An ecoregion-specific ammonia emissions inventory of Ontario dairy farming: Mitigation potential of diet and manure management practices.

Chai, L.L., Kröbel, R., Macdonald, D.J., Bittman, S., Beauchemin, K.A., Janzen, H.H., McGinn, S.M., et VanderZaag, A.C. (2016). « An ecoregion-specific ammonia emissions inventory of Ontario dairy farming: Mitigation potential of diet and manure management practices. », Atmospheric Environment, 126, p. 1-14. doi : 10.1016/j.atmosenv.2015.11.030  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Nous avons utilisé le modèle canadien des émissions d’ammoniac (NH3) et une étude sur les pratiques utilisées dans les fermes laitières pour quantifier les effets de la gestion agricole sur les émissions provenant de ces fermes en Ontario (Canada). Les émissions totales de NH3 issues des fermes laitières étaient de 21 Gg de NH3–N an–1 pour les quatre écorégions de la province. Les taux d’émission annuels allaient de 12,8 kg, pour les veaux dans l’écorégion de Manitoulin-lac Simcoe-Frontenac, à 50 kg de NH3–N animal–1 an–1, pour les vaches en lactation dans l’écorégion des basses terres du Saint-Laurent. Le taux d’émissions moyen était de 27 kg de NH3–N animal–1 an–1. L’écorégion des basses terres du Saint-Laurent a eu le taux d’émission le plus élevé, parce qu’une plus grande quantité de fumier des fermes laitières y est gérée sous forme solide. La quantité totale d’azote absorbée par les bovins laitiers (N des aliments) était de 81 Gg de N an–1, 23 % de ce N étant retenu dans les produits animaux (lait, viande, fœtus, etc.), 47 % retournant à la terre et 30 % étant émis sous forme gazeuse (NH3–N, N2O–N, NO–N et N2–N) et par lessivage/ruissellement de N nitrique. La volatilisation de l’ammoniac était la plus grande responsable de la perte du N des aliments (26 %), ainsi que de celle du N du fumier (34 %). La réduction de la fraction de fumier solide de 50 % pourrait diminuer les émissions de NH3 de 18 % dans les écorégions de l’Ontario.

Date de modification :