Mannheimia haemolytica in feedlot cattle: associations with antimicrobial use, resistance and health outcomes.

Noyes, N.R., Benedict, K.M., Gow, S.P., Booker, C.W., Hannon, S., McAllister, T.A., et Morley, P.S. (2015). « Mannheimia haemolytica in feedlot cattle: associations with antimicrobial use, resistance and health outcomes. », Journal of Veterinary Internal Medicine, 29(2), p. 705-713. doi : 10.1111/jvim.12547  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Contexte. Mannheimia haemolytica est un agent étiologique important du complexe respiratoire bovin. Objectifs. Il s’agissait ici d’explorer les facteurs de risque de retrouver des souches de M. haemolytica sensibles et résistantes chez les bovins d’engraissement et d’étudier les associations avec les effets sur la santé. Animaux. Des bovins (n = 5 498) de 4 parcs d’engraissement ont été échantillonnés à leur arrivée et plus tard durant une période d’alimentation. Méthode. Nous avons effectué des épreuves de sensibilité à 21 antimicrobiens chez des isolats de M. haemolytica et nous avons analysé les registres d’utilisation des antimicrobiens et les événements liés à la santé au moyen d’une régression à variables multiples. Résultats. La bactérie M. haemolytica a été isolée chez 29 % des bovins (1 596/5 498), 13,1 % à l’arrivée (IC à 95 % : 12,3‑14,1 %) et 19,8 % au second échantillonnage (IC à 95 % : 18,7‑20,9 %). Près de la moitié des bovins de l’étude avaient reçu des antimicrobiens par voie parentérale, principalement dans le cadre d’un traitement métaphylactique à leur arrivée. L’exposition parentérale individuelle aux antimicrobiens a été associée à une diminution du taux d’isolement de M. haemolytica (rapport de cotes : 0,2; IC à 95 % : 0,02‑1,2), tandis que l’exposition chez les compagnons d’enclos a été associée à une augmentation du taux d’isolement (rapport de cotes : 1,5; IC à 95 % : 1,05‑2,2). La plupart des isolats étaient sensibles à tous les antimicrobiens (87,8 %; IC à 95 % : 87,0‑89,4 %). L’exposition aux antimicrobiens n’a été associée à aucune résistance à un médicament particulier. Il y a eu peu d’isolats multirésistants (5,9 %; IC à 95 % : 5,1‑6,9 %), mais l’exposition aux antimicrobiens chez les compagnons d’enclos a été associée à une probabilité accrue d’isoler des souches de M. haemolytica multirésistantes (rapport de cotes : 23,9; IC à 95 % : 8,4‑68,3). Les bovins chez lesquels la recherche de M. haemolytica était positive à leur arrivée étaient plus susceptibles de tomber malades dans les 10 jours (rapport de cotes : 1,7; IC à 95 % : 1,1‑2,4). Conclusion et importance clinique. En général, peu de souches de M. haemolytica étaient résistantes. L’exposition aux antimicrobiens chez les compagnons d’enclos a accru le risque d’isoler des souches de M. haemolytica sensibles et multirésistantes, un résultat qui pourrait s’expliquer par la propagation contagieuse.

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