Division du développement des productions
animales
Direction générale du développement agricole
Janvier 1991
Janet Stevens
Section de la volaille
Nota 1: Le Tableau 3 (Gibier à plume abattu dans des établissements sous contrôle féderal) et Tableau 4 (Échanges de viande de gibier à plume) ont été révisés et sont disponibles à la fin de ce document.
Nota 2: En 1997, le pourcentage d'utilisation du gibier à plumes (voir le chapitre 3 - couvoirs) a été mis en question. L'approvisionnement total en gibier à plumes et l'abattage total pour la viande ont été recalculés. Les résultats sont présentés à la fin de ce document.
CHAPITRE
TABLEAUX
ANNEXES
Le gibier à plume élevé au Canada comprend la caille,
le faisan, la perdrix, le dindon sauvage, la pintade et le coq de bruyère.
Ils constituent ce qu'on appelle communément le "gibier à plume
des hautes terres". Notre étude englobe également le pigeonneau.
De toutes ces espèces, seuls la caille, le dindon sauvage et le pigeon
ou le pigeonneau sont originaires du Canada.
La plupart de ces espèces furent introduites au Canada comme oiseaux
d'ornement. Elles se multiplièrent puis furent lâchées
ou s'échappèrent dans la nature. Quand leurs populations devinrent
excessives, on commença à les chasser. Aujourd'hui, le secteur
du gibier à plume comprend cinq segments distinctifs
Notre étude vise principalement ce dernier secteur, c'est-à-dire
le secteur qui élève le gibier à plume pour l'abattage.
Ce secteur est issu en grande partie du secteur de la chasse. Quand il leur
restait du gibier à la fin de la saison, les propriétaires de
chasses gardées l'abattaient, le congelaient et cherchaient à
le vendre. Comme cela s'est souvent avéré une occupation plus
rentable et plus prévisible que le simple élevage du gibier
pour la chasse, ce secteur prit de l'expansion.
On estime que le gibier à plume élevé au Canada pour
l'abattage totalise aujourd'hui 9 millions de têtes, pour une valeur
de 24 millions de dollars à la vente au détail.
Depuis quelques années, le secteur du gibier à plume soulève
un intérêt considérable chez les producteurs potentiels,
les détaillants et les consommateurs. Les pouvoirs publics et les institutions
financières se sont, eux aussi, interrogés sur le potentiel
du secteur et sur la mesure dans laquelle il faudrait l'appuyer financièrement
ou lui consacrer des programmes provinciaux ou fédéraux.
Toutefois, il existe peu ou pas de données et de chiffres sur la structure,
la taille ou la croissance du secteur du gibier à plume, ce qui fait
qu'il est difficile d'évaluer son potentiel.
Notre objectif ici est de combler ce besoin en fournissant des données
et des renseignements qui pourraient être utiles à toutes les
parties intéressées.
Nous avons commencé par un sondage auprès des couvoirs, des
producteurs et des transformateurs de tout le pays. Les questionnaires utilisés
figurent à l'annexe I. D'autres documents et des communications personnelles
sont venus s'ajouter aux résultats de ce sondage.
Comme les secteurs du poulet à griller, du dindon et des oeufs, le secteur du gibier à plume est réparti dans l'ensemble du Canada, mais est plus concentré au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique. Par ailleurs, comme les autres secteurs de la volaille, il se divise en trois segments distincts : les couvoirs, les producteurs et les transformateurs.
Tous les couvoirs (sauf dans le cas de la sauvagine et des pigeons) d'une capacité supérieure à 1 000 oeufs d'incubation doivent être agréés par les autorités fédérales en vertu de la Loi sur les maladies et la protection des animaux ou du Règlement sur les couvoirs de la Loi sur les animaux de ferme et leurs produits. Les conditions d'enregistrement en droit du Règlement sur les couvoirs sont très strictes, et les couvoirs qui satisfont aux exigences sont considérés comme excellents. En 1989,178 couvoirs canadiens étaient agréés par les autorités fédérales, dont 59 couvoirs de gibier à plume. Ces derniers sont des petits couvoirs, qui produisent moins de 800 000 sujets par an. Le tableau 1 indique la répartition des couvoirs de gibier à plume.
La plupart des oeufs d'incubation sont produits au Canada. Les oeufs d'incubation importés représentent, selon les estimations, moins de 0,6 p. 100 du total. En 1989, quelque 14 millions d'oeufs de gibier à plume ont été mis en incubation. Les oisillons ne sont pas tous destinés au marché de la viande. On estime que 63 p. 100 environ sont élevés pour l'abattage, 30 p. 100, pour les chasses gardées et le reste (7 p. 100), pour l'amélioration génétique, l'agrément, le repeuplement, etc.
Tableau 1 Répartition
des couvoirs sous contrôle fédéral qui incubent des oeufs
de gibier à plume - 1990
| Loi sur les maladies et la protection des animaux | Règlement sur couvoirs de la Loi sur les animaux de ferme et leurs produits | |
|---|---|---|
| Columbie-Britannique | 7 |
- |
| Alberta | 2 |
1 |
| Saskatchewan | 1 |
- |
| Manitoba | 1 |
- |
| Ontario | 25 |
4 |
| Québec | 15 |
2 |
| Nouveau-Brunswick | - |
- |
| Nouvelle-Écosse | 1 |
- |
| Île-du-Prince-Édourd | - |
- |
| Terre-Neuve | - |
- |
| Canada | 52 |
7 |
Source: Agriculture Canada
N.B.: Ces deux lois seront incorporées à la Loi sur la protection
sanitaire des animaux au début de 1991
Il existe de nombreux producteurs au Canada, mais il n'y en a que 70 environ
qui élèvent plus de 500 sujets par an pour l'abattage et une
vingtaine seulement indiquent que c'est là leur seule source de revenus.
Bien qu'on en trouve dans toutes les provinces, la majorité sont en
Colombie-Britannique (40 à 50), au Québec (12 à 15) et
en Ontario (8 à 10).
Le Québec produit 78 p. 100 environ de tous les sujets élevés
au Canada, tandis que l'Ontario en produit 17 p. 100 environ et la Colombie-Britannique,
5 p. 100. La forte production apparente du Québec s'explique par le
grand nombre de cailles élevées dans cette province. La caille
est un oiseau de petite taille, qui pèse souvent moins d'un quart de
livre. Exprimée en poids de carcasse, la production se répartit
comme suit : Québec - 55 p. 100 environ, Ontario - 34 p. 100 environ,
et Colombie-Britannique - 9 p. 100 environ (voir le tableau 2).
La caille est l'espèce produite en plus grand nombre : plus de 7 millions
de têtes. Vient ensuite le faisan avec plus d'un million de têtes.
