Agriculture et Agroalimentaire Canada
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Marché de la volaille

Portrait de l'industrie canadienne du gibier à plume

Division du développement des productions animales
Direction générale du développement agricole

Janvier 1991

Janet Stevens
Section de la volaille

Nota 1: Le Tableau 3 (Gibier à plume abattu dans des établissements sous contrôle féderal) et Tableau 4 (Échanges de viande de gibier à plume) ont été révisés et sont disponibles à la fin de ce document.

Nota 2: En 1997, le pourcentage d'utilisation du gibier à plumes (voir le chapitre 3 - couvoirs) a été mis en question. L'approvisionnement total en gibier à plumes et l'abattage total pour la viande ont été recalculés. Les résultats sont présentés à la fin de ce document.

CHAPITRE

  1. Introduction
  2. Objectifs
  3. Structure du secteur
  4. Importations et Exportations
  5. Commercialisation et Promotion
  6. Taille et Valeur du secteur
  7. Croissance du secteur
  8. Obstacles à la croissance du secteur
  9. Possibilités de Croissance
  10. Conclusion

TABLEAUX

  1. Répartition des couvoirs sous contrôle fédéral qui incubent des oeufs de gibier à plume - 1990
  2. Production estimative de gibier à plume pour l'abattage
  3. Gibier à plume abattus dans des établissements sous contrôle fédéral
  4. Échanges de viande de gibier à plume (kg)
  5. Échanges de gibier à plume - sujets vivants (têtes) et oeufs d'incubation (douzaines)
  6. Prix du gibier à plume - en dollars par tête (1987-1988)
  7. Composition d'une portion de 100 g de viande crue
  8. Secteur canadien de la volaille

ANNEXES

  1. Questionnaires
    1. Couvoirs
    2. Producteurs
    3. Transformateurs

  2. Abattoirs de gibier à plume sous contrôle fédéral - 1988-1989

  3. Programmes fédéraux de commercialisation

  4. Recherches sur le gibier à plume en amérique du nord

1. INTRODUCTION

Le gibier à plume élevé au Canada comprend la caille, le faisan, la perdrix, le dindon sauvage, la pintade et le coq de bruyère. Ils constituent ce qu'on appelle communément le "gibier à plume des hautes terres". Notre étude englobe également le pigeonneau. De toutes ces espèces, seuls la caille, le dindon sauvage et le pigeon ou le pigeonneau sont originaires du Canada.

La plupart de ces espèces furent introduites au Canada comme oiseaux d'ornement. Elles se multiplièrent puis furent lâchées ou s'échappèrent dans la nature. Quand leurs populations devinrent excessives, on commença à les chasser. Aujourd'hui, le secteur du gibier à plume comprend cinq segments distinctifs

  • les amateurs et aviculteurs sportifs, qui élèvent le gibier à plume pour l'agrément ou l'argent
  • les chasseurs, qui élèvent le gibier à plume pour le lâcher dans des chasses gardées
  • les défenseurs de la nature, qui élèvent le gibier à plume pour le repeuplement
  • les éleveurs, qui élèvent le gibier à plume pour la reproduction
  • le secteur de la viande, qui élève le gibier à plume pour la transformation et la consommation.

Notre étude vise principalement ce dernier secteur, c'est-à-dire le secteur qui élève le gibier à plume pour l'abattage.

Ce secteur est issu en grande partie du secteur de la chasse. Quand il leur restait du gibier à la fin de la saison, les propriétaires de chasses gardées l'abattaient, le congelaient et cherchaient à le vendre. Comme cela s'est souvent avéré une occupation plus rentable et plus prévisible que le simple élevage du gibier pour la chasse, ce secteur prit de l'expansion.

On estime que le gibier à plume élevé au Canada pour l'abattage totalise aujourd'hui 9 millions de têtes, pour une valeur de 24 millions de dollars à la vente au détail.


2. OBJECTIFS

Depuis quelques années, le secteur du gibier à plume soulève un intérêt considérable chez les producteurs potentiels, les détaillants et les consommateurs. Les pouvoirs publics et les institutions financières se sont, eux aussi, interrogés sur le potentiel du secteur et sur la mesure dans laquelle il faudrait l'appuyer financièrement ou lui consacrer des programmes provinciaux ou fédéraux.

Toutefois, il existe peu ou pas de données et de chiffres sur la structure, la taille ou la croissance du secteur du gibier à plume, ce qui fait qu'il est difficile d'évaluer son potentiel.

Notre objectif ici est de combler ce besoin en fournissant des données et des renseignements qui pourraient être utiles à toutes les parties intéressées.

Nous avons commencé par un sondage auprès des couvoirs, des producteurs et des transformateurs de tout le pays. Les questionnaires utilisés figurent à l'annexe I. D'autres documents et des communications personnelles sont venus s'ajouter aux résultats de ce sondage.


3. STRUCTURE DU SECTEUR

Comme les secteurs du poulet à griller, du dindon et des oeufs, le secteur du gibier à plume est réparti dans l'ensemble du Canada, mais est plus concentré au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique. Par ailleurs, comme les autres secteurs de la volaille, il se divise en trois segments distincts : les couvoirs, les producteurs et les transformateurs.

Les couvoirs

Tous les couvoirs (sauf dans le cas de la sauvagine et des pigeons) d'une capacité supérieure à 1 000 oeufs d'incubation doivent être agréés par les autorités fédérales en vertu de la Loi sur les maladies et la protection des animaux ou du Règlement sur les couvoirs de la Loi sur les animaux de ferme et leurs produits. Les conditions d'enregistrement en droit du Règlement sur les couvoirs sont très strictes, et les couvoirs qui satisfont aux exigences sont considérés comme excellents. En 1989,178 couvoirs canadiens étaient agréés par les autorités fédérales, dont 59 couvoirs de gibier à plume. Ces derniers sont des petits couvoirs, qui produisent moins de 800 000 sujets par an. Le tableau 1 indique la répartition des couvoirs de gibier à plume.

La plupart des oeufs d'incubation sont produits au Canada. Les oeufs d'incubation importés représentent, selon les estimations, moins de 0,6 p. 100 du total. En 1989, quelque 14 millions d'oeufs de gibier à plume ont été mis en incubation. Les oisillons ne sont pas tous destinés au marché de la viande. On estime que 63 p. 100 environ sont élevés pour l'abattage, 30 p. 100, pour les chasses gardées et le reste (7 p. 100), pour l'amélioration génétique, l'agrément, le repeuplement, etc.

