Agriculture et Agroalimentaire Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Marché de la volaille

Profil de l'industrie du dindon au Canada

Chapitre 6: Commerce international

  • INDEX

  • CHAPITRE 1 : Introduction

  • CHAPITRE 2 : Production et commerce mondial du dindon
  • CHAPITRE 3 : Structure de la production du dindon canadien et de l'approvisionnement

  • CHAPITRE 4 : Production du dindon au Canada

  • CHAPITRE 5 : Transformation et surtransformation

  • CHAPITRE 6 : Le marché canadien du dindon
    • 6.1 Consommation intérieure de dindon
    • 6.2 Facteurs déterminant la demande de dindon au Canada
    • 6.3 Commerce interprovincial du dindon
    • 6.4 Importations canadiennes de dindon et de produits du dindon
    • 6.5 Exportations canadiennes de dindon et de produits du dindon
    • 6.6 Balance commerciale : Dindon et produits du dindon

  • ANNEXE A : Liste des marchandises d’importation contrôlées

  • Tableaux et Figures

  • Bibliographie

6.1. Consommation intérieure de dindon

Comme le montre la figure 11, la consommation de dindon par habitant est demeurée assez stable au cours des 20 dernières années, passant de 4,12 kg en 1986 à 4,3 kg en 2006, ce qui représente une augmentation de 4,3 p. 100. En comparaison, la consommation de bœuf et de porc par habitant a diminué de 17 et de 16 p. 100, respectivement, durant la même période.

Figure 11 – Consommation de dindon par habitant au Canada – 1986‑2006
(poids éviscéré)

Figure 11 – Consumation de dindon par habitant au Canada – 1986–2006 de poids éviscéré

Source : Statistique Canada

Entre 1986 et 2006, la consommation moyenne de viande par habitant au Canada a varié entre 93,7 et 95,11 kg par année1. La quantité totale de viande consommée est demeurée très stable, les hausses de la consommation d’un type de viande étant compensées, en règle générale, par des réductions de la consommation de certains autres types. En conséquence, il est bon de souligner que l’augmentation de la consommation de volaille, en général au Canada, a concordé avec un fléchissement de la consommation de bœuf et de porc.

La consommation de bœuf a atteint son plus haut niveau au milieu des années 1970, mais elle est en baisse constante depuis (entre 1986 et 2006, la consommation de bœuf par habitant a chuté de 17 p. 100). La consommation de porc, de son côté, est restée relativement stable depuis le milieu des années 1970, bien qu’elle ait connu certaines fluctuations. Comme nous l’avons signalé, par contre, la consommation de volaille par habitant a progressé de façon appréciable durant ces années.

En 2006, le classement des différentes viandes en fonction de la consommation par habitant se lisait comme suit : poulet, 33,3 kg; bœuf, 31,74 kg; porc, 23,3 kg; dindon, 4,4 kg; poulet adulte, 1,5 kg; veau, 1,1 kg; mouton et agneau, 1,2 kg. Les données sur la consommation utilisées pour ces comparaisons sont exprimées en poids éviscéré dans le cas de la volaille et en poids de la carcasse dans celui du bœuf, du porc, du veau et de l’agneau.

La figure 12 montre la consommation de dindon par habitant comparativement à celle des autres viandes principales.

Figure 12 – Consommation de dindon et d’autres viandes
(par habitant – Canada)

Figure 12 – Consummation de dindon et d’autres viandes par habitant – Canada

Source : Statistique Canada, nos 23-015 et 23-010 au catalogue

 
La comparaison avec d’autres viandes de volaille révèle que la consommation de dindon par habitant s’est maintenue dans la fourchette 3,9‑4,5 kg entre 1985 et 2005, la consommation annuelle par habitant se situant en moyenne à 4,4 kg. De la même façon, la consommation de poulet adulte est restée stable et a même diminué légèrement ces dernières années. Entre 1986 et 2006, la consommation de poulet adulte par habitant est demeurée dans l’intervalle 1,0‑2,0 kg, la consommation moyenne annuelle s’établissant à 1,7 kg. La figure 13 montre la progression de la consommation de volaille au cours des 20 dernières années.

