Taraxacum spp. (Pissenlit)

Noms français

Pissenlit, dent-de-lion, dent de lion. En Europe, le pissenlit possède de nombreux noms vernaculaires (chicorée, chopine, cochet, coq, couronne de moine, florin d'or, grain de pré, laiteron, laitue de chien, salade de taupe, etc.), mais plusieurs d'entre eux désignent normalement d'autres plantes.

Le pissenlit doit son nom à sa réputation de favoriser la miction.

Noms anglais

Dandelion, lion's tooth. Le nom « dandelion » vient du français « dent de lion » et fait sans doute référence aux grosses dents qui bordent les feuilles.

Morphologie

Le pissenlit est une plante herbacée vivace produisant une rosette de feuilles irrégulièrement dentées et lobées, prenant naissance au sommet d'une longue racine pivotante, épaisse et charnue, qui peut pénétrer jusqu'à un mètre de profondeur dans le sol. Les feuilles peuvent aussi être presque entières, dentées en scie, ou profondément divisées. Le pédoncule floral est creux et se termine par un capitule de petites fleurs jaunes, dont l'ensemble est ce que les non-botanistes appellent « fleur ». Le pédoncule continue d'allonger avec l'âge, atteignant parfois 50 cm de hauteur. La capitule produit finalement de petits akènes bruns (les « graines »), dont l'aigrette blanche et duveteuse assure la dispersion par le vent. Lorsque la plante est brisée ou meurtrie, elle exsude un jus laiteux blanc et amer qui laisse sur les mains des taches brunes difficiles à nettoyer.

Les génotypes cultivés diffèrent de diverses façons des sujets sauvages : certains tendent à avoir des feuilles plus larges et plus profondément échancrées, tandis que d'autres produisent un très grand nombre de feuilles, souvent demi-dressées.

Classification et répartition

Les pissenlits sont des plantes vivaces principalement indigènes des régions tempérées et arctiques de l'hémisphère nord. Le genre Taraxacum est extrêmement complexe. De nombreuses espèces se reproduisent surtout par apomixie et produisent une infinité de micro-espèces sans limites précises.

Ailleurs qu'en Amérique du Nord, certains taxonomistes considèrent bon nombre de ces races comme des espèces distinctes (plus de 1500 ont été décrites en Europe seulement), tandis que d'autres taxonomistes regroupent la plupart des races en un petit nombre d'espèces.

Pour éviter d'avoir à distinguer de nombreuses espèces apomictiques présentant en soi peu d'intérêt, on peut se contenter de préciser la section du genre Taraxacum, plutôt que l'espèce exacte. Malgré l'absence apparente de reproduction sexuée chez les pissenlits qui sont des mauvaises herbes en Amérique du Nord, ces plantes affichent une variabilité génétique considérable. Au sud de la zone boréale, les Taraxacum indigènes se reproduisent en général par voie sexuée, et ces espèces (une centaine) présentent entre elles des différences comparables à celles qui servent à distinguer les espèces normalement reconnues par les botanistes.

En Amérique du Nord, les espèces indigènes poussent dans les régions arctiques et alpines du continent et appartiennent aux sections Taraxacum et Borealia HM. Au Canada, 3 à 15 espèces ont été reconnues. L'espèce introduite T. palustre, qui vient d'être découverte en Ontario et au Québec, s'est avérée répandue. La classification des pissenlits du Canada exigerait beaucoup de recherches supplémentaires.

Le nom Taraxacum officinale Weber, qui a longtemps été appliqué au pissenlit commun, n'est pas le nom correct de cette plante. Cependant, pour en arriver à une solution valable, il faudrait effectuer des travaux additionnels, peut-être à grande échelle. La plupart des pissenlits qui sont des mauvaises herbes en Amérique du Nord appartiennent à deux sections, Ruderalia Kirschner, Øllgaard & Stepanek et Erythrosperma (Dahlst.) Lindb. f.

Comme la détermination des pissenlits est difficile et que l'identité des espèces médicinales n'est pas évidente, nous nous contenterons dans le présent exposé de traiter le genre dans son ensemble. La plupart des mauvaises herbes du genre Taraxacum et sans doute la plupart des pissenlits cultivés, sinon tous, sont originaires d'Europe et d'Asie. On trouve des pissenlits introduits dans les dix provinces et les trois territoires du Canada.

Carte de répartition

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Description de Carte de répartition - pissenlits

Les pissenlits sont des plantes vivaces principalement indigènes des régions tempérées et arctiques de l'hémisphère nord.

Écologie

Le pissenlit est maintenant une plante commune dans toutes les régions tempérées de la planète. Il pousse souvent dans les prés, les champs, les jardins et les terrains vagues ainsi qu'au bord des chemins. En Amérique du Nord, la plante est considérée comme une mauvaise herbe très nuisible aux pelouses.