Tableau 1 Répartition des couvoirs sous contrôle fédéral qui incubent des oeufs de gibier à plume - 1990

  Loi sur les maladies et la protection des animaux Règlement sur couvoirs de la Loi sur les animaux de ferme et leurs produits
Columbie-Britannique
7
-
Alberta
2
1
Saskatchewan
1
-
Manitoba
1
-
Ontario
25
4
Québec
15
2
Nouveau-Brunswick
-
-
Nouvelle-Écosse
1
-
Île-du-Prince-Édourd
-
-
Terre-Neuve
-
-
Canada
52
7


Source: Agriculture Canada

N.B.: Ces deux lois seront incorporées à la Loi sur la protection sanitaire des animaux au début de 1991

Producteurs

Il existe de nombreux producteurs au Canada, mais il n'y en a que 70 environ qui élèvent plus de 500 sujets par an pour l'abattage et une vingtaine seulement indiquent que c'est là leur seule source de revenus. Bien qu'on en trouve dans toutes les provinces, la majorité sont en Colombie-Britannique (40 à 50), au Québec (12 à 15) et en Ontario (8 à 10).

Le Québec produit 78 p. 100 environ de tous les sujets élevés au Canada, tandis que l'Ontario en produit 17 p. 100 environ et la Colombie-Britannique, 5 p. 100. La forte production apparente du Québec s'explique par le grand nombre de cailles élevées dans cette province. La caille est un oiseau de petite taille, qui pèse souvent moins d'un quart de livre. Exprimée en poids de carcasse, la production se répartit comme suit : Québec - 55 p. 100 environ, Ontario - 34 p. 100 environ, et Colombie-Britannique - 9 p. 100 environ (voir le tableau 2).
La caille est l'espèce produite en plus grand nombre : plus de 7 millions de têtes. Vient ensuite le faisan avec plus d'un million de têtes. Les autres espèces totalisent ensemble moins d'un million de têtes. En poids éviscéré, la caille représente 37 p. 100 de la production et le faisan, plus de 50 p. 100.

L'élevage du faisan se pratique dans toutes les provinces. L'élevage de la caille est concentré au Québec, mais se pratique aussi en Ontario et en Colombie-Britannique. L'élevage du pigeonneau et de la nègre-soie n'est important qu'en Colombie-Britannique. La pintade est élevée surtout en Ontario et au Québec. La perdrix est élevée en petit nombre dans toutes les provinces.

Dans toutes les provinces, les producteurs doivent obtenir une licence ou un permis provincial pour élever du gibier à plume en captivité. Ces licences et permis sont délivrés en conformité de règlements édictés en vertu de la législation provinciale sur la faune ou d'une législation équivalente. Au Québec, il s'agit de la Loi sur les produits agricoles, les produits marins et les aliments.

Tableau 2 Production estimative de gibier à plume pour l'abattage

  Têtes Poids en carcasse
(en tonnes)
Columbie-Britannique
420,000
250.0
Alberta
1,700
23.0
Saskatchewan
10,000
12.0
Manitoba
17,000
23.0
Ontario
1,525,000
943.0
Québec
7,000,000
1,535.3
Nouvelle-Écosse
7,000
6.4
Île-du-Prince-Édourd
800
0.6
Canada
8,981,500
2,793.3

Source: Agriculture Canada, Sondage auprès des producteurs, 1987

Transformateurs

La législation sur la transformation, qui vise la vente de viande aux magasins, aux restaurants, aux restaurants-minute et aux établissements, varie d'une province à une autre. En Ontario, au Québec, au Manitoba, en Alberta et en Colombie-Britannique, toute viande vendue ailleurs qu'à l'exploitation agricole même doit être inspectée par les autorités provinciales ou fédérales. En Saskatchewan, les principales villes ont des arrêtés qui exigent l'inspection. Dans les autres provinces, l'inspection est facultative ou n'est pas exigée par le règlement. La viande expédiée à une autre province ou exportée à l'étranger doit avoir été transformée dans un établissement sous contrôle fédéral.

En 1988, 8,4 millions de têtes de gibier à plume ont été transformées au Canada dans seize établissements inspectés par les services fédéraux. La liste de ces établissements figure à l'annexe II. Ensemble, l'Ontario et le Québec ont abattu 96,4 p. 100 du total, et le Manitoba et la Colombie-Britannique, 3,6 p. 100. Le tableau 3 indique les abattages annuels pour la période 1984-1989.

Tableau 3 Gibier à plume abattus dans des établissements sous contrôle fédéral

Année 000s Head
1984
4,261
1985
4,533
1986
5,225
1987
6,580
1988
8,381
1989
6,933

Source: Agriculture Canada

4. IMPORTATIONS ET EXPORTATIONS

Le Canada importe et exporte des oeufs d'incubation, des oiseaux vivants (sujets d'un jour ou adultes) et de la viande de gibier à plume. Notre étude s'intéresse surtout à la viande de gibier à plume, mais le tableau 5 donne des détails sur les échanges dans les autres secteurs. Il existe dans ces secteurs une grande fluctuation qu'il n'est pas facile d'expliquer.

Tableau 4 Échanges de viande de gibier à plume (kg)

Année Importations Exportations Exportations nettes
1984
2,019
132,771
130,752
1985
916
126,605
125,689
1986
3,563
78,026
74,463
1987
1,677
133,058
131,381
1988
73,199
198,263
125,064
1989
99,602
240,285
140,683

Source: Certificats d'inspection de la salubrité des viandes

Le Canada est un exportateur net de viande de gibier à plume. Sauf en 1986, où elles ont reculé, les exportations ont connu une croissance annuelle entre 1984 et 1989. En 1984 et 1985, le Québec était le principal exportateur, mais ses exportations de cailles ont connu une baisse accentuée en 1986. L'Ontario, le Manitoba et la Colombie-Britannique ont augmenté régulièrement leurs exportations au cours des six dernières années. En 1989, le Canada a exporté du gibier à plume aux États-Unis, au Japon et à Saint-Pierre-et-Miquelon, mais recherche de nouveaux marchés, notamment en Extrême-Orient.

Les importations de viande de gibier à plume sont restées négligeables jusqu'en 1988, mais ont beaucoup augmenté en 1988 et 1989. Il s'agissait exclusivement d'importations de pigeonneaux de Californie à destination de la Colombie-Britannique. Si cette tendance se poursuit, cela risque de sonner le glas de ce secteur au Canada. À l'exception des importations de pigeonneaux, les importations ne devraient pas augmenter, car les États-Unis ont normalement des difficultés à approvisionner leurs propres marchés.

Les importations de pintade, de faisan, de perdrix, de caille et de pigeonneau des États Unis sont exemptes de droits, mais des droits de 4,4 cents le kilogramme frappent les exportations de ces oiseaux (janvier 1, 1991 - exemptes de droits 1993). Des droits de 10% ad valorem frappent les exportations au Japon de gibier à plume.