Les autres espèces totalisent ensemble moins d'un million de têtes.
En poids éviscéré, la caille représente 37 p.
100 de la production et le faisan, plus de 50 p. 100.
L'élevage du faisan se pratique dans toutes les provinces. L'élevage
de la caille est concentré au Québec, mais se pratique aussi
en Ontario et en Colombie-Britannique. L'élevage du pigeonneau et de
la nègre-soie n'est important qu'en Colombie-Britannique. La pintade
est élevée surtout en Ontario et au Québec. La perdrix
est élevée en petit nombre dans toutes les provinces.
Dans toutes les provinces, les producteurs doivent obtenir une licence ou
un permis provincial pour élever du gibier à plume en captivité.
Ces licences et permis sont délivrés en conformité de
règlements édictés en vertu de la législation
provinciale sur la faune ou d'une législation équivalente. Au
Québec, il s'agit de la Loi sur les produits agricoles, les produits
marins et les aliments.
Tableau 2 Production estimative de gibier à plume pour l'abattage
| Têtes | Poids en carcasse (en tonnes) |
|
|---|---|---|
| Columbie-Britannique | 420,000 |
250.0 |
| Alberta | 1,700 |
23.0 |
| Saskatchewan | 10,000 |
12.0 |
| Manitoba | 17,000 |
23.0 |
| Ontario | 1,525,000 |
943.0 |
| Québec | 7,000,000 |
1,535.3 |
| Nouvelle-Écosse | 7,000 |
6.4 |
| Île-du-Prince-Édourd | 800 |
0.6 |
| Canada | 8,981,500 |
2,793.3 |
La législation sur la transformation, qui vise la vente de viande aux
magasins, aux restaurants, aux restaurants-minute et aux établissements,
varie d'une province à une autre. En Ontario, au Québec, au
Manitoba, en Alberta et en Colombie-Britannique, toute viande vendue ailleurs
qu'à l'exploitation agricole même doit être inspectée
par les autorités provinciales ou fédérales. En Saskatchewan,
les principales villes ont des arrêtés qui exigent l'inspection.
Dans les autres provinces, l'inspection est facultative ou n'est pas exigée
par le règlement. La viande expédiée à une autre
province ou exportée à l'étranger doit avoir été
transformée dans un établissement sous contrôle fédéral.
En 1988, 8,4 millions de têtes de gibier à plume ont été
transformées au Canada dans seize établissements inspectés
par les services fédéraux. La liste de ces établissements
figure à l'annexe II. Ensemble, l'Ontario et le Québec ont abattu
96,4 p. 100 du total, et le Manitoba et la Colombie-Britannique, 3,6 p. 100.
Le tableau 3 indique les abattages annuels pour la période 1984-1989.
Tableau 3 Gibier à plume abattus dans des établissements sous contrôle fédéral
| Année | 000s Head |
|---|---|
| 1984 | 4,261 |
| 1985 | 4,533 |
| 1986 | 5,225 |
| 1987 | 6,580 |
| 1988 | 8,381 |
| 1989 | 6,933 |
Tableau 4 Échanges de viande de gibier à plume (kg)
| Année | Importations | Exportations | Exportations nettes |
|---|---|---|---|
| 1984 | 2,019 |
132,771 |
130,752 |
| 1985 | 916 |
126,605 |
125,689 |
| 1986 | 3,563 |
78,026 |
74,463 |
| 1987 | 1,677 |
133,058 |
131,381 |
| 1988 | 73,199 |
198,263 |
125,064 |
| 1989 | 99,602 |
240,285 |
140,683 |
Le Canada est un exportateur net de viande de gibier à plume. Sauf
en 1986, où elles ont reculé, les exportations ont connu une
croissance annuelle entre 1984 et 1989. En 1984 et 1985, le Québec
était le principal exportateur, mais ses exportations de cailles ont
connu une baisse accentuée en 1986. L'Ontario, le Manitoba et la Colombie-Britannique
ont augmenté régulièrement leurs exportations au cours
des six dernières années. En 1989, le Canada a exporté
du gibier à plume aux États-Unis, au Japon et à Saint-Pierre-et-Miquelon,
mais recherche de nouveaux marchés, notamment en Extrême-Orient.
Les importations de viande de gibier à plume sont restées négligeables
jusqu'en 1988, mais ont beaucoup augmenté en 1988 et 1989. Il s'agissait
exclusivement d'importations de pigeonneaux de Californie à destination
de la Colombie-Britannique. Si cette tendance se poursuit, cela risque de
sonner le glas de ce secteur au Canada. À l'exception des importations
de pigeonneaux, les importations ne devraient pas augmenter, car les États-Unis
ont normalement des difficultés à approvisionner leurs propres
marchés.
Les importations de pintade, de faisan, de perdrix, de caille et de pigeonneau
des États Unis sont exemptes de droits, mais des droits de 4,4 cents
le kilogramme frappent les exportations de ces oiseaux (janvier 1, 1991 -
exemptes de droits 1993). Des droits de 10% ad valorem frappent les exportations
au Japon de gibier à plume.
Tableau 5 Échanges de gibier à plume - sujets vivants (têtes) et oeufs d'incubation (douzaines)
| Année | Faisan | Perdrix | Autre gibier à plume | Oeufs d'incubation | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Imps. | Exps. | Imps. | Exps. | Imps. | Exps. | Imps. | Exps. | |
| 1984 | 4,691 |
4,047 |
2,382 |
30,731 |
14,110 |
1,768 |
6,736 |
3,730 |
| 1985 | 52 |
1,070 |
1,753 |
4,632 |
9,434 |
398 |
1,402 |
32 |
| 1986 | 1,697 |
26,712 |
423 |
2,944 |
25,165 |
941 |
23,352 |
2,346 |
| 1987 | 9,728 |
41,402 |
7,290 |
10,637 |
68,468 |
3,121 |
16,191 |
5,400 |
| 1988 | 48,236 |
18,303 |
2,100 |
9,326 |
85,610 |
1,022 |
1,398 |
415 |
| 1989 | 38,322 |
15,615 |
1,366 |
13,440 |
3,635 |
554 |
7,718 |
52 |
Source: Agriculture Canada, Certificats d'inspection d'hygiène
vétérinaire
Note 1 :Les chiffres ne comprennent que tes oiseaux destinés à
l'élevage ou à l'abattage. Ils n'englobent pas les oiseaux destinés
à l'agrément, aux expositions, etc.
Note 2 :"Autre gibier à plume" comprend la pintade, le pigeon et la caille.
