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Hausse de la production et des lâchers de Diadromus pulchellus, agent de lutte biologique contre la teigne du poireau, et transfert d’une trousse d’outils de lutte intégrée aux producteurs

Code du projet STB19-020

Chef de projet

Kathryn Makela et Jacob Miall, Agriculture et Agroalimentaire Canada

Objectif

Améliorer les mesures de lutte contre la teigne du poireau dans les régions de culture de l'allium en Ontario et au Québec en augmentant les populations de l'agent de lutte biologique Diadromus pulchellus et en diffusant des informations sur la lutte intégrée contre les parasites auprès des producteurs

La teigne du poireau (Acrolepiopsis assectella) est une espèce exotique envahissante provenant d’Europe. Elle s’attaque aux plantes de la famille des Alliacées, dont l’oignon, le poireau et l’ail. Au Canada, la production d’Alliacées représente un marché important et en croissance. Par exemple, la valeur à la ferme de l’ail est passée de 1,67 millions (M) de dollars ($) en 2003 à plus de 15 M$ en 2017, et celle des oignons de conservation a doublé au cours de la même période, passant de 45 M$ à 91 M$. Les chenilles de la teigne du poireau creusent des galeries dans les feuilles, ce qui affaiblit les plantes et entraîne leur dépérissement, en plus d’ouvrir la porte à des infections secondaires. La teigne du poireau a été détectée pour la première fois au Canada dans l’est de l’Ontario, en 1993, et s’est ensuite répandue rapidement dans certains comtés du sud-ouest de l’Ontario, au Québec, dans l’Île-du-Prince-Édouard, en Nouvelle-Écosse et aux États-Unis. Selon les modèles CLIMEX, l’est de l’Amérique du Nord (où l’espèce est déjà présente) ainsi que certaines parties du Mexique, l’Oregon, l’État de Washington, la Colombie-Britannique et le centre le l’Alberta sont des régions propices à la survie de la teigne du poireau. En outre, on anticipe que les changements climatiques entraîneront une intensification du problème, en permettant une hausse du nombre de générations se succédant au cours d’une saison de croissance; l’espèce causera ainsi des dommages accrus aux plantes cultivées et rendra les cultures tardives invendables. Des outils destinés à une approche de lutte intégrée contre la teigne du poireau ont été élaborés dans le cadre de précédents travaux menés par les chercheurs d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (PRR03-360 et MU03-ENT2). Ces travaux ont permis la découverte du Diadromus pulchellus, les premiers lâchers de cet agent de lutte biologique, la mise au point d’un modèle de degrés-jours, l’acquisition de connaissances sur l’utilisation des couvertures flottantes, la mise au point de techniques d’identification et de suivi ainsi que la mise à l’essai de biopesticides.

Dans le cadre du présent projet de deux ans, une approche intégrée à volets multiples sera mise en œuvre pour ralentir la propagation de la teigne du poireau et réduire les dommages que celle-ci cause dans les zones de production d’Alliacées en Ontario et au Québec. Les activités réalisées seront les suivantes : hausse de la production et des lâcher de l’agent de lutte biologique D. pulchellus en Ontario et au Québec; création de trousses d’outils et de connaissances sur la lutte contre la teigne du poireau, en formats accessibles; transfert de connaissances et activités de diffusion, notamment des présentations à l’occasion de réunions de producteurs, des articles dans des publications destinées aux producteurs, des webinaires en ligne et la distribution de clés USB comprenant les principaux éléments du programme de lutte intégrée contre la teigne du poireau, pour rehausser le niveau de sensibilisation au sein du secteur.

L’utilisation d’un agent de lutte biologique efficace dans les régions productrices d’Alliacées avant que les populations de teigne du poireau y atteignent un niveau causant des pertes économiques pourrait permettre d’atténuer les risques que cet organisme nuise à l’industrie. De plus, un tel programme de lutte intégrée éprouvé permettra de réduire les risques pour l’environnement, en offrant une méthode de remplacement aux programmes de lutte chimique fondés sur un calendrier et en protégeant la biodiversité des espèces d’Alliacées indigènes.

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