Podophyllum peltatum L. (Podophylle pelté)

Podophyllum peltatum L. (Podophylle pelté)

Noms français

Podophylle pelté, citron sauvage, citronnier, ipécacuanha de la Caroline, pied de canard, podophylle à feuilles peltées, podophylle en bouclier, pomme de mai.

Noms anglais

May-apple, May apple, mayapple, American mandrake, mandrake, wild mandrake, Devil's apple, Indian apple, ground lemon, hog-apple, wild citron, wild lemon, yellow berry, duck's foot, raccoon berry, wild jalap, umbrella plant, vegetable calomel, vegetable mercury. Le mot « mandrake » désigne également la mandragore (Mandragora officinarum L.), plante européene utilisée depuis l'antiquité à des fins médicinales.

Morphologie

Le podophylle pelté est une plante vivace d'allure inhabituelle. Poussant jusqu'à 60 cm de hauteur, il produit une à trois feuilles profondément lobées, en forme de parasols. Les tiges prennent naissance d'un rhizome souterrain ramifié mesurant environ 6 mm d'épaisseur et jusqu'à un mètre de longueur. Ce rhizome est à peu près cylindrique, marqué dans sa partie supérieure de cicatrices foliaires et caulinaires et dans sa partie inférieure de cicatrices racinaires. La surface du rhizome est brun foncé à brun roux, tandis que l'intérieur est blanc jaunâtre. Le rhizome a une odeur faible ainsi qu'un goût amer et âcre.

Ce qui est appelé « racine » dans les publications non botaniques sur le podophylle est en fait l'ensemble du rhizome et des racines qui y sont attachées. Chaque tige produit une seule fleur, blanc cire, penchée, de 2 à 4 cm de diamètre.

La floraison a lieu en mai dans le nord de l'aire de l'espèce. Le fruit est ovoïde à sphérique, charnu et mucilagineux. D'abord vert, il devient jaune en mûrissant, en juillet et août.

Le jeune fruit a une odeur désagréable, mais la plupart des gens aiment l'odeur du fruit mûr, qui a un goût étrange, plutôt acide, rappelant vaguement la fraise. Cependant, certaines personnes trouvent le fruit nauséabond. Comme nous le verrons plus loin, le fruit est toxique lorsqu'il n'est pas encore mûr. Une forme rare de l'espèce, la forme deamii Raymond, a la fleur rose et le fruit rouge ou marron. Une autre forme rare, la forme polycarpum Clute, produit plusieurs fruits réunis en un groupe serré.

Classification et répartition

Le podophylle pelté pousse dans tout l'est des États-Unis, depuis le sud de la Nouvelle-Angleterre et le sud du Minnesota jusqu'à l'est du Texas et le nord de la Floride. Au Canada, l'aire de l'espèce occupe presque toute la partie de l'Ontario située au sud du Bouclier canadien; l'espèce est fréquente dans la plus grande partie de ce territoire.

Au Québec, le podophylle pelté est rare et pousse principalement le long du Saint-Laurent. Dans cette province, l'espèce a été déclarée « menacée », et il est interdit de la récolter, de la détruire ou d'être en sa possession en dehors de son habitat naturel, sous peine d'amende sévère. Il est possible que la plupart des quelques stations québécoises de l'espèce soient le résultat d'une introduction par les Amérindiens.

On sait en effet que le podophylle persiste dans diverses localités où il a été introduit au nord de son aire naturelle (montrée par la carte), notamment en Nouvelle-Écosse et au nord d'Ottawa, dans les collines de la Gatineau.

Plusieurs espèces végétales de l'est de l'Amérique du Nord, dont le Podophyllum peltatum, sont étroitement apparentées à des espèces de l'est de l'Asie. Certaines observations, dont la similitude existant entre les forêts décidues de ces deux parties du monde, semblent indiquer qu'une forêt décidue tempérée occupait il y a 15 à 20 millions d'années une bande continue autour de l'hémisphère nord.

Cette ancienne forêt de l'ère tertiaire se serait ensuite fragmentée par l'effet combiné du refroidissement climatique, des grandes glaciations et de l'apparition de chaînes de montagnes bloquant la migration des plantes et créant des zones de faibles précipitations. Les principaux vestiges de cette grande forêt seraient les forêts décidues de l'est de l'Amérique du Nord et de l'est de l'Asie.

En ce qui concerne le genre Podophyllum, au moins quatre espèces asiatiques ont été reconnues. La plus importante de celles-ci sur le plan médicinal est une espèce de l'Himalaya, le P. hexandrum Royle (= P. emodi Wall.), à feuilles luisantes, tachetées, dressées et très apparentes, à fleurs souvent roses, à fruits rouges et à port buissonnant plutôt qu'étalé. Une autre espèce asiatique, le P. pleianthum Hance, est également employée à des fins médicinales.



