Effects of encapsulated nitrate on enteric methane production and nitrogen and energy utilization in beef heifers.

Lee, C., Araujo, R.C., Koenig, K.M., et Beauchemin, K.A. (2015). « Effects of encapsulated nitrate on enteric methane production and nitrogen and energy utilization in beef heifers. », Journal of Animal Science, 93(5), p. 2391-2404. doi : 10.2527/jas.2014-8845  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Dans la présente étude, nous voulions évaluer les effets du nitrate encapsulé (NE) sur les émissions de méthane entérique et sur l’utilisation de l’azote et de l’énergie chez les génisses de boucherie. Pour ce faire, nous avons eu recours à huit génisses de boucherie munies d’une canule ruminale (451 ± 21 kg) dans une expérience réalisée suivant un plan en carré latin 4 × 4 répété. Nous avons préparé quatre rations expérimentales, que nous avons distribuées une fois par jour et auxquelles les animaux avaient accès à volonté : témoin; 1 %; 2 % et 3 % de NE (respectivement 0,15; 0,9; 1,5 et 2,5 % de NO3 dans la matière sèche alimentaire). La ration témoin (55 % de fourrage et 45 % de concentré) renfermait de l’urée encapsulée, que nous avons graduellement remplacée par du NE pour les rations NE (rations isoazotées; 12,5 % de protéines brutes [PB]). Dans chaque période, nous avons augmenté progressivement la teneur en NE, soit de 1 % tous les quatre jours durant la phase d’adaptation. Une période d’élimination de 7 jours (ration témoin offerte à toutes les génisses) a eu lieu entre les périodes expérimentales. L’ingestion de matière sèche a eu tendance à baisser (10,4 kg/j par rapport à 10,1 kg/j; effet linéaire, p = 0,06) avec l’augmentation de la teneur en NE. Le rendement en méthane entérique a été abaissé de façon linéaire (passant de 21,3 à 17,4 g/kg de matière sèche ingérée; p < 0,01) par le NE, et la production de méthane (g/j) est revenue au niveau ce celle des génisses ayant reçu la ration témoin, et ce, le premier jour où le NE a été retiré de la ration. La digestibilité apparente de la matière sèche dans l’ensemble du tube digestif a augmenté (p = 0,03) et celle de la matière organique dans l’ensemble du tube digestif a eu tendance à augmenter (p = 0,06) avec la teneur en NE. La digestibilité de l’amidon a eu tendance à être plus élevée (p = 0,07) avec les rations NE qu’avec la ration témoin. La concentration de l’azote ammoniacal dans le rumen et celle de l’azote uréique dans le plasma ont diminué de façon linéaire (p < 0,01) avec l’augmentation de la teneur en NE. L’excrétion d’azote total et celle de l’azote uréique dans l’urine par rapport à l’azote ingéré ont présenté une diminution linéaire (passant de 46,3 à 41,4 %, p = 0,09, et de 37,1 à 29,9 %, p = 0,01, respectivement) avec l’ajout de NE. Cependant, l’excrétion d’azote sous forme de nitrates (NO3‑N) dans l’urine a augmenté de manière linéaire (p < 0,01) avec l’augmentation de la teneur en NE. L’excrétion d’azote fécal n’a pas été modifiée (p = 0,47) par le NE, bien que l’excrétion de NO3‑N fécal ait augmenté de façon linéaire (p < 0,01) avec l’ajout de NE (passant de 0,09 à 0,88 % d’azote total, p < 0,01). L’azote retenu a eu tendance à être augmenté (en pourcentage de l’azote ingéré; passant de 16,6 à 21,4 %, p = 0,08) par le NE. Le NE ajouté a réduit (6,64 % par rapport à 5,46 % de l’énergie brute ingérée [EBI], p < 0,01) les pertes d’énergie par atténuation des émissions de méthane entérique, ce qui a augmenté l’apport en EM (calculé; 56,5 % par rapport à 58,8 % de l’EBI, p = 0,01) sans qu’il y ait de changements dans la production de chaleur calculée (p = 0,24). Ainsi, l’énergie retenue a eu tendance à augmenter (p = 0,07) avec la teneur en NE. En conclusion, donner du NE aux génisses de boucherie a abaissé la production de méthane entérique proportionnellement à la dose, ce qui a légèrement accru l’apport en énergie. L’excrétion d’azote total dans l’urine a été diminuée avec les rations NE en raison de l’excrétion urinaire d’azote uréique réduite.

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