Assembling productive communities of native grass and legume species: Finding the right mix.

Mischkolz, J.M., Schellenberg, M.P., et Lamb, E.G. (2016). « Assembling productive communities of native grass and legume species: Finding the right mix. », Applied Vegetation Science, 19(1), p. 111-121. doi : 10.1111/avsc.12200  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Question : Les espèces indigènes peuvent constituer des communautés productives et résistantes à la sécheresse pour l’établissement de grands pâturages ensemencés et à des fins de restauration écologique. On possède cependant peu de connaissances sur la façon de déterminer les mélanges multi-espèces présentant des niveaux optimaux de productivité et de résistance au stress parmi les milliers de configurations de communautés possibles. Dans la présente étude, nous tentons de voir si des modèles empiriques peuvent être utilisés pour prédire des configurations hautement productives comprenant sept espèces de graminées et de légumineuses indigènes dans des conditions contrôlées, à partir du très vaste bassin des communautés possibles. Nous déterminons également quel paramètre de base de structure de la communauté constitue le meilleur prédicteur de la fonction de la communauté. Lieu : Serres en Saskatchewan, au Canada. Méthodes : Nous avons mené une expérience en serre sur des communautés établies présentant des différences en termes de richesse spécifique, de richesse des groupes fonctionnels, d’équitabilité et d’identité des espèces et des groupes fonctionnels, suivant la méthodologie des surfaces de réponse. Nous avons mesuré la productivité des communautés et évalué la puissance prédictive de différents modèles empiriques établissant un lien entre la diversité et la productivité. Résultats : Nous avons observé une hausse de la productivité avec l’augmentation de la dispersion fonctionnelle et du taux de croissance relatif et la diminution de l’effet de compétition. Les effets de sélection étaient manifestes, l’abondance et la présence d’espèces ou de groupes fonctionnels et de caractères particuliers étant également liées à l’augmentation de la productivité. Parmi les meilleurs prédicteurs de la productivité figuraient la présence et l’abondance des graminées vivaces C3 (en particulier le Pascopyrum smithii), probablement en raison du taux relatif de croissance précoce élevé et du fort effet de compétition de ces espèces. Conclusions : Nous avons déterminé et comparé la capacité de différents modèles empiriques pour ce qui est de prédire des configurations de communautés hautement productives, et nous avons vérifié le degré d’exactitude des meilleurs modèles dans le cadre d’une expérience. Cette expérience a confirmé l’existence d’une corrélation significative entre la productivité prédite et la productivité observée et a montré qu’en conditions contrôlées, les paramètres de base de la structure de la communauté permettaient de prédire la fonction de la communauté. Cette approche est prometteuse, mais la variabilité des traitements peut limiter l’exactitude des résultats. Les modèles mis au point peuvent servir d’outil de sélection permettant de restreindre le champ de recherche pour l’obtention de mélanges de semences hautement fonctionnels pouvant être utilisés pour la restauration écologique.

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