Pesticides à usage limité

Projets au champ et en serre à l'appui des homologations de produits pour la lutte contre les mauvaises herbes, les insectes ravageurs et les phytopathogènes dans des cultures sur surfaces réduites données.

Liste des demandes déposées et état des projets

Les résultats des pesticides à usage limité du Centre de la lutte antiparasitaire sont compilés dans la liste des demandes déposées à l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire et dans la liste portant sur l’état des projets:

Cultures sur surfaces réduites et problèmes associés aux ennemis des cultures

Durant les mois d'hiver, les producteurs et autres intervenants, de concert avec les coordonnateurs provinciaux pour les pesticides à usage limité, déterminent les problèmes liés aux cultures et aux ravageurs et proposent des solutions possibles pour remédier à ces problèmes. Ces problèmes sont regroupés en trois disciplines : les mauvaises herbes (malherbologie) et les régulateurs de croissance, les insectes (entomologie) et les maladies (pathologie). Les listes provinciales sont compilées par l’équipe travaillant sur les pesticides à usage limité (PUL) du Centre de la lutte antiparasitaire et sont intégrées dans une liste de priorités nationales pour chaque discipline. Ces listes servent de document de travail pour les ateliers annuels sur l'établissement des priorités en matière de pesticides à usage limité au Canada.

À la suite de l’atelier, les priorités nationales qui ont été relevées sont regroupées dans les catégories suivantes : entomologie, pathologie, malherbologie et régulateurs de croissance, priorités régionales et priorités pour la production biologique. Lorsqu’on détermine des solutions pour chaque problème d’organisme nuisible, on tient compte des produits qui atténuent le plus possible les effets éventuels sur l’environnement et la santé humaine.

Atelier de priorisation de 2019

L'atelier sur l'établissement des priorités des biopesticides canadiens et des pesticides à usage limité a eu lieu du 19 au 21 mars 2019 à Gatineau, au Québec. À la suite du nouveau processus de sélection mis en place cette année, les priorités des biopesticides ont été combinées avec les priorités portant sur les usages limités. Six des priorités sont devenues des priorités « jumelées » pour lesquelles le Centre de la lutte antiparasitaire travaillera à l’obtention de l’homologation d’une solution conventionnelle et d’une solution biopesticide. Les priorités retenues pour les biopesticides et les pesticides à usage limité sont les suivantes : 30 priorités A (12 en pathologie, 9 en entomologie et 9 en malherbologie), 4 priorités A sans solution (PASS), 5 priorités régionales et 2 priorités pour la production biologique.

Atelier de priorisation de 2018

L’atelier sur l’établissement des priorités pour les pesticides à usage limité au Canada a eu lieu du 20 au 22 mars 2018 à Gatineau (Québec). Au cours de cet atelier, trente-sept (37) priorités « A » avec des solutions proposées et deux (2) priorités « A » sans solution (PASS) ont été déterminées. Ces priorités sélectionnées deviendront des projets de l’équipe des PUL pour la saison de croissance 2019.

Atelier de priorisation de 2017

L’Atelier sur l’établissement des priorités en matière de pesticides à usage limité au Canada a eu lieu du 21 au 23 mars 2017 à Gatineau (Québec). Lors de l’Atelier de 2017, on a relevé quarante-et-une (41) priorités « A » avec solutions possibles et deux (2) priorités « A » sans solution (PASS). Ces priorités sélectionnées deviendront des projets dans le cadre de l’équipe des PUL pour la saison 2018.

Comme le Programme des pesticides à usage limité a été lancées en juin 2002, des priorités nationales ont été sélectionnées pour les années 2003 à 2016. Pour obtenir une copie de la liste, veuillez communiquer avec le Centre de la lutte antiparasitaire par courriel à aafc.pmcinfo-clainfo.aac@canada.ca en indiquant l’année pertinente.

Sites de recherche sur les pesticides à usage limité

Comme vous le dira tout producteur de cultures de grande valeur sur surfaces réduites, l’élimination d’un ravageur peut faire toute la différence entre une bonne et une mauvaise année. Les insectes, les maladies et les mauvaises herbes peuvent ronger pratiquement du jour au lendemain une part importante du chiffre d’affaires d’une petite exploitation. Les producteurs de « cultures sur surfaces réduites », comme les fruits, les fines herbes, les légumes, le matériel de pépinière et les plantes destinées à l’aménagement paysager, pour ne nommer que celles-ci, sont donc toujours à la recherche de meilleures façons de maintenir ces ravageurs à distance. Si on les appelle cultures sur « surfaces réduites », ce n’est pas parce qu’elles sont de faible valeur, mais plutôt parce qu’elles sont cultivées sur de petites surfaces. Les producteurs de ces cultures font face aux mêmes difficultés de lutte antiparasitaire que ceux des grandes cultures.

