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Évaluation de l'efficacité de nouvelles souches microencapsulées de Trichoderma et Bacillus, de Cornell University, pour lutter contre la maladie du blanc du concombre de serre

Code de projet : BPI07-180

Chef de projet

Gordon Genge - ICUS Canada

Objectif

Évaluer des formulations de traitements du sol et des semences pour la lutte contre le blanc dans les cultures de concombre au moyen de microorganismes utilisés comme agents de lutte biologique pour induire une résistance, obtenir l’homologation des produits dans le cadre d’un examen conjoint de la demande par l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire et l’Environmental Protection Agency, et présenter aux producteurs les produits et les protocoles d’application mis à l’essai afin de recevoir leurs commentaires

Sommaire des résultats

Contexte

Le blanc (oïdium) est l’une des maladies les plus dévastatrices des concombres de serre. La maladie est présente et bien établie partout au Canada, exerçant de fortes pressions chaque année. Au Canada, peu de fongicides biologiques sont homologués pour combattre la maladie dans le concombre de serre. Le manque de moyens de lutte dans la culture du concombre de serre au Canada, contrairement à d’autres pays qui ont plus de moyens de lutte, nuit à la productivité et à la rentabilité des producteurs canadiens, offre un choix limité de familles de fongicides à utiliser en rotation et augmente le risque de développement de résistance aux produits utilisés. Selon de récentes recherches, certains organismes utilisés comme agent de lutte biologique sont des symbiotes opportunistes qui peuvent modifier la physiologie des plants et améliorer leur résistance aux agents pathogènes. On peut maintenant faire de la lutte biologique et améliorer la croissance des plants en traitant le terreau et les semences de concombre avec des microorganismes qui interagissent avec les racines (améliorent leur croissance) et la plante entière (induisent une résistance). Enfin, comme mesure supplémentaire, on pulvérise ces mêmes organismes sur les feuilles pour lutter contre les zones de maladie résiduelles.

Dans le cadre du projet, on a mis au point des prototypes de produits biologiques à base de souches de Trichoderma et de Bacillus issues de l’Université Cornell et on les a utilisés pour mener des essais Guelph et à Cornell.

Approches

On a fait des essais de traitements aux universités de Cornell et de Guelph en 2008 au moyen de diverses combinaisons de souches de Trichoderma et de Bacillus. Les formulations, qui avaient été préparées à l’Université de Cornell pour obtenir une poudre sèche, ont été appliquées, seules ou en combinaison, sur les semences de concombre ou dans le terreau.

On a comparé les traitements aux témoins non traités en mesurant la croissance des plants (hauteur et poids humide) et en évaluant l’incidence et la gravité du blanc.

Résultats

Les souches F11Bab de Trichoderma et TC1448 de B. subtilis, avec lesquelles on a traité les semences ou le terreau, ont permis de réduire l’incidence et la gravité du blanc sur les feuilles de 15 à 70 %. On a observé que le niveau d’induction de résistance variait selon la variété de concombre et que l’effet était moins prononcé chez les variétés plus sensibles. De plus, on a noté que certaines souches de Trichoderma, dont la souche F11Bab, favorisaient une meilleure croissance des plants.

Conclusion

D’après les résultats des essais, les souches étudiées peuvent réduire le blanc et améliorer la croissance des plants de concombre. Il faut continuer les travaux de recherche pour identifier les souches les plus prometteuses, ce qui pourrait éventuellement déboucher sur le développement d’un produit commercial et la présentation d’une demande d’homologation à l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada.

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