Systematics and biology of some species of Micrurapteryx Spuler (Lepidoptera, Gracillariidae) from the Holarctic Region, with re-description of M. caraganella (Hering) from Siberia.

Kirichenko, N., Triberti, P., Mutanen, M., Magnoux, E., Landry, J.-F., et Lopez-Vaamonde, C. (2016). « Systematics and biology of some species of Micrurapteryx Spuler (Lepidoptera, Gracillariidae) from the Holarctic Region, with re-description of M. caraganella (Hering) from Siberia. », ZooKeys, 579, p. 99-156. doi : 10.3897/zookeys.579.7166  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Durant une campagne de codage à barres de l’ADN d’insectes mineurs de feuilles de la Sibérie, une lignée génétiquement divergente d’un Gracillariidae appartenant au genre Micrurapteryx et associé au stade larvaire à des Fabaceae des genres Caragana Fabr. et Medicago L. (Fabaceae) a été découverte. Les spécimens de la Sibérie étaient similaires sur le plan de la morphologie externe à l’espèce paléarctique Micrurapteryx gradatella et à l’espèce néarctique Parectopa occulta, mais il s’en distinguait par les genitalia mâles, le code à barres ADN et les gènes nucléaires codant l’histone H3 et l’ARN 28S. Les membres de cette lignée sont redécrits ici sous le nom Micrurapteryx caraganella (Hering, 1957), comb. nov., nom disponible publié avec seulement une brève description de la chenille et de la mine foliaire. Le Micrurapteryx caraganella est largement réparti en Sibérie, d’ouest en est de l’oblast de Tioumen au kraï de Transbaïkalie. Il peut à l’occasion infliger de graves défoliations à son hôte principal, le Caragana arborescens Lam. Il a été confondu dans le passé avec le Micrurapteryx gradatella en Sibérie, mais des observations de terrain confirment que le M. gradatella est présent en Sibérie et y est sympatrique avec le M. caraganella au moins dans la région du kraï de Krasnoïarsk, où il se nourrit sur diverses plantes hôtes (Vicia amoena Fisch. et Vicia sp.). En outre, sur la base de données morphologiques et moléculaires et d’un examen des spécimens types, les espèces nord-américaines Parectopa occulta Braun, 1922 et Parectopa albicostella Braun, 1925 sont transférées dans le genre Micrurapteryx sous le nom M. occulta (Braun, 1922), comb. nov., avec albicostella comme son synonyme le plus récent (syn. nov.). Les caractères utilisés pour distinguer le genre Micrurapteryx du genre Parectopa sont présentés et illustrés. Ces résultats témoignent une fois de plus de l’utilité du codage à barres de l’ADN pour déceler des espèces dont on ne soupçonnait pas l’existence et mettre en évidence des problèmes nomenclaturaux.

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