Irrigation practices, nutrient applications, and mulches affect soil nutrient dynamics in a young merlot (Vitis vinifera L.) vineyard.

Hannam, K.D., Neilsen, G.H., Forge, T.A., Neilsen, D., Losso, I., Jones, M.D., Nichol, C., et Fentabil, M. (2016). « Irrigation practices, nutrient applications, and mulches affect soil nutrient dynamics in a young merlot (Vitis vinifera L.) vineyard. », Canadian Journal of Soil Science, 96(1), p. 23-36. doi : 10.1139/cjss-2014-0118  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Les viticulteurs songent de plus en plus à réduire la quantité d’eau et d’engrais consommée par le raisin de cuve (Vitis vinifera L.), mais on sait peu de choses sur la meilleure façon de combiner l’irrigation de conservation et la gestion du sol dans les vignobles. Les auteurs ont examiné les effets des interactions des pratiques de conservation que sont la micro-irrigation (goutteurs ou microasperseurs), l’application d’éléments nutritifs (fertigation ou compost) et le paillage (copeaux de bois et d’écorce) sur la dynamique du N et du P dans la partie humide du sol de surface. L’étude s’est déroulée dans un vignoble de type Merlot de trois ans, dans la vallée semi-aride de l’Okanagan, en Colombie-Britannique, pendant la période végétative. Les chercheurs ont recouru pour cela à des résines échangeuses d’ions et en ont profité pour mesurer les écarts au niveau de la concentration de carbone et des principaux éléments nutritifs dans le sol, de la température et de la teneur en eau résultant du traitement. Les résines enfouies sous les goutteurs absorbent plus de N-NO3 que celles enterrées sous les microasperseurs, sauf sur les parcelles paillées, où la concentration de N-NO3 est uniformément faible. Parce qu’ils améliorent la disponibilité du carbone dans le sol et atténuent le microclimat au niveau du sol, les paillis pourraient contribuer à l'immobilisation du N par la microflore. L’application de compost améliore la concentration d’ortho-P dans le sol, surtout celui des parcelles paillées, ce qui laisse supposer que l’apport de P (du compost) et la plus forte biomasse microbienne (du paillis) facilitent le recyclage du P dans le sol. Les recherches à venir examineront les effets des interactions des pratiques qui assurent une exploitation efficace des ressources sur les pertes attribuables à la lixiviation, les émissions de gaz à effet de serre, le rendement de la culture et la qualité du fruit.

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