Carte de répartition

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Description - Carte de répartition

Carte montrant la distribution du Podophyllum peltatum L. (podophylle pelté) qui pousse surtout dans l'est des États-Unis et à faible densité dans l'est du Canada. Aux États-Unis, on le trouve dans la plupart des états de l'est et il s'étend vers l'ouest vers l'est du Texas. Au Canada, il se trouve dans une grande partie du sud de l'Ontario, au sud du Bouclier canadien.

Écologie

Le podophylle pelté pousse dans les forêts décidues humides, ombrageuses et riches, sur le bord des forêts, dans les fourrés, dans les prairies marécageuses et dans les fossés.

La pollinisation est sans doute assurée par les papillons de nuit et les bourdons. Des chercheurs canadiens ont découvert que la fleur du podophylle ne produit aucun nectar et que la plante produit davantage de fruits et de graines viables lorsqu'elle pousse à proximité d'une autre espèce, la pédiculaire du Canada (Pedicularis canadensis L.), qui produit du nectar en abondance. La pédiculaire agirait donc comme une sorte d'aimant, qui attire les insectes pollinisateurs et favorise ainsi la pollinisation des fleurs d'autres espèces poussant à proximité. Le fruit du podophylle est consommé et dispersé par les mammifères, les oiseaux et la tortue tabatière (Terrapene carolina).

Usages médicinaux

Les Amérindiens utilisaient le podophylle pelté comme purgatif pour éliminer les vers parasites et dans le traitement de certains cancers, comme les tumeurs malignes de la peau. Une infusion de poudre de podophylle était employée comme laxatif (son action purgative est très puissante). La poudre était également utilisée comme cataplasme pour faire disparaître les verrues.

Les colons ont utilisé le podophylle pour soigner toute une gamme de maladies, y compris la fièvre typhoïde, le choléra, la dysenterie, l'hépatite, le rhumatisme, les troubles rénaux, hépatiques et prostatiques et les maladies vénériennes.

En 1885, Catherine Parr Traill, pionnière de la botanique canadienne, a rapporté que la plupart des médecins canadiens utilisaient la racine du podophylle dans le traitement des troubles hépatiques. Cet usage a eu cours pendant de nombreuses années, par exemple dans les réputées pilules pour le foie Carter.

La racine du podophylle est la source du mélange de résines en poudre que les pharmaciens appellent Resina Podophylli - résine de podophylle ou tout simplement podophylle. Le principe actif atteint sa concentration maximale dans le rhizome juste après la chute des feuilles, puis de nouveau au début du printemps.

Depuis sa découverte par les Européens, cette plante toxique a eu un grand nombre d'usages médicinaux, surtout des usages internes pour le soulagement des troubles digestifs, mais elle était également employée par voie externe dans le traitement des plaies et des affections cutanées. L'une des caractéristiques particulièrement intéressante de cette plante est que tant les espèces nord-américaine qu'asiatiques contiennent des agents anticancéreux.

À l'heure actuelle, des extraits de podophylle sont utilisés dans des agents topiques pour soigner les verrues génitales et certains cancers de la peau.

Toxicité

Les racines ainsi que les fruits non mûrs, les graines et les feuilles sont extrêmement toxiques. Les symptômes d'intoxication englobent les vomissements, la diarrhée, les étourdissements, les maux de tête, des ballonnements, une hypotension, des hallucinations, l'émoussement des réflexes, la confusion et la stupeur.

Dans les pâturages, les animaux évitent la plante en raison de son amertume, mais on a relevé des décès chez des porcs qui avaient mangé des pousses de podophylle.

Cette plante est contre-indiquée pendant la grossesse, car elle est tératogène et peut provoquer l'avortement (mêmes des applications topiques ont entraîné des anomalies mineures chez le foetus).

Des extraits de podophylle sont parfois appliqués sur des condylomes du col utérin et peuvent provoquer le développement de cellules épithéliales atypiques; un résultat faussement positif au test de Papanicolaou a été observé six mois après une telle application topique.

Il est recommandé de faire preuve d'une extrême prudence lors de la manipulation du podophylle. Des fragments de racines projetés dans l'oeil pendant le broyage peuvent causer une inflammation importante, une hémorragie interne, des douleurs sévères et une cécité temporaire. Même la simple manipulation du rhizome peut provoquer une dermatite, et l'on a signalé des cas de décès après une application topique.

Le podophylle est trop toxique pour qu'on tente l'auto-médication. Il est disponible auprès de pépinières qui vendent des produits par catalogue, et les dangers inhérents à la manipulation de la plante ne sont pas toujours indiqués clairement.



