Sélection de la langue

Recherche

Historique de La collection in vitro de Gloméromycètes

Depuis une vingtaine d'années, Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) a développé son expertise sur les symbioses mycorhiziennes arbusculaires par ses travaux sur la diversité dans les sols indigènes et agricoles, des études taxonomiques, et le développement de collections de référence de spécimens séchés et de cultures. L'objectif de ces recherches mène à l'évaluation du potentiel mycorhizien des souches isolées et le développement d'outils modernes de détection et de propagation de ces organismes. Étant symbiotes obligatoires, ces organismes ne peuvent survivre et se propager qu'en présence d'un hôte végétal.

Cultivés traditionnellement en pots, soit in vivo, les collections d'AAC comptent plusieurs centaines de souches de CMA destinées aux études taxonomiques, biochimiques, horticoles ou agronomiques. Cependant, la production in vivo d'inoculum exige des espaces imposants (serres et phytotrons), une main d'œuvre constante et une vigilance de tous les instants pour maintenir la pureté, la viabilité et la santé des cultures.

Figure 8 : Cultures in vivo en Sunbags©

La description de cette image précède.

Au cours des années 1980, l'amélioration des technologies reliées à la culture de racines excisées a permis de cultiver in vitro certaines souches de CMA. Cette méthodologie fournit des cultures pures, monoxéniques, repiquables et à la tracabilité accessible sur de nombreuses générations grâce au simple transfert d'une portion de colonie sur un nouveau substrat. Propagées en boîtes de Pétri, ces cultures assurent aux laboratoires une source continue de matériel fongique exempte de contamination (Fortin et al., 2002).

Figure 9 : Culture in vitro sur racines excisées

La description de cette image précède.

Contrairement à la culture in vivo, la culture in vitro de CMA permet de suivre in situ, sous la loupe binoculaire, le développement colonial, le cycle vital, l'ontogénie des spores et l'interaction du champignon avec divers organismes ou sous divers traitements, sans même perturber la croissance du champignon. De plus, des centaines de cultures peuvent être aisément conservées en incubateur et le matériel fongique produit s'avère particulièrement bien adapté pour le démarrage de cultures dans le cadre de recherches tant fondamentales qu'appliquées (Declerck et al., 2005).

Figure 10 : Collection de cultures in vitro

La description de cette image précède.

Étant donné les nombreuses applications de la culture in vitro des CMA, les chercheurs ont vite adopté cette méthodologie. De nombreuses espèces et souches furent ainsi propagées ce qui a permis la mise sur pied d'une collection de cultures de référence de CMA telle que la collection GINCO (Declerck et Dalpé, 2001).

La plus célèbre des souches de CMA de la collection GINCO est assurément la souche de Glomus irregulare DAOM 181602, 197198 (identifiée auparavant à G. intraradices). Elle a été sélectionnée pour un séquençage complet de son génome. Cette même espèce est actuellement la seule homologuée par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) et constitue la composante mycorhizienne de nombreux inoculums commerciaux au Canada et à l'étranger (Faye et al 2012). Parmi les souches en évaluation figurent des organismes dont la valeur ajoutée provient de leur potentiel à coloniser une diversité de plantes cultivées, de leur résistance aux environnements à forte salinité ou pollués par des métaux lourds et des hydrocarbures aromatiques polycycliques.

Figure 11 : Spores de Glomus irregulare

La description de cette image précède.

Références

Signaler un problème sur cette page
Veuillez cocher toutes les réponses pertinentes :
Date de modification :