Gaz à effet de serre

Dans une proportion de 10 pour cent, les émissions de gaz à effet de serre au Canada sont imputables à la production des cultures et du bétail. On exclut dans ce cas les émissions attribuables à la consommation de combustibles fossiles ou à la production d'engrais.

Voici les principaux gaz qui se dégagent de l'activité agricole :

Précisons que l'agriculture peut aussi aider à freiner la transformation du climat par le stockage de carbone dans les terres agricoles. Le stockage ou la fixation du carbone dans le sol sous forme de matière organique, dans la végétation pérenne et dans les arbres réduit les charges atmosphériques de dioxyde de carbone.

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Sources d'émissions de gaz à effet de serre dans l'agriculture canadienne à l'exclusion des émissions de CO2 liées à la consommation d'énergie

La description de cette image suit.

Remarque : la taille de la flèche indique l'ordre de grandeur relatif des émissions ou les quantités en fixation.

Description : Sources d'émissions de gaz à effet de serre dans l'agriculture canadienne à l'exclusion des émissions de CO2 liées à la consommation d'énergie

Cette figure montre l'ordre de grandeur relatif des émissions de gaz à effet de serre provenant de quatre sources. De celle qui produit le plus d'émissions à celle qui en produit le moins, les sources sont la fermentation intestinale (CH4), les sols (N2O), le fumier (N2O et CH4) et les émissions indirectes de N2O. La figure montre aussi l'absorption du CO2 de l'atmosphère par les sols à peu près à l'échelle des émissions par le fumier et des émissions indirectes.

L'activité agricole a inévitablement pour effet de produire des émissions multiples de gaz à effet de serre. L'oxyde nitreux émis peut directement venir de l'épandage d'engrais organiques ou non, de la décomposition de résidus culturaux, de la culture des sols organiques ou de l'entreposage de fumier. Il peut aussi y avoir des émissions indirectes par l'azote qui se répand lorsqu'il est volatilisé et que l'ammoniac se redépose ou encore lorsqu'il entre en lixiviation et en ruissellement.

Les émissions de méthane de l'activité agricole au Canada sont principalement imputables à la fermentation entérique chez les ruminants et à la décomposition anaérobie du fumier entreposé. Quand la matière organique des aliments pour animaux ou du fumier se décompose en milieu anaérobie, une partie en est dégagée sous forme de méthane.

Les sols agricoles peuvent soit émettre soit absorber du dioxyde de carbone. La différence réside dans l'effet net d'absorption hors de l'atmosphère par les cultures avec le stockage qui suit dans le sol des résidus culturaux et de la matière organique et dans l'effet net de dégagement dans l'atmosphère par la décomposition de ces résidus et de cette matière.

L'agriculture émet les trois gaz à effet de serre mentionnés, soit le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) et l'oxyde nitreux (N2O). Ces gaz diffèrent cependant par leur capacité d'emprisonner la chaleur. Tonne pour tonne, le CH4 est plus de 20 fois plus efficace sur ce plan que le CO2; dans le cas du N2O, cette supériorité est d'environ 300 fois.

Pour comparer les émissions de ces gaz en toute égalité, nous parlons couramment d'équivalents de CO2 (ainsi, le N2O correspond à 298 équivalents de CO2).

L'agriculture retire aussi du CO2 de l'atmosphère, puisque les champs cultivés et les pâturages peuvent être gérés de sorte que soient extraites et stockées de grandes quantités de cette substance sous forme de carbone du sol à l'état organique.

Voir aussi :

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