Figure 13 – Consommation de dindon et d’autres viandes de volaille
(par habitant – Canada)

Figure 13 – Consommation de dindon et d’autres viandes de volaille par habitant – Canada

Source : Statistique Canada, no 21-020 au catalogue


6.2 Facteurs déterminant la demande de dindon au Canada

 

La consommation de dindon (par habitant) a été relativement stable au cours des 20 dernières années. D’après l’ÉDC, la consommation intérieure totale de dindon et des produits du dindon s’est chiffrée à 105,6 millions de kilogrammes en 1986 comparativement à 138,5 millions de kilogrammes en 2006, en hausse de 31 p. 100. Cette hausse est attribuable en partie à la croissance démographique du pays ainsi qu’à la prévalence grandissante du dindon dans l’industrie de la restauration commerciale (c.‑à‑d. des sandwiches et sous‑marins) ainsi qu’à la progression du segment des mets préparés du marché (c.‑à‑d. des dîners congelés).

Dans l’ensemble, les Canadiens se sont tournés vers des viandes plus maigres comme le poulet et le dindon principalement en raison d’un plus grand souci pour leur santé et des bienfaits généraux  de la consommation de ces viandes. Comparativement aux viandes rouges, le dindon est perçu comme plus maigre et donc plus sain. Les produits à base de dindon (c.‑à‑d. des burgers ou des sous‑marins au dindon) sont aussi plus répandus et considérés comme des substituts plus sains des produits à base de viande rouge. La hausse de la consommation de produits à base de dindon est également fortement liée à la réorientation des choix des consommateurs canadiens vers des produits plus sains.


6.3 Commerce interprovincial du dindon


Le commerce interprovincial du dindon au Canada s’inscrit dans la dynamique de l’offre et de la demande dans les diverses régions. En 2006, le mouvement interprovincial total du dindon s’établissait à environ 9,2 millions de kg, ce qui représente 5,7 p. 100 de la quantité totale de dindon produite au Canada en 2006.

Tableau 15 – Mouvement interprovincial du dindon en 2006
Expéditions Quantité
(en kg, poids éviscéré)
Expéditions interprovinciales, en % de la production totale
Expéditions interprovinciales de dindon      9,2 millions  
Production totale de dindon 162,6 millions 5,7 %

Sources : ÉDC, ACIA, données rassemblées par AAC

 

En 2006, l’Ouest canadien a fourni la plus grande quantité de dindon au commerce interprovincial, avec 5 246 926 kilos destinés principalement aux autres provinces de l’Ouest.


Figure 14 – Expéditions interprovinciales de dindons vivants destinés à l’abattage (2006)

Figure 14 – Expéditions interprovinciales de dindons vivants destinés &agrave l’abattage en 2006

Sources : ACIA, données rassemblées par AAC


6.4 Importations canadiennes de dindon et de produits du dindon

 

Les entreprises qui souhaitent exporter du dindon et des produits du dindon vers le Canada sont régies principalement par deux accords commerciaux : l’Accord de libre‑échange nord‑américain (ALENA) et l’Accord de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Compte tenu des volumes actuels de la production canadienne de dindon, les niveaux d’accès des importations établis par l’OMC sont supérieurs à ceux qui sont prévus par l’ALENA, de sorte que c’est le premier qui a préséance sur le deuxième. D’après les engagements pris à l’OMC, la quantité d’importations de dindon permise est établie à 5 588 000 kilogrammes (poids éviscéré).

Les importations de dindon sont réparties en produits inscrits sur la Liste des marchandises d’importation contrôlée (LMIC) et en produits non inscrits : le premier groupe est assujetti à des contingents tarifaires (CT), alors que l’autre ne l’est pas. Le dindon a été inscrit pour la première fois sur la LMIC en mai 1974. (Pour une liste complète des produits du dindon inscrits sur la LMIC ainsi que des produits n’y figurant pas, veuillez vous reporter à l’annexe A.)

Un contingent tarifaire compte trois éléments principaux : un taux de droit de douane réduit, un niveau d’accès minimal pouvant être admis (ou une quantité pouvant être importée) à ce taux et un taux de droit de douane élevé.