Il n'existe pas d'office de commercialisation du gibier à plume. Dans
la majorité des cas, la commercialisation de la viande de gibier à
plume est assurée par les producteurs eux-mêmes. La commercialisation
se répartit comme suit : exportations - 21 p. 100, magasins - 2 p. 100,
hôtels et restaurants - 48 p. 100, et ventes à l'exploitation agricole
et autres - 29 p. 100. Certains producteurs emballent deux faisans ou perdrix
dans des boîtes-cadeaux, qui font des cadeaux populaires au moment de
Noël.
Certains producteurs fournissent des recettes et des données nutritionnelles
ou autres aux consommateurs. En 1989-1990, plusieurs producteurs de l'Ontario
ont publié ensemble une brochure promotionnelle.
En Colombie-Britannique, il existe des marchés bien établis du
pigeonneau et de la nègre-soie dans la population orientale. D'autres
espèces de gibier à plume ne sont pas recherchées par des
groupes ethniques particuliers, mais leur prix relativement élevé
en limite la consommation aux segments les plus aisés de la population.
En 1990, les prix de la vente au détail (par tête) à Ottawa
étaient les suivants : faisan - 19,90 $, perdrix - 9,95 $, caille -1,43
$ et pintade - 16 $.
Il existe un certain nombre de programmes fédéraux et provinciaux
qui aident les producteurs à commercialiser leurs produits. (Voir l'annexe
III pour plus de détails sur les programmes fédéraux.)
En 1989, neuf millions de têtes de gibier à plume totalisant 2,8
tonnes de poids éviscéré ont été abattus
pour le marché de la viande. On estime que les rentrées des producteurs
s'élèvent à 18 millions de dollars et que la valeur au
niveau de la vente au détail est de 24 millions de dollars.
Le secteur est dispersé dans tout le pays, mais est plus concentré
au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique.
D'autres secteurs bénéficient du secteur du gibier à plume
: les couvoirs, les fabricants d'aliments, les secteurs de la construction et
de l'équipement, de l'emballage et des transports, les magasins de vente
au détail et le secteur de l'hôtellerie, de la restauration et
des institutions.
Les prix à la production, ainsi que les prix de gros et de détail
varient d'une région à une autre pour chaque type de gibier à
plume. Voir le tableau 6.
Tableau 6 Prix du gibier à plume - en dollars/tête (1987-88)
| Type de Gibier | Prix à la production | Prix de gros | Prix de détail | Moyenne pondéré à la production des prix |
Moyenne pondérée des prix d détail |
|---|---|---|---|---|---|
| Faisan | 6.50-11.75 | 8.25- 12.15 | 9.85-15.00 | 8.92 | 12.27 |
| Perdrix | 3.00-6.00 | 3.50- 7.50 | 6.50-9.00 | 5.13 | 7.39 |
| Caille | 0.70-0.90 | 0.76- 1.80 | 1.00-1.35 | 0.79 | 1.07 |
| Pintade | 7.50-8.30 | 8.50- 10.30 | 9.20-12.00 | 8.19 | 10.96 |
| Pigeonneau (C.-B. seulement) | 4.55 | 6.63 | 7.05 | 4.55 | 7.93 |
| Nègre-soie (C.-B. seulement) | 6.15 | 6.20 | 15.00 | 5.51 | 15.00 |
Agriculture Canada, sondage auprès des transformateurs,1987
A Commodity Development Strategy for the B.C.
Game Bird Industry, ministère de l'Agriculture et des Pêches
de la Colombie-Britannique.
Au cours des six dernières années, la croissance du secteur,
exprimée en volume des abattages dans les établissements inspectés
par les services fédéraux, a été de 63 p. 100.
Les exportations ont augmenté de 81 p. 100. Les importations ont augmenté
elles aussi, mais il ne s'agit probablement pas d'une tendance à long
terme.
Les membres du secteur indiquent, eux aussi, que le secteur a connu une forte
expansion.
L'absence d'installations de transformation spécialisées fait
obstacle à l'essor de la production et de la commercialisation.
Le faisan, la perdrix, la pintade et la Nègre-soie n'exigent pas un
équipement ou des étriers différents de ceux utilisés
pour la transformation des volailles à griller. Par contre, ils exigent
une manipulation spéciale, parce qu'il s'agit d'oiseaux farouches,
qui se meurtrissent facilement. C'est pourquoi un certain nombre d'établissements
ne font pas la transformation du gibier à plume. La caille et le pigeonneau
exigent un équipement spécial et de petits étriers.
La transformation n'est pas un grand obstacle dans toutes les provinces.
Le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique ont des établissements
sous contrôle provincial ou fédéral qui transforment le
gibier à plume. Il n'existe actuellement aucun établissement
agréé dans les provinces de l'Atlantique, mais il n'y existe
pas non plus de système provincial d'inspection de la viande, de sorte
que le gibier à plume peut être abattu et commercialisé
dans ces provinces. En Saskatchewan, il n'y a pas d'établissement agréé
pour la transformation du gibier à plume, mais les arrêtés
municipaux exigent l'inspection de la viande vendue ailleurs que sur l'exploitation
agricole. En Alberta, le gibier à plume n'est transformé que
dans des établissements inspectés par les autorités provinciales,
ce qui veut dire qu'il ne peut être vendu dans d'autres provinces. Cela
veut dire que, si le gibier à plume de la Saskatchewan est abattu en
Alberta, il ne peut être vendu en Saskatchewan que sur les exploitations
agricoles.
Dans les autres provinces, le petit nombre d'établissements sous contrôle
fédéral, ainsi que leur emplacement géographique font
obstacle aux mouvements interprovinciaux et aux exportations.
La concurrence des importations américaines tend à être un problème régional. Depuis 1988, la Colombie-Britannique souffre des importations de pigeonneaux bon marché. Les coopératives californiennes produisent plus de 750 000 pigeonneaux par an et vendent régulièrement leurs excédents au Canada. À moins de pouvoir prouver un cas de dumping, il n'y a rien qu'on puisse faire à propos de ces importations, si ce n'est de leur faire concurrence en produisant des volailles canadiennes de bonne qualité, d'en faire la promotion et de les vendre à un prix compétitif.
Vu la nature de la viande de gibier à plume, les producteurs se heurtent
souvent à des problèmes que ne connaissent pas les autres agriculteurs.
Pour élever du gibier à plume en captivité, les producteurs
doivent se procurer un permis spécial (voir la troisième section),
tandis que les autres aviculteurs et les éleveurs de bétail
ne sont sujets qu'aux arrêtés municipaux. Dans la mesure où
le gibier à plume n'est pas élevé pour être lâché
dans la nature, il y a lieu de s'interroger sur la nécessité
d'un permis spécial.