Tableau 5 Échanges de gibier à plume - sujets vivants (têtes) et oeufs d'incubation (douzaines)

Année Faisan Perdrix Autre gibier à plume Oeufs d'incubation
  Imps. Exps. Imps. Exps. Imps. Exps. Imps. Exps.
1984

4,691

4,047

2,382

30,731

14,110

1,768

6,736

3,730

1985

52

1,070

1,753

4,632

9,434

398

1,402

32

1986

1,697

26,712

423

2,944

25,165

941

23,352

2,346

1987

9,728

41,402

7,290

10,637

68,468

3,121

16,191

5,400

1988

48,236

18,303

2,100

9,326

85,610

1,022

1,398

415

1989

38,322

15,615

1,366

13,440

3,635

554

7,718

52


Source: Agriculture Canada, Certificats d'inspection d'hygiène vétérinaire

Note 1 :Les chiffres ne comprennent que tes oiseaux destinés à l'élevage ou à l'abattage. Ils n'englobent pas les oiseaux destinés à l'agrément, aux expositions, etc.

Note 2 :"Autre gibier à plume" comprend la pintade, le pigeon et la caille.


5. COMMERCIALISATION ET PROMOTION

Il n'existe pas d'office de commercialisation du gibier à plume. Dans la majorité des cas, la commercialisation de la viande de gibier à plume est assurée par les producteurs eux-mêmes. La commercialisation se répartit comme suit : exportations - 21 p. 100, magasins - 2 p. 100, hôtels et restaurants - 48 p. 100, et ventes à l'exploitation agricole et autres - 29 p. 100. Certains producteurs emballent deux faisans ou perdrix dans des boîtes-cadeaux, qui font des cadeaux populaires au moment de Noël.

Certains producteurs fournissent des recettes et des données nutritionnelles ou autres aux consommateurs. En 1989-1990, plusieurs producteurs de l'Ontario ont publié ensemble une brochure promotionnelle.

En Colombie-Britannique, il existe des marchés bien établis du pigeonneau et de la nègre-soie dans la population orientale. D'autres espèces de gibier à plume ne sont pas recherchées par des groupes ethniques particuliers, mais leur prix relativement élevé en limite la consommation aux segments les plus aisés de la population. En 1990, les prix de la vente au détail (par tête) à Ottawa étaient les suivants : faisan - 19,90 $, perdrix - 9,95 $, caille -1,43 $ et pintade - 16 $.

Il existe un certain nombre de programmes fédéraux et provinciaux qui aident les producteurs à commercialiser leurs produits. (Voir l'annexe III pour plus de détails sur les programmes fédéraux.)


6. TAILLE ET VALEUR DU SECTEUR

En 1989, neuf millions de têtes de gibier à plume totalisant 2,8 tonnes de poids éviscéré ont été abattus pour le marché de la viande. On estime que les rentrées des producteurs s'élèvent à 18 millions de dollars et que la valeur au niveau de la vente au détail est de 24 millions de dollars.

Le secteur est dispersé dans tout le pays, mais est plus concentré au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique.

D'autres secteurs bénéficient du secteur du gibier à plume : les couvoirs, les fabricants d'aliments, les secteurs de la construction et de l'équipement, de l'emballage et des transports, les magasins de vente au détail et le secteur de l'hôtellerie, de la restauration et des institutions.

Les prix à la production, ainsi que les prix de gros et de détail varient d'une région à une autre pour chaque type de gibier à plume. Voir le tableau 6.

Tableau 6 Prix du gibier à plume - en dollars/tête (1987-88)

Type de Gibier Prix à la production Prix de gros Prix de détail Moyenne pondéré
à la production des prix
Moyenne pondérée
des prix d détail
Faisan 6.50-11.75 8.25- 12.15 9.85-15.00 8.92 12.27
Perdrix 3.00-6.00 3.50- 7.50 6.50-9.00 5.13 7.39
Caille 0.70-0.90 0.76- 1.80 1.00-1.35 0.79 1.07
Pintade 7.50-8.30 8.50- 10.30 9.20-12.00 8.19 10.96
Pigeonneau (C.-B. seulement) 4.55 6.63 7.05 4.55 7.93
Nègre-soie (C.-B. seulement) 6.15 6.20 15.00 5.51 15.00

Sources:

Agriculture Canada, sondage auprès des transformateurs,1987
A Commodity Development Strategy for the B.C. Game Bird Industry, ministère de l'Agriculture et des Pêches de la Colombie-Britannique.


7. CROISSANCE DU SECTEUR

Au cours des six dernières années, la croissance du secteur, exprimée en volume des abattages dans les établissements inspectés par les services fédéraux, a été de 63 p. 100. Les exportations ont augmenté de 81 p. 100. Les importations ont augmenté elles aussi, mais il ne s'agit probablement pas d'une tendance à long terme.

Les membres du secteur indiquent, eux aussi, que le secteur a connu une forte expansion.

8. OBSTACLES À LA CROISSANCE DU SECTEUR

i. Installations de transformation

L'absence d'installations de transformation spécialisées fait obstacle à l'essor de la production et de la commercialisation.

Le faisan, la perdrix, la pintade et la Nègre-soie n'exigent pas un équipement ou des étriers différents de ceux utilisés pour la transformation des volailles à griller. Par contre, ils exigent une manipulation spéciale, parce qu'il s'agit d'oiseaux farouches, qui se meurtrissent facilement. C'est pourquoi un certain nombre d'établissements ne font pas la transformation du gibier à plume. La caille et le pigeonneau exigent un équipement spécial et de petits étriers.

La transformation n'est pas un grand obstacle dans toutes les provinces. Le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique ont des établissements sous contrôle provincial ou fédéral qui transforment le gibier à plume. Il n'existe actuellement aucun établissement agréé dans les provinces de l'Atlantique, mais il n'y existe pas non plus de système provincial d'inspection de la viande, de sorte que le gibier à plume peut être abattu et commercialisé dans ces provinces. En Saskatchewan, il n'y a pas d'établissement agréé pour la transformation du gibier à plume, mais les arrêtés municipaux exigent l'inspection de la viande vendue ailleurs que sur l'exploitation agricole. En Alberta, le gibier à plume n'est transformé que dans des établissements inspectés par les autorités provinciales, ce qui veut dire qu'il ne peut être vendu dans d'autres provinces. Cela veut dire que, si le gibier à plume de la Saskatchewan est abattu en Alberta, il ne peut être vendu en Saskatchewan que sur les exploitations agricoles.

