Plomb parasitaire des arbres et des arbustes

Le plomb parasitaire est une maladie destructrice causée par un champignon basidiomycète, Chondrostereum purpureum. Fréquent sur les haies de cotonéaster en Saskatchewan, il frappe aussi de nombreuses autres espèces, y compris des arbres fruitiers comme le prunier et le pommier ainsi que des plantes ornementales comme le bouleau, le cerisier de Virginie, le pommetier, l'aubépine, le peuplier, l'érable à Giguère (ou négondo), le sorbier d'Amérique, le cerisier de Mandchourie, l'épinette et le saule.

Symptômes

Sur le bout des branches infectées, le feuillage prend une coloration gris mat ou métallique que décrit bien le terme « plomb ». Plus tard, des taches brunes apparaissent sur les feuilles. Si la maladie n'est pas constatée à cette étape, elle devient de plus en plus apparente au fur et à mesure que meurent des branches ou même des tiges complètes.

Cycle de la maladie

La maladie est propagée par les spores du champignon qui sont transportées dans l'air, l'infection ne se produisant qu'à la faveur de blessures. Cependant les symptômes qui apparaissent sur les branches supérieures ne sont pas dus à la croissance du champignon, mais plutôt aux toxines qu'il produit et qui montent dans la plante à partir de la zone infectée. Le champignon qui envahit la tige, finit par tuer la zone infectée, voire l'arbre au complet si rien n'est fait pour le combattre. Quand l'hôte a succombé, le champignon développe sur l'écorce de la plante, au niveau du collet ou à la base des pousses mortes, des organes générateurs de spores : les sporophores. Ceux-ci ont l'apparence de lames imbriquées les unes dans les autres, dont la grosseur varie entre 0,5 et 2 centimètres (1/4 à 3/4 de pouce). La face supérieure duveteuse des lames est d'un gris tirant sur le roux, tandis que l'envers, lisse, est d'abord pourpre, puis brun.

Control

Comme le champignon ne peut pénétrer dans l'hôte que par des lésions, il s'avère que les nombreuses blessures causées au moment de la taille rendent les haies, notamment de cotonéaster, très sensibles au plomb parasitaire. C'est pourquoi il est essentiel d'enlever sans tarder les parties atteintes afin d'éviter la sporulation et, par le fait même, la propagation de la maladie.

  1. Tailler au premier signe de maladie du plomb. Pratiquer la coupe sous la partie malade, dans le bois sain. Pour cela, couper bien en dessous de l'extrémité où les symptômes apparaissent puisque la partie infectée ou atteinte par le chancre peut se trouver plus bas sur la branche. Il faudra peut-être sacrifier la pousse complète, et si la maladie s'est déjà propagée à la base du végétal et que d'autres pousses manifestent des symptômes, on déracinera toute la plante. Comme le champignon peut sporuler sur du bois infecté, on prendra soin d'enlever et de brûler ou d'enterrer les parties enlevées. Si, dans une haie établie, la maladie nécessite l'enlèvement d'une plante, on pourra la remplacer par une nouvelle. Mais l'on rabattra presque au niveau du collet les plantes situées de part et d'autre du « vide » ainsi créé, et on les maintiendra courtes pour au moins un an afin de permettre à la nouvelle plante de s'établir.
  2. Protéger les arbres contre les dommages non nécessaires puisque le champignon pénètre par les plaies.
  3. Les plaies à grande surface, y compris les entailles de plus de 1,5 centimètre (1/2 po) de diamètre, doivent être recouvertes d'un mastic à greffer à base de Braco ou de Shellac, ou de n'importe quel autre mastic de bonne qualité en vente chez les détaillants de fournitures de jardinage et d'agriculture.
  4. Retirer et faire brûler ou enterrer tous les arbres morts infectés, de même que les branches et les parties infectées où des lames s'étaient développées. Vous préviendrez ainsi la propagation de la maladie.
  5. Éviter la lutte à l'aide de produits chimiques.
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