Certains produits utilisés par les agriculteurs sont exemptés
d'impôt. Les producteurs ont du mal à faire porter sur la Liste
des produits destinés à l'agriculture des produits particuliers
à la production du gibier à plume.
De même, les producteurs de gibier à plume ne se voient pas toujours
accorder le statut d'agriculteur quand ils veulent importer certaines marchandises
en franchise de droits ou quand ils cherchent à se prévaloir
des prêts destinés aux améliorations agricoles ou d'autres
programmes qui s'adressent aux "agriculteurs".
La plupart des produits avicoles sont soumis à un régime de
gestion de l'offre, que critiquent souvent les économistes qui sont
partisans d'un système de marché libre. Le gibier à plume
n'est pas soumis à la gestion de l'offre, bien qu'il
s'inscrive dans le secteur de l'aviculture et que cela lui vaille parfois
des réactions négatives. Cela devient parfois évident
dans l'examen de l'admissibilité des projets au financement fédéral
ou provincial. En vertu de la Loi sur les offices de commercialisation des
produits de ferme, les agences de producteurs de poulet,
de dindon, d'oeufs et d'oeufs d'incubation de la volaille à griller
ne peuvent se voir accorder de crédits budgétaires, tandis que
les producteurs et les offices de commercialisation le peuvent. C'est certainement
le cas du gibier à plume (en fonction des modalités du programme).
De nombreux programmes fédéraux et provinciaux offrent un financement
et d'autres services pour améliorer la commercialisation. Le secteur
du gibier à plume a tout à gagner de la participation à
ces programmes.
Les producteurs de gibier à plume indiquent qu'on les perçoit
comme un groupe marginal d'amateurs ou d'aviculteurs sportifs plutôt
que comme un maillon de la chaîne agro-alimentaire.
Au Canada, le secteur est généralement mal organisé,
et les producteurs se font concurrence sur les mêmes marchés.
L'Ontario a une association viable qui se concentre sur la commercialisation
de la viande. En 1989, elle a produit et publié une brochure promotionnelle
sur la viande du gibier à plume, avec l'aide d'une subvention d'Ontario
Terre nourricière.
La Saskatchewan a, elle aussi, une association, qui cherche à faire
financer des études de marché et la mise en place d'un plan
d'affaires pour la commercialisation du faisan l'ouest du Canada. La liste
d'autres associations figure à l'annexe IV.
Les associations facilitent l'échange d'informations sur la conduite
de l'élevage, l'alimentation, l'équipement, les stocks, la législation
en vigueur, la recherche, le va-et-vient des membres et les nouvelles techniques.
Elles permettent également d'entreprendre certaines activités
en commun : achat d'aliments, transport, construction d'installations de transformation
ou d'entreposage, ou de participer à des activités financées
en commun: foires commerciales, campagnes promotionnelles et exportations.
Les associations peuvent communiquer plus efficacement avec les pouvoirs publics pour faire modifier les droits tarifaires, la législation et les normes ou pour demander des subventions et des programmes qui sont souvent destinés à des groupes et pas seulement à des particuliers.
La création d'associations provinciales, de coopératives ou d'autres organisations peut mener à la formation d'une organisation nationale qui pourrait assurer les mêmes fonctions à l'échelle nationale.
L'élevage des faisans et perdrix en parcours coûte cher par rapport
à celui d'autres volailles, et producteurs et consommateurs doivent
se rendre compte qu'il ne s'agit pas simplement d'un "type différent
de poulet". À condition d'adopter une bonne conduite de l'élevage,
les producteurs peuvent améliorer de nombreux facteurs comme le taux
de ponte, le taux d'éclosion et le taux de mortalité. Si l'on
veut conserver au gibier à plume son goût distinctif, il n'est
pas possible de réduire les coûts de production en élevant
les sujets dans des poulaillers et en ne leur donnant que des aliments granulés.
La transformation du gibier à plume exige une manutention et un équipement
différents de ceux utilisés pour les autres volailles, et coûtera
toujours plus cher que celle d'autres volailles.
Les coûts élevés ne sont pas nécessairement un
obstacle à la croissance, mais peuvent s'opposer à une croissance
rapide. Il est probable que la viande de gibier à plume sera toujours
commercialisée comme spécialité n'intéressant
qu'un petit segment de la population.
Comme il n'existe aucune norme de classement du gibier à plume, il n'y a aucune garantie que le consommateur achète toujours un produit standard. L'absence de normes réglementées n'est pas nécessairement un problème si le secteur est aux mains de producteurs, transformateurs, détaillants et restaurateurs qui appliquent leurs propres contrôles de qualité pour maintenir un marché exclusif. Toutefois, si le nombre de participants augmente et que ces participants ne maintiennent pas eux-mêmes des contrôles stricts de la qualité, il est possible que la qualité des produits baisse, qu'on perde la confiance des consommateurs et que les ventes périclitent. Un moyen de garantir le maintien de la qualité est d'utiliser des noms de marque et d'appliquer des normes propres à chaque entreprise. Un autre moyen consiste à établir et à faire respecter des normes de classement nationales. Quelle que soit l'option retenue par le secteur, il est essentiel de maintenir la qualité, vu la nature exclusive du produit.
Nombreux sont les producteurs, petits et grands, qui pratiquent une certaine
amélioration génétique, à la recherche de caractères
désirables comme la résistance aux maladies, une bonne charnure,
un bon indice de conversion, une réduction de l'agression et du cannibalisme,
une bonne éclosabilité des oeufs, etc.
Un producteur ontarien a produit un faisan à plumage blanc qui, une
fois plumé, présente une carcasse sans défaut et sans
taches laides.
Selon un exposé de Colombie-Britannique sur le secteur du gibier à
plume dans cette province, il faudrait mettre au point des méthodes
scientifiques d'amélioration génétique du pigeonneau
et de la caille. Il est proposé de produire des croisements hybrides
de lignées pures de pigeonneaux aux bonnes caractéristiques
reproductives et maternelles, et d'améliorer le rendement en viande
de la caille. En France, on signale que Grimaud Frères vient de produire
l'Euro-pigeon, qui offre de bonnes qualités de production, de conformation
et une bonne teneur en viande.
Bien qu'il soit bon de poursuivre l'amélioration génétique
pour produire de bonnes caractéristiques, les sélectionneurs
doivent également s'efforcer de maintenir des normes pour les oiseaux
destinés au marché de la consommation, et veiller à ce
que les sujets réformés, s'ils sont vendus au détail,
puissent être distingués des produits de choix.