Dans les autres provinces, le petit nombre d'établissements sous contrôle fédéral, ainsi que leur emplacement géographique font obstacle aux mouvements interprovinciaux et aux exportations.

ii. Importations américaines

La concurrence des importations américaines tend à être un problème régional. Depuis 1988, la Colombie-Britannique souffre des importations de pigeonneaux bon marché. Les coopératives californiennes produisent plus de 750 000 pigeonneaux par an et vendent régulièrement leurs excédents au Canada. À moins de pouvoir prouver un cas de dumping, il n'y a rien qu'on puisse faire à propos de ces importations, si ce n'est de leur faire concurrence en produisant des volailles canadiennes de bonne qualité, d'en faire la promotion et de les vendre à un prix compétitif.

iii. Problèmes bureaucratiques

Vu la nature de la viande de gibier à plume, les producteurs se heurtent souvent à des problèmes que ne connaissent pas les autres agriculteurs.

Pour élever du gibier à plume en captivité, les producteurs doivent se procurer un permis spécial (voir la troisième section), tandis que les autres aviculteurs et les éleveurs de bétail ne sont sujets qu'aux arrêtés municipaux. Dans la mesure où le gibier à plume n'est pas élevé pour être lâché dans la nature, il y a lieu de s'interroger sur la nécessité d'un permis spécial.


Certains produits utilisés par les agriculteurs sont exemptés d'impôt. Les producteurs ont du mal à faire porter sur la Liste des produits destinés à l'agriculture des produits particuliers à la production du gibier à plume.
De même, les producteurs de gibier à plume ne se voient pas toujours accorder le statut d'agriculteur quand ils veulent importer certaines marchandises en franchise de droits ou quand ils cherchent à se prévaloir des prêts destinés aux améliorations agricoles ou d'autres programmes qui s'adressent aux "agriculteurs".


La plupart des produits avicoles sont soumis à un régime de gestion de l'offre, que critiquent souvent les économistes qui sont partisans d'un système de marché libre. Le gibier à plume n'est pas soumis à la gestion de l'offre, bien qu'il s'inscrive dans le secteur de l'aviculture et que cela lui vaille parfois des réactions négatives. Cela devient parfois évident dans l'examen de l'admissibilité des projets au financement fédéral ou provincial. En vertu de la Loi sur les offices de commercialisation des produits de ferme, les agences de producteurs de poulet, de dindon, d'oeufs et d'oeufs d'incubation de la volaille à griller ne peuvent se voir accorder de crédits budgétaires, tandis que les producteurs et les offices de commercialisation le peuvent. C'est certainement le cas du gibier à plume (en fonction des modalités du programme). De nombreux programmes fédéraux et provinciaux offrent un financement et d'autres services pour améliorer la commercialisation. Le secteur du gibier à plume a tout à gagner de la participation à ces programmes.

Les producteurs de gibier à plume indiquent qu'on les perçoit comme un groupe marginal d'amateurs ou d'aviculteurs sportifs plutôt que comme un maillon de la chaîne agro-alimentaire.

iv. Organisation du secteur

Au Canada, le secteur est généralement mal organisé, et les producteurs se font concurrence sur les mêmes marchés.

L'Ontario a une association viable qui se concentre sur la commercialisation de la viande. En 1989, elle a produit et publié une brochure promotionnelle sur la viande du gibier à plume, avec l'aide d'une subvention d'Ontario Terre nourricière.

La Saskatchewan a, elle aussi, une association, qui cherche à faire financer des études de marché et la mise en place d'un plan d'affaires pour la commercialisation du faisan l'ouest du Canada. La liste d'autres associations figure à l'annexe IV.

Les associations facilitent l'échange d'informations sur la conduite de l'élevage, l'alimentation, l'équipement, les stocks, la législation en vigueur, la recherche, le va-et-vient des membres et les nouvelles techniques. Elles permettent également d'entreprendre certaines activités en commun : achat d'aliments, transport, construction d'installations de transformation ou d'entreposage, ou de participer à des activités financées en commun: foires commerciales, campagnes promotionnelles et exportations.

Les associations peuvent communiquer plus efficacement avec les pouvoirs publics pour faire modifier les droits tarifaires, la législation et les normes ou pour demander des subventions et des programmes qui sont souvent destinés à des groupes et pas seulement à des particuliers.

La création d'associations provinciales, de coopératives ou d'autres organisations peut mener à la formation d'une organisation nationale qui pourrait assurer les mêmes fonctions à l'échelle nationale.

v. Coûts élevés

L'élevage des faisans et perdrix en parcours coûte cher par rapport à celui d'autres volailles, et producteurs et consommateurs doivent se rendre compte qu'il ne s'agit pas simplement d'un "type différent de poulet". À condition d'adopter une bonne conduite de l'élevage, les producteurs peuvent améliorer de nombreux facteurs comme le taux de ponte, le taux d'éclosion et le taux de mortalité. Si l'on veut conserver au gibier à plume son goût distinctif, il n'est pas possible de réduire les coûts de production en élevant les sujets dans des poulaillers et en ne leur donnant que des aliments granulés.

La transformation du gibier à plume exige une manutention et un équipement différents de ceux utilisés pour les autres volailles, et coûtera toujours plus cher que celle d'autres volailles.

Les coûts élevés ne sont pas nécessairement un obstacle à la croissance, mais peuvent s'opposer à une croissance rapide. Il est probable que la viande de gibier à plume sera toujours commercialisée comme spécialité n'intéressant qu'un petit segment de la population.

vi. Normes de qualité

Comme il n'existe aucune norme de classement du gibier à plume, il n'y a aucune garantie que le consommateur achète toujours un produit standard. L'absence de normes réglementées n'est pas nécessairement un problème si le secteur est aux mains de producteurs, transformateurs, détaillants et restaurateurs qui appliquent leurs propres contrôles de qualité pour maintenir un marché exclusif. Toutefois, si le nombre de participants augmente et que ces participants ne maintiennent pas eux-mêmes des contrôles stricts de la qualité, il est possible que la qualité des produits baisse, qu'on perde la confiance des consommateurs et que les ventes périclitent. Un moyen de garantir le maintien de la qualité est d'utiliser des noms de marque et d'appliquer des normes propres à chaque entreprise. Un autre moyen consiste à établir et à faire respecter des normes de classement nationales. Quelle que soit l'option retenue par le secteur, il est essentiel de maintenir la qualité, vu la nature exclusive du produit.

vii. Amélioration génétique

Nombreux sont les producteurs, petits et grands, qui pratiquent une certaine amélioration génétique, à la recherche de caractères désirables comme la résistance aux maladies, une bonne charnure, un bon indice de conversion, une réduction de l'agression et du cannibalisme, une bonne éclosabilité des oeufs, etc.
Un producteur ontarien a produit un faisan à plumage blanc qui, une fois plumé, présente une carcasse sans défaut et sans taches laides.

Selon un exposé de Colombie-Britannique sur le secteur du gibier à plume dans cette province, il faudrait mettre au point des méthodes scientifiques d'amélioration génétique du pigeonneau et de la caille. Il est proposé de produire des croisements hybrides de lignées pures de pigeonneaux aux bonnes caractéristiques reproductives et maternelles, et d'améliorer le rendement en viande de la caille. En France, on signale que Grimaud Frères vient de produire l'Euro-pigeon, qui offre de bonnes qualités de production, de conformation et une bonne teneur en viande.

