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Diffusion au moyen d’ateliers de l’information sur l’application des techniques de lutte intégrée à la floriculture en serre

Code de projet : PRR11-020

Chef de projet

Jamie Aalbers et Cary Gates - Flowers Canada

Objectif

Par le biais d’ateliers interactifs, le projet vise à informer les producteurs du domaine de la floriculture en serre des pratiques novatrices de lutte antiparasitaire à risques réduits et des possibilités d’adoption de ces pratiques

Sommaire de résultats

Contexte

La Réduction des risques liés aux pesticides (RRP) travaille avec les intervenants en vue de réduire les risques associés à l’utilisation de pesticides dans le secteur agricole canadien. L’utilisation croissante des techniques de lutte antiparasitaire intégrée par les producteurs, ce qui inclut la lutte biologique et les autres méthodes à risque réduit, fait partie des grandes priorités pour l’industrie. Selon le groupe de travail sur la réduction des risques liés aux pesticides pour la floriculture en serre, les ateliers à forte incidence qui sont donnés à l’occasion de grands événements destinés aux serriculteurs sont une façon efficace d’améliorer les connaissances des producteurs au sujet des techniques éprouvées de lutte intégrée. Dans le cadre du présent projet, deux ateliers ont été donnés, l’un à Niagara Falls, en Ontario, et l’autre à Langley, en Colombie-Britannique.

Approches

Un groupe de surveillance a été formé et chargé de définir la structure de l’atelier, de trouver des chercheurs/conférenciers novateurs et de publiciser les ateliers. Le groupe de surveillance des ateliers était composé de membres de l’industrie de la lutte antiparasitaire et de Flowers Canada Growers Incorporated, et il bénéficiait du soutien et de la participation d’EngageAgro Corporation, de Biobest B.V. et de Syngenta Canada. L’accent a été mis sur la place de choix que devraient occuper la lutte biologique et les approches de lutte antiparasitaire à risque réduit.

Pour les deux ateliers, une combinaison d’exposés « classiques » et de mini-ateliers pratiques a servi à transmettre les différents types de renseignements. Des sondages ont été distribués aux participants à la suite de l’atelier afin d’en évaluer l’utilité.

Résultats

Le premier atelier, qui était destiné aux producteurs du centre et de l’est, s’est déroulé à Niagara Falls, en Ontario, en même temps que la Canadian Greenhouse Conference. Il comprenait deux présentations de 45 minutes, une séance de questions et réponses de 15 minutes au sujet des exposés, et quatre mini-ateliers de 20 minutes en rotation. Deux conférenciers principaux, l’un spécialisé en entomologie et l’autre en pathologie, ont été invités à donner un exposé de 45 minutes et à animer un mini-atelier.

Juliette Pijnakker, une chercheuse scientifique en entomologie à l’Université de Wageningen, aux Pays-Bas, qui se spécialise dans la lutte biologique contre plusieurs organismes nuisibles courants des cultures en serre, comme les thrips, les acariens, les cochenilles farineuses, les cochenilles et les aleurodes, a présenté un exposé intitulé « Lutte antiparasitaire intégrée contre les aleurodes dans les cultures de plantes ornementales ». Gary Moorman, professeur de phytopathologie et spécialiste en vulgarisation à l’Université de l’État de Pennsylvanie, a donné une présentation intitulée « Lutte contre les maladies des fleurs ».

À la suite des exposés oraux, les quatre ateliers pratiques de 20 minutes se sont déroulés simultanément, les participants effectuant la rotation entre chacun d’eux. Les mini-ateliers suivants étaient proposes : « Dépistage efficace dans les cultures floricoles » par Graeme Murphy (spécialiste en vulgarisation du Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation de l'Ontario, Ministère de l'affaires rurales); « Identification des maladies végétales » par Gary Moorman; « Outils d’évaluation de la santé des agents de lutte biologique » par Rose Buitenhuis (chercheuse scientifique au Vineland Research and Innovation Centre) et « Méthodes de lutte contre les aleurodes » par Juliette Pijnakker.

L’atelier de Langley, en Colombie-Britannique, comprenait quatre présentations de 45 minutes et deux ateliers pratiques. Deux conférenciers principaux, l’un spécialisé en entomologie et l’autre en pathologie, ont été invités à donner deux présentations chacun, ainsi qu’à animer l’un des ateliers. Il s’agit d’Ann Chase, une ancienne professeure de phytopathologie à l’Université de la Floride qui possède maintenant sa propre entreprise de consultation en Californie/Arizona, et de Mike Parrella, professeur et directeur du département d’entomologie à UC Davis, qui s’intéresse à l’élaboration de stratégies de lutte intégrée pour les cultures ornementales et, en particulier, à la lutte biologique.

Les exposés suivants ont été donnés : « Détection et diagnostic des maladies dans les cultures florales » et « Méthodes culturales, chimiques et biologiques de lutte contre les maladies », par Ann Chase, et « Organismes nuisibles envahissants – pour qu’ils restent à l’extérieur des serres » et « Applications pratiques de la recherche sur la lutte biologique à UC Davis », par Mike Parrella. Les ateliers avaient pour thèmes « Identification des maladies végétales » et « Thrips des petits fruits ».

Le programme incluait également une discussion ouverte d’une demi-heure sur la lutte contre la mineuse des feuilles et deux présentations de dix minutes sur « Les nouveautés en matière de produits, de services et de soutien pour la lutte antiparasitaire en floriculture » et les « Percées récentes en recherche et en éducation sur les fleurs – le point de vue de Kwantlen ».

Comme beaucoup de producteurs avaient peu de connaissances sur les concepts de la lutte biologique, ces activités ont constitué une introduction à l’utilisation d’approches de lutte antiparasitaire à risque réduit. Les ateliers et les séances d’information avaient pour objectif d’accroître la confiance des producteurs, afin qu’ils délaissent graduellement les pratiques conventionnelles de lutte antiparasitaire au profit d’approches axées sur la lutte intégrée. Les commentaires recueillis au moyen des questionnaires et auprès du groupe de surveillance indiquent que les ateliers ont contribué à informer les floriculteurs canadiens des méthodes de lutte intégrée qui sont disponibles au Canada.

Prochaines étapes

Compte tenu de la réponse favorable des producteurs qui ont participé à ces deux ateliers pilotes sur la lutte intégrée, l’industrie examine maintenant les façons dont elle pourrait inclure de telles séances de formation sur la lutte intégrée aux réunions existantes, sur une base annuelle. Pour les producteurs, ces activités sont également propices au réseautage et aux discussions ponctuelles, ce qui rend ce genre d’activités profitables sur le plan du réseautage, de la diffusion de l’information et de l’aide aux producteurs.

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