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Essais sur le tri de framboises afin de trouver des solutions à faible risque contre la contamination par les insectes des fruits récoltés mécaniquement

Code de projet : SCR07-010

Chef de projet

Victoria Brookes - Agriculture et Agroalimentaire Canada

Objectif

Évaluer l'efficacité de nombreux produits de lutte dirigée à risque réduit quant à leur efficacité contre les insectes infestant les récoltes de framboises, notamment les espèces de lépidoptères et de charançons

Sommaire des résultats

La framboise représente une culture importante en Colombie-Britannique (C.-B.). On en cultive au moins 1 600 hectares par année, ce qui constitue 70 % de la production du Canada et une valeur à la ferme de plus de 20 millions de dollars. La majorité des framboises cultivées en Colombie-Britannique et les canneberges provenant de la plupart des autres régions où on les produit et les transforme en Amérique du Nord sont récoltées de façon mécanique. Le secouage qu'effectue la cueilleuse fait tomber les fruits de la plante dans un plateau de collecte. Cependant, des insectes sont aussi délogés des feuilles des plantes, contaminant ainsi les fruits récoltés. Ces insectes sont souvent de l'ordre des lépidoptères (des chenilles, comme l'enrouleuse et le ver gris), mais il peut y avoir d'autres insectes, comme des charançons, des pentatomes et des forficules. Lorsque les fruits sont livrés aux usines de transformation, cette infestation d'insectes entraîne le rejet ou le déclassement des fruits. Les enrouleuses, les vers gris et les charançons ne peuvent être complètement éliminés des fruits sur la courroie de tri de la cueilleuse ou à l'usine de transformation puisqu'ils sont cachés sous les baies ou à l'intérieur de celles-ci.

Ce projet de dépistage a été planifié afin de recueillir des données sur tous les insectes qui se trouvaient dans les carrés de framboises. Cette étude a été réalisée en 2007 dans deux champs, à Langley et à Abbotsford, près du Centre de recherches agroalimentaires du Pacifique d'Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), situé à Agassiz, en Colombie-Britannique. L'efficacité de quatre insecticides de lutte contre les contaminants a été vérifiée contre le charançon gris, le charançon noir de la vigne, le charançon sombre et le forficule. Des essais semblables d'insecticides pour la lutte contre les chenilles étaient prévus; cependant, les données n'ont pas pu être recueillies en raison de l'absence de pression de la part de ces organismes nuisibles lorsque les essais ont été effectués.

Des insectes vivants et morts ont été recueillis afin de déterminer l'efficacité des différents insecticides. Trois des produits se sont avérés efficaces dans la lutte contre l'infestation d'insectes. Le thiamethoxame a été efficace dans la lutte contre le charançon noir de la vigne et le charançon sombre des racines et le bifenthrin, contre le charançon gris, le charançon noir de la vigne et le charançon sombre des racines. Le métaflumizone, quant à lui, a été efficace contre les trois espèces de charançon et a eu le moins d'impact sur les insectes bénéfiques, comme les coccinelles.

Les résultats de cette étude fournissent le soutien nécessaire à la présentation du métaflumizone pour la lutte contre le charançon dans les fruits de ronces par l'intermédiaire des Pesticides à usage limité d'AAC et permettront, en bout de ligne, d'améliorer l'accès des producteurs à un nouveau produit à risque réduit pour la lutte contre ces insectes nuisibles pour les récoltes. De plus amples travaux sont nécessaires afin de déterminer les meilleures solutions de lutte contre les chenilles nuisibles dans les framboises récoltées.

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