Echinacea pallida (Nutt.) Nutt. var. angustifolia (DC.) Cronq. (Échinacée à feuilles étroites)

Les noms latin et français du genre se prononcent respectivement « é-ki-na-cé-a » et « é-ki-na-cé ».

 
Echinacea pallida (Nutt.) Nutt. Var. angustifolia (DC.) Cronq. (Échinacée à feuilles étroites

Noms français

Échinacée à feuilles étroites. Le mot « échinacée » vient du grec ekhinos, « oursin, hérisson », et fait référence aux bractées épineuses de la plante. Le terme peut aussi désigner les préparations médicinales d'échinacée.

Noms anglais

(Narrow-leaved) purple coneflower, echinacea, prairie purple coneflower. Les noms « sampson root » et « black sampson » sont aussi utilisés pour l'ensemble des échinacées. Les échinacées sont appelées « coneflowers » en raison de leur capitule soulevé en forme de cône. Comme chez bien d'autres plantes de la famille des composées (ou astéracées), la « fleur » est en fait un capitule, c'est-à-dire une agglomération de nombreuses fleurs minuscules. Le nom « coneflower » est d'ailleurs employé pour deux autres genres nord-américains de cette famille, Rudbeckia et Ratibida.

Morphologie

Les Echinacea pallida indigènes du Canada mesurent généralement 15 à 50 cm de hauteur. Leurs tiges sont grosses et plus ou moins recouvertes de poils raides. Les feuilles sont lancéolées ou linéaires-lancéolées. Les capitules sont attrayants et s'ouvrent vers la fin de l'été ou en automne. Les rayons du capitule ont une couleur allant du rose blanchâtre au violet pâle. Les bractées épineuses qui sous-tendent les fleurs sont plus longues que celles-ci. En automne, les capitules brunissent et produisent une abondance de graines. La racine est pivotante, épaisse et noirâtre.

Classification et répartition

Le genre Echinacea comprend environ neuf espèces. Ce sont des plantes herbacées vivaces poussant à l'état indigène dans les bois clairsemés et les prairies du centre et du sud-est des États-Unis. Une seule des espèces pousse à l'état indigène au Canada, dans le sud-est de la Saskatchewan et le sud du Manitoba. Conformément à la taxonomie de Cronquist, nous considérons que les échinacées indigènes du Canada appartiennent à une seule espèce, polymorphe et répandue, l' E. pallida (Nutt.) Nutt. (voir la carte), et plus précisément à la variété angustifolia (DC.) Cronq., appelée Echinacea angustifolia dans la plupart des publications biologiques et pharmacologiques. Cette variété possède un pollen jaune, tandis que la variété pallida (l'Echinacea pallida de la plupart des publications biologiques et pharmacologiques) a un pollen blanc et n'est pas indigène du Canada. Prise au sens large, l'espèce est indigène dans toute la région des prairies, depuis le sud du Canada jusqu'au Texas.

Des populations introduites se sont établies dans l'est de l'Amérique du Nord, notamment dans certaines régions de l'Ontario. Les deux variétés sont utilisées à des fins médicinales, mais la var. pallida est beaucoup moins recherchée commercialement que la var. angustifolia. L'Echinacea tennesseensis (Beadle) Small, étroitement apparenté à l' E. pallida, était autrefois inclus dans cette espèce. Ce taxon endémique du Tennessee est en danger de disparition : on n'en connaît que quelques populations, limitées à des prairies calcaires des environs de Nashville (voir la carte). Enfin, l' E. purpurea (L.) Moench, du centre-est des États-Unis, constitue la deuxième source d'échinacée médicinale, après l' E. pallida var. angustifolia.

Les produits à base d'échinacée ont souvent été falsifiés, et plusieurs fabricants font depuis quelque temps des efforts pour garantir l'authenticité de leur produit. Par ailleurs, une bonne partie des recherches ayant porté sur l'échinacée peuvent être mises en doute. En effet, comme on connaissait encore mal la taxonomie du groupe, les chercheurs n'étaient pas en mesure d'identifier correctement leur matériel. Il faudra donc effectuer de nouvelles études chimiques, cliniques et pharmacologiques, en collaboration avec des taxonomistes.