La fleur s'ouvre lorsqu'il fait soleil et se referme par temps couvert. Le pissenlit fleurit à une époque de l'année où la durée des jours est inférieure à 12 heures. La floraison principale a lieu vers le milieu du printemps, mais une deuxième floraison, beaucoup moins abondante, a lieu en automne et se termine avec les premières gelées.

Usages médicinaux

Le pissenlit est utilisé comme plante médicinale au moins depuis l'époque des médecins arabes des 11e et 12e siècles. Les extraits de racine étaient largement utilisés comme diurétiques (pour promouvoir l'excrétion urinaire) et sont encore parfois employés à cette fin.

En Europe, la tradition veut que l'on prenne du pissenlit au printemps pour nettoyer l'organisme. On a également dit du pissenlit qu'il était utile dans le traitement de la jaunisse et d'autres troubles hépatiques. Ces deux propriétés médicinales semblent liées à la Doctrine des signatures, selon laquelle l'aspect de la plante signalerait ses usages médicinaux. Le jaune de la fleur de pissenlit est interprété comme un signe que la plante peut traiter la jaunisse (qui provoque une coloration jaune de la peau) et d'autres maladies du foie.

En outre, le fait que le pissenlit produise un jus est censé indiquer qu'il a des propriétés diurétiques. En effet, à une époque, le jus de pissenlit exprimé des racines était vendu par les pharmaciens.

Certains ont déjà prétendu qu'il pouvait être utilisé comme tonique et pour stimuler l'appétit. Parmi les autres troubles qui étaient traités avec cette plante dans le passé, on peut mentionner la fièvre, l'insomnie, la jaunisse, le rhumatisme, l'eczéma et d'autres affections cutanées, la constipation, les verrues, les cancers et les tumeurs.

La plupart des allégations concernant les vertus médicinales du pissenlit remontent à avant la Deuxième Guerre mondiale, et il faudrait faire d'autres recherches avec des méthodes plus modernes. Il reste cependant que l'usage médicinal du pissenlit est encore assez répandu.

Toxicité

Pour la plupart des gens, le seul risque associé à la consommation de pissenlit est une diurèse excessive. Un usage excessif de diurétiques peut faire chuter la quantité d'ions potassium dans l'organisme, ce qui peut provoquer une faiblesse musculaire et de la constipation. Ces ions font partie du mécanisme de transmission des impulsions nerveuses, et un déséquilibre potassique peut sensibiliser le muscle cardiaque à certains médicaments comme la digitale, ce qui peut entraîner des troubles du rythme cardiaque et d'autres symptômes.

La monographie du pissenlit de la commission allemande D recommande d'éviter d'utiliser cette plante en présence de calculs biliaires; le pissenlit ne doit pas être utilisé si les canaux biliaires sont obstrués. La racine de pissenlit peut causer une hyperacidité chez certaines personnes. On a signalé des cas de dermatite associés à la manipulation du pissenlit. Il ne faut pas cueillir des pissenlits sur des pelouses ou le bord des chemins parce qu'ils pourraient avoir été vaporisés avec des herbicides, des pesticides ou des fongicides.

En outre, les pissenlits qu'on trouve sur le bord des routes pourraient avoir accumulé du plomb ou d'autres substances toxiques provenant des gaz d'échappement des automobiles.

Composition chimique

La résine amère présente dans les racines et les pousses contient de la taraxacine, de la taraxérine, du taraxérol, du taraxastérol, de l'inuline, du gluten, de la gomme, du carbonate de potassium, de la choline, de la lévuline et de la putine. La taraxacine et le taraxastérol sont des ingrédients actifs présents dans la racine du pissenlit. La plante séchée contient 2,8% de tannins. Le goût amer du pissenlit est dû à la présence du 1'O-ß-d-glucopyranoside de l'acide 11,13-dihydrotaraxinique et de plusieurs autres produits chimiques au nom tout aussi fantastique (Kuusi et al., 1985). Les cultivars utilisés pour la consommation en salade ne sont pas aussi amers que les formes sauvages, mais sont probablement moins efficaces, étant donné que ce sont les principes amers qui sont considérés comme ayant des effets médicinaux.

Usages non médicinaux

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Taraxacum (pissenlit)


Cette plante qu'on considère aujourd'hui comme une mauvaise herbe très nuisible possède un nombre remarquable de propriétés utiles. Elle est consommée comme aliment depuis des millénaires, et presque toutes ses parties sont comestibles. La valeur nutritive des feuilles fraîches est très supérieure à celle de la plupart des plantes à salade, notamment en termes de vitamine C.

En Europe, le pissenlit était autrefois beaucoup utilisé comme herbe potagère par les gens pauvres. Il pouvait même être blanchi par forçage, comme l'endive. Enfin, la racine du pissenlit a déjà servi à la fabrication de substituts de café.