Les compagnies titulaires du monde entier ont conçu un vaste éventail de produits de lutte antiparasitaire pour les cultures sur surfaces réduites, qui sont d’usage courant en dehors du Canada. Bon nombre de ces produits demeurent toutefois inaccessibles aux producteurs canadiens étant donné qu’ils n’ont jamais été homologués au Canada. En effet, les exploitations canadiennes de cultures sur surfaces réduites ne constituent pas un marché assez important pour les pesticides compte tenu de la superficie insuffisante qu’elles cultivent. Les compagnies titulaires n’ont donc pas jugé rentable de demander l’homologation canadienne de nombreux produits potentiellement utiles.

Domaines de recherche

L’équipe des pesticides à usage limité (PUL) génère des données pour appuyer les demandes réglementaires à l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) de Santé Canada et encourage ainsi les compagnies titulaires d’homologation des pesticides à élargir leurs étiquettes de produits homologués aux producteurs canadiens.

Le Centre de la lutte antiparasitaire (CLA), en consultation avec l'ARLA, détermine les essais requis pour chaque priorité sélectionnée, puis effectue des essais sur le terrain, en serre et en chambre de croissance afin de déterminer l'efficacité des pesticides, la tolérance aux pesticides et dans le cas de cultures vivrières, effectuer des essais de résidus. Les essais sont menés dans des endroits spécifiques, correspondant aux zones de culture et à la probabilité d'apparition d'organismes nuisibles.

Emplacements

Les activités portant sur les PUL reposent sur des chercheurs (responsables) principaux dévoués de sept centres de recherche d'Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) à travers le Canada qui effectuent la majorité des essais requis. Les responsables principaux mènent la plupart de ces essais dans les champs d'expérimentation des sites, bien que certains puissent être réalisés sur des terres appartenant à des producteurs collaborant avec le CLA. Une telle collaboration fournit aux producteurs une connaissance directe des activités portant sur les PUL et donne aux responsables principaux l'opportunité de travailler avec eux sur les superficies où les parasites sont naturellement actifs. Cela améliore la probabilité de réussite des essais, en particulier en ce qui concerne l'efficacité des pesticides. Les services de laboratoire de chimie des résidus du CLA, situés au centre de recherche de Vineland, en Ontario, effectuent l'analyse d'échantillons recueillis à partir d'essais de résidus afin de déterminer les niveaux de résidus de pesticides.

Les stations de recherche, à l’exception de l’une d’entre elles, sont réparties dans l’ensemble des zones de croissance du Canada conformément aux exigences de l’ARLA. Grâce à cette diversité, le CLA peut trouver les endroits où les pesticides ciblés constituent un problème particulier, et c’est également là que les essais des PUL engendreront les données les plus révélatrices. Cette approche permet également au CLA de mener la plupart de ses essais à l’interne. Cependant, en raison de leur emplacement stratégique dans les collectivités agricoles de tout le pays, les membres des équipes travaillent véritablement sur la ligne de front du CLA et participent régulièrement aux réunions des producteurs locaux, à des journées sur le terrain, à des séminaires, à des visites et à des conférences.

Le CLA dirige ses activités à partir de ses bureaux de l’administration centrale à Ottawa et de sept stations de recherche d’AAC au Canada, où l’on procède à des essais au champ, en serre et en chambre de croissance.

En dépit de la vaste répartition géographique des stations, les équipes de recherche ne perdent jamais le contact avec le personnel de l'administration centrale du CLA. Ces communications régulières sont indispensables au succès des essais, car elles garantissent que les équipes de recherche se livrent à des activités comme la conception des expériences, le taux d'application des pesticides, le choix des équipements et, au besoin, l'introduction contrôlée de ravageurs ciblés sur le lieu de l'essai.

Qu'est-ce qu'un pesticide à usage limité?

Les pesticides à usage limité sont des produits de protection des cultures (fongicides, insecticides et herbicides) utilisés en général pour les cultures de grande valeur produites sur de petites superficies, ou aux endroits où il n'est nécessaire de lutter contre les ennemis des cultures que sur une petite partie de la superficie cultivée. Ces pesticides sont d'habitude utilisés en si petites quantités que le volume des ventes prévues ne suffit pas pour inciter les compagnies titulaires à investir afin de les faire homologuer pour cet usage particulier au Canada.

Ces cultures comprennent des légumes, des fruits, des cultures spécialisées, des épices et fines herbes ainsi que le matériel de pépinière et les plantes et fleurs destinées à l'aménagement paysager. Même si elles sont souvent de grande valeur, ces cultures dites mineures sont ainsi nommées parce qu'elles sont produites sur des surfaces beaucoup moins importantes que les cultures qui nécessitent des surfaces considérables comme le maïs, le soja et le blé.

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