Bien qu'il soit bon de poursuivre l'amélioration génétique pour produire de bonnes caractéristiques, les sélectionneurs doivent également s'efforcer de maintenir des normes pour les oiseaux destinés au marché de la consommation, et veiller à ce que les sujets réformés, s'ils sont vendus au détail, puissent être distingués des produits de choix.

viii. Recherche limitée

Peu de recherches ont été effectuées dans les universités ou dans d'autres établissements de recherche au Canada et dans d'autres pays sur la conduite, les maladies, l'amélioration génétique ou la nutrition du gibier à plume. L'annexe V donne la liste des établissements d'Amérique du Nord qui poursuivent des recherches sur le gibier à plume.


9. POSSIBILITÉS DE CROISSANCE

i) Aujourd'hui, les consommateurs se préoccupent de plus en plus de leur alimentation et de la composition des aliments. La viande du gibier à plume satisfait de façon idéale le désir d'aliments "sains". Le faisan et la pintade offrent une plus forte teneur en protéines que d'autres viandes, et la caille a une très forte teneur en fer (tableau 7).

Tableau 7 Composition d'une portion de 100 g de viande crue

Produit Protéines (grammes) Gras (grammes) Fer (mg)
1Boeuf, morceaux composites, maigre, 1/4" de parage

20.7

5.8

2.1

2 Agneau de Nouvelle-Zélande, composite, maigre

20.8

4.4

1.6

3 Porc, composite, jambe-longe-épaule, maigre

20.9

5.0

0.9

4 Poulet, chair + peau

18.6

15.1

0.9

4 Dindon, chair + peau

20.4

8.0

1.4

4 Canard, chair + peau

11.5

39.3

2.4

4 Oie, chair + peau

15.9

33.6

2.5

4 Faisan, chair + peau

22.7

9.3

1.1

4 Pintade, chair + peau

23.4

6.5

NA

4 Caille, chair + peau

19.6

12.1

4.0

4 Pigeonneau, chair + peau

18.5

23.8

NA


Sources:
  1. USDA, Agriculture Handbook 8-13, 1989
  2. USDA, Agriculture Handbook 8-17, 1989
  3. Fichier canadien sur les éléments nutritifs, 1988
  4. USDA, Agriculture Handbook 8-5, 1979

En outre, la majorité des faisans et des perdrix sont élevés dans de grands parcours extérieurs garnis de végétation naturelle, et ne reçoivent aucun stimulant de croissance ou supplément. Cela veut dire qu'on peut les vendre comme produit "biologique".

Il s'agit d'un marché spécialisé, mais qui connaît une expansion rapide.

ii) Depuis toujours, le dindon se vend surtout à l'occasion des fêtes. Le secteur du dindon cherche à changer cette tradition et à modifier les cycles de production de façon que le dindon soit disponible toute l'année, non seulement sous forme de dindon entier, mais aussi sous forme de morceaux frais et congelés et de produits surtransformés. Cela veut dire qu'il serait possible de promouvoir le gibier à plumes comme mets des fêtes.

iii) Les consommateurs sont constamment à la recherche d'une variété d'expériences alimentaires et culinaires. Étant relativement peu connue, la viande du gibier à plume est donc en bonne position pour attirer ceux qui recherchent de nouvelles expériences gustatives. Un certain nombre de chaînes de magasins vendent des cailles, des pintades et parfois des faisans, mais les approvisionnements ne sont pas toujours réguliers et il est rare que le gibier à plume fasse l'objet d'une publicité ou d'une promotion en magasin.

Les producteurs de faisans se lancent dans la vente de morceaux et de produits transformés comme la viande de faisan fumée et les croustades de faisan, mais le marché des plats à emporter de gibier à plume n'a pas vraiment été exploré. Il est fort probable que des plats ou hors d'oeuvre congelés de bonne qualité à base de gibier à plume seraient bien accueillis par les consommateurs, notamment par les ménages à deux salaires ou à revenus élevés en quête de mets exotiques pouvant être préparés à la maison dans un four à micro-ondes.

Les repas préparés congelés sont aussi de plus en plus utilisés par les hôtels et les restaurants, notamment par les traiteurs pour les banquets et les réceptions. On s'attend à une expansion du secteur des plats à emporter.

iv) Les marchés d'exportation sont prometteurs, notamment en Extrême-Orient. Le pigeonneau et la nègre-soie sont très populaires en Chine, où l'on attribue au premier des dons de fertilité et au second des propriétés médicinales.

Les Japonais tendent à préférer une viande de bonne qualité, à faible teneur en gras et à forte teneur en protéines, autant de caractéristiques que l'on trouve dans le faisan, la perdrix, la pintade et la caille.

Le Canada s'est constitué de bons marchés aux États-Unis et devrait continuer d'y prendre de l'expansion.


10. CONCLUSION

Le secteur canadien du gibier à plume est petit. La consommation par habitant, que l'on estime être de 0,1 kg par an, est insignifiante par rapport à celle du poulet et du dindon. Elle est la moitié environ de la consommation de canard et légèrement inférieure à celle de l'oie (voir le tableau 8). La valeur du secteur à la production n'est qu'une fraction de celle du secteur du poulet ou du dindon, mais se compare à celle du secteur du canard et est le double de celle du secteur de l'oie.

Tableau 8 Secteur canadien de la volaille

  Consommation par habitant (kg) Revenus des producteurs (milliers de dollars) Taux de croissance de 1985 à 1989 (calculé d'auprès les abattages)
Gibier à plume

(1) 0.10

18,000

+52.9

Canard

(2) 0.24

17,700

-3.1

Oie

(2) 0.15

7,900

+11.2

Poulet

(3) 22.10

913,012

+14.8

Dindon

(3) 4.50

219,864

+15.3


Sources:

(1) Estimation basée sur le sondage d'Agriculture Canada, 1987
(2) Estimations basées sur des données d'Agriculture Canada et de Statistique Canada
(3) Statistique Canada

Par contre, si l'on examine le taux de croissance des cinq dernières années (1985-1989), on constate que, rien que dans les abattoirs sous contrôle fédéral, les abattages de gibier à plume ont augmenté de 62,7 p. 100, ce qui est plus de trois fois le taux de croissance des secteurs du poulet et du dindon. Les abattages d'oies ont augmenté de 11 p. 100. Les abattages de canard ont diminué sous l'effet d'une plus forte concurrence des importations américaines.

