Using airborne technology to quantify and apportion emissions of CH4 and NH3 from feedlots.

Hacker, J., Chen, D., Bai, M., Ewenz, C., Junkermann, W., Lieff, W., McManus, B., Neininger, B., Sun, J.-Y., Coates, T., Denmead, T., Flesch, T.K., McGinn, S.M., et Hill, J. (2016). « Using airborne technology to quantify and apportion emissions of CH4 and NH3 from feedlots. », Animal Production Science, 56(2/3), p. 190-203.

Résumé

Une technique novatrice mettant en jeu des instruments intégrés dans une plateforme aéroportée moderne à vol lent et à basse altitude et utilisant la dernière technologie en matière de mesure des concentrations de méthane (CH4) et d’ammoniac (NH3), au moyen d’analyseurs de gaz à laser à cascade quantique (QCLA) et de mesure à haute résolution du vent, de la turbulence et d’autres paramètres atmosphériques, a été testée à un parc d’engraissement de 17 000 bêtes près de Charlton, Victoria, en Australie, au début de 2015. Des vols ont été effectués pendant une période de 7 jours afin de déterminer les dimensions latérales et verticales du panache de gaz au-dessus et sous le vent du parc d’engraissement, ainsi que les concentrations de gaz à l’intérieur du panache, ce qui a permis le calcul du débit des émissions des gaz cibles. En premier lieu, la méthodologie aéroportée a permis d’établir qualitativement la répartition des émissions en fonction des rangs individuels des parcs d’engraissement, des étangs d’effluents et des tas de fumier. Au cours de chaque vol, des mesures indépendantes des émissions ont été réalisées simultanément au moyen de techniques de dispersion inverse à partir du sol et de techniques de covariance des turbulences. Les mesures obtenues par les instruments aéroportés ont montré un bon accord avec les études antérieures utilisant des approches plus traditionnelles et les mesures simultanées à partir du sol. Il est envisagé d’utiliser la technologie aéroportée pour déterminer les émissions provenant de grandes exploitations à pâturage ouvert avec de faibles densités de bétail. Nos résultats suggèrent que cette technique est en mesure de quantifier les émissions provenant de sources diverses au sein d’un parc d’engraissement (parcs d’engraissement, tas de fumier et étangs), ainsi que de l’ensemble d’un parc d’engraissement. En outre, la technique aéroportée permet le suivi des émissions sur des distances considérables sous le vent. Dans le cas présent, il était possible de détecter une concentration élevée de CH4 à au moins 25 km et de NH3 à au moins 7 km en aval du parc d’engraissement.

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