Peu de recherches ont été effectuées dans les universités ou dans d'autres établissements de recherche au Canada et dans d'autres pays sur la conduite, les maladies, l'amélioration génétique ou la nutrition du gibier à plume. L'annexe V donne la liste des établissements d'Amérique du Nord qui poursuivent des recherches sur le gibier à plume.
i) Aujourd'hui, les consommateurs se préoccupent de plus en plus de leur alimentation et de la composition des aliments. La viande du gibier à plume satisfait de façon idéale le désir d'aliments "sains". Le faisan et la pintade offrent une plus forte teneur en protéines que d'autres viandes, et la caille a une très forte teneur en fer (tableau 7).
Tableau 7 Composition d'une portion de 100 g de viande crue
| Produit | Protéines (grammes) | Gras (grammes) | Fer (mg) |
|---|---|---|---|
| 1Boeuf, morceaux composites, maigre, 1/4" de parage | 20.7 |
5.8 |
2.1 |
| 2 Agneau de Nouvelle-Zélande, composite, maigre | 20.8 |
4.4 |
1.6 |
| 3 Porc, composite, jambe-longe-épaule, maigre | 20.9 |
5.0 |
0.9 |
| 4 Poulet, chair + peau | 18.6 |
15.1 |
0.9 |
| 4 Dindon, chair + peau | 20.4 |
8.0 |
1.4 |
| 4 Canard, chair + peau | 11.5 |
39.3 |
2.4 |
| 4 Oie, chair + peau | 15.9 |
33.6 |
2.5 |
| 4 Faisan, chair + peau | 22.7 |
9.3 |
1.1 |
| 4 Pintade, chair + peau | 23.4 |
6.5 |
NA |
| 4 Caille, chair + peau | 19.6 |
12.1 |
4.0 |
| 4 Pigeonneau, chair + peau | 18.5 |
23.8 |
NA |
En outre, la majorité des faisans et des perdrix sont élevés dans de grands parcours extérieurs garnis de végétation naturelle, et ne reçoivent aucun stimulant de croissance ou supplément. Cela veut dire qu'on peut les vendre comme produit "biologique".
Il s'agit d'un marché spécialisé, mais qui connaît une expansion rapide.
ii) Depuis toujours, le dindon se vend surtout à l'occasion des fêtes. Le secteur du dindon cherche à changer cette tradition et à modifier les cycles de production de façon que le dindon soit disponible toute l'année, non seulement sous forme de dindon entier, mais aussi sous forme de morceaux frais et congelés et de produits surtransformés. Cela veut dire qu'il serait possible de promouvoir le gibier à plumes comme mets des fêtes.
iii) Les consommateurs sont constamment à la recherche d'une variété d'expériences alimentaires et culinaires. Étant relativement peu connue, la viande du gibier à plume est donc en bonne position pour attirer ceux qui recherchent de nouvelles expériences gustatives. Un certain nombre de chaînes de magasins vendent des cailles, des pintades et parfois des faisans, mais les approvisionnements ne sont pas toujours réguliers et il est rare que le gibier à plume fasse l'objet d'une publicité ou d'une promotion en magasin.
Les producteurs de faisans se lancent dans la vente de morceaux et de produits transformés comme la viande de faisan fumée et les croustades de faisan, mais le marché des plats à emporter de gibier à plume n'a pas vraiment été exploré. Il est fort probable que des plats ou hors d'oeuvre congelés de bonne qualité à base de gibier à plume seraient bien accueillis par les consommateurs, notamment par les ménages à deux salaires ou à revenus élevés en quête de mets exotiques pouvant être préparés à la maison dans un four à micro-ondes.
Les repas préparés congelés sont aussi de plus en plus utilisés par les hôtels et les restaurants, notamment par les traiteurs pour les banquets et les réceptions. On s'attend à une expansion du secteur des plats à emporter.
iv) Les marchés d'exportation sont prometteurs, notamment en Extrême-Orient. Le pigeonneau et la nègre-soie sont très populaires en Chine, où l'on attribue au premier des dons de fertilité et au second des propriétés médicinales.
Les Japonais tendent à préférer une viande de bonne qualité, à faible teneur en gras et à forte teneur en protéines, autant de caractéristiques que l'on trouve dans le faisan, la perdrix, la pintade et la caille.
Le Canada s'est constitué de bons marchés aux États-Unis et devrait continuer d'y prendre de l'expansion.
Le secteur canadien du gibier à plume est petit. La consommation par habitant, que l'on estime être de 0,1 kg par an, est insignifiante par rapport à celle du poulet et du dindon. Elle est la moitié environ de la consommation de canard et légèrement inférieure à celle de l'oie (voir le tableau 8). La valeur du secteur à la production n'est qu'une fraction de celle du secteur du poulet ou du dindon, mais se compare à celle du secteur du canard et est le double de celle du secteur de l'oie.
Tableau 8 Secteur canadien de la volaille
| Consommation par habitant (kg) | Revenus des producteurs (milliers de dollars) | Taux de croissance de 1985 à 1989 (calculé d'auprès les abattages) | |
|---|---|---|---|
| Gibier à plume | (1) 0.10 |
18,000 |
+52.9 |
| Canard | (2) 0.24 |
17,700 |
-3.1 |
| Oie | (2) 0.15 |
7,900 |
+11.2 |
| Poulet | (3) 22.10 |
913,012 |
+14.8 |
| Dindon | (3) 4.50 |
219,864 |
+15.3 |
(1) Estimation basée sur le sondage d'Agriculture Canada,
1987
(2) Estimations basées sur des données d'Agriculture
Canada et de Statistique Canada
(3) Statistique Canada
Par contre, si l'on examine le taux de croissance des cinq dernières
années (1985-1989), on constate que, rien que dans les abattoirs sous
contrôle fédéral, les abattages de gibier à plume
ont augmenté de 62,7 p. 100, ce qui est plus de trois fois le taux
de croissance des secteurs du poulet et du dindon. Les abattages d'oies ont
augmenté de 11 p. 100. Les abattages de canard ont diminué sous
l'effet d'une plus forte concurrence des importations américaines.
La croissance des cinq dernières années s'explique par l'essor
des exportations, une amélioration des produits transformés,
une amélioration du démarrage, de la production et de la transformation
de la pintade, une plus grande popularité de la production du pigeonneau
et la vente plus fréquente de gibier à plume dans les supermarchés.
Au cours des cinq à dix prochaines années, la croissance se
manifestera dans les secteurs suivants
Restaurants - les consommateurs continuent de prendre de plus en plus de repas à l'extérieur. Cette tendance est intensifiée par le fait qu'un plus grand nombre de femmes travaillent et ont moins de temps pour la préparation des repas. Par ailleurs, la population vieillit et la taille des ménages se rétrécit. Les ménages composés d'une ou de deux personnes dépensent deux fois plus que les autres ménages en repas à l'extérieur. Dans un même temps, les consommateurs sont devenus plus soucieux de leur régime et exigent des aliments "sains" et "biologiques". Ils recherchent également la variété et la qualité.
