Perspectives on Super-Shedding of Escherichia coli O157:H7 by Cattle.

Munns, K., Selinger, L.B., Stanford, K.I.M., Guan, L.L., Callaway, T.R., et McAllister, T.A. (2015). « Perspectives on Super-Shedding of Escherichia coli O157:H7 by Cattle. », Foodborne Pathogens and Disease, 12(2), p. 89-103. doi : 10.1089/fpd.2014.1829  Accès au texte intégral (en anglais seulement)

Résumé

Escherichia coli O157:H7 est une bactérie d’origine alimentaire pathogène pour les humains partout dans le monde. Les bovins constituent le principal réservoir de cette bactérie, dont la concentration et la fréquence d’excrétion varient beaucoup d’un individu à l’autre. Le terme « super‑excréteur » a été utilisé pour désigner les bovins excrétant E. coli O157:H7 à des concentrations supérieures ou égales à 104 unités formant des colonies par gramme de matière fécale. Les super‑excréteurs auraient un impact considérable sur la prévalence et la transmission d’E. coli O157:H7 dans l’environnement. Les facteurs précis responsables de la super‑excrétion sont inconnus, mais seraient liés aux caractéristiques de la bactérie, de l’animal hôte et de l’environnement. La super‑excrétion est sporadique et variable, ce qui laisse croire que les biofilms d’E. coli O157:H7 qui colonisent l’épithélium intestinal chez les bovins sont rejetés de façon intermittente dans les fèces. Des différences phénotypiques et génotypiques ont été observées chez les isolats d’E. coli O157:H7 provenant de bovins super‑excréteurs par comparaison aux bovins faibles excréteurs, dont des différences de lysotype (lysotype 21/28), d’utilisation du carbone, de degré de parenté entre les clones et de polymorphismes du gène tir, et des différences dans la présence des gènes stx2a et stx2c de même que des allèles du gène Q antiterminateur. Certaines données révèlent aussi que le microbiome fécal indigène des super‑excréteurs diffère de celui des faibles excréteurs et que ces derniers présentent des concentrations de phages lytiques plus élevées dans leurs fèces. Par conséquent, les conditions au sein de l’hôte pourraient déterminer si E. coli O157:H7 peut proliférer suffisamment pour que l’hôte devienne un super‑excréteur. On a proposé de cibler les super‑excréteurs comme moyen d’atténuer la présence et la propagation de la bactérie pathogène E. coli O157:H7 dans l’environnement. Si les super‑excréteurs pouvaient être facilement identifiés, des stratégies telles que la phagothérapie, les probiotiques, la vaccination ou l’ajout de composés végétaux secondaires dans les aliments pourraient précisément cibler ces sous‑populations. Des données révèlent que les isolats super‑excréteurs ont des points communs avec les isolats liés aux maladies humaines. C’est pourquoi il est essentiel que l’étiologie de ce phénomène soit caractérisée.

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