Des hybrides du Taraxacum kok-saghyz Rodin, pissenlit originaire du Turkestan, ont été cultivés comme source de latex pour la fabrication de caoutchouc, notamment en Russie. Cette culture a essentiellement été abandonnée, mais on envisage en Russie de la pratiquer à nouveau, pour réduire la dépendance du pays à l'égard du caoutchouc importé.

Plusieurs espèces de Taraxacum sont cultivées comme ornement. Le pissenlit est une plante très utile aux abeilles, car il fleurit tôt au printemps et peut alors être la seule source importante de nourriture pour ces insectes. Le pissenlit est également considéré comme une excellente plante de pâturage, très nutritive pour les bovins de boucherie.

Outre ses usages alimentaires, médicinaux et industriels, le pissenlit s'est révélé un précieux sujet pour les recherches sur l'évolution, l'écologie et la biologie des populations. On a ainsi pu découvrir que ce sont les génotypes des milieux les plus perturbés et les plus éphémères qui produisent le plus de graines, ce qui en fait des plantes bien adaptées pour la dissémination et la colonisation. Par comparaison, les génotypes venant de milieux stables produisent moins de graines mais ont un plus grand pouvoir de compétition dans leur habitat.

Culture et potentiel commercial

Le fait que le pissenlit soit une plante très répandue n'a pas empêché les États-Unis d'en importer plus de 45 tonnes certaines années (au moins jusqu'en 1957), pour la fabrication de médicaments brevetés. Au Canada, plus de 50 médicaments en vente dans le commerce renferment du pissenlit.

Le pissenlit est cultivé comme plante alimentaire en Europe et en Amérique du Nord. On en connaît au moins une douzaine de cultivars, beaucoup plus savoureux que les pissenlits sauvages. En Amérique du Nord, les principales régions de culture sont les États de la côte Atlantique ainsi que la Floride et le Texas. La valeur annuelle des ventes de pissenlit sur le marché canadien dépasse parfois le demi-million de dollars. Un bon rendement peut être de 18 800 kg/ha pour les feuilles ou de 1 100 à 1 700 kg/ha pour les racines.

Mythes, légendes et anecdotes

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Taraxacum (pissenlit)


  • Selon une légende de la Grèce ancienne, le Minotaure était un monstre mi-humain, mi-taureau qui vivait dans un labyrinthe et qu'on nourrissait périodiquement de jeunes gens et de jeunes filles. Après avoir tué le Minotaure, le héros Thésée aurait mangé une salade de pissenlit.
  • Une légende algonquine raconte l'histoire de Shawondasee, le vent du sud, qui était gros et paresseux. Un jour, il vit dans une prairie près de chez lui un pissenlit qui avait la forme d'une belle jeune fille aux cheveux d'or, mais il était trop paresseux pour lui faire la cour. Quelques jours plus tard, il retourna au même endroit et y trouva une vieille femme courbée aux cheveux blancs. Déçu, Shawondasee poussa un soupir gigantesque et vit s'envoler au vent les cheveux blancs de la vieille femme. Depuis ce jour, chaque printemps, le vent du sud soupire encore en pensant à la belle qu'il n'a pas su conquérir.
  • Les Iroquois attachaient à la racine du pissenlit un symbolisme de nature sexuelle. Lorsqu'on trouvait une racine dont une branche évoquait la forme d'un pénis, on pouvait la lancer par derrière en prononçant le nom de la personne désirée. De même, on pouvait faire bouillir une paire de racines poussant entremêlées, puis se laver le visage et les doigts avec l'eau de cuisson, ce qui était censé rendre sexuellement irrésistible.
  • Selon certains indices, des graines de pissenlit auraient été délibérément introduites en Amérique du Nord par les pèlerins du Mayflower, qui voulaient sans doute cultiver la plante.
  • On peut prédire de combien de pouces grandira un enfant au cours de la prochaine année en mesurant la plus grande tige de pissenlit qu'il peut trouver.
  • Pour qu'un voeu se réalise, il suffit de souffler d'un seul coup tout le duvet blanc d'un pissenlit en graines.
  • Le pissenlit est un diurétique si puissant que les enfants qui manipulent beaucoup les fleurs de la plante durant la journée peuvent absorber suffisamment de matière active pour mouiller leur lit la nuit suivante.
  • Les chiens semblent avoir tendance à uriner sur les pissenlits des pelouses. Voilà un curieux retour des choses, quand on sait que la seule propriété médicinale évidente du pissenlit est justement de favoriser la miction.
  • En Angleterre, le pissenlit a été classé « fleur sauvage en danger de disparition ». Cela peut surprendre, mais le Canada possède aussi sans doute des espèces indigènes de pissenlit qui mériteraient une protection. En effet, malgré leur réputation moderne de mauvaises herbes, les pissenlits sont des végétaux précieux qu'il nous faudra apprendre à mieux connaître.

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