Factors limiting the northern distribution of the blueberry maggot, Rhagoletis mendax (Diptera: Tephritidae) in Eastern Canada.

Vincent, C., Lemoyne, P., Gaul, S.O., et MacKenzie, K.C. (2016). « Factors limiting the northern distribution of the blueberry maggot, Rhagoletis mendax (Diptera: Tephritidae) in Eastern Canada. », European Journal of Entomology (EJE), 113, p. 143-149. doi : 10.14411/eje.2016.018  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Encore récemment, la mouche du bleuet (Rhagoletis mendax Curran (Diptera: Tephritidae)) était présente au Canada uniquement en Nouvelle-Écosse, à l’Île-du-Prince-Édouard et au Nouveau-Brunswick. Au Québec, sa présence a été détectée pour la première fois dans le sud de la province, en 1996, et elle n’a pas encore atteint la région du lac Saint-Jean, où se trouvent 34 % de la superficie affectée à la culture de bleuets au Canada. Dans le cadre de la présente étude, nous avons examiné l’incidence de deux facteurs sur la capacité de la mouche du bleuet d’étendre son aire de répartition vers le nord au Québec. Dans un premier temps, nous avons cherché à déterminer si l’espèce peut boucler son développement larvaire sur les plantes sauvages présentes dans la province. Nous avons mis des larves en présence de fruits de cinq espèces de plantes sauvages poussant dans le sud du Québec (Vaccinium corymbosum, Vaccinium angustifolium, Vaccinium myrtilloides, Gaylussacia baccata et Aronia melanocarpa) afin de vérifier si elles pouvaient poursuivre leur développement jusqu’à la nymphose. Nous avons obtenu des nymphes de nos élevages sur Vaccinium corymbosum, Vaccinium angustifolium et Gaylussacia baccata, ce qui confirme que la mouche du bleuet peut boucler son développement larvaire sur ces plantes. Dans un deuxième temps, nous nous sommes demandé si les températures hivernales extrêmes peuvent limiter l’expansion vers le nord de la mouche du bleuet? Nous avons rapporté au laboratoire des nymphes recueillies au Québec et en Nouvelle-Écosse et enfouies dans le sol à l’automne afin de déterminer leur point de surfusion à différents moments durant l’hiver. La valeur moyenne de point de surfusion enregistrée chez les nymphes issues du Québec et de la Nouvelle-Écosse s’établissait à -22,6 °C. Au Québec, en présence de conditions naturelles, la température de l’air chute fréquemment sous la barre des -20 °C en janvier, février et mars, mais à cause de la couverture de neige, la température du sol s’abaisse rarement au-dessous de -12 °C. Si -22,6 °C représente le seuil thermique inférieur de survie, les températures hivernales ne constituent vraisemblablement pas un facteur empêchant la mouche du bleuet d’étendre son aire de répartition vers le nord au Québec puisque celle-ci hiberne au stade nymphal dans le sol.

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