Lying times of lactating cows on dairy farms with automatic milking systems and the relation to lameness, leg lesions, and body condition score.

Westin, R., Vaughan, A., de Passillé, A.M.B., DeVries, T.J., Pajor, E.A., Pellerin, D., Siegford, J.M., Vasseur, E., et Rushen, J.P. (2016). « Lying times of lactating cows on dairy farms with automatic milking systems and the relation to lameness, leg lesions, and body condition score. », Journal of Dairy Science (JDS), 99(1), p. 551-561. doi : 10.3168/jds.2015-9737  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

S’allonger et se reposer sont des éléments importants pour la santé, le bien-être et la production des vaches. Comparativement aux étables à stabulation libre comprenant une salle de traite, les fermes disposant de systèmes automatisés de traite (SAT) sont peut-être moins contraignantes sur le temps que les vaches peuvent passer couchées. Peu d’études font toutefois état du temps que les vaches passent couchées dans les exploitations avec des SAT. Notre étude visait donc, d’une part, à décrire la variation dans le temps de couchage des vaches laitières dans des exploitations ayant une SAT et, d’autre part, à comprendre quelle portion de la variation du temps de couchage est liée à des facteurs de santé comme la boiterie, la présence de lésions aux jarrets ou aux genoux et la note d’état corporel (NEC). Nous avons visité 36 fermes au Canada (Québec : n = 10; Ontario : n = 10; Colombie-Britannique : n = 4; Alberta : n = 5) et aux États-Unis (Michigan : n = 7) et vérifié l’indice de locomotion, la présence de lésions aux jarrets et aux genoux, ainsi que la NEC chez 40 vaches Holstein de chaque troupeau. Nous avons consulté les registres pour obtenir le rang de vêlage et le nombre de jours de lactation, et utilisé des accéléromètres (n = 1 377) pour mesurer le temps que les vaches ont passé couchées pendant 4 jours, après quoi nous avons procédé à l’analyse multivariable. Parmi les vaches étudiées, 15,1 % étaient boiteuses (203 vaches manifestement boiteuses sur 1 348). Des lésions aux genoux ont été observées chez 27,1 % des vaches (340 sur 1 256) et des lésions aux jarrets chez 30,8 % des vaches (421 sur 1 366). Le temps pendant lequel les vaches sont restées allongées a varié selon les vaches. La durée médiane était de 11,4 h/jour (25e – 75e percentile = 9,7 – 12,9 h), la fréquence de couchage de 9,5 périodes/jour (25e – 75e percentile = 7,5 – 12 périodes de couchage/jour) et la médiane des périodes de couchage était de 71 min (25e – 75e percentile = 58 – 87 min/période). La boiterie était associée aux vaches qui restaient allongées 0,6 h/jour ou plus, au cours de périodes de couchage moins fréquentes mais plus longues. L’accroissement de la durée de couchage était aussi associé à un rang de vêlage plus élevé, un stade de lactation plus avancé et une NEC plus élevée. Les vaches plus âgées (rang de vêlage ≥ 3) ont passé environ 0,5 h/jour de plus couchées que les vaches du premier rang de vêlage, et les vaches ayant une NEC ≥ 3,5 restaient couchées en moyenne 1 h/jour de plus que celles qui avaient une NEC ≤ 2,25. Dans les modèles à une seule variable, les lésions aux jarrets étaient associées à des périodes de couchage plus brèves, mais aucune association n’a été constatée dans les modèles multivariables. Nous en concluons que seule une faible proportion de la variation du temps de couchage des vaches peut être expliquée par la boiterie, les lésions aux membres et la NEC.

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