La croissance des cinq dernières années s'explique par l'essor des exportations, une amélioration des produits transformés, une amélioration du démarrage, de la production et de la transformation de la pintade, une plus grande popularité de la production du pigeonneau et la vente plus fréquente de gibier à plume dans les supermarchés.

Au cours des cinq à dix prochaines années, la croissance se manifestera dans les secteurs suivants

Restaurants - les consommateurs continuent de prendre de plus en plus de repas à l'extérieur. Cette tendance est intensifiée par le fait qu'un plus grand nombre de femmes travaillent et ont moins de temps pour la préparation des repas. Par ailleurs, la population vieillit et la taille des ménages se rétrécit. Les ménages composés d'une ou de deux personnes dépensent deux fois plus que les autres ménages en repas à l'extérieur. Dans un même temps, les consommateurs sont devenus plus soucieux de leur régime et exigent des aliments "sains" et "biologiques". Ils recherchent également la variété et la qualité.

Repas préparés emballés en portions - ce secteur a pris de l'essor sous l'influence de la cuisson au four à micro-onde, des nouvelles formes d'emballage comme l'emballage sous atmosphère modifiée, et l'évolution des modes de vie. Les repas prêts à cuire sont de plus en plus populaires dans les supermarchés et dans le secteur de la restauration (restaurants, pubs et institutions).

Les mets préparés comme les poitrines de faisan à la sauce aux groseilles, les cailles fumées, les croustades de faisan et la perdrix aux choux rouges en casserole trouveront probablement un bon marché dans les ménages de deux personnes à deux revenus, qui ont peu de temps à consacrer à la préparation des repas, mais exigent des aliments de qualité et de nouvelles sensations gustatives.

Exportations - Le marché américain continuera de prendre de l'expansion pour les mêmes raisons que les marchés canadiens continueront de croître. Le Japon augmentera lui aussi ses achats de produits de bonne qualité. Si les échanges se libéralisent à l'échelle du continent américain, des marchés s'ouvriront au Mexique et dans les pays de l'Amérique centrale et de l'Amérique du Sud.


La viande de gibier à plume est un aliment maigre et riche en protéines. Il s'agit d'un produit de qualité et de prix élevé qui continuera de s'adresser à une clientèle limitée, mais qui pourrait trouver une plus grande place sur ce marché spécialisé si le secteur se diversifie dans les produits transformés.

Si l'ensemble du secteur (couvoirs, producteurs et transformateurs) est disposé à maintenir des normes de qualité élevées et à prendre de l'expansion sur le marché des produits transformés et sur le marché de l'exportation, son potentiel est aujourd'hui comparable ou supérieur à celui de tout autre secteur de la viande.


ANNEXE 1 - QUESTIONNAIRES

ANNEXE Ia) - Sondage sur les couvoirs - gibiers à plume d'élevage seulement

Sondage sur les couvoirs gibiers à plume d'élevage seulement
1 Type d'oiseau (ex. faisans, perdrix, cailles, pintades, pigeonneaux sans plumes etc.)      
2 Oeufs mis en incubation par année (y compris les oeufs incubés à façon)      
3 Provenance des oeufs (%)      
Production propre      
Incubés à façon      
Achetés en la province      
Achetés en dehors de la province      
Importés      
4 Le pouvoir d'éclosion (%)      
5 Répartition des poussins (%)      
Élevés sur place      
Vendus dans la province      
Vendus au dehors de la province (Canada)      
6 Taux de croissance globale au cours des 5 dernières années      
7 Activité saissonière (càd toute l'année, en oct., en nov. seulement)      
8 Votre couvoir est-il agrée par:

La loi sur les animaux de ferme et leurs produits..............



La Loi sur les maladies et la protection des animaux............
     
13

Notes et observations (à l'invers de la page si nécessaire)

 

Les renseignements personnels seront versés ou Fichier de renseignments personnels AGR/P-P4-256 et seront protégés en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels. Les autres renseignments peuvent être acccessibles au termes de la Loi sur l'accès à l'information. Le numéro matricule de la collecte est AGR/DDA-496-02999

Signature & Date  Canada


ANNEXE Ib) - Sondage auprès des producteurs gibiers à plume d'élevage seulement

  Sondage auprès des producteurs gibiers à plume seulement 
1 Type d'oiseau (ex. faisans, perdrix, cailles, pintades, pigeonneaux sans plumes etc.)        
2 Production annuelle (préciser têtes ou couples)        
3 Provenance des poussins (%)        
Production propre        
Achetés en province        
Achetés en dehors de la province        
Importés        
4 Répartition des poussins (%)        
Pour la chasse        
Abattage        
Expositions        
Reproduction*        
Autre (préciser)        
5 * Dans le cas de reproduction taux de ponte par année        
6 Taux de mortalité (%)        
7 Péiode d'élevage (nombre de semaines)        
8 Indice de conversion d'alimentation (pour 1 livre de viande)        
9 Répartition des oeufs (%)        
Employés pour la production propre        
Vendus pour incubation (Canada)        
Vendus pour incubation (à l'exportation)        
Vendus au détail        
10 Taux de croissance globale au cours des 5 dernières années        
11 Les gibiers à plume d'élevage, sont-ils votre principale source de revenu? Oui....... Non.....
12 Si non, quel en est le pourcentage?.......
13 Notes et observations (à l'invers de la page si nécessaire)

Les renseignements personnels seront versés ou Fichier de renseignments personnels AGR/P-P4-256 et seront protégés en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels. Les autres renseignments peuvent être acccessibles au termes de la Loi sur l'accès à l'information. Le numéro matricule de la collecte est AGR/DDA-496-02999

Signature & Date  Canada


ANNEXE Ic) - Sondage auprès des transformateurs gibiers à plume d'élevage seulement

   Sondage auprères des transformateurs gibiers à plume seulement
1 Type d'oiseau (ex. faisans, perdrix, cailles, pintades, pigeonneaux sans plumes etc.)        
2 Abattage annuelle (y compris l'abat à façon)

Têtes/no.
       