Repas préparés emballés en portions - ce secteur a pris de l'essor sous l'influence de la cuisson au four à micro-onde, des nouvelles formes d'emballage comme l'emballage sous atmosphère modifiée, et l'évolution des modes de vie. Les repas prêts à cuire sont de plus en plus populaires dans les supermarchés et dans le secteur de la restauration (restaurants, pubs et institutions).
Les mets préparés comme les poitrines de faisan à la sauce aux groseilles, les cailles fumées, les croustades de faisan et la perdrix aux choux rouges en casserole trouveront probablement un bon marché dans les ménages de deux personnes à deux revenus, qui ont peu de temps à consacrer à la préparation des repas, mais exigent des aliments de qualité et de nouvelles sensations gustatives.
Exportations - Le marché américain continuera de prendre de l'expansion pour les mêmes raisons que les marchés canadiens continueront de croître. Le Japon augmentera lui aussi ses achats de produits de bonne qualité. Si les échanges se libéralisent à l'échelle du continent américain, des marchés s'ouvriront au Mexique et dans les pays de l'Amérique centrale et de l'Amérique du Sud.
La viande de gibier à plume est un aliment maigre et riche en protéines.
Il s'agit d'un produit de qualité et de prix élevé qui
continuera de s'adresser à une clientèle limitée, mais
qui pourrait trouver une plus grande place sur ce marché spécialisé
si le secteur se diversifie dans les produits transformés.
Si l'ensemble du secteur (couvoirs, producteurs et transformateurs) est disposé
à maintenir des normes de qualité élevées et à
prendre de l'expansion sur le marché des produits transformés
et sur le marché de l'exportation, son potentiel est aujourd'hui comparable
ou supérieur à celui de tout autre secteur de la viande.
| Sondage sur les couvoirs gibiers à plume d'élevage seulement | ||||
|---|---|---|---|---|
| 1 | Type d'oiseau (ex. faisans, perdrix, cailles, pintades, pigeonneaux sans plumes etc.) | |||
| 2 | Oeufs mis en incubation par année (y compris les oeufs incubés à façon) | |||
| 3 | Provenance des oeufs (%) | |||
| Production propre | ||||
| Incubés à façon | ||||
| Achetés en la province | ||||
| Achetés en dehors de la province | ||||
| Importés | ||||
| 4 | Le pouvoir d'éclosion (%) | |||
| 5 | Répartition des poussins (%) | |||
| Élevés sur place | ||||
| Vendus dans la province | ||||
| Vendus au dehors de la province (Canada) | ||||
| 6 | Taux de croissance globale au cours des 5 dernières années | |||
| 7 | Activité saissonière (càd toute l'année, en oct., en nov. seulement) | |||
| 8 | Votre couvoir est-il agrée par: La loi sur les animaux de ferme et leurs produits.............. La Loi sur les maladies et la protection des animaux............ |
|||
| 13 | Notes et observations (à l'invers de la page si nécessaire)
|
|||
Les renseignements personnels seront versés ou Fichier de renseignments personnels AGR/P-P4-256 et seront protégés en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels. Les autres renseignments peuvent être acccessibles au termes de la Loi sur l'accès à l'information. Le numéro matricule de la collecte est AGR/DDA-496-02999
| Signature & Date | ![]() |
ANNEXE Ib) - Sondage auprès des producteurs gibiers
à plume d'élevage seulement
| Sondage auprès des producteurs gibiers à plume seulement | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Type d'oiseau (ex. faisans, perdrix, cailles, pintades, pigeonneaux sans plumes etc.) | ||||
| 2 | Production annuelle (préciser têtes ou couples) | ||||
| 3 | Provenance des poussins (%) | ||||
| Production propre | |||||
| Achetés en province | |||||
| Achetés en dehors de la province | |||||
| Importés | |||||
| 4 | Répartition des poussins (%) | ||||
| Pour la chasse | |||||
| Abattage | |||||
| Expositions | |||||
| Reproduction* | |||||
| Autre (préciser) | |||||
| 5 | * Dans le cas de reproduction taux de ponte par année | ||||
| 6 | Taux de mortalité (%) | ||||
| 7 | Péiode d'élevage (nombre de semaines) | ||||
| 8 | Indice de conversion d'alimentation (pour 1 livre de viande) | ||||
| 9 | Répartition des oeufs (%) | ||||
| Employés pour la production propre | |||||
| Vendus pour incubation (Canada) | |||||
| Vendus pour incubation (à l'exportation) | |||||
| Vendus au détail | |||||
| 10 | Taux de croissance globale au cours des 5 dernières années | ||||
| 11 | Les gibiers à plume d'élevage, sont-ils votre principale source de revenu? | Oui....... | Non..... | ||
| 12 | Si non, quel en est le pourcentage?....... | ||||
| 13 | Notes et observations (à l'invers de la page si nécessaire) | ||||
Les renseignements personnels seront versés ou Fichier de renseignments personnels AGR/P-P4-256 et seront protégés en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels. Les autres renseignments peuvent être acccessibles au termes de la Loi sur l'accès à l'information. Le numéro matricule de la collecte est AGR/DDA-496-02999
| Signature & Date | ![]() |
| Sondage auprères des transformateurs gibiers à plume seulement | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Type d'oiseau (ex. faisans, perdrix, cailles, pintades, pigeonneaux sans plumes etc.) | ||||
| 2 | Abattage annuelle (y compris l'abat à façon)
Têtes/no. |
||||
| 3 | Usage visé (%) | ||||
| Abattus à façon | |||||
| Vendus au détail | |||||
| Vendus à la restauration | |||||
| Exportés | |||||
| Autre (préciser) | |||||
| 4 | Prix moyen (préciser $/tête/kg ou /lb) | ||||
| Au producteur | |||||
| Au détaillant | |||||
| Au consommateur | |||||
| 5 | Importations Est-que vous faites de l'importation? Si oui, combien (en kg)? |
Yes Oui No Non |
Yes Oui No Non |
Yes Oui No Non |
Yes Oui No Non |
| 6 | Nombre de producteurs pour qui vous faites de l'abattage | ||||
| 7 | Taux de croissance globale au cours des 5 dernières années (%) | ||||
| 8 | Activité saissonnière de l'abattage (càd. toute l'année, en oct. en nov. seulement) | ||||
| 9 | Équipement particular | ||||
| Acheté | |||||
| Fabriqué sur mesure | |||||
| Autre (préciser) | |||||
| 10 | Notes et observations (à l'invers de la page si nécessaire) | ||||
Les renseignements personnels seront versés ou Fichier de renseignments personnels AGR/P-P4-256 et seront protégés en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels. Les autres renseignments peuvent être acccessibles au termes de la Loi sur l'accès à l'information. Le numéro matricule de la collecte est AGR/DDA-496-02999
| Signature & Date | ![]() |
ABATTOIRS DE GIBIER À PLUME SOUS CONTRÔLE FÉDÉRAL - 1988-1989
| Province | Établissement |
|---|---|
| Colombie-Britannique | Fraser Valley Duck and Goose Farm |
| Pacific Game Bird Packers, Inc. | |
| Superior Poultry Processors Ltd. | |
| Western Protein Foods Ltd. | |
| Manitoba | Pembina Poultry Packers Ltd. |
| Ontario | Chai Poultry Inc.(2) |
| Flintshire Farms Inc. | |
| Franz Turkey Farms Ltd.(l) | |
| King Cole Ducks Ltd.(2) | |
| Nipissing Game Farm | |
| Roder Turkey Farms Ltd. | |
| Tall Pines Foods Inc. | |
| Québec | Entreprises cunicoles Gauthier Ltee |
| Ferme des Becs Fins | |
| Ferme du Gibier El Rancho | |
| La Ferme du Gourmet Inc. | |
| Ferme Giannone Fils Inc.(2) | |
| Volailles Avinov Ltée | |
| Les Volailles Mascouche Inc. |
Ententes fédérales-provinciales conclues en vertu des ententes
de développement économique et régional (EDER).
