Nouveaux outils végétaux de lutte antiparasitaire

Certaines plantes émettent naturellement un grand nombre de composés volatiles qui les aident à attirer des pollinisateurs et à se protéger contre les agents pathogènes, les parasites et les herbivores. Des chercheurs d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) utilisent ces composés en manipulant leur libération et leur concentration. Les plantes en question font maintenant partie d’un système « pousser-tirer » qui « repousse » d’abord les insectes nuisibles et les « attire » ensuite vers les cultures de tomates en serre.

Les chercheurs ont déjà cerné des plantes mises au point aux centres de recherche d’AAC à Saskatoon et à London. Ces plantes produisent une quantité excessive de composés volatiles qui ont un effet marqué de répulsion ou d’attraction sur plusieurs insectes nuisibles. Les chercheurs ont découvert que l’arabette des dames (Arabidopsis thaliana), une plante de la famille de la moutarde, réduisait le prélèvement alimentaire de l’altise des crucifères et incitait la fausse-arpenteuse du chou à déposer ses oeufs sur elle. Ils ont découvert également un plant de tomates qui attirait deux insectes nuisibles.

L’équipe de chercheurs procède à des essais de sélection de combinaisons de plantes cultivées et de plantes non hôtes en laboratoire et en serre pour déterminer les plantes répulsives les plus efficaces. Les plantes répulsives les plus prometteuses, les insectifuges en vaporisateur et les plantes attractives feront également l’objet d’essais visant à évaluer l’efficacité du système « pousser-tirer » comme moyen de réduction des dommages que les aleurodes, les fausses-arpenteuses du chou et les autres insectes phytophages causent aux plantes cultivées.

Ces recherches amélioreront la lutte contre les insectes nuisibles aux cultures de serre et aideront l’industrie de l’horticulture à accroître sa durabilité environnementale et à trouver une solution au grave problème de la résistance aux pesticides.

Date de modification :