Measured versus modeled methane emissions from separated liquid dairy manure show large model underestimates.

Baldé, H., VanderZaag, A.C., Burtt, S.D., Evans, L., Wagner-Riddle, C., Desjardins, R.L., et MacDonald, J.D. (2016). « Measured versus modeled methane emissions from separated liquid dairy manure show large model underestimates. », Agriculture, Ecosystems and Environment, 230, p. 261-270. doi : 10.1016/j.agee.2016.06.016  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Le purin entreposé représente une source importante et rarement quantifiée de méthane (CH4). Nous avons utilisé une technique micrométéorologique pour mesurer le CH4 émanant du purin entreposé dans une ferme laitière comptant environ 146 vaches laitières, équipée d’une presse à vis pour la séparation solide-liquide. Les émissions de CH4 relevées provenant de la partie liquide du fumier dans le réservoir d’entreposage cimenté ont été plus importantes que prévu en raison de la biodégradabilité élevée du purin lorsque celui-ci avait été contenu pendant longtemps et que la température était élevée. La presque totalité des émissions de CH4 d’une année sont survenues lorsque la température et le volume de fumier étaient tous deux élevés durant la période de cinq mois allant de juillet à novembre. Au cours de l’année 1, 85 % des émissions annuelles sont survenues entre juillet et septembre, 53 % survenant en août. Au cours de l’année 2, 93 % des émissions annuelles sont survenues entre juillet et novembre, 30 % survenant en octobre et en novembre (mois combinés). Le fait de réduire la quantité de fumier au début de l’automne a substantiellement réduit les émissions de CH4 : nous avons observé une diminution de 21 % des émissions annuelles lorsque du fumier était enlevé au début de l’automne (33 Mg de CH4 au cours de l’année 1, avec enlèvement en septembre) par rapport aux émissions résultant d’un enlèvement de fumier à la fin de l’automne (42 Mg de CH4 au cours de l’année 2, avec enlèvement à la fin de novembre). Les comparaisons entre les émissions de CH4 mesurées et modélisées ont montré que le facteur de conversion du méthane du GIEC (0,17) pour les climats frais (10 °C ou moins), tout comme le modèle de l’USEPA, avaient sous-estimé les émissions annuelles d’une proportion allant jusqu’à 60 %. Nous avons calculé des facteurs de conversion du CH4 compris entre 0,58 et 0,89 à l’aide du taux de chargement des SV mesuré, avec et sans SV dans le dépôt subsistant après le vidage du réservoir. Nos résultats permettent de croire que les producteurs pourraient réduire substantiellement les émissions de CH4 en retirant du fumier de leur réservoir d’entreposage à la fin de l’été ou au début de l’automne.

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