Des ententes subsidiaires sur le secteur agro-alimentaire (administrées
par Agriculture Canada et le ministère provincial de l'Agriculture)
ont été conclues avec Terre-Neuve, l'Île-du-Prince-Édouard,
la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, le Québec et la Colombie-Britannique.
L'objectif général de ces ententes est d'améliorer la
viabilité économique du secteur agro-alimentaire grâce
à une aide financière. Cette aide est assurée dans le
cadre de programmes établis dans chaque province en fonction des besoins
et des priorités. Toutes les provinces qui ont conclu des ententes
subsidiaires ont mis en place des programmes visant à stimuler la commercialisation.
Exemple : L'Entente sur le secteur agro-alimentaire conclue entre le Canada
et la
Nouvelle-Écosse comprend un programme de développement des marchés
dont
les objectifs sont l'amélioration de l'efficacité de la commercialisation
des
produits agro-alimentaires de la Nouvelle-Écosse et l'identification,
la
prospection et l'expansion de marchés viables à long terme pour
les produits de
la Nouvelle-Écosse.
Divers ministères fédéraux administrent de nombreuses
lois et de nombreux programmes qui influencent la commercialisation.
La Loi sur l'inspection des viandes, qu'administre Agriculture Canada, régit
la transformation, la fabrication et l'emballage des viandes et des produits
de la viande destinés au commerce interprovincial et à l'exportation.
La Loi des aliments et drogues, qu'administre Santé et Bien-être
social Canada, régit les conditions d'entreposage, l'étiquetage,
les renseignements nutritionnels et la publicité des aliments vendus
au détail.
Un certain nombre de ministères ont des programmes d'information sur
les marchés, qui fournissent des données sur les prix, la production
et le commerce. D'autres fournissent des données techniques et poursuivent
des recherches. Ils ont tous une influence sur la commercialisation des aliments
et des produits alimentaires.
Facilite le développement économique dans le secteur canadien
des produits agricoles et alimentaires en offrant une aide financière
de contrepartie pour diverses activités comme la commercialisation.
Exemple : Production d'une bande vidéo destinée à être
présentée à l'occasion d'une rencontre internationale
pour porter le bétail canadien à l'attention des acheteurs.
Appuie des activités visant à éliminer les barrières
techniques à l'exportation de produits agro-alimentaires.
Exemple : Perfectionnement des connaissances sur les troupeaux d'oies reproducteurs
Programme de promotion commerciale qui offre une aide financière de
contrepartie aux entreprises canadiennes qui désirent augmenter leurs
ventes à l'exportation.
Exemple : Participation du secteur à des visites, des missions commerciales
et des foires commerciales, soumission de certains projets étrangers
et création de consortiums d'exportateurs et de bureaux de vente permanents
dans les marchés d'exportation existants.
Cet organisme offre une assurance des exportations et le financement des exportations sous la forme de prêts, de lignes de crédit et de garanties de prêt.
Ce ministère fédéral est chargé de stimuler la diversification économique de l'Ouest canadien et de promouvoir les intérêts de l'Ouest dans la politique économique nationale. Le programme de diversification de l'Ouest finance des projets innovateurs qui visent à aider les entreprises de l'Ouest canadien à mettre au point de nouveaux produits, à prospecter de nouveaux marchés, à améliorer la technologie et la productivité et à substituer des produits canadiens aux produits importés.
Cette agence fédérale de développement offre une aide financière, une aide technique et des conseils aux entrepreneurs de la région de l'Atlantique. Les secteurs admissibles comprennent les secteurs de la fabrication et de la transformation, mais pas le secteur agricole en tant que tel, bien que l'on puisse envisager des initiatives qui pourraient représenter un investissement stratégique dans le développement économique de la région de l'Atlantique.
Association des éleveurs d'oiseaux fermiers
Ferme avicole d'Oka Inc.
1525 Chemin Oka
Comté Deux Montagnes, Oka (Québec)
JON 1E0
Claude Dicaire, secrétaire (514) 479-6610
Ontario Game Bird Association
Gold Creek Farms Ltd.
R.R. 2, Mt Brydges (Ont.) NOL 1W0 (519) 245-1329
Ken Hook, président (613) 336-8552
Commercial Pheasant Producers Cooperative Ltd.