Carte de répartition

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Description - Carte de répartition

Le genre Echinacea comprend environ neuf espèces. Ce sont des plantes herbacées vivaces poussant à l'état indigène dans les bois clairsemés et les prairies du centre et du sud-est des États-Unis avec Echinacea pallida y compris la variation angustifolia qui s’étend au sud du Canada et Echinacea tennesseensis qui se trouve uniquement près de Nashville à Tennessee.

Écologie

Au Canada, l' E. pallida pousse normalement dans les prairies, en terrain incliné. Comme pour les autres échinacées, la croissance optimale de la plante exige un bon ensoleillement ainsi qu'un sol fertile et bien drainé.

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Echinacea tennesseensis
(échinacée du Tennessee)

Usages médicinaux

C'est la racine de la plante qui est le plus utilisée pour ses propriétés médicinales, mais les fleurs et parfois les feuilles sont aussi employées. Lorsqu'elle est mâchée, la racine provoque une sensation âcre insolite et des picotements de la langue.

Bien avant que l'échinacée soit considérée comme un remède contre les 2,4 rhumes qui affligent la moyenne des Nord-Américains chaque année, les Amérindiens utilisaient déjà l'échinacée plus que toute autre plante médicinale pour le soulagement d'un très grand nombre d'affections. Même si les documents archéologiques montrent que l'échinacée était employée par les Amérindiens depuis au moins le 16e siècle, les colons européens n'ont commencé à l'utiliser qu'il y a deux siècles, et le premier médicament breveté à base d'échinacée n'est arrivé sur le marché que vers 1870. Il s'agissait du « Meyer's blood purifier » (dépuratif de Meyer) fabriqué par H.C.F. Meyer, un médecin profane allemand du Nebraska, qui a créé une mystique de l'échinacée en diffusant largement son offre de se laisser mordre par un serpent à sonnette (ce qu'il n'a jamais fait) afin de pouvoir démontrer les propriétés curatives de son médicament miracle.

Aujourd'hui, l'échinacée est devenue la vedette de l'industrie des plantes médicinales. Des centaines d'articles médicaux ont été écrits sur cette plante et de nombreux autres articles non scientifiques ont vanté ses vertus. Comme dans le cas de plusieurs autres plantes médicinales qui ont acquis la faveur du public, les propriétés médicinales de l'échinacée ont été quelque peu exagérées.

Chose curieuse, vers la fin du 19e et au début du 20e siècle, on croyait généralement que l'échinacée était un médicament miracle qui pouvait guérir de nombreuses maladies, après quoi elle a été considérée comme inefficace jusqu'à il y a dix ans environ. Cette plante connaît actuellement un essor très marqué, à tel point que certains la considèrent comme la plante médicinale la plus utilisée aux États-Unis aujourd'hui.

Les extraits de racine des espèces médicinales d'Echinacea auraient, selon certains, des propriétés anti-inflammatoires analogues à celles de la cortisone, ainsi que des propriétés antibiotiques, antivirales et insecticides. De plus, il s'agirait d'un stimulant du système immunitaire. Il ne fait pas de doute que l'échinacée agit sur les globules blancs, et cette action semble bénéfique. Certains auteurs ont émis l'hypothèse que l'échinacée accroît la capacité de l'organisme de produire des globules blancs qui détruisent les bactéries et les virus. À l'instar du ginseng, l'échinacée est souvent prise non pas pour guérir la maladie mais plutôt pour la prévenir et améliorer la santé.

La plupart des études scientifiques sur l'échinacée ont été réalisées en Allemagne, le pays occidental qui effectue le plus de recherches phytomédicales au monde. On y commercialise plus de 200 préparations pharmaceutiques à base d'échinacée sous forme d'extraits, de pommades et de teintures, pour application sur des plaies, des lésions d'herpès, des aphtes ainsi que pour le traitement des maux de gorge et la prévention de la grippe. Au Canada, cinq produits ont été enregistrés pour l' E. pallida var. angustofolia et un autre pour l' E. purpurea.

On s'entend généralement pour dire que la prise d'échinacée joue un rôle utile dans la prévention et le traitement du rhume banal et des symptômes qui y sont associés, comme les maux de gorge, et dans le traitement des plaies superficielles, lorsqu'elle est appliquée localement.