3 Usage visé (%)        
Abattus à façon        
Vendus au détail        
Vendus à la restauration        
Exportés        
Autre (préciser)        
4 Prix moyen (préciser $/tête/kg ou /lb)        
Au producteur        
Au détaillant        
Au consommateur        
5 Importations

Est-que vous faites de l'importation? Si oui, combien (en kg)?
Yes
Oui
No
Non  
Yes
Oui
No
Non  
Yes
Oui
No
Non  
Yes
Oui
No
Non  
6 Nombre de producteurs pour qui vous faites de l'abattage        
7 Taux de croissance globale au cours des 5 dernières années (%)        
8 Activité saissonnière de l'abattage (càd. toute l'année, en oct. en nov. seulement)        
9 Équipement particular        
Acheté        
Fabriqué sur mesure        
Autre (préciser)        
10 Notes et observations (à l'invers de la page si nécessaire)

Les renseignements personnels seront versés ou Fichier de renseignments personnels AGR/P-P4-256 et seront protégés en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels. Les autres renseignments peuvent être acccessibles au termes de la Loi sur l'accès à l'information. Le numéro matricule de la collecte est AGR/DDA-496-02999

Signature & Date  Canada

ANNEXE II

ABATTOIRS DE GIBIER À PLUME SOUS CONTRÔLE FÉDÉRAL - 1988-1989

Province Établissement
Colombie-Britannique Fraser Valley Duck and Goose Farm
Pacific Game Bird Packers, Inc.
Superior Poultry Processors Ltd.
Western Protein Foods Ltd.
Manitoba Pembina Poultry Packers Ltd.
Ontario Chai Poultry Inc.(2)
Flintshire Farms Inc.
Franz Turkey Farms Ltd.(l)
King Cole Ducks Ltd.(2)
Nipissing Game Farm
Roder Turkey Farms Ltd.
Tall Pines Foods Inc.
Québec Entreprises cunicoles Gauthier Ltee
Ferme des Becs Fins
Ferme du Gibier El Rancho
La Ferme du Gourmet Inc.
Ferme Giannone Fils Inc.(2)
Volailles Avinov Ltée
Les Volailles Mascouche Inc.

(1) - 1988 seulement; (2) - 1989 seulement

Source : Agriculture Canada

ANNEXE III

PROGRAMMES FÉDÉRAUX DE COMMERCIALISATION

Programmes fédéraux-provinciaux

Ententes fédérales-provinciales conclues en vertu des ententes de développement économique et régional (EDER).

Des ententes subsidiaires sur le secteur agro-alimentaire (administrées par Agriculture Canada et le ministère provincial de l'Agriculture) ont été conclues avec Terre-Neuve, l'Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, le Québec et la Colombie-Britannique.

L'objectif général de ces ententes est d'améliorer la viabilité économique du secteur agro-alimentaire grâce à une aide financière. Cette aide est assurée dans le cadre de programmes établis dans chaque province en fonction des besoins et des priorités. Toutes les provinces qui ont conclu des ententes subsidiaires ont mis en place des programmes visant à stimuler la commercialisation.

Exemple : L'Entente sur le secteur agro-alimentaire conclue entre le Canada et la
Nouvelle-Écosse comprend un programme de développement des marchés dont
les objectifs sont l'amélioration de l'efficacité de la commercialisation des
produits agro-alimentaires de la Nouvelle-Écosse et l'identification, la
prospection et l'expansion de marchés viables à long terme pour les produits de
la Nouvelle-Écosse.

Programmes fédéraux

Divers ministères fédéraux administrent de nombreuses lois et de nombreux programmes qui influencent la commercialisation.

La Loi sur l'inspection des viandes, qu'administre Agriculture Canada, régit la transformation, la fabrication et l'emballage des viandes et des produits de la viande destinés au commerce interprovincial et à l'exportation.

La Loi des aliments et drogues, qu'administre Santé et Bien-être social Canada, régit les conditions d'entreposage, l'étiquetage, les renseignements nutritionnels et la publicité des aliments vendus au détail.

Un certain nombre de ministères ont des programmes d'information sur les marchés, qui fournissent des données sur les prix, la production et le commerce. D'autres fournissent des données techniques et poursuivent des recherches. Ils ont tous une influence sur la commercialisation des aliments et des produits alimentaires.

Projet de développement agro-alimentaire canadien (PDAAC) - Agriculture Canada

Facilite le développement économique dans le secteur canadien des produits agricoles et alimentaires en offrant une aide financière de contrepartie pour diverses activités comme la commercialisation.

Exemple : Production d'une bande vidéo destinée à être présentée à l'occasion d'une rencontre internationale pour porter le bétail canadien à l'attention des acheteurs.

Fonds pour l'expansion des exportations - Agriculture Canada

Appuie des activités visant à éliminer les barrières techniques à l'exportation de produits agro-alimentaires.

Exemple : Perfectionnement des connaissances sur les troupeaux d'oies reproducteurs

Programme de développement des marchés d'exportation (PDME) - Affaires extérieures Canada

Programme de promotion commerciale qui offre une aide financière de contrepartie aux entreprises canadiennes qui désirent augmenter leurs ventes à l'exportation.

Exemple : Participation du secteur à des visites, des missions commerciales et des foires commerciales, soumission de certains projets étrangers et création de consortiums d'exportateurs et de bureaux de vente permanents dans les marchés d'exportation existants.

Société pour l'expansion des exportations (SEE) - société d'État (relève du Parlement par l'intermédiaire du ministre du Commerce international)

Cet organisme offre une assurance des exportations et le financement des exportations sous la forme de prêts, de lignes de crédit et de garanties de prêt.

Programmes régionaux
Diversification de l'économie de l'Ouest Canada

Ce ministère fédéral est chargé de stimuler la diversification économique de l'Ouest canadien et de promouvoir les intérêts de l'Ouest dans la politique économique nationale. Le programme de diversification de l'Ouest finance des projets innovateurs qui visent à aider les entreprises de l'Ouest canadien à mettre au point de nouveaux produits, à prospecter de nouveaux marchés, à améliorer la technologie et la productivité et à substituer des produits canadiens aux produits importés.

Agence de promotion économique du Canada Atlantique (APECA)

Cette agence fédérale de développement offre une aide financière, une aide technique et des conseils aux entrepreneurs de la région de l'Atlantique. Les secteurs admissibles comprennent les secteurs de la fabrication et de la transformation, mais pas le secteur agricole en tant que tel, bien que l'on puisse envisager des initiatives qui pourraient représenter un investissement stratégique dans le développement économique de la région de l'Atlantique.


ANNEXE IV

ASSOCIATIONS NORD-AMÉRICAINES D'ÉLEVEURS DE GIBIER À PLUME

Association des éleveurs d'oiseaux fermiers
Ferme avicole d'Oka Inc.
1525 Chemin Oka
Comté Deux Montagnes, Oka (Québec)
JON 1E0
Claude Dicaire, secrétaire (514) 479-6610

Ontario Game Bird Association
Gold Creek Farms Ltd.
R.R. 2, Mt Brydges (Ont.) NOL 1W0 (519) 245-1329
Ken Hook, président (613) 336-8552

Commercial Pheasant Producers Cooperative Ltd.
P.O. Box 288
Kerrobert (Saskatchewan) SOL 1R0
Jim Wilson (306) 834-5156

North American Gamebird Association
Wildlife Harvest
P.O. Box 96
Goose Lake (Iowa) 52750

John Mullin, rédacteur (319) 242-3046
Peggy Mullin Boehmer, (319) 242-3046
rédactrice adjointe


