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Évaluation de l'efficacité du Naturalis-L contre la punaise terne dans les cultures de fraises

Code de projet BPR12-020

Chef de projet

Markus Clodius - Agriculture et Agroalimentaire Canada
Debra Moreau - Agriculture et Agroalimentaire Canada

Objectif

Produire des données sur l'efficacité du produit et la tolérance des plantes traitées, à l'appui d'une demande d'homologation du Naturalis L (souche ATCC 74040 du Beauveria bassiana) pour la lutte contre la punaise terne (Lygus lineolaris) dans les cultures de fraisier

Sommaire de résultats

Contexte

Au Canada, on produit annuellement environ 24 521 tonnes de fraises, dont la valeur à la ferme est de 53 millions de dollars. Dans le cadre de l'Atelier sur l'établissement des priorités en matière de biopesticides de 2011, on a retenu le Naturalis L comme biopesticide prioritaire contre la punaise terne (Lygus lineolaris) dans les cultures de fraisier, car cet insecte est très préoccupant pour les producteurs de fraises de toutes les régions du Canada. L’adulte et la larve de l’insecte se nourrissent de toutes les parties de la plante, ce qui rend les fruits invendables et provoque des pertes appréciables de rendement.

Une solution possible est le Naturalis L, biopesticide entomopathogène mis au point par la Troy Corporation. Ce produit a un mécanisme d’action pathogène, par lequel les conidies en germination du B. bassiana infectent et tuent l’insecte ciblé. Trois essais au champ ont été entrepris, à Kentville, en Nouvelle-Écosse, et à Agassiz, en Ontario, pour déterminer l’utilité du produit comme moyen de réduire les dommages dus à la punaise terne.

La Réduction des risques liés aux pesticides fournit actuellement au détenteur de l’homologation un soutien en matière de réglementation visant à l’aider à produire un ensemble de données de qualité en vue d’une première homologation du Naturalis L au Canada. Les données issues du présent projet seront incluses dans la présentation initiale aux autorités canadiennes.

Méthode

En 2012, trois essais sur l’efficacité du Naturalis L ont été menés dans des cultures de fraisier, en Colombie-Britannique et en Nouvelle-Écosse. Ils ont été réalisés en blocs complets randomisés, à raison de 4 répétitions par traitement. Chaque parcelle mesurait 36 met cetera et comportait 6 rangs.

Nous avons commencé la surveillance des populations de punaise terne lorsque les plantes de la culture étaient en fleurs et avons commencé les traitements avant que les seuils économiques soient atteints. Les traitements ont été appliqués tous les 3 à 5 jours, selon l’essai, pour un total de 2 ou 3 traitements. Nous avons également effectué des traitements de l’insecticide commercial courant, Ripcord 400 EC. Pour l’évaluation de l’efficacité des traitements, nous avons dénombré les larves et les adultes de l’insecte capturés au moyen d’une méthode de piégeage ou de capture au filet fauchoir. En outre, nous avons effectué une évaluation visuelle des plantes de la zone d’échantillonnage, dans chaque parcelle, pour évaluer les possibles répercussions des traitements sur les organismes non ciblés (organismes bénéfiques, pollinisateurs, et cetera). Nous avons aussi chaque fois inspecté visuellement les plantes, pour évaluer leur tolérance aux traitements. Au moment de la dernière récolte, nous avons prélevé de façon aléatoire des fraises commercialisables dans chaque parcelle, puis les avons pesés, pour évaluer le rendement en fruits. Nous avons aussi inspecté les fraises, pour déterminer la présence de dommages que la punaise terne aurait pu causer en s’alimentant.

Résultats

Nous n’avons observé aucune différence statistiquement significative entre le Naturalis L et les traitements témoins, mais nous avons souvent dénombré moins de punaises ternes dans les parcelles traitées au Naturalis L que dans celles traitées à l’eau. Nous présumons que les parcelles et la zone d’échantillonnage étaient peut-être trop petites pour que la pression exercée par le ravageur dans le cas de chaque traitement puisse être évaluée de façon précise; ainsi, nos résultats appuient l’homologation du Naturalis L comme agent de lutte possible contre la larve de la punaise terne dans les cultures de fraisier.

Les données obtenues dans le cadre du présent projet sont complétées par des données provenant d’autres sources, et un ensemble de données sur la valeur sera inclus avec la demande d’homologation du produit. L’équipe responsable du soutien en matière de réglementation des pesticides de la Réduction des risques liés aux pesticides collabore actuellement avec le fabricant du Naturalis L en vue de la finalisation de la première homologation de ce produit prometteur au Canada.

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