racines réduit considérablement le rendement et peut détruire les plantes. Dans le cas des cultures de légumes-racines, les dommages peuvent rendre le produit invendable. Au Canada, la mouche du chou (Delia radicum) est un ravageur primaire des cultures Brassica, y compris le canola et les légumes brassicacés comme le chou, le chou-navet, le chou-fleur et le brocoli. D'autres espèces importantes comprennent la mouche du navet (Delia floralis) et, d'une façon moins importante, la mouche des légumineuses (Delia platura).

Les méthodes actuelles de lutte contre la mouche du chou dans les légumes sont fondées sur quelques produits chimiques anciens (p. ex., les organophosphorés), dont quelques-uns sont présentement réévalués par l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) de Santé Canada. De plus, ces produits ont une efficacité limitée parce qu'ils ne rejoignent pas directement les larves sous la terre. La question de l'efficacité de ces produits est encore compliquée par la brève période de croissance des cultures et les changements des modes d'émergence des insectes. Dans le cas du canola, il n'existe pas d'insecticide enregistré pour lutter contre la mouche du chou. On a donc besoin de trouver des solutions de remplacement à risque réduit qui permettront de lutter contre ce ravageur d'une façon efficace et viable.

Étant donné la vaste distribution de la mouche du chou et la portée mondiale des problèmes présentés par ces insectes nuisibles, des travaux de recherche importants sont effectuées au niveau international visant à mettre au point des stratégies alternatives de contrôle. La présente étude avait pour but de passer en revue les ouvrages scientifiques et les stratégies actuelles de lutte contre la mouche du chou dans le monde. L'objectif était de trouver des instruments et pratiques de lutte qui conviendraient aux producteurs canadiens et qu'il serait possible d'adopter immédiatement pour la production canadienne. Les constatations provenant d'une étude intensive des ouvrages et des sondages publiés ainsi que d'entrevues avec des chercheurs et experts de la lutte intégrée d'un certain nombre de pays européens, du Canada et des É.-U. ont été compilées dans un rapport mettant en relief la situation internationale en matière de lutte intégrée contre la mouche du chou. L'étude met en lumière les progrès de la recherche et du développement d'un certain nombre de façons d'aborder la lutte contre les insectes nuisibles et de stratégies susceptibles d'être appliquées dans l'agriculture du Canada.

L'étude a révélé qu'il y a des différences nationales et régionales quant à la façon d'aborder la lutte contre les Delia, qui varient selon le type de culture (canola et légumes), le type de dommage (direct ou indirect), l'échelle de grandeur (dimensions des fermes ou des champs) et le système de production (biologique ou traditionnel). De plus, les résultats de l'étude suggèrent qu'il n'existe pas de méthode unique susceptible d'assurer un contrôle total de la mouche du chou. Il sera nécessaire de mettre au point une approche véritablement intégrée des systèmes fondés sur la combinaison de plusieurs instruments de lutte convenant à chaque situation particulière si on veut lutter contre les infestations d'une façon viable.

Certaines des approches recommandées susceptibles d'être applicables à la lutte contre la mouche du chou dans les légumes Brassica au Canada comprennent des méthodes de culture (comme des couvertures maillées pour les cultures ou les rangs, des barrières d'exclusion, des cultures en relais) et des produits de lutte à risques réduits comme les biopesticides (p. ex., le Metarhizium anisopliae), des méthodes biologiques traditionnelles (p. ex., le coléoptère européen Aleochara bipustulata) et des insecticides novateurs (p. ex., les extraits d'ail).

Dans le cas du canola, en particulier, il faudra continuer à rechercher des méthodes permettant de lutter contre la mouche du chou. Étant donné qu'il n'existe pas encore d'insecticide pouvant être utilisé pour le canola, les pratiques de culture sont les moyens principaux de limiter l'impact économique de la mouche du chou. La présente étude suggère qu'il faut plus de recherches portant sur les interactions entre les Delia, les mauvaises herbes, les maladies des plantes et les ennemis naturels en ce qui concerne le canola, afin de mettre au point une approche efficace de lutte intégrée.

La compilation de cette information est une première étape importante de la mise au point d'une stratégie intégrée pour la lutte contre la mouche du chou dans les cultures Brassica au Canada. Grâce à cette approche, ou pourra réduire les risques pour la santé humaine et pour l'environnement, tout en protégeant l'investissement économique de la ferme.

Pour obtenir des renseignements additionnels au sujet de ce projet, veuillez vous adresser à Mme Peggy Dixon, Ph. D.

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