Le niveau d’accès aux importations auquel le taux réduit est applicable, c’est‑à‑dire la quantité pouvant être importée « dans les limites de l’engagement d’accès », est alloué à des entreprises situées au Canada. Les entreprises autorisées à importer peuvent faire une demande de licence d’importation qui est habituellement délivrée sur demande aux détenteurs de contingent jusqu’à concurrence de leur contingent d’importation.

Il existe deux groupes, ou bassins, d’importateurs qui possèdent des permis d’importation (titulaires de contingent). Le premier de ces groupes bénéficie de la répartition traditionnelle du bassin (c.‑à‑d. des sociétés qui importaient du dindon avant l’imposition des contrôles des importations en 1974) qui possède un contingent de produits de la LMIC. L’autre groupe (produits non inscrits sur la LMIC – portion ALE) détient un contingent de produits non inscrits sur la LMIC (c.‑à‑d. les repas congelés). En 2006, on dénombrait 13 titulaires de permis dans le bassin traditionnel et 22 dans le bassin des produits non inscrits sur la LMIC et de la portion ALE. En 2006, les importations de dindon par le Canada ont totalisé 3 796 772 kilos ou 9 211 258 kilos si l’on tient compte des produits de la surtransformation2. Les tableaux suivants présentent les types de produits du dindon exportés durant la période de 2001 à 2006.

Tableau 16 – Importations de dindon
(kg
    2001 2002 2003 2004 2005 2006
Vivant (poids éviscéré)   0 12 144 15 161 0 0 0
Carcasses entières   1 624 142 834 48 076 115 369 259 665 78 572
Partie     Poitrines non désossées 175 990 203 170 105 865 163 106 127 209 73 755
    Cuisses non désossées  0 0 0 0 0 0
    Morceaux non désossés 20 316 0 8 135 1 248 10 632 17 748
    Ailes non désossées  0 0 0 0 0 0
    Poitrines désossées  1 926 772 1 853 359 2 289 299 3 136 133 3 222 693 2 576 467
    Morceaux désossés  682 887 707 938 506 791 645 701 2 734 253 517 338
Préparé Cuit (non désossé) 124 721 137 055 19 201 63 758 60 148 52 330
Cuit (désossé) 640 741 750 737 511 562 482 219 494 144 479 582
Autre Autre (non désossé) 0 0 0 0 0 0
Autre (désossé) 0 4 069 2 671 365 18 743 980
TOTAL   3 375 121 3 453 158 3 329 524 4 328 176 6 529 981 3 796 772

Sources : ACIA, données rassemblées par AAC


Tableau 17 – Produits surtransformés du dindon importés au Canada
(kg)
  2001 2002 2003 2004 2005 2006
Plats préparés et tourtes 913 794 2 744 371 3 300 475 4 163 043 4 667 483 5 030 661
Roulés 0 0 0 0 0 0
Soupes 95 005 113 408 78 398 79 502 86 943 99 407
Autre 134 500 158 607 135 301 134 372 239 723 284 418
TOTAL 1 143 299 3 016 386 3 514 174 4 376 917 4 994 149 5 414 486

Sources : ACIA, données rassemblées par AAC


6.5 Exportations canadiennes de dindon et de produits du dindon

Les exportations canadiennes de dindon et de produits du dindon ont augmenté considérablement au cours des 20 dernières années. En 1986, les exportations totales s’établissaient à 2 169 000 kilos, alors qu’en 2006, elles atteignaient 27 468 000 kilos ce qui représente une augmentation de 1 166 p. 100. Ce bond pourrait en partie s’expliquer par l’entrée en vigueur de l’Accord de l’OMC sur l’agriculture, le 1er janvier 1995, qui a mené à l’ouverture de plusieurs marchés auparavant fermés.

La figure 15 montre l’évolution des exportations de dindon et de produits du dindon sur une période de 20 ans. La figure est divisée en trois catégories d’exportations : carcasses (c.‑à‑d. les volailles entières), morceaux et viande cuite et autres (c.‑à‑d. mets préparés et soupes). Depuis 1986, les exportations de morceaux de dindon ont été les principaux produits du marché d’exportation du dindon. En 2006, les morceaux de dindon représentaient 56,4 p. 100 des exportations totales, suivis par les viandes cuites et autres à 32,9 p. 100 et par les exportations de carcasses qui représentaient le reste de 10,7 p. 100.

