Sélection de la langue

Recherche

Détermination d'un seuil économique exact et mise au point de méthodes de lutte non chimique pour contrer les dégâts causés aux cultures de pommes de terre par la pyrale du maïs

Code de projet : PRR03-400

Chef de projet

Christine Noronha - Agriculture et Agroalimentaire Canada

Objectif

Préciser un seuil d'intervention pour la pyrale du maïs dans la culture des pommes de terre et développer des moyens de lutte mécaniques comme solution de rechange

Sommaire de résultats

Seuil d'intervention pour appliquer des insecticides contre la pyrale du maïs. Des essais systématiques sur trois ans ont été menés en collaboration avec des agents de vulgarisation provinciaux, des agriculteurs locaux et des producteurs commerciaux afin de préciser un seuil d'intervention pour la pyrale du maïs. Des parcelles expérimentales de pommes de terre ont été artificiellement infestées avec des populations connues de pyrale du maïs, dont les niveaux d'infestation ont été corrélés avec les dommages aux plantes et les pertes de rendement observés. Les parcelles ont été implantées sur des exploitations agricoles de Harrington à l'Île-du-Prince-Édouard et infestées à divers degrés au moyen de masses d'oeufs de pyrale du maïs. À la fin de la saison, on a dénombré le nombre de trous, de galeries et de larves par plante et on a mesuré le rendement en tubercules en fonction des calibres de la norme de classification canadienne. À des niveaux élevés d'infestation, les variétés Russet Burbank et Shepody comptaient significativement plus de larves, de trous et de tunnels par plante. À des niveaux d'infestation se situant entre 20 et 35 p. 100 de plantes infestés, il n'y avait pas de différence significative du nombre de trous et de galeries par plante, contrairement au niveau d'infestation correspondant à 40 p. 100 et plus de plantes infestés, où l'augmentation des dégâts était significative. Le nombre de trous par plante peut avoir de lourdes conséquences pour les producteurs de pomme de terre, car les blessures occasionnées constituent une porte d'entrée pour les pathogènes et rendent les tiges plus vulnérables aux bourrasques de vent. Selon les résultats de cette étude, les producteurs dont le seuil d'intervention est basé sur un niveau de 20 p. 100 de plantes infestés pourraient, en réalité, repousser ce seuil à un niveau de 30 ou 35 p. 100 sans qu'ils observent une augmentation significative du nombre de trous par plante. De plus, l'étude s'est soldée par une augmentation du rendement en petits tubercules au niveau de 40 p. 100 et plus de plantes infestés, en particulier chez la Russet Burbank, variété à longue saison de croissance. Le phénomène n'a cependant pas été observé chez la Shepody, variété à courte saison de croissance, ce qui indique que cette dernière pourrait ne pas être affectée par des niveaux d'infestation élevés, en raison surtout du fait que la tubérisation se produit tôt en saison, au moment où les larves, encore petites, font peu de dégâts. Par conséquent, les seuils d'intervention basés sur des niveaux de 20 p. 100 de plantes infestés pourraient être repoussés à des niveaux de 30 à 35 p. 100 pour les variétés à longue saison de croissance comme la Russet Burbank et à 40 p. 100 pour les variétés à courte saison de croissance comme la Shepody, sans que les rendements ne s'en trouvent diminués.

Mise au point d'un broyeur mécanique pour lutter contre la pyrale du maïs :

Des chercheurs ont développé un outil mécanique qui broie les fanes de pommes de terre à la récolte et qui détruit du même coup les larves de pyrales qui s'y trouvent. L'outil a fait l'objet d'essais et de démonstrations pour en prouver l'efficacité. On a démontré que la réduction de la population hivernante de pyrales du maïs entraîne une baisse de la population colonisatrice l'année suivante. La technique en question permettrait de réduire les applications d'insecticide et de diminuer les frais d'exploitation des producteurs de pommes de terre.

L'outil a été essayé sur deux variétés de pommes de terre. Selon les résultats, entre 80 et 88 p. 100 des larves présentes dans les fanes ont été broyées et plus de 95 p. 100 des larves n'ont pas survécu à l'hiver ni émergé en papillon l'année suivante.

Le broyeur, constitué de deux brosses et de deux rouleaux métalliques, s'attache à l'arrière de la récolteuse, juste en dessous du transporteur à courroie d'où les fanes de pommes de terre sont rejetées au champ. À la sortie du transporteur, les fanes sont dirigées vers les deux rouleaux pour être écrasées avant d'être rejetées au sol. La tension des rouleaux est réglée de façon à écraser les fanes et les pyrales du maïs qui s'y trouvent. Le dispositif, d'un concept adaptable et facile à construire, s'attache à n'importe quelle récolteuse par simple ajustement de la longueur des brosses et des rouleaux. De plus, le concept de cet outil permet de combiner en une seule étape la récolte des tubercules et le broyage mécanique du ravageur, économisant ainsi un passage au champ. Toutes les pièces de cet outil sont faciles à trouver et le plan de l'outil s'obtient sur demande auprès de l'équipe de recherche.

Fiche d'information sur Broyeur de pyrales du maïs dans les pommes de terre

Signaler un problème sur cette page
Veuillez cocher toutes les réponses pertinentes :
Date de modification :