Chenille épineuse de l'orme

Nymphalis antiopa

Hôtes

Bouleau, orme, micocoulier, tilleul, pin, peuplier et saule

Aspect et cycle de vie

La description de cette image suit
Chenilles sur une branche de saule.
Source : Jean-Pierre Bérubé, Ressources naturelles Canada.

Le morio, papillon de la chenille épineuse de l'orme, apparaît au début du printemps, à l'ouverture des bourgeons de la plupart des arbres. Il est brun rougeâtre foncé, avec les ailes terminées par une bordure jaune crème surmontée d'une rangée de points bleus. Son envergure est de 60 à 80 mm. La femelle dépose des masses de 300 à 450 œufs sur les rameaux et les branches des arbres hôtes. Les œufs sont nervurés, jaunes à orange au début, puis deviennent brun foncé ou noir avec le temps. Après l'éclosion, la chenille se nourrit en groupe jusqu'à pleine maturité. Elle a une allure frappante, avec son corps noir présentant de nombreux minuscules points blancs et une rangée de taches rouges s'étendant au milieu du dos. Elle est couverte d'épines qui semblent piquantes et dangereuses, mais sont en fait inoffensives. Une fois parvenue à maturité, la chenille, qui mesure alors environ 50 mm de longueur, s'attache à un rameau et se transforme en chrysalide. L'adulte émerge peu de temps après, et, selon la région, produira une autre génération ou cherchera un site d'hivernation. Dans le sud des Prairies, deux générations peuvent se succéder en une année, de sorte que la chenille peut être présente de mai à septembre.

Dommages

La description de cette image suit
Morio adulte.
Source : Tom Peterson, fnal.gov.

La chenille cause des dommages en se nourrissant des feuilles. Ces dommages ont peu d'importance dans les forêts, mais peuvent être nuisibles dans le cas des arbres ornementaux et des plantations brise-vent.

Lutte

On peut stopper les infestations en coupant et en détruisant les rameaux et les branches infestées. En outre, de nombreux parasites et oiseaux réduisent les populations. Le carbaryl et le malathion sont efficaces contre cet insecte, mais il est rarement nécessaire d'avoir recours à la lutte chimique.

Date de modification :