Cochenille des aiguilles du pin

Chionaspis pinifoliae

Hôtes

Pin sylvestre, épinette du Colorado, épinette blanche et autres espèces de pins et d'épinettes

Aspect et cycle de vie

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Contenu d'une écaille de cochenille des aiguilles du pin : œufs.
Photo : Thérèse Arcand, Ressources naturelles Canada

La cochenille des aiguilles du pin est un insecte microscopique qui hiverne à l'état d'œuf sous la carapace formée par la mère. Les larves émergent au début juin et cherchent des sites d'alimentation adéquats sur les vieilles aiguilles. En trois à quatre semaines, les larves mâles produisent une écaille protectrice étroite, blanche et cireuse d'environ 1,5 millimètres (mm) de long. Pendant ce temps, les femelles restent des insectes polyphages dépourvus d'écaille. Au cours des trois semaines suivantes, les mâles se transforment en adultes ailés et sortent des écailles pour s'accoupler avec les femelles aptères. À la mi-août, les femelles produisent une carapace molle et blanche, de forme oblongue, mesurant environ 3 mm de long. Chaque femelle pond quelque 40 oeufs hivernants sous sa carapace protectrice. Il n'y a qu'une seule génération par année.

Dommages

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Cochenilles des aiguilles du pin sur des aiguilles de pin noir d'Autriche
Photo : Thérèse Arcand, Ressources naturelles Canada

La cochenille des aiguilles du pin cause des dommages en insérant son rostre dans l'aiguille pour en extraire la sève. La piqûre induit la formation d'une zone vert-jaunâtre autour de chaque perforation. Dans les cas graves, les taches jaunes se confondent, les aiguilles tombent prématurément et l'arbre revêt un aspect terne et maladif. Une infestation est jugée sérieuse lorsqu'on dénombre 20 écailles de cochenille et plus par aiguille d'épinette, et 50 écailles et plus par aiguille de pin. Les arbres subissant des infestations majeures à répétition sont moins vigoureux, ont une croissance annuelle réduite et sont plus vulnérables aux attaques de ravageurs secondaires.

Lutte

Les coccinelles, les parasites et les conditions météorologiques contribuent à la répression naturelle des cochenilles. Lorsque ces moyens de lutte naturelle ne suffisent pas, l'emploi d'insecticides peut prévenir des dégâts importants. Les insecticides recommandés sont le diméthoate, le malathion, le diazinon et le carbaryl. Deux applications peuvent être nécessaires; une première à la mi-juin, quand les larves sont sans protection et qu'elles cherchent des sites pour se nourrir, et une seconde au début d'août pour réprimer les femelles avant la production de leur carapace protectrice.

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