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Évaluation des risques non visés associés aux agents de lutte biologique utilisés dans la lutte antiparasitaire intégrée contre le charançon de la graine du chou, Ceutorhynchus obstrictus.

Code de projet : PRR03-370

Chef de projet

Peter Mason - Agriculture et Agroalimentaire Canada

Objectif

Évaluer la capacité de risque non visé d'une stratégie de lutte biologique afin de gérer le charançon de la graine du chou, un insecte nuisible pour le canola

Sommaire de résultats

Le charançon de la graine du chou, Ceutorhynchus obstrictus (Marsham) [CGC], est un charançon herbivore indigène en Europe et exotique en Amérique du Nord. Cette espèce envahissante est un ravageur du canola et du colza (Brassica napus L. et Brassica rapa L.) qui cause des dommages importants en Amérique du Nord. La lutte biologique à l'aide de parasitoïdes (ennemis naturels) provenant de la région d'origine est une stratégie de réduction des populations de ravageurs prometteuse, efficace compte tenu des coûts et écologique. La recherche effectuée pendant cette étude a beaucoup contribué à la compréhension du problème que représente le CGC et des défis à relever pour mettre au point des stratégies de lutte contre ce ravageur. Des enquêtes réalisées dans l'est et l'ouest du Canada ont confirmé que le CGC continue de se propager et qu'il s'en trouvera un jour dans toutes les régions productrices de canola du pays.

Des tentatives de lutte biologique contre le CGC ont été faites il y a plus de 60 ans, mais elles ont été considérées comme un échec. Les données produites par ce projet et un projet taxinomique dérivé ont montré que deux des trois agents libérés n'étaient pas parvenus à s'établir et, qu'au cours d'études subséquentes, des erreurs d'identification des parasitoïdes du CGC ont amené les chercheurs à conclure à tort que la lutte biologique avait échoué. Des études sur le terrain au Canada et en Europe ont fourni des spécimens élevés pour un examen taxinomique qui a permis d'éclaircir l'identité des parasitoïdes associés au CGC et montré que les communautés de parasitoïdes de la région d'introduction diffèrent beaucoup de ce qu'elles sont dans la région d'origine. Ces dernières varient selon les régions (est et ouest) et sont formées d'espèces indigènes vraisemblablement opportunistes (c'est-à-dire généralistes) qui ont peu d'incidences sur l'espèce envahissante. Des résultats obtenus en Europe ont confirmé que Trichomalus perfectus (Walker) et Mesopolobus morys (Walker) sont les parasitoïdes dominants et sont de bons candidats comme agents de lutte biologique parce qu'ils semblent particuliers à l'espèce ciblée. La réglementation régissant l'introduction d'ennemis naturels pour la lutte biologique est devenue plus rigoureuse, et la mise à l'essai des espèces candidates sur l'éventail de leurs hôtes constitue maintenant une exigence importante lorsqu'il s'agit d'évaluer si elles sont sécuritaires. Au Canada, de nouvelles associations plantes hôtes-charançon-parasitoïde sont connues, et la recherche visant à combler les lacunes dans les connaissances se poursuit. Des listes ont été préparées pour les essais sur les hôtes non ciblés et une présentation a été rédigée pour que l'Agence canadienne d'inspection des aliments la commente. Ce projet a donné lieu à cinq publications scientifiques, à une affiche et une liste des essais sur les hôtes non ciblés qui a été présentée à l'ACIA. Il a fait progresser la lutte biologique contre le CGC et a servi de base à un nouveau projet financé pendant quatre ans par le truchement de l'initiative d'examen par les pairs d'AAC.

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