Bien que l’éclosion de la grippe aviaire ait eu une incidence négative sur les exportations globales de dindon et de produits du dindon par le Canada en 2004, la figure révèle un revirement de la tendance négative et un retour à la croissance globale des exportations en 2005 et 2006.

Figure 15 – Évolution des exportations canadiennes de dindon

Figure 15 - Évolution des exportations  canadiennes de dindon

Sources : ÉDC et données rassemblées par AAC

Tableau 18 – Exportations canadiennes de produits du dindon – 2001‑2006
(kg)
Produits (kg) 2001 2002 2003 2004 2005 2006
Dindon vivant 0 0 0 0 0 0
Carcasses 185 968 151 146 223 784 53 219 74 796 33 092
Morceaux 11 487 658 13 585 697 11 343 474 10 541 389 11 131 655 11 933 321
Viande cuite 70 577 66 556 318 776 52 406 70 177 44 636
Autres 4 666 041 8 101 125 6 601 876 7 724 700 5 556 744 5 967 528
Surtransformation :
Dîners et tourtes 1 785 856 2 047 705 4 098 113 813 55 997
Roulés 0 0 0 0 0 0
Soupes 0 0 19 369 208 1 018 22 150
Autres 439 912 244 890 449 959 2 473 95 261 113 213
TOTAL 16 851 941 22 150 270 21 004 943 18 378 493 17 043 464 18 169 937

Sources : ACIA et données rassemblées par la Section de la volaille d’AAC


6.6 Balance commerciale : Dindon et produits du dindon

 

Le tableau 19 et la figure 16 qui suivent indiquent la valeur globale des importations, des exportations et de la balance commerciale de dindon et de produits du dindon au cours de la période de 2001 à 20063. En 2006, les importations de dindon et de produits du dindon s’établissaient à 37,7 millions de dollars, en baisse de 26,8 p. 100 par rapport aux chiffres de 2005.
 
Les valeurs des importations ont fluctué entre 2001 et 2006. Les effets de l’éclosion de la grippe aviaire en Colombie‑Britannique conjugués aux effets sur l’offre des éclosions de grippe aviaire à l’échelle mondiale ont provoqué une brusque augmentation globale de la valeur des importations en 2004 et 2005. Mises à part ces deux années, la valeur des importations de dindon et de produits du dindon est demeurée assez stable, oscillant entre 30 millions et 37 millions de dollars chaque année.

Les importations et les exportations de dindon et de produits du dindon sont demeurées stables pendant la majeure partie de la période de 2001 à 2006. Dans l’ensemble, la balance commerciale du dindon et des produits du dindon est demeurée positive sauf en 2005. Cette tendance générale a diminué avant 2005 et l’éclosion de grippe aviaire en Colombie‑Britannique en 2004.


Tableau 19 – Valeur des importations, des exportations et de la balance commerciale du Canada : Dindon et produits du dindon (2001‑2006)
($)
  2001 2002 2003 2004 2005 2006
Exportations 45 856 615 45 818 140 39 711 246 47 672 957 43 816 385 42 647 418
Importations 30 674 298 36 256 474 32 825 870 43 839 273 51 483 104 37 693 162
Balance commerciale 15 182 317 9 561 666 6 885 376 3 833 684 -7 666 719 4 954 256

Sources : Statistique Canada et données rassemblées par AAC

Figure 16 – Balance commerciale du Canada : Dindon et produits du dindon (2001-2006)
($)

Figure 16 – Balance commerciale du Canada: Dindon et produits du dindon 2001–2006

Sources : Statistique Canada et données rassemblées par AAC


1 Données fondées sur le poids de la carcasse dans le cas des viandes rouges et sur le poids éviscéré dans celui de la volaille. Exclut le poisson.

2 Remarque : Les chiffres comprennent les quantités importées aux termes du Programme de réexportation. Les données des catégories « Cuit » et « Surtransformé » tiennent compte du poids net réel du produit et non de sa teneur en chair de dindon.

3 Les chiffres sur les importations comprennent les produits visés par le programme de réexportation. Ils ne comprennent pas les œufs d’incubation.