Assessing effects of climatic change, region and agronomic practices on leaf spotting of bread and durum wheat in the western Canadian Prairies, from 2001 to 2012.

Fernandez, M.R., Stevenson, F.C., Hodge, K.T., Dokken-Bouchard, F.L., Pearse, P.G., Waelchli, F., Brown, A.E., et Peluola, C. (2016). « Assessing effects of climatic change, region and agronomic practices on leaf spotting of bread and durum wheat in the western Canadian Prairies, from 2001 to 2012. », Agronomy Journal, 108(3), p. 1180-1195. doi : 10.2134/agronj2015.0451  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Le complexe des taches foliaires est une maladie répandue chez le blé (Triticum spp.) dans les Prairies canadiennes. Nous avons effectué une étude sur une période de 12 ans (2001–2012) dans des champs commerciaux de la Saskatchewan, au Canada, pour quantifier la fréquence du complexe des taches foliaires et la présence des agents pathogènes en fonction de l’espèce de blé, de la zone de sol, de la latitude, de la longitude, de la culture et du régime de travail du sol précédents, et du climat. La gravité de la maladie était plus marquée chez le blé dur que chez le blé commun. Le Pyrenophora tritici-repentis était l’agent pathogène le plus souvent détecté et isolé. Le taux d’isolement de ce pathogène et du Cochliobolus sativus était plus élevé chez le blé dur que chez le blé commun, alors que l’inverse était vrai pour le Phaeosphaeria nodorum. Les effets de la culture et du régime de travail du sol précédents sur les diverses espèces de blé n’étaient pas cohérents. Le blé commun cultivé dans la zone de sol brun présentait des taux de maladie et de détection du C. sativus moins élevés que dans les deux autres zones de sol; aucun autre pathogène ne présentait une variation significative en fonction de la zone de sol. Chez le blé commun, la gravité de la maladie augmentait vers le nord et vers l’est, la présence du P. tritici-repentis diminuait vers l’est, celle du P. nodorum augmentait vers le nord et vers l’est, alors que celle du C. sativus augmentait vers le sud et, dans une moindre mesure, vers l’est. Les conditions chaudes et humides, plus particulièrement au cours des dernières années de l’étude, et la présence du P. nodorum et du C. sativus, étaient responsables de la gravité accrue de la maladie. De façon générale, le P. tritici-repentis était associé aux conditions relativement chaudes et sèches, et ne pouvait expliquer la gravité de la maladie. L’augmentation des précipitations et de la température, surtout au cours des trois dernières années de l’étude (2010–2012), a coïncidé avec l’augmentation du taux de fréquence de la maladie et du C. sativus. Par conséquent, lorsque les précipitations et les températures sont relativement élevées, le C. sativus peut être un agent pathogène préoccupant dans les Prairies de l’Ouest canadien, particulièrement dans les cultures de blé dur.

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