Composting for Biocontained Cattle Mortality Disposal and Associated Greenhouse Gas and Leachate Emissions.

Gilroyed, B.H., Conrad, C.C., Hao, X., McAllister, T.A., Stanford, K.I.M., et Reuter, T.R. (2016). « Composting for Biocontained Cattle Mortality Disposal and Associated Greenhouse Gas and Leachate Emissions. », Journal of Environmental Quality, 45(2), p. 646-656. doi : 10.2134/jeq2015.06.0314  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Le compostage peut être une méthode de biodégradation efficace pour les carcasses d’animaux d’élevage dans les cas d’élimination d’urgence tels que l’éclosion d’une maladie. Dans les dix dernières années, nos connaissances sur le compostage se sont accrues considérablement. Cependant, peu de données de recherche relient les effets environnementaux du compostage aux systèmes atmosphériques et terrestres. Nous avons donc étudié l’efficacité du compostage, les émissions de gaz à effet de serre et les propriétés du lixiviat de deux tas de compost statiques, contenant chacun 16 carcasses de bovin, formés avec du fumier de bœuf (FB) ou des copeaux de bois (CB) enveloppant le tas. Avec les CB, la température maximale atteinte a été plus élevée qu’avec le FB (60 vs 50 °C), et la température s’est maintenue à des niveaux plus élevés pendant plus de 200 jours (p < 0,001). Nous avons évalué les émissions de gaz à effet de serre au moyen d’une enceinte statique et par chromatographie en phase gazeuse. Les émissions de N2O (p < 0,001), de CH4 (p < 0,01) et de CO2 (p < 0,05) étaient plus basses avec les CB qu’avec le FB, ce qui s’est traduit par des émissions totales d’équivalent de CO2 trois fois moins élevées. Après 250 jours de compostage, nous avons déplacé les tas et prélevé des carottes (i) du sol qui se trouvait sous les tas, (ii) du sol qui était adjacent aux tas, où le lixiviat s’était accumulé, et (iii) dans une zone non exposée au compost (témoin). Nous avons trouvé des concentrations élevées d’ammonium (p < 0,05) et de chlorure (p < 0,05) dans le sol situé sous les deux tas (FB et CB). Les profils d’ADN microbien donnent à penser que le lixiviat issu du compost avec FB a augmenté la diversité bactérienne dans le sol, un effet biologique sur le sol maintenu après le déplacement du tas. Nous avons surveillé la dégradation des fragments d’ADN mitochondrial bovin à l’aide d’épreuves de réaction en chaîne de la polymérase. Nous avons constaté une migration limitée du matériel génétique bovin du compost vers le sol. La décomposition des carcasses et les teneurs du lixiviat observées donnent à penser que tant le FB que les CB sont des matériaux d’enveloppe convenant au compostage.

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