P.O. Box 288
Kerrobert (Saskatchewan) SOL 1R0
Jim Wilson (306) 834-5156
North American Gamebird Association
Wildlife Harvest
P.O. Box 96
Goose Lake (Iowa) 52750
John Mullin, rédacteur (319) 242-3046
Peggy Mullin Boehmer, (319) 242-3046
rédactrice adjointe
| NOM ET DOMAINE | ADRESSE |
|---|---|
| Syed Bokhari Gibier à plume, autruche | University of California 733 Country Center III Modesto (Californie) 95355 |
| Roland Poutz Gibier à plume | California Polytechnic State U Animal Science and Industry Dept. San Luis Obispo (Californie) 93407 |
| A.W. Adams Conduite et nutrition du poulet, du dindon et du gibier à plume | Dept. of Animal Science Call Hall, Kansas State University Manhattan (Kansas) 66506 |
| J.E. Savage Production du gibier à plume | Animal Sciences Department S105 Animal Science Center U Missouri, Columbia (Missouri) 65211 |
| S.E. Ackerman Conduite du gibier à plume | Cornell Cooperative Extension of Monroe County 249 Highland Avenue Rochester (New York) 14620 |
| J. Hermes Gibier à plume | Oregon Cooperative Extension Service 2050 Lafayette Avenue McMinniville (Oregon) 97128 |
| B.L. Hughes Gibier à plume | Poultry Science Department Clemson University 129 P&AS Bldg Clemson (Caroline du Sud) 29634-0739 |
| Tom Eliazer, William Derieux Maladies du gibier à plume | Clemson Livestock & Poultry Lab Clemson University, P.O. Box 218 Elgin (Caroline du Sud) 29045C. |
| R. Creger Nutrition du gibier à plume | Poultry Science Department Texas A&M University College Station (Texas) 77843 |
Source : Poultry Science Resource List, juillet 1990, USDA Extension
Service,
Washington
| C. Vilchez et al. Régime alimentaire des cailles | Département de zootechnie Université McGill Montréal (Québec) H3G 2M1 |
| M.C. Yang et P. Vohra Besoins en protéines et en énergie des pigeonneaux |
Department of Avian Sciences University of California Davis (Californie) 95616 |
| V.A. Garwood et K.C. Diehl Jr. Volume et densité corporels de la caille | Poultry Research Laboratory Agricultural Research Services USDA, Georgetown (Delaware) 19947 |
| M.D. Ouart et al. Effet de la litière de papier sur la performance des cailles | Institute of Food Agricultural Sciences Department of Poultry Science University of Florida Gainsville (Floride) 36211 |
| J.R. Darden et H.L. Marks Sélection des cailles sur la croissance | Genetics Unit Southeast Poultry Research Lab. Agricultural Research Service USDA 107 Livestock - Poultry Building University of Georgia Athens (Georgie) 30602 |
| D.G. Satterlee et W.A. Johnson Sélection des cailles sur la réaction sanguine à l'immobilité | Louisiana State University Department of Poultry Science Agriculture Centre Baton Rouge (Louisiane) 70803 |
| P.B. Connolly et LP. Callard Sensibilité de l'hypophyse chez la caille | Department of Biology Boston University Boston (Massachusetts) 02215 |
| G.S. Stoewsand et al. Régime alimentaire des cailles et taux de cadmium dans la viande | Department of Food Science and Technology N.Y. State Agricultural Experimental Station Cornell University Geneva (New York) 14853 |
| C.A. Bache et al. Régime alimentaire des cailles et taux de cadmium dans la viande | Toxic Chemicals Lab N.Y. State College of Agriculture and Life Science Cornell University, Tower Road Ithaca (New York) 14853 |
| J.T. Kerlan et al. L'assourdissement chirurgical et la photopériode - étude sur la caille | Department of Biology and Psychology Hobart & William Smith College Geneva (New York) 14456 |
| Y.C. Lin et al. Effet du Gossypol sur la caille | Dept. of Veterinary Physiology and Pharmacology College of Veterinary Medicine Ohio State University Columbus (Ohio) 43210 |
| K.E. Nestor et al. Sélection sur le poids corporel et sur le précurseur du vitellus chez la caille | Department of Poultry Science Ohio Agriculture Research Development Center Ohio State University Wooster (Ohio) 44691 |
| M. Domjan Comportement social de la caille | Department of Psychology University of Texas Austin (Texas) 78712 |
| D.P. Bates et al. Influence de l'éclairage et du ratio mâles/femelles sur l'amélioration génétique des faisans à collier | Department of Natural Resources State Game Farm Poynette (Wisconsin) 53955 |
--
Tableau 3 (révisé septembre 2001) - Gibier à plume abattu dans des établissements sous contrôle fédéral
| Année | 000s Head |
|---|---|
| 1990 | 6,857 |
| 1991 | 6,217 |
| 1992 | 7,420 |
| 1993 | 10,461 |
| 1994 | 7,741 |
| 1995 | 8,184 |
| 1996 | 9,081 |
| 1997 | 9,195 |
| 1998 | 9,336 |
| 1999 | 9,514 |
| 2000 | 10,581 |
Source: Établissements inspectés par ACIA
Tableau 4 (révisé septembre 2001) - Échanges de viande de gibier à plume (kg)
| Année | Imports | Exports | Net Exports |
|---|---|---|---|
| 1990 | 210,183 |
260,322 |
50,139 |
| 1991 | 235,062 |
326,779 |
91,717 |
| 1992 | 164,837 |
277,168 |
112,331 |
| 1993 | 112,339 |
362,468 |
250,129 |
| 1994 | 105,954 |
341,690 |
235,736 |
| 1995 | 90,211 |
492,608 |
402,397 |
| 1996 | 111,953 |
517,718 |
405,765 |
| 1997 | 93,975 |
419,790 |
325,815 |
| 1998 | 78,374 |
617,499 |
539,125 |
| 1999 | 53,336 |
194,274 |
140,938 |
| 2000 | na |
487,107 |
Source: ACIA Certificats d'Inspection de la salubrité des viandes
Game Bird Survey 1997 (head)
| Total Game Birds Hatched* | 12,142,000 |
| Live Exports (minus) | 20,000 |
| Live Imports (plus) | 60,465 |
| Net Game Birds | 12,182,474 |
| 15% loss during rearing (minus) | 1,827,371 |
| Total Game Birds Raised | 10,355,103 |
| Slaughter in Registered Establishments | 9,519,232 |
| Percentage of Game Birds Used for Meat | 91.9 |
Nota : Le faisan, la perdrix, la caille, le dindon sauvage, le pigeonneau
et le colin (un cousin de la caille) sont inclus; la pintade et la nègre-soie
sont exclues.
Source : données de l'ACIA sur les importations et les abattages; sondage
de 1997 sur les couvoirs; données d'abattage provinciales
Deux pour cent des oiseaux éclos sont retenus pour la reproduction,
mais le stock reproductif de l'exercice précédent sera abattu
au cours de l'exercice, donc les chiffres n'entrent pas en ligne de compte
dans le calcul.
Pour confirmer ces résultats, on a demandé aux responsables
des couvoirs quel pourcentage de leur gibier à plumes était
vendu pour la chasse, et quel pourcentage était vendu pour la viande.
Les responsables des couvoirs n'ont pas tous pu fournir de réponse,
car quelques-uns incubent à forfait ou vendent aux producteurs et ne
savent pas à quelles fins le gibier à plumes est utilisé.
Les réponses obtenues indiquent que 97 % de celui-ci sert à
la viande, et 3 %, à la chasse.