Inactivation of Avian Influenza Viruses on Porous and Non-porous Surfaces is Enhanced by Elevating Absolute Humidity.

Guan, J., Chan, M., et VanderZaag, A.C. (2016). « Inactivation of Avian Influenza Viruses on Porous and Non-porous Surfaces is Enhanced by Elevating Absolute Humidity. », Transboundary and Emerging Diseases. doi : 10.1111/tbed.12499  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Dans la présente étude, nous voulions évaluer l’effet de l’humidité absolue (HA), un facteur combinant la température et l’humidité relative (HR), sur l’inactivation des virus de l’influenza aviaire (VIA) sur les surfaces. Pour ce faire, nous avons déposé des suspensions du VIA H9N2 ou H6N2 sur des surfaces de support poreuses (pin) ou non poreuses (acier inoxydable, caoutchouc synthétique et verre). Les supports inoculés ont été incubés jusqu’à 28 jours à 23, 35 ou 45 °C avec 25 % ou 55 % d’HR. Après l’incubation, nous avons récupéré le virus et l’avons quantifié au moyen d’essais sur des embryons de poulet. Nous avons estimé le temps requis pour l’obtention d’une réduction d’un log10 de l’infectivité du virus (valeur D) à l’aide d’un modèle de régression linéaire. Avec une HA de 5,2 g/m3 (23 °C et 25 % d’HR), les deux virus ont survécu jusqu’à 14 jours sur la surface poreuse et au moins 28 jours, sur les surfaces non poreuses. Les valeurs D correspondantes pour les virus H9N2 et H6N2 étaient respectivement de 1,49 et 6,90 jours sur la surface poreuse et de 7,81 et 12,5 jours sur les surfaces non poreuses. Par comparaison, avec une HA de 9,9 g/m3 (35 °C et 25 % d’HR) ou de 11,3 g/m3 (23 °C et 55 % d’HR), les valeurs D pour les virus H9N2 et H6N2 ont chuté pour se situer à ≤ 0,76 jour sur la surface poreuse et à ≤ 1,81 jour sur les surfaces non poreuses. À mesure que l’HA a continué d’augmenter, passant de 11,3 à 36,0 g/m3, la valeur D pour les deux virus a encore diminué. Le lien entre la valeur D et l’HA a suivi une forme de l’équation y = ax{/sup-b pour les deux virus. Les valeurs D pour le virus H9N2 étaient significativement plus basses (p < 0,05) que celles du virus H6N2. L’exposition à de l’ammoniac gazeux à des concentrations de 86 et 173 ppm n’a pas modifié significativement les résultats des tests. Nos observations montrent de façon probante que la hausse de l’HA dans les poulaillers après l’éclosion d’une maladie pourrait grandement réduire le temps requis pour leur décontamination.

Date de modification :