Composition chimique

Les podophyllotoxines sont appelées alcaloïdes aliphatiques, lesquels sont semblables aux alcaloïdes des points de vue fonctionnel et structurel, avec de multiples chaînes, mais sont dépourvus d'azote. Ces principes actifs sont présents dans le fruit non mûr, les feuilles et la tige, et surtout dans le rhizome et les racines. Ces derniers contiennent de 3,5% à 6% d'un mélange résineux, la résine de podophyllum ou podophylline.

La podophylline, à l'instar du médicament appelé colchicine, inhibe la division cellulaire en agissant sur la synthèse de l'ARN et de l'ADN durant l'interphase, propriété qui s'avère utile dans le traitement du cancer. C'est également la podophylline qui est à l'origine des effets laxatifs du podophylle. La résine contient des lignanes glycosidiques, dont environ 20% de podophyllotoxines, 10% d'alpha-peltatine et 5% de bêta-peltatine. Ces principes ont des propriétés anticancéreuses et laxatives. La podophyllotine inhibe la libération de l'iode par la glande thyroïde et la sécrétion de catécholamines par la médullosurrénale.

Des variantes synthétiques et semi-synthétiques de la podophyllotoxine, connues sous le nom d'épipodophyllotoxines, ont été utilisées comme agents anticancéreux; les plus actives étant le téniposide et l'étiposide (également connu sous le nom de Vepesid), qui proviennent de l'espèce asiatique cultivée et sont largement utilisées dans le traitement du cancer.

Usages non médicinaux

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Podophyllum peltatum
(podophylle pelté)

Les Amérindiens employaient le podophylle comme poison, et on a signalé des cas où la plante a servi au suicide. Les Ménomini faisaient bouillir la plante entière et utilisaient le liquide ainsi obtenu comme insecticide pour la culture des pommes de terre, qui venait d'être introduite.

Comme le podophylle est sans doute utilisé par les Amérindiens depuis plusieurs milliers d'années, ces peuples ont pu cultiver l'espèce et l'ont probablement disséminée. D'ailleurs, plusieurs des stations les plus nordiques de l'espèce, au Canada, sont à proximité d'anciennes habitations amérindiennes.

Dès 1619, Samuel de Champlain avait observé que les Hurons de Cahiagué (une des plus grandes agglomérations de l'époque, avec 5000 habitants, dans le nord du comté de Simcoe, en Ontario) consommaient les baies de podophylle. Champlain a même écrit que « ces fruits sont abondants et extrêmement bons à manger. » Les premiers colons faisaient des confitures avec les fruits du podophylle et cultivaient un peu la plante.

Au 19e siècle, le botaniste Asa Gray, de l'université Harvard, disait que le fruit était consommé « par les cochons et les petits garçons » . Selon la plupart des livres modernes sur les plantes sauvages comestibles, ce fruit a bon goût. Il faut seulement se rappeler que le fruit non mûr est à la fois amer et toxique. On dit que le fruit mûr fait d'excellentes gelées et marmelades. Dans certaines localités, on prépare une boisson fort populaire en mélangeant des baies de podophylle à de la limonade ou du madère. Un grand spécialiste des plantes médicinales, James A. Duke, a même écrit une petite chanson à ce sujet :

Les toxicologues disent que c'est risqué
De boire du madère podophyllé,
Mais si la liste était dressée
Des toxines que nous mangeons,
C'est de peur que nous mourrions.

Culture et potentiel commercial

En 1990, le marché des médicaments à base de podophylle valait plus de 100 millions de dollars. Les espèces nord-américaine et eurasiennes de podophylle sont des sources importantes de médicaments contre le cancer, à égalité avec la pervenche de Madagascar et certaines espèces d'if.

En ce moment, le podophylle entre dans la composition de médicaments d'ordonnance vendus aux États-Unis et d'au moins sept préparations pharmaceutiques canadiennes. L'approvisionnement est uniquement assuré par la cueillette de plantes sauvages, principalement en Indiana, au Kentucky, en Caroline du Nord, au Tennessee et en Virginie. Les racines sont récoltées en automne, puis séchées. Plusieurs tonnes de produit sont ainsi obtenues chaque année pour les marchés américain et international.

Étant donné que la demande augmente, que la cueillette en milieu sauvage exige beaucoup de travail et que la teneur de la plante en matière active est variable, on a proposé de créer et cultiver des clones à rendement élevé. La germination des graines présente des problèmes, mais la plante est facile à multiplier par division du rhizome.

Mythes, légendes et anecdotes

  • Le podophylle pousse parfois en cercles (ronds de sorcière), comme certains champignons et certaines fougères.
  • E.M. Frieders écrit dans un des sites web énumérés plus loin : « Comme les petits fruits comestibles du podophylle sont jaunes et ont la forme d'un citron, pourquoi n'appelle-t-on pas la plante 'citron de mai', plutôt que 'pomme de mai' »?



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