Altering prolactin concentrations in sows.

Farmer, C. (2016). « Altering prolactin concentrations in sows. », Domestic Animal Endocrinology, 56(Supplement), p. 155-164. doi : 10.1016/j.domaniend.2015.11.005  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

La prolactine exerce une multitude d’actions, mais elle revêt une importance particulière chez les animaux en gestation et en lactation. Chez les truies, elle participe à la régulation du développement mammaire et tient des rôles essentiels dans les processus lactogène et galactopoïétique. De plus, une faible concentration de prolactine circulante est associée au syndrome de l’agalactie. En raison du rôle crucial de la prolactine, il importe de comprendre les divers facteurs qui peuvent en modifier la sécrétion. La régulation de la sécrétion de prolactine est en grande partie assurée par la dopamine, laquelle inhibe la sécrétion de prolactine, et les agonistes de la dopamine réduisent invariablement la concentration de prolactine chez les truies. Cependant, l’injection d’antagonistes de la dopamine peut accroître la concentration de prolactine circulante. Outre les agents pharmacologiques, de nombreux autres facteurs peuvent modifier la concentration de prolactine chez les truies. L’utilisation de truies issues de races chinoises, par exemple, augmente la concentration de prolactine chez les truies en lactation comparativement aux truies de races blanches courantes d’Europe. Nombre de pratiques d’élevage et d’alimentation peuvent également influer sur la concentration de prolactine chez les truies. Certains facteurs, notamment l’apport de matériau de nidification avant la mise bas, les installations de parturition, la température ambiante élevée, le stress, le sevrage transitoire, la thyrolibérine exogène, la somatocrinine exogène, la fréquence d’allaitement, la photopériode prolongée, le jeûne, l’ingestion accrue de protéines ou d’énergie, la modification des sources d’énergie, les rations à forte teneur en fibres et les extraits d’ergot du sorgho ou de végétaux ont tous fait l’objet d’études sur leurs propriétés prolactinémiques. Même si certaines de ces pratiques influent effectivement sur la concentration de prolactine circulante, aucune ne donne des changements aussi radicaux que ceux qu’apportent les agonistes ou antagonistes de la dopamine. Il semble que les nombreux facteurs régulant la concentration de prolactine chez les truies ne soient pas encore bien compris et que des études seront nécessaires pour la mise au point de nouvelles façons applicables d’accroître la concentration de prolactine chez les truies.

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