ANNEXE V

RECHERCHES SUR LE GIBIER À PLUME EN AMÉRIQUE DU NORD

NOM ET DOMAINE ADRESSE
Syed Bokhari Gibier à plume, autruche University of California
733 Country Center III
Modesto (Californie) 95355
Roland Poutz Gibier à plume California Polytechnic State U
Animal Science and Industry Dept.
San Luis Obispo (Californie) 93407
A.W. Adams Conduite et nutrition du poulet, du dindon et du gibier à plume Dept. of Animal Science
Call Hall, Kansas State University
Manhattan (Kansas) 66506
J.E. Savage Production du gibier à plume Animal Sciences Department
S105 Animal Science Center
U Missouri, Columbia (Missouri) 65211
S.E. Ackerman Conduite du gibier à plume Cornell Cooperative Extension of Monroe County
249 Highland Avenue
Rochester (New York) 14620
J. Hermes Gibier à plume Oregon Cooperative Extension Service
2050 Lafayette Avenue
McMinniville (Oregon) 97128
B.L. Hughes Gibier à plume Poultry Science Department
Clemson University
129 P&AS Bldg
Clemson (Caroline du Sud) 29634-0739
Tom Eliazer, William Derieux Maladies du gibier à plume Clemson Livestock & Poultry Lab
Clemson University, P.O. Box 218
Elgin (Caroline du Sud) 29045C.
R. Creger Nutrition du gibier à plume Poultry Science Department
Texas A&M University
College Station (Texas) 77843

Source : Poultry Science Resource List, juillet 1990, USDA Extension Service,
Washington

C. Vilchez et al. Régime alimentaire des cailles Département de zootechnie Université McGill
Montréal (Québec) H3G 2M1
M.C. Yang et P. Vohra
Besoins en protéines et en énergie des pigeonneaux
Department of Avian Sciences University of California
Davis (Californie) 95616
V.A. Garwood et K.C. Diehl Jr. Volume et densité corporels de la caille Poultry Research Laboratory
Agricultural Research Services
USDA, Georgetown (Delaware) 19947
M.D. Ouart et al. Effet de la litière de papier sur la performance des cailles Institute of Food Agricultural Sciences
Department of Poultry Science
University of Florida
Gainsville (Floride) 36211
J.R. Darden et H.L. Marks Sélection des cailles sur la croissance Genetics Unit
Southeast Poultry Research Lab.
Agricultural Research Service USDA
107 Livestock - Poultry Building
University of Georgia
Athens (Georgie) 30602
D.G. Satterlee et W.A. Johnson Sélection des cailles sur la réaction sanguine à l'immobilité Louisiana State University
Department of Poultry Science Agriculture Centre
Baton Rouge (Louisiane) 70803
P.B. Connolly et LP. Callard Sensibilité de l'hypophyse chez la caille Department of Biology
Boston University
Boston (Massachusetts) 02215
G.S. Stoewsand et al. Régime alimentaire des cailles et taux de cadmium dans la viande Department of Food Science and Technology
N.Y. State Agricultural Experimental Station
Cornell University
Geneva (New York) 14853
C.A. Bache et al. Régime alimentaire des cailles et taux de cadmium dans la viande Toxic Chemicals Lab
N.Y. State College of Agriculture and Life Science
Cornell University, Tower Road
Ithaca (New York) 14853
J.T. Kerlan et al. L'assourdissement chirurgical et la photopériode - étude sur la caille Department of Biology and Psychology
Hobart & William Smith College
Geneva (New York) 14456
Y.C. Lin et al. Effet du Gossypol sur la caille Dept. of Veterinary Physiology and
Pharmacology
College of Veterinary Medicine
Ohio State University
Columbus (Ohio) 43210
K.E. Nestor et al. Sélection sur le poids corporel et sur le précurseur du vitellus chez la caille Department of Poultry Science
Ohio Agriculture Research Development Center Ohio State University
Wooster (Ohio) 44691
M. Domjan Comportement social de la caille Department of Psychology
University of Texas
Austin (Texas) 78712
D.P. Bates et al. Influence de l'éclairage et du ratio mâles/femelles sur l'amélioration génétique des faisans à collier Department of Natural Resources
State Game Farm
Poynette (Wisconsin) 53955

Des recherches se poursuivent également au Japon, à Singapour, en Tchécoslovaquie, au Nigeria, en Inde et aux Pays-Bas.

Source : Poultry Abstracts, 1988-1990

--

Tableau 3 (révisé septembre 2001) - Gibier à plume abattu dans des établissements sous contrôle fédéral

Année 000s Head
1990
6,857
1991
6,217
1992
7,420
1993
10,461
1994
7,741
1995
8,184
1996
9,081
1997
9,195
1998
9,336
1999
9,514
2000
10,581

Source: Établissements inspectés par ACIA

Tableau 4 (révisé septembre 2001) - Échanges de viande de gibier à plume (kg)

Année Imports Exports Net Exports
1990

210,183

260,322

50,139

1991

235,062

326,779

91,717

1992

164,837

277,168

112,331

1993

112,339

362,468

250,129

1994

105,954

341,690

235,736

1995

90,211

492,608

402,397

1996

111,953

517,718

405,765

1997

93,975

419,790

325,815

1998

 78,374

617,499

 539,125

1999

 53,336

194,274

 140,938

2000

 na

487,107

 

Source: ACIA Certificats d'Inspection de la salubrité des viandes


Game Bird Survey 1997 (head)

Total Game Birds Hatched*

12,142,000

Live Exports (minus)

20,000

Live Imports (plus)

60,465

Net Game Birds

12,182,474

15% loss during rearing (minus)

1,827,371

Total Game Birds Raised

10,355,103

Slaughter in Registered Establishments

9,519,232

Percentage of Game Birds Used for Meat

91.9

Nota : Le faisan, la perdrix, la caille, le dindon sauvage, le pigeonneau et le colin (un cousin de la caille) sont inclus; la pintade et la nègre-soie sont exclues.

Source : données de l'ACIA sur les importations et les abattages; sondage de 1997 sur les couvoirs; données d'abattage provinciales

Deux pour cent des oiseaux éclos sont retenus pour la reproduction, mais le stock reproductif de l'exercice précédent sera abattu au cours de l'exercice, donc les chiffres n'entrent pas en ligne de compte dans le calcul.

Pour confirmer ces résultats, on a demandé aux responsables des couvoirs quel pourcentage de leur gibier à plumes était vendu pour la chasse, et quel pourcentage était vendu pour la viande. Les responsables des couvoirs n'ont pas tous pu fournir de réponse, car quelques-uns incubent à forfait ou vendent aux producteurs et ne savent pas à quelles fins le gibier à plumes est utilisé. Les réponses obtenues indiquent que 97 % de celui-ci sert à la viande, et 3 %, à la chasse.