Toxicité

De façon générale, la consommation d'échinacée semble avoir peut d'effets métaboliques indésirables. Étant donné qu'elle fait partie de la famille des composées, les personnes allergiques à d'autres membres de cette famille (comme l'herbe à poux) doivent savoir qu'il y a un risque de sensibilité croisée. Certains auteurs ont indiqué que l'échinacée était contre-indiquée chez les femmes enceintes et les diabétiques. De plus, il semble qu'elle ne devrait pas être utilisée par les personnes qui souffrent de maladies systémiques évolutives, comme la sclérose en plaques, et les maladies liées à une infection à VIH ou au sida. Des cas d'hépatite associée à la prise d'échinacée ont été signalés dans le bulletin d'août 1993 du Australian Adverse Drug Reaction Advisory Committee.

Composition chimique

Les propriétés médicinales de l'échinacée peuvent être attribuables à un grand nombre de constituants de cette plante. On croit que les polysaccharides et les alkylamides seraient les ingrédients les plus actifs. Les « échinacosides » ont également été identifiés comme principes actifs, mais on ne s'entend pas quant à leur importance.

Usages non médicinaux

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Echinacea pallida
(échinacée à feuilles étroites)

Les échinacées sont souvent cultivées dans les jardins de vivaces ou de fleurs sauvages et récoltées comme fleurs coupées. L' E. purpurea est particulièrement populaire comme plante de bordure, et on en connaît de nombreux cultivars. Dans le cas de l' E. pallida, au contraire, il ne semble exister aucun cultivar. Le soi-disant cultivar 'Strigosa' serait en fait la variété strigosa (R.L. McGregor) Gandhi, indigène du sud des États-Unis.

Culture et potentiel commercial

Au cours des dernières années, plus de 50 tonnes d'échinacée sauvage ont été récoltées aux États-Unis et expédiées à l'étranger, alors que le marché intérieur de cette plante est en pleine croissance. Il est devenu difficile de trouver l' E. pallida var. angustifolia à l'état sauvage, et il est de plus en plus nécessaire de cultiver la plante pour satisfaire à la demande sans mettre en péril les diverses espèces et races locales. En Europe, l'échinacée fait l'objet d'une culture intensive. Au Canada, elle est cultivée de manière sporadique.

Les conditions du substrat sont particulièrement importantes pour la culture d'une plante racine vivace comme l'échinacée. Celle-ci préfère les sols bien drainés, de type loam ou loam sableux, à pH de 6 à 7. Dans la nature, la plante semble bien adaptée aux sols secs, mais en culture il vaut mieux lui assurer un bon apport d'eau. La racine est récoltée au bout de 3 ou 4 ans. Les fleurs peuvent aussi être récoltées et vendues aux sociétés pharmaceutiques, et les graines constituent un autre produit vendable.

Au Canada, l'échinacée semble présenter un potentiel intéressant pour la diversification des cultures; cependant, comme pour toute autre plante médicinale dont la culture est encore peu développée, le succès exige des précautions, de la planification et une bonne dose d'auto-apprentissage. De plus, il faut savoir que le prix payé aux producteurs d'échinacée est demeuré bas au cours des dernières années.

Au Canada, les populations sauvages de la plante sont dispersées et ne permettent sans doute pas une cueillette commerciale. De plus, elles pourraient facilement devenir des populations menacées. Or, comme il s'agit des populations les plus septentrionales du genre Echinacea, elles ont une importance particulière comme écotypes adaptés au milieu canadien et comme matériel génétique pour l'amélioration des plantes qui seront éventuellement cultivées au Canada.

Mythes, légendes et anecdotes

  • Un fournisseur de médicaments brevetés du Nebraska, le docteur H.F.C. Meyer, a déjà offert de se laisser mordre par un serpent à sonnette afin de démontrer l'efficacité curative de sa préparation d'échinacée. Il semble que cette anecdote soit à l'origine de l'expression « snake-oil salesman » , qui désignait aux États-Unis les vendeurs ambulants de médicaments plus ou moins efficaces.
  • Les Amérindiens Meskwaki appelaient l'échinacée « cheveux de la tête de grand-mère la Terre » .
  • Le cultivar 'Magnus' de l'Echinacea purpurea a été choisi comme « plante de l'année » par la Perennial Plant Association. Le cultivar a été sélectionné par Magnus Nilsson, près de Paarp, en Suède. Le château légendaire d'Hamlet se trouve juste en face, de l'autre côté du détroit, à Elseneur, au Danemark.

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